Le Forum Catholique
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( 743289 )
La défense des droits de l'homme par Abbé Néri (2014-02-04 21:32:14)
La revue Esprit & Vie a publié en août 2003 * un article consacré à la défense des droits de l'homme par Jean Paul II, dont je vous propose la lecture.
Le pape Jean-Paul a reçu, en mai 2003, un doctorat Honoris causa de l'université de La Sapienza de Rome, pour son action en faveur de la défense des droits de l'homme. À cette occasion, le Saint-Père a donné un discours dont nous donnons de larges extraits.
« Au cours des années de service pastoral à l'Église, j'ai considéré qu'il appartenait à mon ministère de réserver une large place à l'affirmation des droits de l'homme, en raison du lien étroit qu'ils possèdent avec deux points fondamentaux de la morale chrétienne :
- la dignité de la personne
- et la paix.
C'est Dieu, en effet, qui, créant l'homme à son image et l'appelant à être son fils adoptif, lui a conféré une dignité incomparable, et c'est Dieu qui a créé les hommes afin qu'ils vivent dans la concorde et dans la paix, en effectuant une juste distribution des moyens nécessaires pour vivre et se développer.
Mû par cette conscience, je me suis prodigué de toutes mes forces pour servir ces valeurs.
Mais je ne pouvais pas accomplir cette mission, que me demandait la charge apostolique, sans avoir recours aux catégories du droit. […]
La personne humaine est le fondement et l'objectif de la vie sociale que le droit doit servir.
3. Le principe qui m'a guidé dans mon engagement est que la personne humaine - telle qu'elle a été créée par Dieu - est le fondement et l'objectif de la vie sociale que le droit doit servir.
En effet, « la place centrale de la personne humaine dans le droit est justement exprimée par l'aphorisme classique :
Hominum causa omne ius constitutum est.
Ce qui équivaut à dire que le droit est digne de ce nom, dans la mesure où il place à sa base l'homme dans sa vérité [1] ».
Et la vérité de l'homme consiste dans le fait qu'il est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu.
En tant que « personne » l'homme est, selon une belle expression de saint Thomas d'Aquin, id quod est perfectissimum in tota natura (Somme théologique, q. 29, a. 3).
En partant de cette conviction, l'Église a formé sa doctrine sur les « droits de l'homme »,
- qui ne dérivent ni de l'État ni d'une autre autorité humaine,
- mais de la personne même.
Les pouvoirs publics doivent donc « garantir
- la reconnaissance et le respect des droits,
- leur conciliation mutuelle,
- leur défense et leur expansion [2] »
Il s'agit, en effet, de droits « universels, inviolables et inaliénables » (ibid., n. 3).
Voilà pourquoi les chrétiens
« doivent travailler sans cesse
- à mieux mettre en valeur la dignité que l'homme a reçue de son Créateur
- et unir leurs énergies à celles des autres pour la défendre et la promouvoir [3] »
En réalité, « l'Église ne peut jamais abandonner l'homme, dont le sort est étroitement et indissolublement lié au Christ [4] ».
Dans la dimension transcendante de la personne se trouve la source de sa dignité et de ses droits inviolables.
4. C'est pour cette raison que l'Église a favorablement accueilli la Déclaration universelle des Droits de l'homme des Nations unies, approuvée lors de l'Assemblée générale du 10 décembre 1948. […]
Sans aucun doute, la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948 ne présente pas les fondements anthropologiques et éthiques des droits de l'homme qu'elle proclame.
Dans ce domaine, « l'Église catholique a une contribution irremplaçable à apporter, car elle proclame que c'est dans la dimension transcendante de la personne que se situe la source de sa dignité et de ses droits inviolables ».
C'est pourquoi « l'Église est convaincue de servir la cause des droits de l'homme lorsque, fidèle à sa foi et à sa mission, elle proclame que la dignité de la personne a son fondement dans sa qualité de créature faite à l'image et à la ressemblance de Dieu [5] ».
L'Église est convaincue que dans la reconnaissance de ce fondement anthropologique et éthique des droits de l'homme se trouve la meilleure protection contre toute violation et abus de ceux-ci.
Le premier et le plus fondamental des Droits de l'homme est celui de la vie.
5. Au cours de mon service comme Successeur de Pierre, j'ai ressenti le devoir d'insister avec force sur certains de ces droits qui, affirmés théoriquement, ne sont souvent pas respectés, que ce soit par les lois ou dans les comportements concrets.
Ainsi, je suis revenu plusieurs fois sur le premier et le plus fondamental des droits humains, qui est le droit à la vie.
En effet, « la vie humaine est sacrée et inviolable de sa conception à sa fin naturelle. […]
De même qu'une vraie culture de la vie
- garantit le droit de venir au monde à celui qui n'est pas encore né,
- de même elle protège les nouveau-nés, en particulier les filles, du crime d'infanticide.
