Le Forum Catholique
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( 745848 )
Curie et collégialité : contradictions du Pape François par Nemo (2014-03-08 12:04:00)
Un excellent article du Catholic Herald qui explique que :
Le Saint-Père qui fuit l'ostentation est finalement plus médiatisé que Jean-Paul II et bien sûr Benoît XVI.
L'intention de faire le ménage dans la curie s'est limitée à créer quelques super cardinaux, écarter des Ratzingériens, et envisager la création de nouveaux organes (une congrégation des laïcs, une autre pour la protection des mineurs).
Son intention de renforcer la collégialité se traduit dans les faits par une augmentation de son pouvoir décisionnaire personnel.
Catholic Herald

( 745857 )
Pouvoir personnel ? par megnace (2014-03-08 13:28:26)
[en réponse à 745848]
Quelle différence entre le pouvoir décisionnaire personnel du Pape et l'exercice de son magistère ?
N' a-t-il pas, au Saint-Siège et au Vatican, le dernier mot en tout, au moins en principe ?
Si son pouvoir décisionnaire personnel augmente, les adversaires de la collégialité doivent s'en réjouir, non ?

( 745860 )
Donc c'est plutôt bien... par Rodolphe (2014-03-08 14:03:22)
[en réponse à 745848]
Il n'est pas le progressiste et le réformateur qu'on pouvait craindre. L'article traduit certes une déception. Mais regrettez-vous réellement qu'il ne soit pas allé vers plus de collégialité ?
Par ailleurs, l'article indique qu'il a écarté quelques ratzingériens -pas tous-, mais que la tendance demeure "conservatrice"... Cela vous pose-t-il vraiment un problème ?
Pour ma part cela me semble plutôt bon signe.

( 745868 )
contradiction classique par Aigle (2014-03-08 17:04:39)
[en réponse à 745860]
il semble que le pape François se trouve face aux contradictions fréquentes chez les réformateurs des temps modernes.
Il s'oppose aux traditions, à la pompe, à l'autoritarisme vrai ou faux de ses predecesseurs. Sans doute parce qu'il aspire sincèrement à une Eglise pauvre et à une autorité minimale et collégiale à son sommet. Peut être aussi parce que ce programme plait aux médias et à une large partie du clergé et des fidèles.
Mais pour mettre en oeuvre ce programme il a besoin non seulement de prendre des décisions mais aussi de faire en sorte qu'elles soient appliquées. Cela implique une forte dose de pouvoir personnel s'il ne veut pas que ses initiatives soient paralysées par la curie ou enlisées dans les débats synodaux.
Cette autorité prends dès lors deux formes : administratitive par la nomination de pesronnalités süres aux postes clefs et charismatique par l'exaltation de la personne du Saint Père dan sle grand public. Les opposants sont ainsi neutralisés : ils sont exclus des postes où se prennent les décisions et hésitent à exprimer leurs reserves publiquement ayant conscience qu ela popularité du pape rend inaudible toute critique de son action.
C'est un peu la tactique de Jean XXIII mais en plus moderne.
Autoritarisme et charisme au bénéfice des réformes - c'est évidemment contraire aux finalité initiales du programme fondé sur la collégialité et la simplicité.
C'est aussi l'antithèse du pontificat précédent fondé sur la douceur, le dialogue, la sérénité voire la lenteur au profit d'un projet (inabouti) de retour à la Tradition.

( 745880 )
C'est bien connu par Candidus (2014-03-08 20:47:16)
[en réponse à 745868]
Il n'y a pas plus autoritaire et intolérant qu'un libéral dont l'utopie est contestée.

( 745882 )
Sûr ! par Rémi (2014-03-08 20:53:28)
[en réponse à 745880]
Prenez l'évolution du pontificat du bienheureux Pie IX, n'est-elle pas emblématique de ce que vous décrivez ?
On a déjà évoqué l'idée que le règne actuel suive la même courbe, mais peut-être était-ce pour plaisanter ...