Le Forum Catholique

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images/icones/ancre2.gif  ( 745421 )Divorcés-remariés : la montagne pourrait accoucher d'une souris par Paterculus (2014-03-02 21:29:19) 


Rome : Le cardinal Kasper expose les conditions d’un possible accès à la communion pour les divorcés remariés

« Un chemin étroit pour une petite minorité de ces couples »

Rome, 2 mars 2014 (Apic) Lors de son discours introductif aux travaux du consistoire extraordinaire qui s’est tenu au Vatican les 20 et 21 février 2014 sur le thème de la famille, le cardinal Walter Kasper a exposé de façon très claire les conditions d’un possible accès à la communion pour les couples divorcés remariés. Dans ce long texte, non destiné à la diffusion mais publié le 1er mars par le quotidien italien « Il Foglio », le haut prélat allemand, ancien président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une «solution générale» mais d’un «chemin étroit» pour une petite minorité de ces couples.



Si quelqu'un a des liens à nous donner sur cet article, il sera le bienvenu !



Par ailleurs, le cardinal Kasper a le vent en poupe : il en remet une couche pour les femmes présidentes de dicastères. Comme pour mieux faire passer la pilule, il voudrait que ce ne soit que pour cinq ans. Je trouve cette dernière précision stupide, car si elles sont compétentes et efficaces, pourquoi limiter leur mandat ?

Encore Apic.



Votre dévoué Paterculus
images/icones/salutscout.gif  ( 745424 )En italien et en anglais par New Catholic (2014-03-02 21:36:33) 
[en réponse à 745421]

Message au FC sur le contenu en anglais.

Message au FC sur le contenu en italien.
images/icones/carnet.gif  ( 745426 )Voilà les textes, il suffit de demander par La Favillana (2014-03-02 21:39:46) 
[en réponse à 745421]

Le texte intégral du cardinal Kasper en italien sur Il Foglio ici

Des extraits traduits par Sandro Magister ici

Le commentaire de de Mattei, traduit par Benoit et moi en deux parties: ici et
images/icones/5a.gif  ( 745428 )Merci... par Paterculus (2014-03-02 21:52:33) 
[en réponse à 745426]

... à vous et à New Catholic !
Et pardon d'avoir ouvert un nouveau fil.
VdP
images/icones/bravo.gif  ( 745444 )Nullité de mariage par Cath...o (2014-03-02 23:10:22) 
[en réponse à 745426]

Je suis entièrement d'accord avec ce que je viens de lire dans un des liens proposés :

Est-il vraiment possible que l’on décide du bien et du mal des gens en seconde et en troisième instance uniquement sur la base d’actes, autrement dit de documents, mais sans connaître la personne et sa situation ?



Je rajouterai même

- est-il vraiment normal que le jugement rendu en première instance, que l'on pourrait espérer inspiré par l'Esprit Saint (canon 1609 §3 : "Après l'invocation du saint Nom de Dieu, chaque juge présentera successivement ses conclusions (...)") puisse être tellement surprenant que la deuxième instance décide de refaire les auditions pour cause de "négligences et irrégularités" ?

- est-il vraiment normal que A soit entendu, puis B, et qu'à cause de la sacro sainte loi du secret l'un puisse inventer tout un scénario sans que l'autre ne soit mis au courant et puisse se défendre ??
images/icones/attention.gif  ( 745526 )Une question: l'Eglise a-t-elle vocation à absoudre ou à justifier le péché ? par Athanase (2014-03-03 17:17:23) 
[en réponse à 745426]

Le vrai problème est là. Toutes les dérives (pastorales ou non) constatées depuis 50 ans tendent à évacuer le péché.

Or, une chose est l'accueil du pécheur, toute l'attention qu'il faut accorder à icelui, la délicatesse dans l'attitude à adopter, la prudence dans les termes et les expressions, autre est la tendance à relativiser le péché, à ériger un comportement objectivement grave en comportement inodore, à vouloir justifier ce qui éloigne de la grâce et de la Vie éternelle...

Invoquer la miséricorde du Christ est abusif: toute la vie du Christ, et même sa mort, est un rejet radical, sans compromis, du péché. "Soyez parfaits comme mon Père est parfait". Jamais, nous n'avons entendu le Christ justifier l'adultère, le relativisme moral. En revanche, nous l'avons accueillir délicatement tel pécheur, ironiser sur ses accusateurs, dénoncer aussi la bonne conscience. Le péché reste une notion objective: elle ne dépend pas de la conception de tel groupe dominant, de tel média, voire de tel point de vue cardinalice...

L'Eglise est là pour absoudre, quand bien même la faute commise serait grave, non pour faire comme si elle n'existait pas et qu'elle ne demandait pas réparation.
images/icones/vatican.gif  ( 745541 )Une sortie médiatique du cardinal Kasper qui a plus de 80 ans par Athanase (2014-03-03 18:58:52) 
[en réponse à 745426]

Si l'on raisonne selon les lois médiatiques, du buzz et aussi des carrières épiscopales, le Cardinal KASPER met en scène un de ses vieux chevaux. Ce sujet, il l'avait déjà soulevé en 1994. N'ayant pas obtenu satisfaction, il n'hésite pas à le relancer, et trouve certaines oreilles attentives, dont celle du pape actuel, même s'il semble plus prudent, voire circonspect (voir mon échange avec Justin).