- Pareillement, elle assure aux porteurs de handicap le développement de leurs potentialités, et aux malades et aux personnes âgées, des soins adaptés [6] ».
L'embryon est un individu humain et le titulaire des droits inviolables de l'être humain.
J'ai en particulier insisté sur le fait que l'embryon est un individu humain et, comme tel, il est le titulaire des droits inviolables de l'être humain.
La norme juridique est donc appelée à définir le statut juridique de l'embryon en tant que sujet de droits qui ne peuvent être violés ni par l'ordre moral, ni par l'ordre juridique.
Le droit à la liberté religieuse est la base de tous les droits
Un autre droit fondamental sur lequel, en raison de ses fréquentes violations dans le monde d'aujourd'hui, j'ai dû revenir, est celui à la liberté religieuse, reconnu
- tant par la Déclaration universelle des Droits de l'homme (art. 18),
- que par l'Acte final d'Helsinki (1a, VII),
- ou par la Convention sur les Droits de l'enfant (art. 14).
Je considère, en effet, que le droit à la liberté religieuse
n'est pas simplement un droit parmi les autres droits humains,
mais qu'il est celui auquel tous les autres se réfèrent,
- Car la dignité de la personne humaine a sa première source dans le rapport essentiel avec Dieu.
En réalité, le droit à la liberté de religion « est si étroitement lié aux autres droits fondamentaux que l'on peut soutenir à juste titre que le respect de la liberté religieuse est comme un "test" pour l'observance des autres droits fondamentaux [7] ».
Les nombreux autres droits qui doivent être garantis à travers des normes juridiques obligatoires
6. Je me suis enfin efforcé de mettre en lumière, en demandant qu'ils soient garantis à travers des normes juridiques obligatoires, de nombreux autres droits :
- le droit à ne pas être discriminé pour des motifs raciaux, de langue, de religion et de sexe ;
- le droit à la propriété privée, qui est valable et nécessaire, mais qui ne doit jamais être séparé du principe plus fondamental de la destination universelle des biens [8] ;
- le droit à la liberté d'association, d'expression et d'information, toujours dans le respect de la vérité et de la dignité des personnes ;
- le droit - qui aujourd'hui est également un grave devoir - de participer à la vie politique, « destinée à promouvoir, organiquement et institutionnellement, le bien commun [9] » ;
- le droit à l'initiative économique [10] ;
- le droit au logement, c'est-à-dire « le droit au logement pour chaque personne avec sa famille », strictement lié au droit à se constituer une famille et à avoir un travail justement rétribué ;
-le droit à l'éducation et à la culture, car « l'analphabétisme constitue une grande pauvreté et est souvent synonyme de marginalité [11] » ;
-le droit des minorités « à l'existence » et « à conserver et à développer leur culture [12] » ;
- le droit au travail et les droits des travailleurs : un thème auquel j'ai consacré l'encyclique Laborem exercens.
La défense ouverte des droits de la famille contre les usurpations intolérables de la société et de l'État.
Enfin, j'ai pris un soin particulier à proclamer et à défendre « ouvertement et avec vigueur les droits de la famille contre les usurpations intolérables de la société et de l'État [13] », sachant bien que la famille est le lieu privilégié de l' « humanisation de la personne et de la société [14] » et que c'est à travers elle que « passe l'avenir du monde et de l'Église [15] ».
Que l'humanité progresse dans la prise de conscience des droits fondamentaux reflétant la dignité originelle de l'homme.
7. […] Je voudrais conclure notre rencontre par le vœu sincère que l'humanité progresse ultérieurement dans sa prise de conscience des droits fondamentaux dans lesquels se reflète sa dignité originelle.
Que le nouveau siècle puisse enregistrer un respect toujours plus conscient des droits de l'homme, de tout homme, de chaque homme.
Sensibles à l'exhortation de DANTE :
« Vous n'avez pas été faits pour vivre comme des brutes,
mais pour rechercher les vertus et la connaissance » (Inf. XXVI, 119-120),
que les hommes et les femmes du troisième millénaire sachent
- inscrire dans les lois
- et traduire dans les comportements les valeurs éternelles sur lesquelles repose toute civilisation authentique.
[1] Discours au symposium sur Evangelium vitae et droit, 1996, n° 4.
[2] Pacem in terris, n° 22.
[3] Discours au colloque « L'Église et les droits de l'homme », 1988, n° 4.
[4] Discours au congrès mondial sur la pastorale des droits humains, 1998, n° 3.
[5] Discours au Corps diplomatique, 1989, n° 7.
[6] Message pour la Journée mondiale de la Paix, 1999, n° 4.
[7] Discours au Corps diplomatique, 1989, n° 6.
[8] Voir Sollicitudo rei socialis, n° 42 ; Centesimus annus, n° 6.
[9] Christifideles laici, n° 42.
[10] Voir Centesimus annus, n° 15 ; Sollicitudo rei socialis, n° 15.
