Le Forum Catholique
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( 745191 )
Les deux synodes, le vrai et celui des médias par Mauwgan (2014-02-27 21:24:15)
ici
Un article de Sandro Magister.

( 745211 )
La fin de l'article par jejomau (2014-02-27 23:02:09)
[en réponse à 745191]
est excellente dans ses trois dernières lignes lapidaires.

( 745222 )
Problème grave par Aigle (2014-02-28 06:54:15)
[en réponse à 745211]
Tout à fait d'accord avec votre observation cher Jejomeau.
C'est un risque constant pour le clergé de toutes les époques d'ailleurs que la soumission aux pouvoirs temporels: empereurs et rois hier, médias et lobbies aujourd'hui.
L'Eglise byzantine y a perdu son âme - et Byzance son indépendance et sa Foi...
Le paradoxe est que ceux qui depuis 1965 vont le plus loin dans la soumission au monde croient souvent être des rebelles : voyez le P Cardonnel qui prêchait des carêmes rouges ! C'est d'ailleurs la ruse des médias : faire passer pour des rebelles courageux et audacieux les plus soumis: lisez les Inrockuptibles...

( 745226 )
Pourquoi donc la moraline serait-elle plus chrétienne que le moralisme ? par Scrutator Sapientiæ (2014-02-28 08:12:06)
[en réponse à 745222]
Bonjour et merci, Aigle.
Je me pose la question suivante depuis l'été dernier, depuis que "quelqu'un" a cru devoir ou pouvoir "sortir" ceci :
" Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?"
D'aucuns tirent parti de cette phrase, non seulement pour ne pas juger les personnes homosexuelles, mais aussi pour ne pas juger les principes ni les pratiques qui relèvent de l'homosexualisme, id est de la valorisation, au coeur de l'esprit public, au sein du corps social, de l'homosexualisme.
C'est entendu, il ne faut pas faire preuve de moralisme, mais pourquoi donc la moraline serait-elle plus chrétienne que le moralisme ?
Pourquoi donc, en d'autres termes, le fait de ne pas résister, de ne pas s'opposer, voire de se soumettre, au contenu normatif et objectif du "petit livre rose" serait-il plus chrétien que le fait d'y résister et de s'y opposer ?
Si ce qui importe, c'est que les personnes témoignent de leur cohérence entre leurs idées et leurs actes, et si certaines personnes entendent témoigner de leur cohérence entre leurs idées et leurs actes en empêchant les catholiques de préciser ou de rappeler l'incompatibilité
- entre les fondements et le contenu de la Foi surnaturelle et de la loi naturelle
- et les principes et pratiques qui découlent ou relèvent de la moraline,
qui sommes-nous pour juger ?
Le déferlement de la moraline ne peut que déboucher sur la propagation de la pleutralité, pour la plus grande satisfaction de tous ceux qui ont besoin que personne ne puisse prendre appui sur la Foi surnaturelle et la loi naturelle pour résister à l'intrinsèquement pervers d'aujourd'hui, à la déshumanisation de l'humanité.
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.

( 745224 )
Cette autre phrase est typique du désarmement axiologique asymétrique. par Scrutator Sapientiæ (2014-02-28 07:30:29)
[en réponse à 745211]
Bonjour et merci, jejomau.
Voici la phrase à laquelle je pense, merci bien de me dire qui en est l'auteur.
" Nous ne devons pas avoir peur que nos modes de vie n’entrent en contradiction avec les normes en vogue dans la société actuelle. L’important est que notre témoignage apparaisse non pas comme un jugement porté sur les autres, mais comme une manifestation de cohérence entre notre foi et nos actes. De cette façon, il sera possible de fournir un apport constructif même à la société dans son intégralité."
D'une part, ce n'est pas une question de "modes de vie", mais d'inspiration par, et d'ouverture sur, l'Esprit de Dieu.
D'autre part, ce n'est pas une question de "normes en vogue dans la société actuelle", mais d'esprit du monde, de volonté de jouissance et de volonté de puissance tournées contre Dieu, Père, Fils, Esprit, ou en tout cas détournées de Celui qui est le seul Médiateur, le seul Rédempteur.
En outre, on est en droit de se poser la question, sur les conséquences de l'apparition de nouvelles catégories : de même que l'on est passé, dans les faits, d'une Eglise annonçante à une Eglise dialoguante, n'est-on pas en train de passer d'une Eglise enseignante, y compris dans la sphère publique, à une Eglise témoignante, pourquoi pas dans la seule sphère privée ?
Ce que ceux qui inspirent "les normes en vogue dans la société actuelle", avant tout dans leur intérêt, et non avant tout dans celui de la société actuelle, attendent de nous, ce n'est pas avant tout "une manifestation de cohérence entre notre foi et nos actes", mais c'est avant tout des manifestations d'acceptation, voire d'approbation, par les catholiques, de ces mêmes "normes en vogue dans la société actuelle."
Que dirons-nous, que ferons-nous, le jour où des non catholiques voudront témoigner, non en portant un jugement contre les catholiques, mais en formulant un constat d'incompatibilité entre la défense et la promotion de la Foi surnaturelle et de la loi naturelle, d'une part, et "les normes en vogue dans la société actuelle", d'autre part ?
Ils n'auront qu'à empêcher, évincer, toute expression catholique de l'esprit public et du corps social, et cela constituera pour eux une manifestation de cohérence entre leurs idées et leurs actes.
Quant à "la possibilité de fournir un apport constructif même à la société dans son intégralité", on croit rêver ! C'est comme si l'on disait que ce sont les catholiques qui acceptent la légalisation et la légitimation de l'avortement et de l'euthanasie qui montrent cette "possibilité de fournir un apport constructif même à la société dans son intégralité" !
Décidément, il y a...un onzième commandement, authentiquement évangélique, qui domine, surplombe, les dix autres : ce onzième commandement, le voici :
"Tu t'abstiendras, en toutes circonstances, de penser, de dire, de faire quoi que ce soit qui serait susceptible de déplaire, en quoi que ce soit de relatif à la Foi ou aux moeurs, à qui que ce soit de non catholique".
En l'occurrence, à qui que ce soit de non réfractaire aux normes en vigueur dans la société actuelle.
Dans ce contexte, la devise de certains devrait pouvoir être : "Jusqu'où ne jugerai-je pas ?"
Mais alors, puisqu'il ne faut surtout pas juger ad extra, pourquoi donc juger ad intra, entre autres catholiques, les "perroquets pélagiens", certains d'entre eux ayant le courage de résister, de s'opposer, face "aux normes en vigueur dans la société actuelle" ?
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.

