Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 741449 )Ça chauffe en haute Savoie après la trop sobre célébration du grand Jésuite Favre Pierre… par Minger (2014-01-07 16:57:27) 

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Le maire s’interroge sur le voyage à Rome « en catimini »
SAINT-JEAN-DE-SIXT/CANONISATION DE PIERRE FAVRE Le maire s’interroge sur le voyage à Rome « en catimini »

Petit extrait du grand article avec photos :

Un peu contrarié le maire de Saint-Jean-de-Sixt, Bernard Pessey, au lendemain de la messe d’action de grâce qui a couronné la canonisation de Pierre Favre. Présidée par le pape François et concélébrée par Monseigneur Yves Boivineau, évêque de Haute-Savoie, elle a eu lieu le 3 janvier à Rome. Bernard Pessey a le sentiment que ce voyage a été orchestré, selon ses termes, « en catimini ».
Il a été prévenu quasiment au dernier moment qu’une délégation de douze personnes, menée par la présidente des Amis du Val de Thônes, Monique Fillion, allait se rendre sur place. Il s’étonne de n’avoir pas été informé et se demande également comment ces personnes « ont été sélectionnées. »
Séparation de l’Église et de l’État
Il avance une explication à laquelle il ne semble pas croire lui-même : « C’est peut-être au nom de la loi de 1905 qui porte sur la séparation de l’Église et de l’État. » Rejouerait-on un épisode de Don Camillo et Peppone dans la vallée des Aravis ?
Plus d'infos dans nos éditions Haute Savoie de ce lundi 6 janvier.

Toute une page de protestation….Et rappel pour lui-même ses souvenirs d’enfant de cœur…

Mes bien chers hauts savoyards ! Il faut s’y faire, notre cher Pape n’est pas notre cher Benoit XVI que vous avez pas mal dénigré !

Sobriété ! C’est la nouvelle règle liturgique ! ça devrait à vous tous , vous convenir…
Voir aussi le fil à ce sujet…
images/icones/neutre.gif  ( 741455 )En l'occurrence il ne s'agit pas de "sobriété". par Yves Daoudal (2014-01-07 18:33:28) 
[en réponse à 741449]

C'est la "canonisation" (?) elle-même qui a été faite en catimini, en dehors de tout procès, en dehors de toutes les règles, sans même une proclamation du pape.

Il était logique que cette très étrange "canonisation" en catimini fût célébrée en catimini... C'est cela qu'il faudrait expliquer au maire.

(Pour rappel, les règles de canonisation ont été fixées par Urbain VIII, et modifiées par Jean-Paul II en 1983 par la constitution apostolique Divinus perfectionsi magister. Le pape n'étant ni un anarchiste ni un tyran, il doit respecter les règles établies par ses prédécesseurs tant qu'il ne les a pas changées par un acte officiel. Il me semble...)
images/icones/ancre2.gif  ( 741459 )Vous êtes vieux jeu ! par Paterculus (2014-01-07 18:51:50) 
[en réponse à 741455]

Vous faites semblant de croire que le droit de l'Eglise doit s'appliquer dans l'Eglise, allons, avouez-le !

Mais enfin, on va canoniser le Pape Jean-Paul II qui a fait tout un foin pour dire que les prêtres devaient se mettre en habit ecclésiastique, qui a rappelé cette norme dans le code qu'il a promulgué en 1983, et qui nous a donné une flopée d'évêques qui ne le portent pas. Alors nul n'a le droit d'ignorer l'absence de loi : vous êtes gravement contrevenant.

Non, le droit canon ne s'applique que pour chercher des poux dans la tête de ceux qui ennuient ceux qui ne respectent pas le droit canon.
(Mais moi je suis chauve !)

Votre dévoué Paterculus
images/icones/neutre.gif  ( 741526 )La canonisation de Pierre Favre est parfaitement régulière.... par Rodolphe (2014-01-08 15:32:38) 
[en réponse à 741459]

Je veux croire que le saint Père ne fait pas n'importe quoi.

D'après ce que je sais il s'agit d'une canonisation equipollente, la quelle est possible à trois conditions, réunies en l'espèce: un culte déjà ancien ; une renommée de miracles accomplis par le saint ; et leur transmission au cours des siècles par des historiens 'dignes de foi'.