[11] Discours pour l'Année internationale de l'alphabétisation, 3 mars 1990.
[12] Journée mondiale de la Paix, 1989, nos 5 et 7.
[13] Familiaris consortio, n° 46.
[14] Christifideles laici, n° 40.
[15] Discours à la confédération des Consulteurs chrétiens, 1980, n° 4.
* Esprit & Vie n°87 / août 2003 - 1e quinzaine, p. 44-45.

( 743292 )
Plus lisible par Meneau (2014-02-05 01:03:01)
[en réponse à 743289]
La revue Esprit & Vie a publié en août 2003 * un article consacré à la défense des droits de l'homme par Jean Paul II, dont je vous propose la lecture.
Le pape Jean-Paul a reçu, en mai 2003, un doctorat Honoris causa de l'université de La Sapienza de Rome, pour son action en faveur de la défense des droits de l'homme. À cette occasion, le Saint-Père a donné un discours dont nous donnons de larges extraits.
« Au cours des années de service pastoral à l'Église, j'ai considéré qu'il appartenait à mon ministère de réserver une large place à l'affirmation des droits de l'homme, en raison du lien étroit qu'ils possèdent avec deux points fondamentaux de la morale chrétienne :
- la dignité de la personne
- et la paix.
C'est Dieu, en effet, qui, créant l'homme à son image et l'appelant à être son fils adoptif, lui a conféré une dignité incomparable, et c'est Dieu qui a créé les hommes afin qu'ils vivent dans la concorde et dans la paix, en effectuant une juste distribution des moyens nécessaires pour vivre et se développer.
Mû par cette conscience, je me suis prodigué de toutes mes forces pour servir ces valeurs.
Mais je ne pouvais pas accomplir cette mission, que me demandait la charge apostolique, sans avoir recours aux catégories du droit. […]
La personne humaine est le fondement et l'objectif de la vie sociale que le droit doit servir.
3. Le principe qui m'a guidé dans mon engagement est que la personne humaine - telle qu'elle a été créée par Dieu - est le fondement et l'objectif de la vie sociale que le droit doit servir.
En effet, « la place centrale de la personne humaine dans le droit est justement exprimée par l'aphorisme classique :
Hominum causa omne ius constitutum est.
Ce qui équivaut à dire que le droit est digne de ce nom, dans la mesure où il place à sa base l'homme dans sa vérité [1] ».
Et la vérité de l'homme consiste dans le fait qu'il est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu.
En tant que « personne » l'homme est, selon une belle expression de saint Thomas d'Aquin, id quod est perfectissimum in tota natura (Somme théologique, q. 29, a. 3).
En partant de cette conviction, l'Église a formé sa doctrine sur les « droits de l'homme »,
- qui ne dérivent ni de l'État ni d'une autre autorité humaine,
- mais de la personne même.
Les pouvoirs publics doivent donc « garantir
- la reconnaissance et le respect des droits,
- leur conciliation mutuelle,
- leur défense et leur expansion [2] »
Il s'agit, en effet, de droits « universels, inviolables et inaliénables » (ibid., n. 3).
Voilà pourquoi les chrétiens
« doivent travailler sans cesse
- à mieux mettre en valeur la dignité que l'homme a reçue de son Créateur
- et unir leurs énergies à celles des autres pour la défendre et la promouvoir [3] »
En réalité, « l'Église ne peut jamais abandonner l'homme, dont le sort est étroitement et indissolublement lié au Christ [4] ».
Dans la dimension transcendante de la personne se trouve la source de sa dignité et de ses droits inviolables.
4. C'est pour cette raison que l'Église a favorablement accueilli la Déclaration universelle des Droits de l'homme des Nations unies, approuvée lors de l'Assemblée générale du 10 décembre 1948. […]
Sans aucun doute, la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948 ne présente pas les fondements anthropologiques et éthiques des droits de l'homme qu'elle proclame.
Dans ce domaine, « l'Église catholique a une contribution irremplaçable à apporter, car elle proclame que c'est dans la dimension transcendante de la personne que se situe la source de sa dignité et de ses droits inviolables ».
C'est pourquoi « l'Église est convaincue de servir la cause des droits de l'homme lorsque, fidèle à sa foi et à sa mission, elle proclame que la dignité de la personne a son fondement dans sa qualité de créature faite à l'image et à la ressemblance de Dieu [5] ».
L'Église est convaincue que dans la reconnaissance de ce fondement anthropologique et éthique des droits de l'homme se trouve la meilleure protection contre toute violation et abus de ceux-ci.
Le premier et le plus fondamental des Droits de l'homme est celui de la vie.
5. Au cours de mon service comme Successeur de Pierre, j'ai ressenti le devoir d'insister avec force sur certains de ces droits qui, affirmés théoriquement, ne sont souvent pas respectés, que ce soit par les lois ou dans les comportements concrets.
Ainsi, je suis revenu plusieurs fois sur le premier et le plus fondamental des droits humains, qui est le droit à la vie.