( 745294 )
Hélas par jejomau (2014-02-28 18:23:24)
[en réponse à 745224]
je suis bien en peine de vous dire qui est l'auteur de cette phrase qui, de toutes façons, me plaît bien.
En réalité, le Concile V II a fabriqué une nouvelle espèce de chrétiens, lesquels correspondent à un nouveau Credo :
je témoigne
tu témoignes
il témoigne
nous témoignons
vous témoignez
ils témoignent
On remarquera d'ailleurs que la spiritualité qui en est issu (du concile) a donné naissance aux charismatiques qui sont par excellence des témoins ...
Alors que "l'ancien" Credo c'était :
je travailles (au Règne du Christ)
tu travailles
il travaille
nous travaillons
vous travaillez
ils travaillent
En témoigne parfaitement la devise suivante : "pour la plus grande Gloire de Dieu". Les chrétiens issus de cette spiritualité labouraient constamment , prenaient des coups et aimaient en rendre en toute charité ...

( 745309 )
La "spiritualité" du Concile aurait donné naissance aux charismatiques ? par Scrutator Sapientiæ (2014-02-28 22:45:34)
[en réponse à 745294]
Bonsoir et merci, jejomau.
C'est vrai, vous avez raison, il y a une différence fondamentale entre "témoigner" pour l'Homme et "travailler" pour Dieu, compte tenu du sens que vous donnez à chacun de ces deux verbes, dans le contexte de votre message.
Je vous "interpelle" amicalement ce soir sur ce membre de phrase ; je vous cite : "la spiritualité qui en est issu (du concile) a donné naissance aux charismatiques".
Passons ici sur la notion de "spiritualité" issue du Concile ; de mon point de vue, il n'y a pas à proprement parler de "spiritualité" issue du Concile,
- mais il y a plutôt une "mentalité" issue du Concile, le mot spiritualité me semblant renvoyer à une attitude contemplative dont l'importance a été souvent négligée, oubliée, avant, pendant, après le Concile,
- et il y a surtout une "pastoralité" issue du Concile, au regard de l'intention explicite officielle du Pape qui l'a convoqué, et du contenu de la doctrine du Concile lui-même.
Ce qui m'intéresse encore plus, c'est le lien de correspondance que vous semblez poser entre la spiritualité issue du Concile et la naissance des charismatiques ; je ne dis pas que c'est vrai, mais si l'on considère, me semble-t-il, avec quelque raison, que GS constitue l'expression la plus aboutie, la plus déployée, de la mentalité inhérente à ce Concile là, en ce qu'elle est spécifique à ce Concile là, on est plutôt tenté de se dire que le charismatisme s'est constitué plutôt par démarcation spiritualiste, sinon par contradiction programmatique, vis-à-vis de cette mentalité là.
Je peux me tromper, bien sûr, mais il me semble que le grand espoir des évêques français, aux lendemains du Concile, était plutôt que les fruits du Concile soient engrangés avant tout dans le catholicisme diocésain et dans les mouvements d'action catholique, et non avant tout dans ce que l'on n'appelait pas encore, et pour cause, les communautés nouvelles.
Le témoignage chrétien qui était prescrit aux catholiques, c'était alors l'adaptation, l'évolution, l'innovation, l'ouverture, l'unité, le changement et le mouvement, dans les structures et dans les relations, bien plus que la contemplation, l'adoration, la piété, la prière, la spiritualité.
Moi, à la place des futurs charismatiques, aux lendemains du Concile, je me serais peut-être plutôt tourné vers ce dont j'étais privé, à cause, du fait, ou en tout cas à la suite du Concile, non avant tout par esprit de contradiction, mais avant tout par esprit de consécration à l'essentiel, à la primauté de la vie intérieure, pour reprendre l'expression de Jean-Paul II, à propos de Saint Joseph, dans Redemptoris Custos.
Je le formule sans doute bien mal, mais j'espère néanmoins que vous voyez où je veux en venir : ma modeste théorie, c'est ceci : au contact du "charismatisme", nous sommes en présence d'un phénomène qui n'est pas uniquement, mais qui est aussi, à caractère compensatoire, compte tenu de l'ambiance qui régnait à l'époque, dans la deuxième moitié des années 1960 et dans la première moitié des années 1970, au profit de "thématiques de témoignage" plus "opératives" et tournées vers le monde que "contemplatives" et tournées vers Dieu.
Que toute personne plus qualifiée que moi complète, précise, et surtout confirme ou infirme ce qui précède, je l'en remercie par avance.
Je vous souhaite une bonne nuit et vous dis à bientôt.
Scrutator.