Comme le souligne "Zenit" ("Pourquoi le jésuite savoyard Pierre Favre est Saint", 18 décembre 2013):

"A ces conditions, le pape peut étendre le culte du bienheureux à l’Église universelle et l'inscrire dans le calendrier des saints « sans aucune sentence formelle définitive, sans avoir conduit aucun procès juridique, sans avoir accompli les cérémonies habituelles ». Ces normes ont été définies par le pape Benoît XIV dans son traité sur "la béatification des serviteurs de Dieu et la canonisation des bienheureux" (« De Servorum Dei Beatificatione et Beatorum Canonizatione »).

La pratique de la canonisation équipollente a toujours été présente dans l’Église. Récemment, Benoît XVI a canonisé ainsi Hildegarde de Bingen (10 mai 2012) et le pape François a inscrit la bienheureuse Angèle de Foligno au nombre des saints (11 octobre 2013)".

Il est vrai qu'en 1983 le Pape Jean-Paul II a réformé les règles du "procès juridique", en donnant un rôle plus important aux évêques, et qu'il a également abrogé les règles antérieures régissant l'instruction.

Mais... la canonisation equipollente est une canonisation sans procès juridique! Dès lors, les modifications des règles du procès juridique introduites en 1983 sont sans incidence à son égard. Jean-Paul II a en effet abrogé, en 1983, les règles régissant l'instruction du procès jusqu'alors applicables... mais il n'a pas abrogé la canonisation sans instruction. Cette procédure subsiste donc. C'est pourquoi Benoit XVI l'avait lui aussi utilisée.
images/icones/neutre.gif  ( 741528 )Eh bien non. par Yves Daoudal (2014-01-08 15:58:38) 
[en réponse à 741526]

La référence à sainte Hildegarde est totalement inadéquate.

Sainte Hildegarde figurait depuis le XVIe siècle dans le martyrologe romain comme... "sainte Hildegarde":

Apud Bingiam, in dioecesi Moguntinensi, sanctae Hildegardis Virginis.


Et elle avait sa fête, comme "sainte Hildegarde", dans le bréviaire bénédictin.

Benoît XVI n'a fait que confirmer sa sainteté pour la nommer docteur de l'Eglise.

Rien à voir avec un "bienheureux Pierre Favre" qui ne figurait pas dans le martyrologe.
images/icones/neutre.gif  ( 741544 )Et pourtant si... par Rodolphe (2014-01-08 17:53:47) 
[en réponse à 741528]

Hildegarde de Bingen a bien fait l’objet d’une canonisation équipollente (l’Osservatore Romano, « Qu’est qu’une canonisation équipollente », 12 mai 2012). Je vous concède qu’elle était sans doute déjà « réputée » Sainte. Mais ce n’est nullement une condition requise pour cette forme particulière de canonisation. Un simple Bienheureux, comme Pierre Favre, peut parfaitement être canonisé par ce biais...

Vous pensiez sérieusement que Rome pouvait faire une erreur aussi grossière ?
images/icones/neutre.gif  ( 741548 )Pas comparable par Meneau (2014-01-08 18:09:07) 
[en réponse à 741544]

Ste Hildegarde avait déjà fait l'objet d'un procès et de quatre tentatives de canonisation qui n'avaient pas abouti en raison de leur complexité. Et elle était déjà inscrite comme sainte au martyrologe romain, comme vous l'a dit Yves Daoudal.

Benoît XVI s'est contenté d'officialiser cette situation, ce qu'on peut effectivement nommer "canonisation équipollente" dans la mesure où il n'y a pas eu de nouvelle instruction pour la cause. Mais cela n'a rien à voir avec une canonisation sans procès ni miracles.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 741550 )Pfff... par Yves Daoudal (2014-01-08 18:20:53) 
[en réponse à 741544]

Sainte Hildegarde n'était pas "réputée sainte". Elle faisait l'objet d'un culte public officiel et elle était officiellement sainte dans le martyrologe romain. Mais je vois que le pape qui fait ce qu'il veut quand il veut a ses fans prêts à tout admettre...
images/icones/neutre.gif  ( 741561 )[réponse] par Rodolphe (2014-01-08 20:04:43) 
[en réponse à 741550]

"réputé" est à prendre au sens juridique. Elle était reconnue comme Sainte sans avoir fait l'objet d'une canonisation formelle.
images/icones/ancre2.gif  ( 741570 )Eh bien, oui ! par Paterculus (2014-01-08 21:06:30) 
[en réponse à 741544]


Vous pensiez sérieusement que Rome pouvait faire une erreur aussi grossière ?


