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images/icones/neutre.gif  ( 743740 )"Le pape François… et les catholiques de France" par New Catholic (2014-02-10 20:04:49) 

Le pape François… et les catholiques de France



Le Figaro



TRIBUNE - Pour Nicolas de Bremond d'Ars, prêtre du diocèse de Paris, la qualité de proximité du Pape François donne une image plus décomplexée de la fonction.



Nicolas de Bremond d'Ars, vicaire à la paroisse de La Madeleine jusqu'en août 2013, est actuellement en mission d'études et de recherches. Il est également sociologue, chercheur associé au CEIFR (École des hautes études en Sciences sociales).



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L'élection inattendue (par le grand public) du pape François a pris à contrepied les fidèles. En tant que prêtre, je voudrais faire part de ma perception, de ce que j'ai entendu et lu, des discussions que j'ai commencé d'avoir sur ce sujet. Je ne prétends donc représenter que moi-même, même si je crois pouvoir, en raison de mes compétences de sociologue, aller un peu plus loin que le micro-trottoir.



«Il est formidable»: expression couramment entendue, aussi bien à la sortie d'une messe que dans les diverses réunions ci et là. L'effet d'image est fort, le pape impressionne les gens. C'est, bien sûr, sa façon de ramener le rituel papal pontifiant à une modestie de bon aloi qui séduit. «Il est formidable» parce qu'il «ne se la joue pas», «il est simple, pas comme l'autre» (Benoît XVI), on sent qu'il est proche des gens. Cette qualité de proximité donne une image plus décomplexée de la fonction. François et son bon sourire ne renvoient-ils pas à l'image du grand-père bienveillant? Peut-être…



On aime François aussi parce qu'il parle simplement. Son langage n'emprunte pas au style diplomatique, ni théologique. Ses phrases à l'emporte-pièce secouent les habits pompeux d'un langage ecclésiastique devenu proche de la langue de bois. «Il dit des choses de bon sens, quoi,… et puis on voit qu'il aime les gens». Cet amour ressenti passe dans les expressions ciselées que les journaux rapportent avec gourmandise. Comme si les fidèles éprouvaient le besoin de «parler vrai», sans faux-nez, en ne se cachant pas derrière son petit doigt. On le comprend. Une image de véracité… celle d'un homme qui «n'a pas peur d'appeler un chat un chat».



On ne s'étonnera pas, de ce fait, que tel prêtre à qui je faisais dès l'élection remarquer l'inflexion notable du discours papal sur la liturgie me réponde: «oui, mais ça c'était quand il n'était pas encore pape». Comme si le peu d'intérêt de François pour les ors vaticanesques et les encens liturgiques lui valait un reproche voilé: celui de saper les fondements d'un ethos sacerdotal. Il est vrai que, selon ce que dénoncent beaucoup de catholiques dans les synodes, sur les blogs ou dans les discussions, les vingt dernières années ont connu un rétablissement d'une sorte de hiératisme liturgique. Si bien des fidèles ont estimé qu'on retrouvait «enfin de vraies messes», d'autres, au contraire, se sont inquiétés d'une solennisation qui semblait, à ce qu'ils en disaient, retirer la dimension humaine de la liturgie.



Le pape François est clivant, parce que son mode de fonctionnement tranche sur des tendances archaïsantes - ou ressenties comme telles - qui envahissaient le champ du culte. Pour certains, «il faut le soutenir pour qu'il stoppe les dérives» et rétablisse la force de Vatican II. En ce cas, on prête peu d'attention au contenu du discours, que les plus perspicaces jugent malgré tout très classique, sous des dehors amènes.