Et puis, dans le sérail ecclésiastico-mondain, le Cardinal KASPER veut aussi apparaître comme l'homme-qui-aura-réussi-à-faire-évoluer l'Eglise-sur-ce-sujet. Il est vrai que le Cardinal aura à l'avenir des occasions moins nombreuses: il n'est plus tout jeune, et malgré ses idées avancées, il n'incarne pas la relève de l'Eglise... Alors, il faut faire vite et (re)lancer le pétard avant qu'il ne devienne mouillé...

Je suis hautement convaincu du succès des idées du Cardinal Kasper qui ont l'avantage de remplir les églises, de réconcilier l'Eglise avec le monde et l'Evangile (prouesse que même le Christ ne pouvait faire...).
images/icones/2a.gif  ( 745429 )même en cas de séparation légitime : un "re-mariage" est totalement interdit ! par jejomau (2014-03-02 21:52:48) 
[en réponse à 745421]

et re-re-toc pour les modernos !

Relisons ce que dit toujours Saint Augustin dans "les confessions" cette fois :


7. Or l'Apôtre, ou plutôt le Seigneur lui-même, par l'organe de l'Apôtre, défend absolument à une femme de se séparer de son mari, quand il n'est pas adultère. Reste à montrer que dans le cas où la séparation est permise, un second mariage est absolument défendu. Cette démonstration est facile, car il est dit de celle qui se sépare qu'elle ne doit point se remarier; on ne lui permet de se séparer qu'à la condition qu'elle ne se remarie pas. Si donc elle est bien résolue à ne pas se remarier, rien ne l'empêche de se séparer, C'est ainsi que l'on dit de celle qui ne peut pas rester dans la continence, qu'elle peut se marier (1) ; il lui est permis de ne pas garder la continence, mais à la condition qu'elle se marie. Si donc il lui plaît de se marier, il n'y a pas de raison pour la forcer à rester dans la continence. De même que l'on prescrit le mariage à celle qui est incontinente, afin que (1. I Cor. VII, 9.) son incontinence ne lui soit point une cause de damnation; de même la femme qui se sépare de son mari, est obligée de rester dans la continence, afin que sa séparation ne lui devienne pas une occasion de crime. Or, c'est un crime de se séparer d'un mari qui n'est pas adultère, lors même qu'on resterait dans la, continence. C'est donc uniquement pour celle qui se sépare d'un mari, adultère qu'est formulé le précepte de rester dans la Continence. Donner au texte de l'Apôtre une interprétation différente, ce serait dire aux femmes : « Gardez-vous de vous séparer de vos époux fidèles; pourtant, si vous voulez vous en séparer, prenez soin de rester dans la continence". Sur une telle proposition, toutes celles à qui la continence sourirait, sans attendre aucun consentement de leurs époux, se croiraient autorisées à s'en séparer. Evidemment ce serait là un crime; d'où je conclus que le précepte imposé à celle qui se sépare, de rester dans la continence, s'applique uniquement et directement à celle à qui seule la séparation est permise, en raison de l'infidélité de son époux. Professer une autre doctrine, ce serait jeter le trouble dans les mariages chrétiens, sous prétexte de se livrer à la continence; ce serait précipiter dans l'adultère une foule d'hommes incontinents, abandonnés, contre le précepte miséricordieux du Seigneur, par leurs épouses continentes, ou de femmes incontinentes, délaissées par leurs maris capables de continence

.
Non, cardinal Kasper : il n'y a aucun cas - absolument aucun - qui puisse faire que l'Eglise Sainte et Immaculée reconnaisse une légitimité à l'adultère en état de péché mortel et proche de l'enfer s'il venait à mourir !!! Que tous tes amis modernos se le disent !
images/icones/4a.gif  ( 745436 )L'art et la "culture" Vatican-deux par Bertrand Decaillet (2014-03-02 22:40:21) 
[en réponse à 745421]

consiste, en donnant des gages de grand sérieux (et beaucoup de temps à "la réflexion" bien sûr), à dire "oui" et "non" en même temps et sous le même rapport... Un peu de "oui" (ça fait ouvert), un peu de "non" (ça rassure les conservateurs, qui se jettent volontiers sur une dentelle pour "sauver" leur espérance), et encore un peu de "oui", et encore un peu de "non", et encore... Et ensuite on laisse faire - "les medias" tiens, par exemple. Au besoin on les accuse de forcer un peu le trait, sans néanmoins rectifier clairement, jamais, bien sûr. Et le tour est joué. Un exemple entre mille, mais pour le coup plutôt haut en couleurs.
Ils sont terriblement fidèles... à eux-mêmes!