Moi, je le pense, car Rome en a fait de plus grossières.
Par exemple Humanae Vitae.
Ou bien cette encyclique fut une grossière erreur, ou bien c'est une grossière erreur que de nommer des évêques qui s'y opposent systématiquement au point de tolérer sur le site officiel de leur diocèse des torchons comme celui-ci.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/neutre.gif  ( 741575 )M'enfin... par Rodolphe (2014-01-08 21:34:36) 
[en réponse à 741570]

Cher Paterculus,

Mais enfin...

Oui c'est un torchon! Oui la nomination de certains évêques est loin d'être judicieuse... Mais là il s'agit de droit. Il y a des experts. Vous ne pensez tout de même pas qu'ils sont complètement stupides...

On peut discuter de l'opportunité d'avoir eu recours à la canonisation équipollente. Dire que c'était une erreur, que les conditions, à y regarder de plus près, n'étaient pas vraiment remplies. Mais on ne peut raisonnablement affirmer que Rome a utilisé une procédure inexistante!
images/icones/ancre2.gif  ( 741577 )Je vous comprends... par Paterculus (2014-01-08 21:42:48) 
[en réponse à 741575]

... mais je ne suis pas compétent dans ce domaine des canonisations.

Simplement il faut bien se dire que nous sommes dans une période de profonde décadence, même à Rome.
Dans ce contexte je ne peux exclure a priori une bourde comme celle dont parlent vos interlocuteurs.

Je dis sans doute un peu trop souvent mon "ras-le-bol", mais j'ai follement envie de demander au Pape d'ériger un ordinariat pour ceux qui veulent vivre dans l'Eglise selon la loi de l'Eglise, au plan du dogme, de la morale, de la discipline et de la liturgie.

VdP
images/icones/1d.gif  ( 741625 )Ah ? par Adso (2014-01-09 12:29:51) 
[en réponse à 741544]

Osservatore Romano = nouvel évangile ???


ça me fait pe,ser à cette citation d'un homme politique américain "Ce n'est pas vrai tant que CNN ne l'a pas dit !"
images/icones/neutre.gif  ( 741532 )Canonisations équipollentes ? par Meneau (2014-01-08 16:57:04) 
[en réponse à 741526]

Les règles édictées par Benoît XIV ont été peu ou prou reprises dans le code de droit canon de 1917 (can 2125 à 2135), et en particulier :


2138 - 2 - Pour la canonisation de bienheureux qui ont été béatifiés de façon équipollente, il faut l'approbation de trois miracles survenus après la béatification équipollente.



A noter qu'on ne parle ici que de béatification équipollente, mais quand même de canonisation formelle.

Les normes en question ont été modifiées par Paul VI (Sanctitas Clarior) puis par Jean Paul II (Divinus perfectionis magister). Cette dernière fait références aux normes précédemment en vigueur (Benoît XIV et CIC 1917 en particulier), instaure qu'il n'y a qu'une seul procédure désormais pour la canonisation, et précise in fine qu'elle abroge toutes les règles en vigueur précédemment.

Donc de deux choses l'une, il me semble (mais je ne suis pas canoniste) : soit Divinus perfectionis magister a abrogé les béatifications / canonisations équipollentes, soit ce n'est pas le cas et le code de 1917 s'applique. Mais quelle que soit la réponse, il n'y a pas possibilité de canoniser "de façon équipollente" sans procès et sans miracles.

Les quelques très rares (2 ? 3 ?) cas récents de canonisation équipollente comme celui de Marguerite de Hongrie sont tous antérieurs à ces modifications de Paul VI et Jean-Paul II d'une part, et sont toutes appuyées sur une vénération immémoriale des saints concernés, et sur la renommée de miracles accomplis rapportés par des témoins dignes de foi.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 741547 )Oui... par Rodolphe (2014-01-08 18:07:32) 
[en réponse à 741532]

J'ai déjà expliqué dans mon "post" plus haut pourquoi la réforme de 83 n'a pas supprimé la canonisation équipollente. Elle n’a abrogé que les anciennes règles du procès juridique lorsqu’un tel procès est requis, ce qui n’est pas le cas pour cette procédure particulière.

Par ailleurs, il me semble que vous confondez béatification équipollente et canonisation équipollente.

Il résulte du code de 1917 que le Bienheureux qui a fait l’objet d’une béatification équipollente ne pourra être canonisé qu’après l’approbation de trois miracles –donc un procès…-. La canonisation équipollente n’est donc pas possible.