Et puis, il faut bien le dire, c'est la première fois qu'un pape se permet de demander aux fidèles leur opinion! Le questionnaire préparatoire au synode sur la famille a été bien accueilli. «On va donner notre avis au pape!», tant il est vrai qu'on ne leur demande pas souvent… Ce qu'on vit dans les familles, avec leur lot de recomposition tous azimuts: divorces (jusque dans les meilleures familles traditionnelles), cohabitations sans mariage, enfants (qui ne sont plus) naturels, homosexualités,… tout cela interroge. Où va la société? Faut-il vraiment se focaliser sur les règles de la vie familiale, ou bien les questions essentielles ne sont-elles pas ailleurs. «Faut tout de même pas faire n'importe quoi!», disent certains, qui ajoutent aussitôt: «Mais c'est vrai qu'il y a des choses plus importantes, comme le chômage, ou bien tous ces financiers qui nous commandent». Qu'un pape demande leur avis aux fidèles est accueilli avec une grande satisfaction. Telle équipe de couples y consacre sa réunion, et va porter au curé de la paroisse les résultats écrits ; telle association délègue plusieurs membres pour y répondre, et ils soumettent leur papier à tous. Ce n'est pas la démocratie populaire, mais le nombre de réponses reçues de tous horizons incite à se demander si de telles opérations ne sont pas un désir latent des fidèles.



François est le premier pape qui n'a pas participé au concile. Les fidèles ne l'ont certainement pas perçu ainsi. Il est le premier qui vit dans l'héritage légué par les pères conciliaires. Nul ne sait ce qui se passera demain - mais il est clair que les légitimités de Jean-Paul II et Benoît XVI sont maintenant du passé. Le concile est définitivement acté.




images/icones/neutre.gif  ( 743741 )Les catholiques de France: les plus libéraux en matière d'avortement par New Catholic (2014-02-10 20:07:35) 
[en réponse à 743740]

Sondage international
images/icones/fleche2.gif  ( 743750 )La fermeture de la parenthèse du recentrage semble définitivement actée. par Scrutator Sapientiæ (2014-02-10 21:48:45) 
[en réponse à 743740]

Bonsoir et merci, New Catholic.

Plus personne ne pourra dire que j'exagère, quand je parle de confusion contemporaine entre consensus et vérité, entre sympathie et sainteté, entre Espérance et optimisme.

Tentative de décryptage du dernier paragraphe, qui reflète bien la tonalité générale du même texte :

" François est le premier pape qui n'a pas participé au concile. Les fidèles ne l'ont certainement pas perçu ainsi. "

DONC : les fidèles l'ont certainement perçu comme au moins aussi conciliaire, voire plus conciliaire, que ses deux derniers prédécesseurs.

" Il est le premier qui vit dans l'héritage légué par les pères conciliaires. "

DONC : Jean-Paul II et Benoît XVI, notamment de par leur présence au Concile, mais aussi de par leur vision du Concile, ont moins vécu "dans l'héritage légué par les pères conciliaires".

" Nul ne sait ce qui se passera demain - mais il est clair que les légitimités de Jean-Paul II et Benoît XVI sont maintenant du passé. Le concile est définitivement acté. "

DONC : Par les temps qui courent, nous n'avons quasiment aucune certitude, mais nous avons au moins celle-ci : "les légitimités de Jean-Paul II et Benoît XVI (y compris les légitimités des conceptions, décisions, positions, réflexions, de l'un et de l'autre ?) sont maintenant du passé."

" Le Concile est définitivement acté. "

DONC : Désormais, depuis l'élection du Pape François, la fermeture de la parenthèse du recentrage est définitivement actée ; on n'en était pas sûr, jusqu'alors, id est jusqu'à la démission de Benoît XVI, mais on en est sûr, depuis lors, id est depuis l'élection du Pape François.

Eh, vous, là, les nostalgiques du recentrage ! Ce qui vous tient à coeur est mort ! Tournez-vous donc, dans la confiance, vers le Concile ! Tournez-vous donc, dans l'Evangile, vers le Pape François !

Bonne nuit et bon courage à tous.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 743754 )Excellent, c'est exactement ça par New Catholic (2014-02-10 22:13:16) 
[en réponse à 743750]

C'est curieux parce que nous sommes d'accord, c'est à dire, nous et catholiques comme M. l'abbé Nicolas de Bremond d'Ars (ou simplement "Nicolas de Bremond d'Ars, prêtre", comme il préfère signer): c'est la rupture complète, la fin des "légitimités du passé", et la passage à "l'acte".