En effet, « la vie humaine est sacrée et inviolable de sa conception à sa fin naturelle. […]
De même qu'une vraie culture de la vie
- garantit le droit de venir au monde à celui qui n'est pas encore né,
- de même elle protège les nouveau-nés, en particulier les filles, du crime d'infanticide.
- Pareillement, elle assure aux porteurs de handicap le développement de leurs potentialités, et aux malades et aux personnes âgées, des soins adaptés [6] ».
L'embryon est un individu humain et le titulaire des droits inviolables de l'être humain.
J'ai en particulier insisté sur le fait que l'embryon est un individu humain et, comme tel, il est le titulaire des droits inviolables de l'être humain.
La norme juridique est donc appelée à définir le statut juridique de l'embryon en tant que sujet de droits qui ne peuvent être violés ni par l'ordre moral, ni par l'ordre juridique.
Le droit à la liberté religieuse est la base de tous les droits
Un autre droit fondamental sur lequel, en raison de ses fréquentes violations dans le monde d'aujourd'hui, j'ai dû revenir, est celui à la liberté religieuse, reconnu
- tant par la Déclaration universelle des Droits de l'homme (art. 18),
- que par l'Acte final d'Helsinki (1a, VII),
- ou par la Convention sur les Droits de l'enfant (art. 14).
Je considère, en effet, que le droit à la liberté religieuse
n'est pas simplement un droit parmi les autres droits humains,
mais qu'il est celui auquel tous les autres se réfèrent,
- Car la dignité de la personne humaine a sa première source dans le rapport essentiel avec Dieu.
En réalité, le droit à la liberté de religion « est si étroitement lié aux autres droits fondamentaux que l'on peut soutenir à juste titre que le respect de la liberté religieuse est comme un "test" pour l'observance des autres droits fondamentaux [7] ».
Les nombreux autres droits qui doivent être garantis à travers des normes juridiques obligatoires
6. Je me suis enfin efforcé de mettre en lumière, en demandant qu'ils soient garantis à travers des normes juridiques obligatoires, de nombreux autres droits :
- le droit à ne pas être discriminé pour des motifs raciaux, de langue, de religion et de sexe ;
- le droit à la propriété privée, qui est valable et nécessaire, mais qui ne doit jamais être séparé du principe plus fondamental de la destination universelle des biens [8] ;
- le droit à la liberté d'association, d'expression et d'information, toujours dans le respect de la vérité et de la dignité des personnes ;
- le droit - qui aujourd'hui est également un grave devoir - de participer à la vie politique, « destinée à promouvoir, organiquement et institutionnellement, le bien commun [9] » ;
- le droit à l'initiative économique [10] ;
- le droit au logement, c'est-à-dire « le droit au logement pour chaque personne avec sa famille », strictement lié au droit à se constituer une famille et à avoir un travail justement rétribué ;
-le droit à l'éducation et à la culture, car « l'analphabétisme constitue une grande pauvreté et est souvent synonyme de marginalité [11] » ;
-le droit des minorités « à l'existence » et « à conserver et à développer leur culture [12] » ;
- le droit au travail et les droits des travailleurs : un thème auquel j'ai consacré l'encyclique Laborem exercens.
La défense ouverte des droits de la famille contre les usurpations intolérables de la société et de l'État.
Enfin, j'ai pris un soin particulier à proclamer et à défendre « ouvertement et avec vigueur les droits de la famille contre les usurpations intolérables de la société et de l'État [13] », sachant bien que la famille est le lieu privilégié de l' « humanisation de la personne et de la société [14] » et que c'est à travers elle que « passe l'avenir du monde et de l'Église [15] ».
Que l'humanité progresse dans la prise de conscience des droits fondamentaux reflétant la dignité originelle de l'homme.
7. […] Je voudrais conclure notre rencontre par le vœu sincère que l'humanité progresse ultérieurement dans sa prise de conscience des droits fondamentaux dans lesquels se reflète sa dignité originelle.
Que le nouveau siècle puisse enregistrer un respect toujours plus conscient des droits de l'homme, de tout homme, de chaque homme.
Sensibles à l'exhortation de DANTE :
« Vous n'avez pas été faits pour vivre comme des brutes,
mais pour rechercher les vertus et la connaissance » (Inf. XXVI, 119-120),
que les hommes et les femmes du troisième millénaire sachent
- inscrire dans les lois
- et traduire dans les comportements les valeurs éternelles sur lesquelles repose toute civilisation authentique.
[1] Discours au symposium sur Evangelium vitae et droit, 1996, n° 4.
[2] Pacem in terris, n° 22.
[3] Discours au colloque « L'Église et les droits de l'homme », 1988, n° 4.
[4] Discours au congrès mondial sur la pastorale des droits humains, 1998, n° 3.
[5] Discours au Corps diplomatique, 1989, n° 7.
[6] Message pour la Journée mondiale de la Paix, 1999, n° 4.