Mais la béatification de Pierre Favre en 1872 par Pie IX, n’a pas été à ma connaissance une béatification équipollente. En conséquence la voie pour une canonisation équipollente était bien ouverte pour peu, bien entendu, que les conditions requises soient réunies.
images/icones/neutre.gif  ( 741553 )Mais justement ! par Meneau (2014-01-08 18:57:11) 
[en réponse à 741547]


Par ailleurs, il me semble que vous confondez béatification équipollente et canonisation équipollente.



Il me semble justement que la canonisation équipollente n'existe pas dans le droit. Benoît XIV dans "De Servorum Dei Beatificatione et Beatorum Canonizatione" définit bien la béatification équipollente, et ce qui est nécessaire pour passer d'une béatification équipollente à une canonisation formelle, mais je n'ai pas trouvé l'inverse, le passage d'une béatification formelle à une canonisation équipollente. Or d'après les références que vous citez, cela ne peut se trouver que dans cette oeuvre.

J'ai peut-être mal cherché, mais si vous avez la référence exacte, je suis intéressé.

Cordialement
Meneau


images/icones/neutre.gif  ( 741568 )Bien sur que cette procédure existe par Rodolphe (2014-01-08 21:05:14) 
[en réponse à 741553]

Le Dictionnaire de Théologie catholique, tome II (1899) (canonisation dans l’Eglise), p.1636 reconnait la canonisation équipollente, en donne la définition que j’ai évoqué, et cite « De Servorum Dei Beatificatione et Beatorum Canonizatione » de Benoit XIV comme la réglementant.

Donc, nous avons là une source permettant d'affirmer que Benoit XIV a bien défini la canonisation équipollente.

Par ailleurs, il suffit d’aller sur google books et de voir les nombreux ouvrages qui s’y réfèrent pour constater que cette procédure ne date pas du Pape François et qu’elle est toujours considérée comme étant en vigueur.

Rome aussi semble y avoir cru…

Maintenant, on peut toujours penser que c’est une illusion collective… :-) 
images/icones/neutre.gif  ( 741599 )Exact, merci pour la référence, mais... par Meneau (2014-01-09 01:07:42) 
[en réponse à 741568]

Effectivement le DTC est une bonne référence. Voici ce que dit le DTC éditions Letouzey et Ané, 1902-1950.


La canonisation équipollente est une sentence par laquelle le souverain pontife ordonne d'honorer comme saint, dans l'Eglise universelle, un serviteur de Dieu pour lequel n'a pas été introduit un procès régulier, mais qui, depuis un temps immémorial, se trouve en possession d'un culte public. Il faut que ses vertus héroïques, ou son martyre, ainsi que les miracles opérés par son intercession avant et après sa mort, sans avoir été constatés juridiquement, soient pourtant racontés par des historiens dignes de foi, et fassent l'objet de la croyance générale des peuples. Le saint-siège commence par permettre un office en son honneur ad libitum dans l'Eglise entière; puis, il l'impose, de praecepto, à tous ceux qui sont tenus à la récitation du bréviaire. Alors, la canonisation équipollente est achevée, car, selon Benoît VIV, c'est en ce dernier acte qu'elle consiste essentiellement. De servor. Dei beatif. et beator. canonizat., L I, c XLI, n4, t II, p 181.

Pour montrer avec quelle sage lenteur l'Eglise procède dans les canonisations équipollentes, et de combien de précautions elle s'entoure avant de prendre des décisions aussi graves, nous allons donner quelques exemples, survenus après le décret d'Alexandre III. Nous les rapporterons en suivant l'ordre chronologique, d'après l'année de la mort des saints ainsi canonisés.
[suivent un certain nombre d'exemples]
Il n'est pas inutile de noter qu'on ne pourrait pas déduire l'existence d'une canonisation, ni formelle, ni même équipollente, du seul fait de l'inscription d'un saint au martyrologe romain. Dans le martyrologe, en effet, sont inscrits non seulement les noms de ceux que les souverains pontifes ont canonisés ou béatifiés d'une façon formelle ou équipollente, mais aussi ceux de plusieurs serviteurs de Dieu béatifiés uniquement par des évêques particuliers, suivant l'usage de l'ancienne discipline, avant la réserve d'Alexandre III. Au sujet de ceux-ci, certaines erreurs ont pu se glisser, qui ont nécessité, quoique rarement, des corrections dans le passé, et en nécessiteront peut-être quelques-unes encore dans l'avenir, comme le confesse Benoît XIV lui-même : aliquos errones in martyrologium romanum aliquando irrepsisse, qui subinde correcti fuerunt, et pauca quaedam menda etiam corrgenda superesse. Benoît XIV, op.cit., l. I, c. XLIII, n.14, t.II, p.228. Voir col. 415.
[ensuite le DTC aborde des cas de canonisations équipollentes douteuses, comme celle de Charlemagne]



On voit qu'il y a un paragraphe pour Yves Daoudal, concernant le martyrologe romain.

