Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=743118
images/icones/hum2.gif  ( 743118 )Une réflexion modeste (!) par AVV-VVK (2014-01-31 21:34:23) 

Au fond, toutes "nos" questions, "nos" réserves, "nos" critiques, et caetera, à l' égard du pape régnant nous rendent-elles heureuses, nous procurent-elles la paix intérieure?
images/icones/bravo.gif  ( 743120 )Excellente question! par Rodolphe (2014-01-31 21:53:11) 
[en réponse à 743118]

Elles ne nous rendent pas heureuses, elles nous "distraient". C'est plus grave! La recherche desespérée d'une distraction n'est-elle pas en effet un signe d'acédie? :-)
images/icones/clown1.gif  ( 743121 )Oui au fond... par Arnold (2014-01-31 22:03:32) 
[en réponse à 743118]

Autant sombrer dans le progressisme, cela nous rendra certainement heureux, et nous procurera la paix, celle des cimetières.
images/icones/1e.gif  ( 743156 )Attention à l'orthographe par Ritter (2014-02-01 13:18:18) 
[en réponse à 743121]


et nous procurera la paix, celle des cimetières.



Comme on ne repose plus en paix dans les cimetières régulièrement profanés, je suppose que vous avez voulu écrire:

Celle des cimeterres.
images/icones/clown1.gif  ( 743161 )Attention vous filez un mauvais coton par Arnold (2014-02-01 14:50:37) 
[en réponse à 743156]

Vous risquez de vous faire retoquer pour racisme avec votre cimeterre.



Enfin, en même temps, janissaire à rien de s'énerver!
images/icones/neutre.gif  ( 743122 )Je vous dis qui n'a plus de "paix intérieur"... par New Catholic (2014-01-31 22:04:53) 
[en réponse à 743118]

Les Franciscains de l'Immaculée, voilà qui.
images/icones/fleche2.gif  ( 743147 )C'est une bonne question, voici une tentative de réponse. par Scrutator Sapientiæ (2014-02-01 09:56:34) 
[en réponse à 743118]

Bonjour et merci, AVV-VVK.

1. C'est étrange, car vous placez "nos" entre guillemets, comme s'il ne s'agissait pas de "nos" questions, réserves, ou critiques, ou comme si "nos" questions, réserves, ou critiques, étaient d'autant moins illégitimes qu'il s'agit bien des nôtres, qu'il s'agit bien de questions, réserves, critiques, exprimées, formulées, par des catholiques. Seraient-elles plus légitimes, car moins indociles, si j'ose dire, moins infiliales, si elles émanaient de non catholiques ?

2. En ce qui me concerne, je n'ai pas vraiment connu la paix intérieure, au contact de l'actualité de l'Eglise catholique, pendant toute l'année 2012-2013, puis jusqu'à la fin de l'automne 2013, et à présent, depuis début janvier 2014, je m'efforce de penser à la fois "mieux" et "moins" à certaines prises de décision ou à certaines prises de position du Pape François auxquelles j'ai du mal à souscrire, sans que ces décisions ou positions du Pape François, et sans que mes "questions", "réserves", ou "critiques" soient a priori gravées dans le marbre de l'infaillibilité.

3. Je suppose que l'une des conditions requises, pour bénéficier de la paix intérieure, réside dans la fidélité morale et spirituelle à l'essentiel, et dans l'ouverture, régulière et respectueuse, sur ce qui constitue la source de l'essentiel, malgré la confrontation à des aléas, à des obstacles, à des agressions ou à des privations, qui peuvent provenir de notre environnement extérieur, qu'il soit intra-ecclésial ou intra-mondain ; oui, vraiment, je suppose que c'est cela qui donne une capacité de docilité, face à Dieu, et de résistance, face au monde, dans la plus grande sérénité possible.

4. Je suppose par ailleurs que l'autre condition requise, pour porter en soi la paix intérieure, est davantage d'ordre psychologique : la paix intérieure, c'est aussi une question de tempérament, et de même qu'il y a des tempéraments spontanément récepteurs et / ou transmetteurs de paix intérieure, de même, il y a des tempéraments plus angoissés, plus tourmentés, qui ont plus de mal faire bon accueil, à conserver, voire à propager, de la sérénité.

