Pardonnez-moi le mot "progressiste", que j'emploie par commodité : il désigne pour moi des gens qui pensent que l'humanité dans son évolution (ontologique ou morale) peut aujourd'hui juger tout mieux qu'autrefois ; c'est cette attitude mentale qui a fait le lit de l'herméneutique de la rupture. Plus généralement, il désigne ceux qui dans l'Eglise veulent des réformes à tout prix.
Ainsi à Zurich, des catholiques progressistes ne voulaient plus que Mgr Huonder, évêque de Coire bien dans l'herméneutique de la continuité, soit leur évêque.
Ils oeuvrent donc en faveur d'une partition du diocèse de Coire, et de la création d'un diocèse de Zurich.
Seulement voilà : Zurich est au protestantisme de Suisse alémanique ce que Genève est à cette religion en Suisse romande : et tout comme les Genevois protestants protestent régulièrement contre le projet récurrent d'une partition du diocèse de Fribourg pour créer un diocèse à Genève, de même les Zurichois protestants protestent contre le projet d'érection d'un diocèse catholique dans leur canton...
Apic
Tant d’œcuménisme pour en arriver là !....
Votre dévoué Paterculus