Mais ou voit aussi qu'il y a un paragraphe pour vous, ou tout au moins pour le sujet qui nous occupe dans ce fil : même les canonisations équipollentes nécessitent vertus héroïques et miracles avant et après sa mort, racontés par des historiens dignes de foi, et faisant l'objet de la croyance générale des peuples.

Et comme l'oeuvre de Benoît XIV semble être la dernière référence normative en la matière, non modifiée par la suite par Paul VI ou Jean-Paul II ou autres comme vous le disiez, je vous pose donc la question : quels sont les miracles de Pierre Favre rapportés par des historiens dignes de foi et faisant l'objet de la croyance générale des peuples ?

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 741601 )Auriez vous une source numérique pour le DTC par Ritter (2014-01-09 01:31:19) 
[en réponse à 741599]

s'il vous plait.

Cordialement
images/icones/neutre.gif  ( 741634 )Oui par Meneau (2014-01-09 15:41:52) 
[en réponse à 741601]

Vous tapez les mots
dictionnaire de théologie catholique

dans Google, et vous suivez les liens.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 741630 )[réponse] par Yves Daoudal (2014-01-09 15:04:10) 
[en réponse à 741599]

Un paragraphe pour moi?

Je ne change rien à ce que j'ai écrit.

Il y a toujours eu une célébration de sainte Hildegarde dans le bréviaire bénédictin le 17 septembre.

Il y a toujours eu un pèlerinage de sainte Hildegarde à Eibingen, chaque 17 septembre, avec messe solennelle, présence de l'archevêque et du nonce apostolique, et procession dans les rues.

Je ne vois rien de comparable pour le bienheureux Pierre Favre.

Dans ses deux catéchèses sur sainte Hildegarde, Benoît XVI a parlé de sainte Hildegarde. Comme les procès en canonisation n'avaient jamais formellement abouti, il l'a formellement confirmée comme sainte pour la proclamer docteur de l'Eglise.
images/icones/neutre.gif  ( 741633 )Nous sommes d'accord par Meneau (2014-01-09 15:39:11) 
[en réponse à 741630]

Il n'y a (à ma connaissance, et également compte-tenu de ce qui est expliqué sur Internet) pas de comparaison possible entre le cas de Ste Hildegarde et celui de Pierre Favre.

Ma remarque voulait juste dire que selon Benoît XIV, l'inscription au martyrologe romain en tant que saint est sujette à caution, qu'il a pu y avoir des erreurs par le passé, corrigées, et qu'il peut en subsister d'autres. A ce titre, il ne tient donc pas cette mention au martyrologe pour une preuve de canonisation, et en particulier n'engage pas l'infaillibilité de l'Eglise sur l'inscription au martyrologe, contrairement au cas de la canonisation.

Benoît XVI a procédé à deux actes distincts, posés à deux dates distinctes pour Ste Hildegarde : d'une part la canonisation officielle, d'autre part l'élévation au rang de docteur de l'Eglise.

Une canonisation officielle n'empêche pas que quelqu'un ait été vénéré auparavant comme saint. C'est juste une question de certitude : lorsque le Souverain Pontife étend le culte à l'Eglise universelle, il s'agit d'un précepte. Alors qu'auparavant il s'agit d'une simple autorisation.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 741641 )Vous tournez en rond... par Rodolphe (2014-01-09 16:24:38) 
[en réponse à 741630]

Certes Sainte Hildegarde était déja réputée Sainte, mais, comme je vous l'ai déjà dit, cela n'est pas une condition nécessaire à la canonisation équipollente. Ni « De Servorum Dei Beatificatione et Beatorum Canonizatione », ni le DTC n'évoquent ce point comme une condition...

Par aileurs, Pierre Favre aussi a fait l'objet d'une procédure canonique au XVII siècle qui n'est pas allée à son terme...