Il y a des optimistes sur l'avenir de ce pontificat, bien sûr, mais je pense que le seuls optimistes qui ont raison sont ceux comme Nicolas de Bremond d'Ars, prêtre.
images/icones/neutre.gif  ( 743755 )Interprétons par Aigle (2014-02-10 22:16:40) 
[en réponse à 743750]

Comment comprendre cet article du Figaro ? Votre lecture au premier degré est possible. Mais il y en a peut être une autre plus complexe.

En gros je dirais que pour défendre le concile et le néo modernisme, l'article descends très bas : un mélange d'argument d'autorité et de phantasmes démocratiques - mais qui devrait nous rappeler qu ''il y a un an l'argument d'autorité n'était guère invoqué à l'appui des propos du pape d'alors ...et que les rêves démocratiques qui consistent à juger le pape à travers les yeux des fidèles , censés être tous des conciliaires acharnés, font totalement l.impasse sur la démographie catholique. Parmi les catholiques de moins de 50 ans les recentreurs formant les générations Jean Paul II et Benoit XVI sont largement majoritaires à mon sens. Les conciliaires sont âgés et n'ont guère d'héritiers.

Idem dans les séminaires.

Évidemment je ne connais pas l'Amérique latine : peut être connaît elle une situation différente ?
images/icones/rose.gif  ( 743758 )bonne lecture mais je mets quelques bémols par Luc Perrin (2014-02-10 22:27:41) 
[en réponse à 743750]

à l'enthousiasme de mon collègue sociologue, prêtre pas du tout "identitaire", on l'aura compris.

Je ne pense pas qu'un micro-trottoir dans les cortèges récents auprès des groupes catholiques présents aurait donné le même écho. Chez les gens de G*lias oui sans aucun doute et également dans une grande part des résidences épiscopales françaises et ouest-européennes.
Pas sûr que ce soit vrai dans l'Est européen, dans une partie de l'Italie et de l'Espagne, en Amérique du Nord, en Australie ou en Afrique.

La "parenthèse" du recentrage s'est ouverte en ... 1974 et il semble bien en effet que le pape François souhaite la refermer notamment cette année avec le synode que ses proches les cardinaux Maradiagua et Braz de Aviz préparent avec fièvre (cf. la persécution des Franciscains de l'Immaculée et les déclarations à l'emporte-pièce de la première de ses deux Eminences).
Il n'empêche que 1974-2013 c'est une assez longue "parenthèse" et suffisante pour contraindre le Saint-Père à quelques ménagements avec la "légitimité de Jean-Paul II et de Benoît XVI".

Il n'empêche aussi, ce que ne dit pas le micro-trottoir de l'abbé parisien, c'est que ce sont les forces VIVES du catholicisme qui sont attachées à cette légitimité pré-"franciscaine", elle-même compatible avec Vatican II. Ce que le prêtre-sociologue veut dire c'est que "l'esprit du Concile", condamné par tous les papes de Paul VI à Benoît XVI pourrait avoir retrouvé droit de cité à Rome à Sainte-Marthe et ailleurs.

Les laudateurs de l'image du pape François sont surtout des non-chrétiens qui détestent le christianisme et n'ont aucunement l'intention de venir dans les églises, avec hiératisme liturgique - on aura noté l'attaque virulente convergente avec celle du R.P. Madelin sj - ou avec des "beat-messes" ou du music-hall néo-liturgique.
On avait reproché beaucoup à Jean-Paul II les grands rassemblements de jeunes en disant qu'in fine, cela se traduisait peu au niveau des paroisses ou des mouvements structurés. La critique était en partie vraie ; mais combien plus encore peut-on la reprendre pour une vague popularité sondagière égale à celle qui faisait de notre président un soleil levant en 2012 et déjà couché, moins de deux ans plus tard, avec 19%, le plus impopulaires des présidents ... ce qui joue sur l'éphémère dure ce que dure l'éphémère.
Déjà le pape François fait moins de "coups" médiatiques depuis la fin de 2013. Est-ce l'amorce d'un autre "recentrage" ?

nb. Nicolas de Brémond d’Ars, Catholicisme, zones de fractures, Bayard, 2010, 203 pages ; voir aussi l'émission de France Culture à laquelle il a activement participé "Dieu et les banques".
images/icones/neutre.gif  ( 743759 )Un petit post sur cet argument... par New Catholic (2014-02-10 22:52:21) 
[en réponse à 743758]