[7] Discours au Corps diplomatique, 1989, n° 6.
[8] Voir Sollicitudo rei socialis, n° 42 ; Centesimus annus, n° 6.
[9] Christifideles laici, n° 42.
[10] Voir Centesimus annus, n° 15 ; Sollicitudo rei socialis, n° 15.
[11] Discours pour l'Année internationale de l'alphabétisation, 3 mars 1990.
[12] Journée mondiale de la Paix, 1989, nos 5 et 7.
[13] Familiaris consortio, n° 46.
[14] Christifideles laici, n° 40.
[15] Discours à la confédération des Consulteurs chrétiens, 1980, n° 4.
* Esprit & Vie n°87 / août 2003 - 1e quinzaine, p. 44-45.
Cordialement
Meneau

( 743297 )
Plutôt un dispositif fondamental, ou plutôt une dynamique évolutive ? par Scrutator Sapientiæ (2014-02-05 07:40:51)
[en réponse à 743289]
Bonjour et merci, Abbé Néri.
S'agit-il de défendre
- plutôt un dispositif fondamental, y compris d'une manière telle et sur des matières telles que l'on se fait alors traiter de conservateur nostalgique ou réactionnaire, voire d'ennemi ou d'opposant aux droits de l'homme, par les membres de la classe maçonnico-médiatique ou de la classe maçonnico-politique, parce que l'on a le malheur de subordonner les droits de l'homme à la loi naturelle,
ou
- plutôt une dynamique évolutive, y compris d'une manière telle et sur des matières telles que l'on se condamne alors à agir dans le sens de "l'accompagnement humanisateur", ou dans le sens du "ni pour, ni contre, au contraire", y compris vis-à-vis de droits de l'homme qui découlent d'une vision de l'homme et approuvent des actions de l'homme manifestement incompatibles avec l'anthropologie chrétienne ?
Dans le cas, notamment, de Jean-Paul II et de Benoît XVI, la réponse à cette question est bien connue, et dans le cas de bon nombre de clercs, la réponse est tout aussi bien connue, mais ce n'est pas vraiment ou pas du tout la même...
Dans le meilleur des cas, quand les hommes d'Eglise parlent des droits de l'homme, oh pardon, des Droits de l'Homme, ils ne pensent pas du tout à la même chose, sur certains sujets ou thèmes, que "les inducteurs d'"évolution" des mentalités" qui s'activent ou s'agitent au sein ou autour de l'Etat et des médias ; certains hommes d'Eglise en ont bien conscience, et le précisent ou le rappellent, mais pas d'autres, et c'est bien là une partie du problème.
Comme je l'ai déjà écrit, qu'arrivera-t-il le jour où, à cause de cette dynamique évolutive, l'avortement et l'euthanasie, oh pardon, le droit de disposer de son corps dans la liberté et le droit de disposer de sa mort dans la dignité, feront partie des droits de l'homme ?
A qui donc réussira-t-on alors à faire comprendre que ces prétendus droits de l'homme, ceux-là, en tout cas, sont mensongers, car opposés aux fondements (ante-modernes ou anti-modernes ?) des droits de l'homme, et que seuls les droits de l'homme conformes et fidèles à ces fondements (dont la radicalité et la spécificité sont promues par qui, précisément ?) font partie des véritables droits de l'homme ?
Ma question est celle d'un tocquevillien ; la civilisation des droits de l'homme, je ne la diabolise pas, mais je ne l'idéalise pas non plus, mais j'en mesure toute l'ambivalence dysfonctionnelle, et surtout, je ne vois que trop dans quelle mesure cette civilisation porte en elle des potentialités ou des réalisations juridico-politiques, au sens large, opposées à la civilisation de l'Amour, ou plutôt à la civilisation du véritable Amour, laquelle est indissociable de l'ouverture des coeurs et des moeurs sur la véritable Lumière.
Je vous rappelle cette précision tout à fait étonnante, dans le chapitre IV de la deuxième partie de Gaudium et Spes :
" 3. De toute évidence, la communauté politique et l’autorité publique trouvent donc leur fondement dans la nature humaine et relèvent par là d’un ordre fixé par Dieu, encore que la détermination des régimes politiques, comme la désignation des dirigeants, soient laissées à la libre volonté des citoyens.
4. Il s’ensuit également que l’exercice de l’autorité politique, soit à l’intérieur de la communauté comme telle, soit dans les organismes qui représentent l’État, doit toujours se déployer dans les limites de l’ordre moral, en vue du bien commun (mais conçu d’une manière dynamique), conformément à un ordre juridique légitimement établi ou à établir. Alors les citoyens sont en conscience tenus à l’obéissance. D’où, assurément, la responsabilité, la dignité et l’importance du rôle de ceux qui gouvernent. "
Qu'est-ce que l'on dit, et surtout qu'est ce que l'on fait, quand le "bien commun", "conçu d'une manière dynamique", évolue, dans le cadre et au moyen des droits de l'homme, non conformément, mais contrairement à la double exigence chrétienne de respect de "la nature humaine" et de respect de "l'ordre voulu par Dieu" ?