Certes, il s'agit de deux personnalités très différentes, mais l'appréciation in casu des mérites de Pierre Favre relève de l'appréciation souveraine de l'Eglise, telle qu'exprimée par le Saint Père, puisque, ne l'oubliez pas, l'Eglise est infaillible en matière de canonisation...


Pourquoi ne pas simplement reconnaitre que vous avez condamné le Pape François un peu trop vite? :-)
images/icones/neutre.gif  ( 741639 )Oui des miracles sont attestés... par Rodolphe (2014-01-09 16:07:15) 
[en réponse à 741599]

Je vous renvoie sur ce point à une intéressante étude sur la canonisation de Pierre Favre(http://www.jesuites.be/La-beatification-de-Pierre-Favre.html).

Certes, elle émane d’un jésuite ….mais elle est argumentée et documentée. La tendance est moderniste et les miracles ne sont pas vraiment mis en avant. Mais il résulte incontestablement de cette étude que des miracles lui ont été attribués lors d’un procès canonique mené au XVIIème siècle sous l’égide de l’évêque Jean-François de Salles, frère et successeur de Saint-François de Salles, lequel honorait déjà le « Bienheureux » Pierre Favre- (Faber, « Complementum processus », « Article VIII. Grâces miraculeuses obtenues de Dieu par l’intercession du Vén. P. Lefèvre », pp. 833-838). Il est vrai que ce procès n’est pas allé à son terme, mais les miracles attribués à Pierre Favre non pas été contestés depuis lors…

Il en ressort que la canonisation équipollente de Pierre Favre n’a pas ignoré la condition d’ « une renommée de miracles accomplis par le saint ; et leur transmission au cours des siècles par des historiens dignes de foi ».

Par ailleurs, il faut rappeler que l’Eglise est infaillible dans la canonisation des Saints. Aussi pouvons-nous tout au plus –et encore...- nous interroger sur la régularité de la procédure et sur le fait de savoir si l’ensemble des critères de la canonisation ont bien été pris en compte : c’est-à-dire si on a bien raisonné à partir de ceux-ci. Mais une fois que ces éléments sont vérifiés –ce qui est le cas ici-, il ne nous incombe certainement pas de substituer notre appréciation personnelle, quant au fait de savoir si ces critères sont effectivement remplis en l’espèce, à l’appréciation souveraine de l’Eglise telle qu’exprimée par le Saint Père….

En conséquence, vu où nous en sommes arrivés, je crois que la discussion ne peut que s’arrêter.
images/icones/neutre.gif  ( 741645 )Sauf que... par Yves Daoudal (2014-01-09 17:13:59) 
[en réponse à 741639]

il n'existe pas de document infaillible affirmant que les canonisations sont infaillibles. Et encore moins les fantaisies d'un pape, même revêtues de la qualification usurpée d'"appréciation souveraine de l'Eglise".
images/icones/neutre.gif  ( 741647 )Ne soyez pas ridicule... par Rodolphe (2014-01-09 18:48:14) 
[en réponse à 741645]

Vous êtes consternant de mauvaise foi…

Si une canonisation est faite dans les règles de l’art elle relève bien évidemment de l’infaillibilité…Même la FSSPX ne le conteste pas.

Aller, je vous mets échec et mat !

Voici une petite note pour vous :

"L’Église est infaillible dans la
canonisation des saints.

Par le R. P. Auguste-Alexis GOUPIL

Extrait du livre La Règle de la Foi (1941)

CE QU’EST LA CANONISATION. C’est un jugement définitif du Pape déclarant qu’un homme jouit de la béatitude céleste, et le proposant nu culte de tous les fidèles. Elle diffère donc de la béatification qui n’est pas un jugement définitif, et plus encore des simples inscriptions au martyrologe faites autrefois et où ont pu se glisser des erreurs. Les règles suivies actuellement en cette matière sont dues à Benoît XIV, qui étant encore cardinal (cardinal Lambertini) écrivit en 1747 son remarquable Traité « De la béatification et de la canonisation des serviteurs de Dieu ». Selon Mabillon, la plus ancienne canonisation officielle est celle de saint Ulrich par Jean XV, en l'an 993 (voir T. 833). Dès les premiers temps de l’Église, on honore les Apôtres, les Martyrs ; à la fin du IV° siècle, on commence à honorer les Confesseurs, tel saint Martin. Chaque Église vénérait ses saints, du consentement ou par le jugement de l’évêque ; puis les diverses Églises se communiquaient leurs listes, et cette « reconnaissance universelle », qui déférait à un personnage les honneurs de la sainteté, équivalait à la canonisation. Notre présente proposition ne s’entend que de la canonisation officiellement décrétée.