...pour Rorate, svp, Prof. P.! Ça fait beaucoup de temps!
images/icones/neutre.gif  ( 743765 )Oui et... par Aigle (2014-02-11 05:32:11) 
[en réponse à 743758]

La mauvaise foi de certains observateurs/ acteurs peut être sans limite : les mêmes qui faisaient la fine bouche devant les JMJ de Jean Paul II ou Benoit XVI admirent celles du pape François à Rio...
images/icones/colombe2.png  ( 743782 )La crise de l'Eglise n'est pas terminée par Athanase (2014-02-11 12:15:29) 
[en réponse à 743758]

et l'erreur est aussi de penser que l'élection d'un pape change tout, dans un sens comme un autre. On s'est un peu trop facilement enthousiasmé de l'élection de Benoît XVI, oubliant que la crise est là et largement ingurgitée par les fidèles (dérives liturgiques normalisées, perte du sens liturgique, du sens du péché, etc.). Inversement, l'élection du cardinal Bergoglio ne doit pas évacuer les redressements que l'on constate dans le jeune clergé, qui reste plus traditionnel. IL y a aussi une vague "réformatrice" (au sens classique) qu'un pape, même moins traditionnel, ne saurait enrayer. Je pense que l'on se focalise un peu trop sur la figure du souverain pontife, oubliant aussi qu'il y a des données structurelles, des mouvements de fond, bons comme mauvais...

Et puis... un autre aspect ! Si l'on prend en compte les membres des instituts traditionnels, ils restent minoritaires: la FSSPX, la FSSP, l'IBP ou l'ICRSP accompagnés d'autres instituts, cela reste encore minoritaire dans le grand troupeau qu'est l'Eglise.
images/icones/fleche2.gif  ( 743906 )Je crois comprendre pourquoi vous faites allusion à 1974. par Scrutator Sapientiæ (2014-02-13 07:45:30) 
[en réponse à 743758]

Bonjour et merci, Luc Perrin.

Avant 1974, il y a eu, entre autres événements, bien sûr, ceci :

Ire Assemblée Générale Ordinaire (29 septembre - 29 octobre 1967) Thème: “Préservation et renforcement de la foi catholique, son intégrité, sa vigueur, son expansion, sa cohésion doctrinale et historique”

Je me demande si ce n'est pas au cours de ce synode que, pour la première fois, il y a eu...ce qu'il y a eu, en matière liturgique, et je ne suis pas absolument persuadé que cette manifestation de créativité ait toujours pleinement contribué à la préservation et au renforcement de la foi catholique, à son intégrité, à sa vigueur, à son expansion, à sa cohésion doctrinale et historique...

IIe Assemblée Générale Ordinaire (30 septembre - 6 novembre 1971) Thème: “Le sacerdoce ministériel et la justice dans le monde” : les évêques abordent la question de l'ordination presbytérale d'hommes mariés ouverte par le pape Paul VI dans une lettre au cardinal Villot.

107 Pères optent pour une formule très restrictive, 87 adoptent une position ouvrant la possibilité des ordinations d'hommes mariés en cas de pénurie de prêtres, et il y a 2 abstentions et 2 bulletins nuls.

La réforme n'est pas adoptée. Pour Louis de Vaucelles, la procédure est responsable de cet échec : les dossiers préparés par les conférences épiscopales ont été sous-utilisés, il n'y a pas eu de débats, les échanges se réduisant à une série de monologues, et la présidence (trois présidents nommés par le pape) a éludé des questions de manière arbitraire. Ces difficultés ont été accrues par la diversité des mentalités et des situations pastorales.

(Source : Wikipédia)

Après le début de l'année 1974-1975 (l'année 1975 ayant été une année sainte), il y a eu ceci :

IIIème Assemblée Générale Ordinaire (27 septembre - 26 octobre 1974) Thème: “L’évangélisation dans le monde moderne” Exhortation apostolique : Evangelii Nuntiandi

IVème Assemblée Générale Ordinaire (30 septembre - 29 octobre 1977) Thème: “La catéchèse en notre temps” Exhortation apostolique : Catechesi Tradendae

Peut-être peut-on citer aussi, dans une certaine mesure, Marialis Cultus, comme un élément précurseur de ce recentrage, dès février 1974.