Quant aux "limites de l'ordre moral", je ne suis pas sûr que cette référence soit suffisante, pour rappeler à nos contemporains, y compris catholiques, que les véritables droits de l'homme sont subordonnés à la loi naturelle, non d'une manière arbitraire, mais d'une manière intrinsèque, d'autant plus que les limites de l'ordre moral se sont quelque peu déplacées, compte tenu de l'hégémonie contemporaine de ce que certains appellent "la moraline".
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.

( 743299 )
Mais si par Jean Ferrand (2014-02-05 09:09:56)
[en réponse à 743297]
Mais si le législateur ne respecte pas la loi naturelle telle que vous l'entendez (c'est-à-dire reposant sur le plan divin), s'il la viole de toute manière, qu'allez-vous faire ? Que devons-nous faire ?

( 743457 )
Les D H S D véhiculent une conception biaisée de la personne humaine. par Scrutator Sapientiæ (2014-02-06 23:50:55)
[en réponse à 743299]
Bonsoir Jean Ferrand,
La réponse à votre question se trouve notamment dans Veritatis Splendor, je ne vous y renvoie pas pour mieux "me défiler", mais Jean-Paul II, dans V S, expose clairement le principe de la résistance, si nécessaire jusqu'au martyre, y compris sur des questions relevant de la morale.
L'un des problèmes, avec les Droits de l'Homme Sans Dieu, est le suivant : ils véhiculent une conception biaisée de la personne humaine, inspirée par l'individualisme et par l'utilitarisme.
L'autre problème est que les D H S D véhiculent un état d'esprit, une axiologie, une mentalité : ainsi, pour certains, il est conforme aux droits de l'homme d'être pour le droit à l'avortement et le droit à l'euthanasie, en tout cas de ne pas être contre, et il est contraire aux droits de l'homme, ET NON DIFFEREMMENT CONFORME aux droits de l'homme, de chercher à résister, à s'opposer, à l'extension de ces mêmes droits.
Ce que j'ai voulu dire n'est pas autre chose que ceci : on n'utilise pas impunément un vocabulaire qui véhicule un rapport à ce dont on parle, une vision de ce dont on parle, qui est étrangère, voire opposée, au rapport, à la vision, en l'occurrence, de l'homme, que l'on souhaite vivement promouvoir.
Les droits de l'homme sont une chose, les droits fondamentaux de la personne humaine en sont une autre, ce qui ne signifie évidemment pas qu'il n'y a pas pire que les droits de l'homme, ni que Jean-Paul n'a jamais recouru à la notion de droits fondamentaux.
Je vous renvoie enfin à ceci, que nous devons à Jean MADIRAN :
" Veritatis Splendor
Tout à coup, sept ans plus tard, et tout à fait inattendue, la familiarité filiale est intellectuellement retrouvée avec l’encyclique Veritatis splendor. Nous l’avons reçue, nous l’avons lue, nous l’avons relue en versant des larmes de joie et avec l’envie de crier au miracle. Avions-nous donc oublié que l’Eglise, malgré ses maladies temporelles, est un miracle permanent ? mais aussi un mystère, celui d’une Présence réelle qui est voilée. Dans l’encyclique il y avait le ton, la manière, la substance, la force de la vérité, il y avait à la fois l’allure et le contenu. Il y avait ce que les contemporains de Karol Wojtyla n’avaient plus rencontré depuis une trentaine d’années. Par un mot insuffisant mais fortement expressif, on pouvait dire que cette encyclique était « thomiste ». A contre-courant de l’exégèse dominante, l’encyclique citait avec une assurance tranquille les commentaires scripturaires des Pères de l’Eglise et des grands docteurs médiévaux, saint Augustin, saint Ambroise, saint Jean Chrysostome, saint Cyrille d’Alexandrie, saint Grégoire le Grand, elle citait même, comble d’anti-modernisme exégétique, le In duo praecepta et le In Epistulam ad Romanos de saint Thomas. Elle citait aussi 58 fois Vatican II, mais si l’on y regardait de près, on voyait que chaque fois, c’était dans un effort rectificatif, parfois à peine esquissé. Et puis cette encyclique Veritatis splendor fut bientôt suivie d’une encyclique Fides et ratio également « thomiste ». Il me revenait à la mémoire une pensée de notre grand et vénéré ami Gustave Corçaô (mort sous Paul VI) : « Je sais reconnaître la voix de ma Mère l’Eglise, je sais reconnaître ce qui n’est pas la voix de ma Mère. »
Les droits de l’homme et la Nouvelle évangélisation
