Le Forum Catholique
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( 745803 )
Vérité et sainteté : ces canonisations seront récusées, abbé Régis de Cacqueray par Mistral (2014-03-07 11:50:11)
Vérité et sainteté : La sainteté, choix courageux de la vérité; ces canonisations seront récusées
La sainteté équivaut au choix courageux que le catholique fait de la vérité tout au long de son existence, sans se laisser jamais arrêter par la confrontation avec le monde qui en résultera obligatoirement pour lui.
« De quelle confrontation voulez- vous parler ?»
Il s'agit de la confrontation à laquelle nous assistons, dans l'Évangile, entre le Fils de Dieu qui fait entendre sa doctrine de vérité et de sainteté et le monde qui n'en veut pas. L'eau se sera réconciliée avec le feu avant que l'esprit de l'Évangile ne s'allie avec celui du monde ! Il n'est pas besoin que l'âme chrétienne se mette en quête de combats ; ils arrivent tout seuls et se trouvent déjà là, dans les âmes de ceux qui veulent se sauver !
Combats d'autant plus féroces et plus violents, comme l'illustre la vie des saints, que la fidélité à suivre l'exemple de Notre-Seigneur Jésus- Christ se fait plus parfaite. Ne rêvons pas d'une sainteté chimérique que l'on poursuivrait au fond des boudoirs ou des cocons. La sainteté ne s'obtient jamais ailleurs que sur un champ de bataille et sur la croix du Golgotha, au bout de toutes les intransigeances de la vérité. Sauf à l'avoir falsifiée...
Lire l'intégralité de cet éditorial sur le site LPL

( 745807 )
Lamentable par Meneau (2014-03-07 14:02:59)
[en réponse à 745803]
Pour le coup, je serai d'accord avec ceux qui critiquent ici-même certains procédés de LPL en général, et de l'abbé en particulier :
Si, d'une phrase, il fallait tenter d'expliquer comment une telle falsification a été rendue possible, je citerais celle d'un expert du concile devenu le cardinal Joseph Ratzinger, futur pape Benoît XVI et enfin pape démissionnaire : « La fidélité à la vérité d'hier consiste précisément à abandonner celle-ci, en l'assimilant à la vérité d'aujourd'hui. » (Cardinal Ratzinger, Les principes de la théologie catholique). Que l'on se rassure si l'on a du mal à comprendre ce que signifie cette phrase : cette perplexité indique plutôt la bonne santé d'un esprit.
Cette phrase est donc présentée comme la pensée du théologien Ratzinger (expert au concile, concile dont on prétend résumer la pensée : "et voyez, cette phrase sort de la bouche d'un de ses experts). Or il n'en est rien si l'on prend la peine de replacer la phrase dans son contexte : il s'agit de dénoncer l'évolution actuelle de la philisophie à partir de Hegel :
A partir de Hegel, Etre et Temps se compénètrent de plus en plus dans la pensée philosophique. L'Etre même répond désormais à la notion de temps, le Logos devient lui même Histoire. Il ne peut donc être attaché à aucun point particulier de l'histoire, il ne peut jamais être repéré au-dessus de l'histoire comme un être en soi; toutes ses objectivations historiques ne sont que des moments de sa totalité. De là viennent deux positions opposées.
D'un côté surgit la philosophie de l'histoire de l'esprit, qui permet une réconciliation générale. Tout ce qui a été pensé jusqu'à présent possèderait un sens comme moment d'un tout; il peut être compris et mis à sa place comme un moment dans l'auto-construction du Logos. L'interprétation catholique du fait chrétien aussi bien que la protestante ont chacune à sa place son importance, elles sont vraies à leur heure historique, mais elles ne restent vraies que si on les abandonne quand elles ont fini leur heure pour les inclure dans le tout qui se construit dans la nouveauté. La vérité devient fonction du temps; le vrai n'est pas simplement vrai, puisque aussi bien la vérité n'est pas purement et simplement; il est vrai pour un temps parcequ'il appartient au devenir de la vérité, laquelle est en tant qu'elle devient. Cela signifie naturellement que les limites entre le vrai et le faux perdent de leur netteté; cela signifie avant tout que l'attitude fondamentale de l'homme vis-à-vis de la réalité et de lui-même doit devenir autre. La fidélité à la vérité d'hier consiste justement, dans cette conception, à l'abandonner, à la dépasser pour l'assumer dans l'aujourd'hui; dépasser est la manière de conserver. Ce qui était constitutif hier le demeure aujourd'hui comme dépassé et assumé.
Peut-être qu'au final, Ratzinger ne critique pas suffisamment cette conception fausse de la vérité. Et il est sûr qu'au Concile cette philosophie nouvelle a fait des ravages. Mais présenter ainsi cette phrase comme étant le coeur, le résumé de la pensée de Joseph Ratzinger, ... le procédé est malhonnête.
Cordialement
Meneau

( 745812 )
Lamentable ? Vous êtes indulgent par megnace (2014-03-07 14:48:21)
[en réponse à 745807]
Le procédé de la citation tronquée est typiquement totalitaire, stalinien. Les procès de Moscou en raffolaient.
Hélas, en arriver là !