PREUVES. LES DOCUMENTS ECCLÉSIASTIQUES. Le Pontife romain est infaillible quand il édicte une sentence définitive, et qu’au nom de son autorité suprême il oblige les fidèles à tenir une chose pour vraie. Or tel est le cas de la sentence de canonisation : « Par l’autoritéde N.-S. J.-C., des Bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et la Nôtre, nous déclarons et définissons que N… est saint, nous l’inscrivons au catalogue des saints, et ordonnons que l’Église universelle honore sa mémoire d’un culte pieux… Que personne ne se permette de déchirer cette page de notre définition ; qu’il sache qu’il encourrait l’indignation du Dieu Tout-Puissant. » Une telle sentence est nécessairement infaillible, car il ne se peut que l’Église entière soit astreinte par son chef à honorer un damné ni un homme inexistant. Notons toutefois que ce jugement infaillible n’exclut pas toute erreur sur certaines circonstances accidentelles de la vie du saint : son nom, détails de sa vie, etc., voire la confusion de deux saints en un seul personnage ou au contraire le dédoublement d’un même unique saint. L’enquête que fait l’Église pour la canonisation est une étude historique où suffit la
certitude du même ordre sur la vie et les miracles du saint. Le jugement dogmatique de la canonisation, assuré de l’assistance du Saint-Esprit, dépasse en certitude la condition préliminaire de l’étude historique, sans évidemment la contredire, Ajoutons que depuis longtemps déjà la rigueur des procès de canonisation est telle que même une erreur historique importante y est pratiquement quasi-impossible.

LA RAISON THÉOLOGIQUE. L’Église juge infailliblement des faits dogmatiques or la canonisation des saints en est un. En effet, que tels hommes, par exemple François d’Assise, Vincent de Paul, etc., aient vécu saintement et mérité la vie éternelle, ce sont des faits dont la certitude est une condition requise pour que l’Église puisse dûment proposer aux fidèles la vérité chrétienne. Comment pourra-t-elle leur enseigner, comme il faut, cette vérité révélée que les saints règnent dans le ciel avec le Christ, doivent donc être honorés et invoqués, si elle est incapable de déterminer infailliblement au moins quelques hommes entrés dans la gloire ? Le peuple chrétien sera réduit à un culte vague et peu utile. De plus, la morale évangélique doit être prêchée aux fidèles, non seulement théoriquement mais surtout pratiquement, et par des exemples concrets qui valent mieux que tous les préceptes :

Les exemples vivants sont d’un autre pouvoir ;
Un prince dans un livre apprend mal son devoir.
(Corneille, Le Cid., I, 3).

« Dans les actions et les passions humaines, dit saint Thomas, où l’expérience a tant de prix, les exemples meuvent plus que les paroles » (Ia IIæ q. 34, a. 1). C’est la méthode indiquée par saint Paul: « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ » (I Cor. xi, 1). Il faut donc que l’Église puisse désigner infailliblement aux fidèles les saints qu’ils imiteront sûrement.".
images/icones/1d.gif  ( 741650 )Justement ! par Yves Daoudal (2014-01-09 18:55:22) 
[en réponse à 741647]

Montrez-moi donc le document où François a écrit:

« Par l’autorité de N.-S. J.-C., des Bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et la Nôtre, nous déclarons et définissons que N… est saint, nous l’inscrivons au catalogue des saints, et ordonnons que l’Église universelle honore sa mémoire d’un culte pieux… Que personne ne se permette de déchirer cette page de notre définition ; qu’il sache qu’il encourrait l’indignation du Dieu Tout-Puissant. »

(En outre, avec tout le respect que je dois sûrement au R. P. Auguste-Alexis GOUPIL, il n'est pas le magistère de l'Eglise.)
images/icones/nul.gif  ( 741666 )Vous êtes grotesque de mauvaise foi... par Rodolphe (2014-01-09 21:28:01) 
[en réponse à 741650]

Ce qui est amusant avec vous c’est qu’à chaque post vous changez d’arguments, au fur et à mesure que je les balaye les uns après les autres. Vous vous tortillez comme une anguille !

Maintenant, il vous faut le document ! C’est comique… Et ce sera quoi ensuite ?

