Le Forum Catholique
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( 745248 )
Pouquoi Fontgombault... par New Catholic (2014-02-28 13:06:19)
...n'a pas pleinement retourné au Missel de 1962 après Summorum Pontificum?
Merci!

( 745267 )
Que voulez-vous dire ? par Paterculus (2014-02-28 16:09:36)
[en réponse à 745248]
Je ne comprends pas votre question.
La liturgie célébrée à l'abbaye de Fontgombault suit la forme extraordinaire du missel romain.
Mais peut-être voulez-vous parler de ces quelques moines qui pour leurs messes en forme privée utilisent la forme ordinaire de ce missel ? Cela n'a rien de surprenant : dans l'Eglise on ne doit pas faire violence. Donc si des moines, ayant utilisé le missel de Paul VI pendant la période où il était obligatoire, ont voulu le garder ensuite personnellement, il n'y a rien que de très normal à les y autoriser.
Plusieurs prêtres apprécient dans la liturgie en forme ordinaire une certaine simplicité qui permet de mieux se concentrer sur l'essentiel. Par exemple, après avoir beaucoup et longtemps déploré la brièveté de la seconde prière eucharistique, je me suis rendu compte qu'elle permet de rester tout du long en rapport conscient avec Dieu le Père.
Est-ce à cela que vous faites allusion ?
Votre dévoué Paterculus

( 745269 )
Permettez mon Père... par Deo gratias (2014-02-28 16:22:18)
[en réponse à 745267]
...D'entrer dans la conversation. A Fontgombault, les moines utilisent non le rite de 1962, mais celui de 1965. En tout cas c'est ce qui est indiqué sur ce
site:

( 745276 )
Il faudrait une icône spéciale pour les marronniers. par Yves Daoudal (2014-02-28 16:52:22)
[en réponse à 745269]
Le sujet revient périodiquement sur le FC. Fontgombault et ses filles utilisent la forme de 1962 avec des particularités approuvées par la commission Ecclesia Dei. Notamment il n'y a pas les prières au bas de l'autel
à la grand messe parce que celle-ci suit immédiatement une heure (tierce, je suppose). C'est le point 2. Le point 5 concerne le chant de la "secrète", le 6 le chant du Per ipsum, le 7 le chant du Pater par tout le monde, le 8 le chant de la bénédiction finale et l'absence du début de l'évangile de saint Jean. De fait cela ressemble beaucoup à la messe de 1965 (que j'aime beaucoup personnellement, sauf quant à l'absence des prières au bas de l'autel à la messe basse, ce qui n'a pas lieu à Fontgombault)...


( 745277 )
Cela ne concerne par Quaerere Deum (2014-02-28 17:04:25)
[en réponse à 745276]
que la messe conventuelle. La messe basse suit strictement le missel de 1962.
Au Barroux, on appelle cela « rite bénédictin » mais je crois que c'est une appellation récente et de circonstance. La messe n'en est pas moins belle, mais cela peut déplaire à ceux qui préfèrent s'en tenir au missel de 1962.

( 745280 )
Merci pour l'info, mais... par New Catholic (2014-02-28 17:23:35)
[en réponse à 745276]
... je n'ai pas compris la référence aux "marronniers".

( 745282 )
expression familière par Sic transit (2014-02-28 17:28:49)
[en réponse à 745280]
Le sujet revient périodiquement sur le FC
C'est ainsi qu'on appelle les sujets souvent traités dans la presse.

( 745285 )
Merci. Je ne comprends pas encore... par New Catholic (2014-02-28 17:35:02)
[en réponse à 745282]
...pourquoi ils n'ont pas changé ces détails après Summorum. Il me semble que beaucoup de ces coutumes ont restés comme reliques du temps de "bouleversement" entre Inter Oecumenici et Quattuor habinc annos.
En Amérique beaucoup parlent de Fontgombault comme "modèle" pour la "réforme de la réforme" - apliqué au Missel de 1962. J'aime les variétés légitimes qui ont une raison historique, mais je pense que cette variation entre 1962 et les pratiques de Fontgombault peut entraîner un jour dans l'avenir des mauvaises idées à PCED.