( 745829 )
Heureux les simples d'esprit... par Rodolphe (2014-03-07 23:37:15)
[en réponse à 745807]
Pour ma part, je pense que Cacqueray n'a tout simplement pas compris la pensée sans doute trop subtile pour lui de Benoit XVI.
J'avoue que cela ne m'étonne guère de sa part...

( 745831 )
En effet par Arnold (2014-03-07 23:42:08)
[en réponse à 745829]
Il faut être subtil pour comprendre une boussole qui imdique le sud.

( 745833 )
Le sud ???! par Rodolphe (2014-03-08 00:09:50)
[en réponse à 745831]
Et vous ? Vous ne seriez pas un peu à l'ouest ?...

( 745838 )
Moi aussi... par Arnold (2014-03-08 09:07:17)
[en réponse à 745833]
Je vous trouve très sympathique!

( 745832 )
Non l'amour est aveugle par Ritter (2014-03-07 23:44:32)
[en réponse à 745829]
Il est partisan et entier ce qui peut induire la même réaction

( 745830 )
Ah ! par Ritter (2014-03-07 23:41:56)
[en réponse à 745807]
M l'abbé de Cacqueray n'a jamais caché sa façon de voir, pourquoi soudain trouvez vous cela lamentable?
Il faudrait être sur que la fin de la phrase à été retiré volontairement
Que la citation est volontairement pas tout à fait identique, avant de parler de malhonnêteté. Je pencherais plutôt pour le parti pris. L'aveuglement partisan, l'esprit de corps, la certitude aveugle d'avoir raison.
J'ose espérer que ce n'est pas le prochain départ de cet abbé qui explique votre rudesse à son égard.?
Cordialement
Ps j'espère que vous avez tiré votre dernière cartouche

( 745839 )
Ce que ... par Meneau (2014-03-08 09:33:44)
[en réponse à 745830]
je trouve lamentable, ce n'est pas la citation en elle-même, ni même une légère altération qui n'en change pas le sens, mais le fait de
présenter cela comme étant la pensée du théologien Ratzinger, expert au concile.
Si, d'une phrase, il fallait tenter d'expliquer comment une telle falsification a été rendue possible, je citerais celle d'un expert du concile devenu le cardinal Joseph Ratzinger, futur pape Benoît XVI et enfin pape démissionnaire : « La fidélité à la vérité d'hier consiste précisément à abandonner celle-ci, en l'assimilant à la vérité d'aujourd'hui. »
Quant à sa façon de voir et à son retrait prochain, rien à voir. Je ne me suis pas gêné pour critiquer par le passé d'autres textes issus de membres de la FSSPX, sans pour autant que ça ne m'empêche d'adhérer à beaucoup de leurs idées et de fréquenter leurs sacrements.
Cordialement
Meneau

( 745844 )
Benoît XVI ou la symphonie inachevée par Mingdi (2014-03-08 10:42:47)
[en réponse à 745839]
Sauf le respect que je lui dois, BXVI me fait penser à un cheval qui refuse l'obstacle ou à un boxeur maître de son art mais qui redoute les coups reçus au foie. En 1988, il mène en bateau Mgr Lefebvre avant de lui refuser l'évêque dûment promis. Rebelote avec Mgr Fellay plus de vingt ans après. Il lui promet monts et merveilles avant de revenir à un statu quo ante "clairement inacceptable". Dans les deux cas ça capote : il avait pris ses interlocuteurs pour des pommes. Fatigué par ses échecs, il refuse un dernier obstacle et donne sa démission. C'est probablement un théologien hors pair mais un piètre chef de gouvernement.

( 745845 )
deux principes ratzinguériens par Mingdi (2014-03-08 11:20:55)
[en réponse à 745844]
- les promesses n'engagent que ceux à qui elles sont faites : appliqué aux chefs de la FSSPX
- il faut abandonner la vérité d'hier pour l'assimiler à celle d'aujourd'hui : appliqué à tous les tradi. En d'autres termes, c'est la fameuse "herméneutique de continuité" taillée en pièces par le pape François.

( 745840 )
réflexe de Pavlov par Mingdi (2014-03-08 09:36:12)
[en réponse à 745830]
Ivan Petrovitch Pavlov, prix Nobel 1904, a étudié la "sécrétion psychique". On peut observer le phénomène sur le FC. La simple citation d'un prêtre impeccable,et que les gens qui le connaissent apprécient particulièrement, déclenche chez certains ce type de sécrétion. Ils s'imaginent parfois que son successeur fera preuve de plus de suavité. Illusion!

( 745871 )
Pavlov ??... par Rodolphe (2014-03-08 17:50:50)
[en réponse à 745840]
Franchement...Ce ne serait pas plutôt ce « prêtre impeccable » qui donne dans le réflexe pavlovien ? Il est vrai que la bave dont s’agit n’est plus simplement pavlovienne mais plutôt « rabique », vu la violence du propos :
« les autels construits en l'honneur de ces papes seront cassés et leurs statues seront réduites en poussière » !
En tous cas, il ne se mouche pas du pied ce « prêtre impeccable » pour ainsi oser cracher à la figure de Jean-Paul II…
Quelle honte et quelle bêtise quand on sait tout ce qu'a fait ce Pape.

