Bonsoir, Sénéchal.
Je passais par là, avant d'aller dormir, et je vous réponds donc.
D'une part, voici :
Ici.
D'autre part, pour aller vite, je suppose, en cette heure tardive, que le Pape François fait allusion au fait que si nous allons à la messe avec un état d'esprit comparable à de l'aristocratisme méritocratique (je sais, c'est un oxymore, mais il a une vertu heuristique...), alors, cela veut dire que nous avons perdu de vue le fait que nous sommes tous chrétiens et pécheurs, et que nous faisons tous partie d'une communauté de chrétiens et de pécheurs.
L'aristocratisme méritocratique inspire l'état d'esprit suivant : "si je vais à la messe, c'est que je le mérite, que je suis moins pécheur ou non pécheur, par rapport aux autres, au point de faire partie de "la race du Seigneur".
Certes, d'un certain point de vue, les catholiques pratiquants ont beaucoup de mérite d'aller à la messe, dans un monde dans lequel
- les sollicitations dominicales contra-eucharisitiques ou, en tout cas, extra-eucharistiques, ne manquent pas,
- les catholiques pratiquants sont considérés, au mieux, comme des nostalgiques, au pire, comme des rétrogrades.
Pour autant, le fait que nous ayons ce mérite là ne fait pas de nous des non pécheurs ; je dirai même que ce mérite là doit aller de pair avec autant d'humilité que de lucidité, autant d'humilité que d'Espérance, car si nous "avons" ce que nous "avons" : du mérite, néanmoins, nous sommes aussi ce que nous sommes : des pécheurs.
Ce que semble vouloir dire le Pape François, c'est ceci : l'aristocratisme méritocratique BIAISE TOUTE LA DEMARCHE INDUITE PAR LA FOI, et pour cette raison là, il vaut mieux, d'un certain point de vue (...le sien...) que le catholique pratiquant qui a cette mentalité là, qui a cette motivation là, n'aille pas à la messe, au lieu de se glorifier du fait qu'il y va, comme s'il n'était pas, lui aussi, un pécheur.
Je crois avoir compris, d'une manière plus ou moins adéquate, ce que semble vouloir dire le Pape François, mais il est tout à fait possible que je me trompe beaucoup ; si tel est bien le cas, merci beaucoup de me le dire.
Je vous souhaite une bonne nuit et vous dis à bientôt.
Scrutator.