Le langage des Droits de l’Homme ne serait chez Jean-Paul II, selon Joël-Benoît d’Onorio, qu’un lexique de la modernité utilisé pour mieux en subvertir la subversion. La Déclaration des Droits de 1948 serait invoquée « non comme un acte de perfection mais comme un élément de réflexion, non comme un point d’arrivée mais comme un point de départ ». Si c’est bien cela qu’a voulu tenter Jean-Paul II, valait-il la peine d’un détour aussi compliqué, aussi acrobatique, aussi inefficace ? Il n’a porté remède ni à la sécularisation crapuleuse des grandes démocraties occidentales, ni à l’apostasie immanente contaminant le clergé et sa hiérarchie. Le nombre des catholiques pratiquants était passé en France de 25 % de la population en 1965, à l’issue du Concile, à 15 % lors de l’élection de Jean-Paul II. Au bout de son pontificat il était tombé à 5 % (et à 4 % aujourd’hui). Sans doute les chiffres ne disent pas tout, mais ils disent quand même quelque chose et, comme le fait observer l’abbé Claude Barthe, « des églises remplies et des séminaires florissants seraient préférables pour la mission du Christ ». L’Eglise ne connaît d’ailleurs pas seulement un affaiblissement social et moral : sillonnée par les autorités parallèles et anonymes des comités, commissions et conférences, elle est en somme humainement ingouvernable. Remarque profonde de l’abbé Guillaume de Tanoüarn : « La nouvelle évangélisation, lancée à son de trompe, n’est pas vraiment crédible. Aujourd’hui le dialogue et la quête du consensus l’emportent toujours sur le témoignage et la conversion. » "
Bonne nuit et à bientôt.
Scrutator.

( 743566 )
Merci pour votre réflexion par Jean Ferrand (2014-02-08 10:02:54)
[en réponse à 743457]
Merci pour votre réflexion instruite et documentée. Avez-vous, Scrutator, déjà médité sur le phénomène récurrent de la 'pensée unique' qui sévit jusque dans l’Église et empêche toute pensée rationnelle, ainsi que tout dialogue et laisse les gens insatisfaits, quoique muets, faute de lieux d'expression ?
Moi, si je ne m'exprime pas dans l’Église, c'est d'abord parce que je me sens coupable, et je laisse donc les gens plus dignes - et les prêtres - exposer - unilatéralement - la vérité qu'ils détiennent.
Mais peut-être ai-je manqué certains de vos posts ?

( 743623 )
Peut-être êtes-vous confronté à ce type de "dialectique" ? par Scrutator Sapientiæ (2014-02-08 23:30:08)
[en réponse à 743566]
Bonsoir et merci, Jean Ferrand.
J'essaie de répondre à votre message, en explicitant ou en imaginant la "dialectique" à laquelle vous êtes peut-être fréquemment confronté :
1. Pour beaucoup, depuis longtemps, la bonne intention générale initiale bonifie totalement le mauvais résultat particulier ultérieur : ainsi, pour beaucoup (parfois les mêmes...)
- il est impossible que le Concile Vatican II ait donné, entre autres fruits, des mauvais fruits, puisque les Papes, Pères, experts, au Concile, étaient inspirés et orientés par les meilleures intentions, non pour leur propre bien, mais pour le bien de l'Eglise ;
- il est impossible que la construction de l'Union européenne ait produit, entre autres résultats, des mauvais résultats, puisque les Pères de l'Europe, leurs conseillers, leurs successeurs, étaient animés et éclairés par les meilleures intentions, non pour leur propre bien, mais pour le bien de l'Europe.
2. Le jugement critique le plus mesuré et objectif possible sur les idées et les actions d'une personne est souvent délégitimé, désamorcé, disqualifié, par la transformation caricaturale et unilatérale de ce jugement, en un jugement "dépourvu de fondement "car" dépourvu de charité", sur la personne elle-même :
- "Vous formulez un jugement, critique ou sceptique, sur le bien-fondé de telle conception ou le résultat de telle décision du (futur) Pape Jean XXIII ? Mais comment donc osez-vous ainsi être aussi peu charitable avec une telle personne, au point de salir son image ?"
- "Vous vous permettez de mettre en cause ou en doute le caractère clairvoyant d'une partie de la vision de l'Europe de Robert Schuman, ou le caractère bienfaisant d'une partie de l'action, pour l'Europe, de Robert Schuman ? Mais comment donc osez-vous ainsi manquer de charité envers une telle personne, au point de ternir sa mémoire ?
3. L'invocation d'une autorité apparemment évidente, générale, admise, établie, constitue un autre moyen d'impressionner, d'intimider, le contradicteur potentiel : "Comme chacun le sait, depuis (au choix : Kant, Hegel, Marx, Nietzsche, Freud, Bergson, Husserl, Heidegger, Sartre, Vatican II, Derrida, Lévinas, etc.), nous savons tous que..." : ce qui signifie à peu près : "je prends appui sur tel auteur pour dire ce que je vais dire, il ne faut donc pas qu'il vous vienne à l'esprit de me contredire, puisque vous n'êtes évidemment pas en mesure de contredire l'auteur à l'abri de l'autorité duquel je vais m'exprimer."