Tout cela participe de la plus parfaite mauvaise foi.

Ce n’est pas l’infaillibilité du Pape François qui en jeu ici mais l’infaillibilité du « Pape » Daoudal …

Cessez de vous arroger le droit de contester à tout bout de champs les décisions du Saint Père, tout simplement parce que vous n’aimez pas ce dernier, alors même que manifestement ces questions vous dépassent…

Votre attitude est caricaturale et ne fait pas avancer la cause de la Tradition, bien au contraire.

Maintenant, j’arrête de discuter avec sur ce sujet car, à l'évidence, je perds mon temps.

images/icones/neutre.gif  ( 741671 )OK par Meneau (2014-01-09 22:39:10) 
[en réponse à 741639]

J'avoue que cette étude est intéressante et éclaire le sujet d'un jour nouveau (pour moi). La réputation de sainteté et les miracles semblent bien exister, même si les médias, y compris l'organe officiel du St Siège, parlent partout de "canonisation sans miracles".

Par ailleurs, sachez que j'ai moi-même plusieurs fois défendu l'infaillibilité des canonisations sur ce forum. Vous parlez donc à un convaincu sur ce point.

Néanmoins je vous ferai remarquer deux choses :

1 - l'infaillibilité des canonisations n'est pas un dogme de Foi même si elle bénéficie d'un tel consensus de théologiens qu'il est assurément très téméraire de soutenir la thèse contraire.

2 - cette infaillibilité des canonisations repose chez les théologiens sur plusieurs arguments distincts et indépendants, mais la déclaration solennelle du Pape invoquant son autorité apostolique (parlant ex cathedra) n'en est pas l'un des moindres ! C'est d'autant plus vrai dans le cas des canonisations équipollentes. Benoît XIV soutient d'ailleurs l'infaillibilité de telles canonisations également, mais surtout à cause du précédent argument. (j'espère ne pas faire un contre-sens sur le texte de Benoît XIV qui est en latin - je ne suis pas un latiniste chevronné). Quoiqu'il en soit, on comprend donc mal pourquoi ici on se passe de cette déclaration solennelle dans le formes, préférant célébrer la chose presque en catimni. On entend même parler sur des organes officiels de l'Eglise de "sentence non définitive". Qu'est-ce à dire ?

Cordialement
Meneau

images/icones/neutre.gif  ( 741672 )[réponse] par Rodolphe (2014-01-09 23:27:36) 
[en réponse à 741671]

Cher Meneau,

Je n’ai bien évidemment pas accès aux documents afférents à la canonisation de Pierre Favre.

Mais, il n’y a pas, à ma connaissance, de formalisme déclaratoire particulier à respecter pour qu’une canonisation équipollente soit …régulière. L’analyse des formes est seulement un indice pour déterminer s’il y a bien eu intention de canoniser, en quelque sorte « infailliblement ». Ainsi une pseudo canonisation à la va vite, « entre deux portes », résultant de quelques mots bredouillés ne serait pas valide…

Mais en l’espèce, cette intention me semble vraiment sans équivoque.
Le Pape François a bien voulu en faire un Saint, engageant sur ce point son infaillibilité, puisque comme le précise le décret de la congrégation des causes des Saints du 17 décembre 2013, il a « étendu son culte à l’Eglise universelle » et l’a inscrit au catalogue des Saints… IL a également célébré la messe de la fête du Saint Nom de Jésus en l'Eglise du Gesù, en action de grâce à l'inscription au sanctoral du jésuite Pierre Favre., en étant entouré de Mgr Yves Boivineau, évêque d'Annecy, et du Père Adolfo Nicolás, SJ, Préposé Général de la Compagnie de Jésus.

Je n’ai pas, je le répète, d’autres documents, Mais cela suffit pour moi. C’est très clair…
images/icones/ancre2.gif  ( 741562 )Divinus perfectionis magister : le texte par Paterculus (2014-01-08 20:37:35) 
[en réponse à 741532]

Le texte ne se trouve pas en français sur le site du Vatican (en tout cas pas à l'affichage des constitutions apostoliques, mais il m'est déjà arrivé de constater qu'un texte ne se trouvant pas ainsi soit effectivement sur le site). Donc on le trouve ici en latin.

Mais je la trouve en français sur giorgiolapira.

Votre dévoué Paterculus

PS. Qui va nous trouver le code de 1917 et le texte de Benoît XIV ?