Question à deux balles:
Quelqu'un s'est-il demandé, à Rome, si quelqu'un risque encore de vouloir "communier" (à part les divorcés bien sûr) dans 20 ans, 10 ans...? Communier? Mais à qui, à quoi? pour quoi faire?
images/icones/bravo.gif  ( 745440 )Effectivement, par Justin Petipeu (2014-03-02 23:00:51) 
[en réponse à 745436]

Beau message frappé au coin du bon sens et surtout de l'expérience !

Cela ressemble beaucoup à "On conservera partout l'usage de..." mais on pourra accepter ici et là des exceptions ou on s'en remettra aux conférences épiscopales. On sait ce qu'il est advenu de ce genre de discours ; le raz de marée des exceptions a fini par marginaliser la norme au point de la rendre..."anormale".

Le chemin étroit du cal Kasper va se transformer bien vite en "Highway to Hell" ; on a déjà donné, merci. Sur un sujet aussi gravissime, les circonvolutions kaspériennes ne doivent pas subsister.

images/icones/fleche2.gif  ( 745443 )Il faut être lucide par Ennemond (2014-03-02 23:08:24) 
[en réponse à 745440]

Lorsque des personnes précédemment divorcées souhaitent se remarier civilement, trouver un prêtre pour bénir leur adultère ne relève pas de la prouesse, en tout cas en France. Cela ne veut effectivement pas dire que Rome doit confirmer ces scandales.
images/icones/carnet.gif  ( 745446 )J'entends bien... par Justin Petipeu (2014-03-02 23:21:53) 
[en réponse à 745443]

Néanmoins, pour l'écrasante majorité des catholiques (pratiquants) lambda, le divorce et le remariage restent des interdits et sont considérés comme un mal, même s'ils existent. Mettez juste un coin, comme cette histoire de chemin étroit "pour certains couples", et vous verrez le déferlement. Je crains que Decaillet n'ait raison et que l'on nous prépare une salade niçoise sur le sujet où l'on fera mine de tenir le principe tout en perçant consciencieusement des petits trous dans la digue...qui ne demande qu'à rompre.
images/icones/neutre.gif  ( 745447 )C'est ce que j'avais dit ici par New Catholic (2014-03-02 23:22:17) 
[en réponse à 745443]

Le post-scriptum

P.S. Let us be brutally honest: in real life around the world, it is much, much easier for a "remarried" divorcee whose cohabitation is notorious and who is not living in permanent continence to receive a sacrilegious Communion from a favorable priest (or "extraordinary minister") than for traditional Catholics to find a nearby Traditional Latin Mass. In the German-speaking countries of these same dissenting bishops, this is a non-issue in real parish life. Yes, there are grave consequences for their souls, but this is true regardless of Card. Kasper's equivocations to justify the action: "Sumunt boni, sumunt mali, sorte tamen inæquali: vitæ vel interitus." And, on the other hand, those in difficult sinful situations who wish to fulfill what the Lord Himself prescribed on Christian marriage are not clamoring for it, precisely because they wish to obey the Lord. So, if there is no real problem in real life, why the made-up "crisis of Holy Communion", when the true crisis is the spread of divorce itself and the institutional attacks on family, marriage, children, and life? Because the enemies of dogma do not just wish to sin, or to let sin flourish, they wish, like Henry VIII, to force others to admit that evil is good, that there is no sin, that what disobedient faithful and priests are already doing in real life must be validated and officially welcomed: Rome must accept the "marriage".
images/icones/1e.gif  ( 745489 )Le risque: une discrimination entre divorcés remariés ! par Athanase (2014-03-03 12:37:53) 
[en réponse à 745443]

Si la voie d'une ouverture de la communion aux divorces remaries était suivie, elle ne pourra, au final, que décevoir en raison des restrictions dont elle sera assortie... Autrement dit, il y aura une discrimination entre les différents cas. Ce qui aboutira à des situations de déception... Un puits sans fond !
images/icones/abbe4.gif  ( 745491 )La plupart des gens qui communient ne s'interrogent pas... par Athanase (2014-03-03 12:46:50) 
[en réponse à 745443]

Très franchement, trouver un système destiné à "soulager" la situation des divorcés remariés emparait anachronique.

La plupart des gens communient sans réfléchir sur leur condition objective (ne pas avoir de péché grave sur la conscience, respecter le jeûne eucharistique, être uni dans les liens d'un mariage légitime...)., ni même demander l'autorisation à qui que ce soit.. Il y a aussi un fait patent: peu de fidèles se confessent.

Le vrai sujet - il est vital - serait de s'interroger comment se fait-il que l'on communie aussi massivement avec des risques de communion sacrilège ? Peu de prêtres, même dans les communautés "tradies" mettent en garde leurs fidèles sur le risque de sacrilège.

Derrière cette question des divorcés remariés, il y a tout simplement le problème de la vigilance sacrementelle. Des fidèles qui communient en état de péché mortel, voire qui ne croient pas en la présence réelle... Là est le vrai problème.