( 745808 )
Woulaaaah! par Sénéchal (2014-03-07 14:03:40)
[en réponse à 745803]
Ces canonisations seront récusées ; les autels construits en l'honneur de ces papes seront cassés et leurs statues seront réduites en poussière.
Je ne suis pas sûr que les Protestants les plus sectaires et les Orthodoxes les plus sourcilleux en demanderaient autant pour rallier le Siège Apostolique.

( 745828 )
Suggestion pour les statues des nouveaux "saints" par Arnold (2014-03-07 23:25:02)
[en réponse à 745808]
Pour l'un en majesté, foulant aux pieds un missel traditionnel, entre les mains une colombe tenant en son bec un fromage pasteurisé.
Pour l'autre en génuflexion devant les pages ouvertes du coran.
Le tout sur fond sonore du "Tu es Petrus" de Palestrina dont on aurait troqué les paroles par " nous irons tous au paradis" de Polnareff.

( 745834 )
Pourquoi le Bx Jean XXIII par Sénéchal (2014-03-08 00:19:25)
[en réponse à 745828]
foulerait-il aux pieds un Missel qui porte son nom?
Pourquoi le Bx. auteur de Veritatis splendor se prosternerait-il devant le coran?
Votre affaire n'est pas très claire.

( 745841 )
Veritatis splendor par Arnold (2014-03-08 09:53:23)
[en réponse à 745834]
Eclatante vérité en effet!

( 745837 )
Voici les références précises de la citation du futur Benoît XVI. par Scrutator Sapientiæ (2014-03-08 08:10:18)
[en réponse à 745803]
Bonjour Mistral,
Voici :
Joseph RATZINGER, Les principes de la théologie catholique, reparu en 2008 aux éditions Parole et Silence / Téqui.
Lire les pages 13 à 15, d'une manière très localisée, 13 à 26, d'une manière plus englobante, pour se faire idée complète, précise, exacte, fidèle, de ce dont il est vraiment question.
Nous sommes en présence d'une citation, partiale et partielle, d'une phrase privée de son contexte, qui est l'objet d'un contre-emploi et d'un détournement de finalité, compte tenu de la motivation, descriptive, et non prescriptrice, de son auteur, le futur Pape Benoît XVI, en ce qui concerne ce que Joseph RATZINGER lui-même appelle, à cet endroit de son ouvrage, la "position du problème".
Mais quelle est donc l'intention qui préside à un tel acte ?
S'agit-il plutôt d'une intention d'éclairer et d'inspirer, d'une manière objective,
ou
s'agit-il plutôt d'une intention d'influencer et d'orienter, d'une manière partisane ?
S'agit-il plutôt d'un discours à usage interne, dans lequel on déforme ou on mélange beaucoup de choses qui ne sont pas du même ordre, et qui est destiné à resserrer les rangs, en un moment critique,
ou
s'agit-il plutôt d'une interpellation ad extra, qui pourrait être filiale, sans être servile, et qui pourrait prendre appui sur une partie du Magistère ou de la théologie catholique, pour poser la question, non du "qui on canonise", mais du "qu'est-ce que l'on canonise", quand on canonise un Souverain pontife, en un sens, quel qu'il soit ?
Je me demande parfois s'il n'y a pas un lien entre le fait que l'on n'a "presque" jamais de réponse, en provenance de la FSSPX, à la question de savoir sur quelle théologie ou sur quels théologiens, non néo-modernes, mais contemporains, ses responsables prennent appui, et ce type de prise de position.
Il y a au moins deux manières de s'en prendre aux théologies respectives de Balthasar, Congar, de Lubac, Rahner : une manière avant tout accusatoire ou incriminatrice, celle que l'on trouve, notamment, dans le Catéchisme catholique de la crise dans l'Eglise, et une manière avant tout analytique et interrogative, celle que je m'efforce d'avoir.
Cela ne signifie en rien que les conclusions auxquelles je parviens sont toutes approbatrices de ces théologies, ni que les conclusions auxquelles arrivent ceux qui recourent à la première manière de réfléchir à leur contact sont toutes erronées, mais cela signifie parfois que les jugements auxquels ils parviennent ne sont ni assez étayés, ni dans leur fond, ni assez étoffés, dans leur forme.
Le risque couru alors est que l'on s'habitue soi-même, et que l'on habitue les autres, à une expression formulée par slogans, uniquement dépréciateurs.
Je n'en fais évidemment pas une affaire personnelle, mais je suis peiné, comme beaucoup, assurément, par une telle situation, qui ne fait de bien à personne.
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.

( 745843 )
Un peu d'humilité Mistral... par Parvulus (2014-03-08 10:37:08)
[en réponse à 745803]
La phrase que vous citez du Cardinal Ratzinger a un sens complètement opposé quand on la remet dans son contexte. C'est ce que Meneau a très bien expliqué. Pourquoi laissez-vous en ligne un Edito qui discrédite la FSSPX ?