( 745291 )
Personnellement, je pense que non par Athanase (2014-02-28 18:00:52)
[en réponse à 745285]
J'aime les variétés légitimes qui ont une raison historique, mais je pense que cette variation entre 1962 et les pratiques de Fontgombault peut entraîner un jour dans l'avenir des mauvaises idées à PCED.
A mon humble avis, je ne pense pas que la PCED aura ce genre de mauvaises idées, car cela supposerait, déjà, une utilisation massive de la forme extraordinaire dans l'Eglise. Ce qui est loin d'être le cas, y compris dans des diocèses favorables à cette forme. La réforme de la réforme me paraît, pour le moment, inenvisageable car, pour le moment, les deux formes ne sont pas de facto à égalité.
Malgré toutes les libertés accordées à la forme extraordinaire, malgré l'absence d'autorisation préalable, on est encore loin d'une diffusion massive et conséquente. Et quand bien même les évêques cesseraient de freiner l'usage de cette forme, il y aura encore des pans importants du corps ecclésial à être indisposés par la forme extraordinaire... Car il faut bien reconnaître que la déritualisation a créé de mauvaises habitudes ou plutôt généré justement des absences d'habitudes...
L'évolution du missel de 1962 se fera-t-elle ? Certainement, mais de manière organique, comme on le faisait jusqu'au début des années 1960. Il est délicat d'imaginer une réforme brutale, même ambitieuse, sans être malgré tout destructurante (les réformes des années 1950 suscitaient déjà des réticences, alors celles des années 1960...), qui ne susciterait pas de malaises. Pour ma part, je pense que l'on s'oriente, pour quelques décennies, vers une diffusion continue de la forme extraordinaire, malgré des obstacles et des réticences constatées ici et là, au sommet comme à la base(réticences pontificales ou non). Les réformes de la réforme pourraient plutôt s'appliquer à des célébrants utilisant de la forme ordinaire désireux d'inclure des éléments issus de la forme extraordinaire (l'abbé Barthe a parlé de prêtre utilisant l'offertoire traditionnel dans le NOM...).
Il n'est certes pas faux de penser que cela pourrait être la tentation de la PCED, et il semble même qu'il y a eu quelques aménagements autorisés (cas de Fontgombault), voire encouragés. Mais cela ne semble guère aller plus loin.
D'ailleurs, s'il est un phénomène visible dans le monde summorum pontificum c'est plutôt la tendance à revenir à une application plus stricte du Missel de 1962, quitte à écarter des usages post-62. Nous sommes loin des années 1970 où la défense du rite tridentin se faisait parfois avec les usages de 1965, voire de 1967. La PCED semble même encourager cette tendance (légitimité des lectures dites à l'autel, etc.).
Il y a d'ailleurs une raison structurelle de poids: le rite que Jean-Paul II a reconnu, y compris dans le texte très restrictif de 1984, c'est bien celui de 1962, non celui de 1965. Il en a été de même en 1988, puis en 2007, ce qui en dit long de la pérennisation du missel de 1962 par les autorités officielles. Ou comment Ecône propose (choix du missel de 1962 en 1974) et Rome dispose en ratifiant le choix des séminaristes d'Ecône...

( 745293 )
Mille excuses pour quelques coquilles ! par Athanase (2014-02-28 18:13:57)
[en réponse à 745291]
- "à des célébrants utilisant de la forme ordinaire": omettre évidemment le "de";
- "ce qui en dit long de la pérennisation du missel de 1962": remplacer "de" par "sur".

( 745283 )
= sujet qui revient épisodiquement sur le FC par Athanase (2014-02-28 17:29:35)
[en réponse à 745280]
C'est dans ce sens que M. DAOUDAL a voulu intervenir. Il voulait souligner que, d'une manière quasi rituelle, ce sujet revenait dans les conversations.
Ce sujet a été mainte fois discuté, même âprement, mais on peut s'interroger sur l'opportunité de l'aborder à nouveau puisque tout a été dit.

( 745287 )
Je connaissais déjà les variations de Fontgombault par New Catholic (2014-02-28 17:39:37)
[en réponse à 745283]
Ma démande est plutôt liée à l'opportunité de maintenir ces variations post-conciliaires après la fermeté de Summorum Pontificum et Universae Ecclesiae autour du missel de 1962. Pas une critique - c'est seulement pour comprendre si la démande d'être différente est une démande de l'abbaye, ou s'il fut une imposition de quelque sort de PCED dans ses premières années suivant 1988.

( 745292 )
A mon avis, c'est une exception limitée par Athanase (2014-02-28 18:04:20)
[en réponse à 745287]
... qui n'a nulle vocation à s'étendre à toutes les célébrations selon le missel de 1962. Je pense aussi que cette exception découle du fait que Fontgombault a dû pratiquer jusqu'en 1974 un missel tridentin avec quelques modifications dans le sillage de 1965. Je pense donc qu'il s'agit d'une exception liée à la situation spécifique de Fontgombault.

( 745290 )
Il faut ajouter par Turlure (2014-02-28 18:00:43)
[en réponse à 745276]
Que Fontgombault utilise un calendrier liturgique mixte empruntant, grosso modo, au calendrier traditionnel pour le temporal et au calendrier moderne pour le sanctoral. Ainsi, ils celebrent le Christ Roi le dernier dimanche apres la Pentecote, le sernier jour de l'octave de Noel est qualifie de Solemnite de la BVM Mere de Dieu...
Autre curiosite : la concelebration a certaines occasions, c'est-a-dire, je crois, les messes de la nuit et de l'aurore de Noel et les offices du triduum pascal.
La dualite 1962 - "1965" entre les messes privees et la messe conventuelle font que la formule pour donner la communion n'y est pas la meme (Corpus domini nostri etc. pour les premieres, Corpus Christi pour l'autre), on fait le signe de croix aux Gloria, Credo et Sanctus a la messe basse seulement, il en va de meme pour les prieres au bas de l'autel et le dernier evangile, omis a la grand-messe...
J'imagine que tout cela date du retour de l'abbaye a l'ancienne liturgie et de demandes de l'eveque d'alors que les moines se font un honneur d'appliquer filialement sans changement.