5. Je distingue volontiers, en politique comme en religion,

- entre analyse critérisée, sur les mérites et/ou les limites probables de telle ou décision ou position, et appréciation a priori et uniquement négative,

- entre la docilité, qui a toujours vocation à la lucidité, y compris sur soi-même, et la servilité, qui a souvent la tentation de l'aveuglement volontaire,

- entre remarques respectueuses et critiques méprisantes ;

ces distinctions font-elles de moi un mauvais catholique ?

6. Si des remarques modérées, nuancées, argumentées, respectueuses, mais pas avant tout ni seulement approbatrices, vis-à-vis de certaines décisions ou positions du Pape François, contribuent à m'apporter un peu de paix intérieure, notamment et surtout quand je les partage avec d'autres, sur le Forum catholique, merci bien de me dire où peut être le mal.

7. "Qui suis-je, pour ne pas penser", après ou avec d'autres, même si c'est moins bien qu'eux, aux raisons profondes et aux effets durables de la situation actuelle, aux moyens actuels, par lesquels nous devrions pouvoir commencer à nous en sortir, ou aux moyens actuels, par lesquels nous devrions pouvoir continuer à nous enfoncer, dans le contexte interne propre au christianisme catholique européen occidental ?

8. Je termine ce message par cette dernière remarque : ce qui importe, c'est qu'à un moment donné, l'acceptation de la réalité l'emporte sur la perpétuation du mythe :

- s'il apparaît, s'il se confirme, que la réalité est celle-ci : continuité fondamentale entre le sens du pontificat de François, par rapport au sens du pontificat de chacun de ces deux derniers prédécesseurs, par-delà d'évidentes différences de style, je le reconnaîtrai, en moi et autour de moi ;

- s'il apparaît, s'il se confirme, que cette continuité fondamentale participe du mythe, légitimant et sécurisant, et qu'il y a des différences de forme, mais aussi des divergences de fond, par expression ou par omission, entre certaines décisions ou positions importantes et officielles du Pape François, et certaines décisions ou positions structurantes ou substantielles de ses deux derniers prédécesseurs, je le reconnaîtrai aussi, en moi et autour de moi.

Et c'est peut-être bien cela, cet état d'esprit là, qui m'apportera alors, le moment venu, le plus de paix intérieure : l'objectivité peut être source de paix, que ce soit au contact de la confirmation du caractère prédominant de la concrétisation de la continuité, ou en présence de la confirmation du caractère prépondérant de la volonté de ne pas la mettre en oeuvre.

Je vous remercie vivement pour votre message, en l'absence duquel je n'aurais pas eu l'idée d'écrire ce qui précède, et je vous souhaite une bonne journée.

Scrutator.
images/icones/1i.gif  ( 743154 )Je ne vois pas le rapport par Yves Daoudal (2014-02-01 12:18:36) 
[en réponse à 743118]

entre

"nos" questions, "nos" réserves, "nos" critiques, et caetera, à l' égard du pape régnant


et

la paix intérieure.


La paix intérieure est un produit de la foi, de la prière, des sacrements. Ce que dit et fait ce pape (ou un autre) ne m'importe en aucune façon sous le rapport de la paix intérieure.

Qui donc nous séparera de l'amour du Christ ? la tribulation ? ou l'angoisse ? ou la faim ? ou la nudité ? ou le péril ? ou la persécution ? ou le glaive ? (ou le pape ?) (…) Je suis certain que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni la violence, ni ce qu'il y a de plus élevé, ni ce qu'il y a de plus profond, ni aucune autre créature, (ni même, donc, le pape) ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu, manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur.
Saint Paul aux Romains, 8, 35, 38-39.

Etant membre du corps du Christ, je souffre des blessures qui lui sont infligées, mais cela n'affecte en rien cette paix intérieure qui est un rayon permanent et indestructible de l'amour de Dieu.