( 745331 )
vous n'avez pas tort par jejomau (2014-03-01 08:11:20)
[en réponse à 745309]
du tout : le mouvement charismatique est né à cette époque en se démarquant de ce qui était proposé par le Concile. En témoigne le rejet dont il fut l'objet (au départ) par les autorités. Mais ce que je voulais souligner, c'était surtout qu'il était né... parce que le Concile justement l'a permis du fait qu'il avait fait table rase du passé.
Notons également que les mouvements charismatiques ont aussi beaucoup évolué : de "cha-cha" au départ ( ou si vous voulez : de "témoins" au départ) ils sont devenus de grands "travailleurs". C'était peut-être inévitable d'ailleurs. Ce sont des mouvements aujourd'hui où l'on catéchise beaucoup, où l'on prie beaucoup, où l'on étudie beaucoup, où l'on va "au charbon" pour évangéliser...

( 745225 )
Les théologiens Esmedias et Periti ont vraiment sévi au Concile ! par Scrutator Sapientiæ (2014-02-28 07:51:20)
[en réponse à 745191]
Bonjour et merci, Mauwgan.
Comme chacun le sait, ce sont les théologiens suivants : le théologien espagnol ESMEDIAS, et les théologiens italiens, les frères PERITI, qui sont les seuls responsables du fait que le Concile Vatican II a mal tourné ; les autres théologiens, les évêques présents au Concile, ne sont responsables de rien, de rien, vous dis-je : tout cela, c'est-à-dire, pour aller vite, la soumission plus que partielle du Concile et de l'après-Concile à la mentalité dominante, caractéristique du monde actuel, c'est de la faute d'ESMEDIAS, secondé dans sa tâche par les frères PERITI...
Il paraît même que ce sont ces théologiens, ESMEDIAS et PERITI, qui ont inspiré à Paul VI la décision la plus importante de son pontificat, celle qui est entrée en vigueur dans la nuit du 31 décembre 1965 au 1er janvier 1966.
C'est en effet sur leur conseil, pour ne pas dire à leur demande, que Paul VI a décidé de remplacer tous les très fermes évêques et théologiens qui avaient tous, au Concile, courageusement résisté à la mentalité dominante qui inspire l'homme et le monde modernes, par des évêques et des théologiens plus conciliants, qui se sont aussitôt alignés, conformés, exprimés, dès le début de l'année 1966, et, au moins, jusqu'à la fin de son pontificat, en prenant appui, non sur le Concile Vatican II, mais sur le Concile d'ESMEDIAS.
Je serais curieux de savoir ce que sont devenus ces théologiens...
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.

( 745380 )
Periti par AVV-VVK (2014-03-01 22:13:27)
[en réponse à 745225]
Ne confondez-vous pas avec... le nom commun "periti" (pluriel de "peritus")?

( 745384 )
J'ai été le coiffeur de Yul Brynner et de Telly Savalas. par Scrutator Sapientiæ (2014-03-01 22:38:08)
[en réponse à 745380]
Bonsoir AVV-VVK,
Dans une vie antérieure, j'ai été, ou, dans un autre karma, j'ai dû être, le coiffeur de Yul Brynner et de Telly Savalas.
En d'autres termes, la confusion que vous avez remarquée est volontaire, mais mes jeux de mots sont parfois très tirés par les cheveux, ce qui n'a pas toujours été sans conséquences sur l'évolution du volume capillaire de certains des clients de mon salon.
Bonne nuit et à bientôt.
Scrutator.