4. Un autre procédé auquel je pense est plus complexe : c'est le procédé au moyen duquel votre contradicteur fait semblant d'accomplir un pas dans votre direction, pour mieux brouiller les cartes, en prenant appui, pour le besoin de sa cause, à fronts renversés, sur une décision ou une position imaginaire, qu'il attribue, d'une manière malhonnête, à une personnalité avec laquelle vous êtes le plus souvent en accord, et avec laquelle lui-même est le plus souvent en désaccord.
Exemple : "Dieu sait que je n'ai pas toujours été d'accord avec Benoît XVI, avec son archaisme, son conservatisme, sa frilosité ! Il n'empêche que le jour où il a fait accomplir un grand pas en avant à toute l'Eglise, en autorisant enfin le recours au préservatif, j'ai été le premier à me réjouir !"
5. Un autre procédé auquel je pense ce soir consiste, pour votre contradicteur, qui ne veut pas dialoguer loyalement avec vous sur le fond, sur un sujet qu'il sait défavorable à ses propres conceptions, ou sur un thème qu'il sait défavorable à ses propres positions, à recourir à un argument qui relève de l'indémontrable ou de l'invérifiable :
Exemple : "Ah ! Si seulement Jean XXIII avait vécu plus longtemps, ou si seulement Paul VI n'avait pas publié Humanae Vitae, ou si seulement Jean-Paul II et (le futur) Benoît XVI n'avaient pas condamné la théologie de la libération, alors, le grand mariage de l'Eglise avec le monde, qui a été célébré au Concile, aurait continué, et nous n'aurions pas eu l'après-Concile désastreux que nous avons connu !"
6. Je pense enfin à un dernier procédé, qui consiste à donner une signification tout à fait singulière et subjective à un événement particulier, en le rattachant à une ligne de conduite, à une motivation générale, que l'on réprouve en la déformant : cela renvoie à quelque chose qui s'est produit il y aura bientôt 20 ans, et cela donne à peu près ceci : "Pour ma part, j'ai compris qu'il n'était vraiment plus question de donner un avenir aux intuitions du Concile, que ce soit en France ou à Rome, quand j'ai appris la révocation, en janvier 1995, de Mgr GAILLOT !"
Si vous avez déjà été confronté à l'un ou l'autre de ces procédés, je comprends que vous vous sentiez désarmé, certains de ces procédés étant confondants de bêtise et de parti pris contre la réalité historique ou la vérité objective, ou même contre la faculté et la liberté de juger les idées et les actions sans condamner leurs auteurs.
Quand vous êtes en présence de contradicteurs qui ne jurent que par "l'unité", au point de s'en prendre à la vérité, ou de manquer de charité, à l'égard des personnes qui essaient de la leur préciser ou de la leur rappeler, vous êtes en présence d'un système quasiment noyauté et verrouillé.
Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour ce message ; je ne sais s'il vous donne satisfaction, et vous remercie pour toute remarque ou suggestion.
Marcel DE CORTE l'a déjà dit, l'aurait dit, ou le dirait mieux que moi : il y a un lien intime, diabolique, pervers, entre le recours à la malhonnêteté intellectuelle, et la mise en oeuvre de la volonté de puissance subversive, que ce soit en politique, en religion, ou en morale ; il nous faut vivre avec, nous défendre comme nous pouvons, faire preuve de diplomatie et de discernement, de pédagogie et de psychologie, mais, compte tenu des procédés de certains, nous sommes d'autant plus susceptibles d'être contrés, sinon vaincus, que nous disons la vérité.
Je pense aussi à cette phrase du philosophe Yves-Charles ZARKA : "Aucune institution ne supporte qu'on lui dise la vérité sur elle-même" ; aucune institution ne supporte la critique interne, surtout quand celle-ci est étayée, étoffée, par l'expression de la vérité ; aucune institution, pas même l'Eglise, voire surtout pas l'Eglise, à mon avis, n'en doutez pas.
Je vous souhaite une bonne nuit et vous dis à bientôt.
Scrutator.

( 743638 )
Vous décrivez bien par Jean Ferrand (2014-02-09 09:49:15)
[en réponse à 743623]
Vous décrivez bien le phénomène récurrent de la pensée unique : les autres ont raison, donc j'ai tort, donc je m'écrase.
Mais, Scrutator, on vient de commémorer l'anniversaire de Marialis cultus de Paul VI.
Or dans Marialis cultus, Marie est définie avant tout, comme la Virgo audiens, le femme qui écoute.
Ne dois-je pas moi aussi écouter et me taire ?
D'autant plus qu'elle était sans péché et moi je suis pécheur.
Donc la pensée unique a raison. Non ?
La 'pensée unique' aurait des fondements théologiques. Saint Paul a des paroles sévères qui vont dans ce sens.