Merci beaucoup de me dire si vous pensez à autre chose, bonne journée et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/fleche3.gif  ( 743769 )Que nous importe par Jean Ferrand (2014-02-11 08:39:43) 
[en réponse à 743750]

Que nous importe le recentrage, Scrutator. Une seule chose compte : la fidélité à l'évangile.

Or en matière de mariage, par exemple, la pensée de l'évangile est très claire : "Nul ne séparera ce que Dieu a uni." (Mc 10,9)
images/icones/nul.gif  ( 743812 )que voilà une belle formule (sic) typique des années 1970 par Luc Perrin (2014-02-11 19:05:33) 
[en réponse à 743769]

et du délire lexical "ecclésial" de cette sinistre époque M. Ferrand :

"Que nous importe le recentrage, Scrutator. Une seule chose compte : la fidélité à l'évangile." (J. Ferrand)

Mais cher Monsieur, le "recentrage", c'est précisément cela : se recentrer sur la "fidélité à l'Evangile". Lisez donc un peu les textes de Paul VI après 1974, ceux de Jean-Paul II et de Benoît XVI à ce sujet. Ils ne parlent tous que de cela.

En d'autres termes, votre phrase est complètement absurde :
"Que nous importe la "fidélité à l'Évangile" Scrutator. Une seule chose compte : la fidélité à l'Evangile" ... ???

Car le libéralisme philosophique, éthique et économique, ce n'est pas "la fidélité à l'Évangile" et se rapprocher du libéralisme, c'est donc s'écarter de la fidélité à l'Évangile puisqu'il faut mettre lourdement les points sur les i, semble-t-il.


A l'instant même, Alain-Gérard Slama, un politiste laïciste du Figaro, témoigne sur France Culture - émission de 18h15 à 19h - que le cardinal-archevêque de Paris est très "gêné", "réservé", à l'égard du mouvement des catholiques qui s'opposent aux projets de société du gouvernement. M. Slama soulignait que ce désaveu du Cardinal, dont il dit avoir été témoin auditif, reflète la gêne d'une majorité des évêques.

Fidélité à l'Évangile, tous les catholiques ne l'entendent pas de cette oreille et n'y mettent pas les mêmes engagements, apparemment. Là est le débat.


images/icones/neutre.gif  ( 743814 )Défense du cardinal par Aigle (2014-02-11 19:32:51) 
[en réponse à 743812]

Cher professeur, pour défendre le cardinal Vingt Trois je me permets d'avancer deux ou trois idées .

D'une part il existe depuis 1965 un fort courant dans l'Eglise qui refuse de poser des règles contraignantes. Il ne retient de l'Evangile que le primat de la charité ( pardon, de l'" amour") et son corollaire l'obsession du pardon et le refus de la Loi. Dès lors il lui est difficile de combattre (même par de seules paroles) en faveur de l'affirmation trop ferme de règles ethiques.

Secundo, le cardinal à certainement peur de politiser son action or le Christ refuse la politique ("mon royaume n'est pas de ce monde").

Et tertio de la politiser en se plaçant trop à droite sur l'échiquier...


Je ne dis pas qu'il a raison mais je pense que dans sa conscience il pense sincèrement être lui aussi fidèle à l'Evangile !

Et peut- être doit on craindre qu'il pense sincèrement que vous ne l'êtes point !
images/icones/fleche3.gif  ( 743823 )Mais l'évangile par Jean Ferrand (2014-02-11 21:28:47) 
[en réponse à 743814]

Mais l'évangile doit être pris dans sa totalité. Or en matière éthique il est très clair.
images/icones/hein.gif  ( 743826 )Est-ce de votre part par Vassilissa (2014-02-11 21:35:40) 
[en réponse à 743814]

de la naïveté ?

Il y a tout de même un devoir de discernement, prôné dans les Écritures me semble-t-il ?
images/icones/fleche2.gif  ( 743767 )Le pape François et les catholiques de France par Jean Ferrand (2014-02-11 08:22:42) 
[en réponse à 743740]

Le Figaro. Chez moi le précédent lien ne fonctionne pas.