N'oubliez pas que le Pape parle pour le monde entier, et que vous et moi n'en connaissons qu'une partie. Cependant, voici quelques réflexions.
Que demande-t-on le plus souvent à un séminariste dans l'un des séminaires interdiocésains français aujourd'hui ?
Il doit faire semblant d'approuver la ligne pastorale adoptée depuis cinquante ans.
S'il n'est pas d'accord, il devra attendre son ordination sacerdotale pour le faire savoir.
Dans d'autres pays, pour certains petits séminaires, on ne tolère pas la moindre incartade. Les éléments les plus remuants, qui feraient peut-être les prêtres les plus inventifs, je veux dire les plus aptes à prendre les initiatives utiles, sont écartés.
Enfin, s'il est vrai qu'il y a une certaine variété dans les propositions, tous n'ont pas nécessairement les dispositions pour entrer précisément dans le séminaire dont ils approuvent la "ligne". Par exemple, on ne peut pas conseiller d'entrer au séminaire de la communauté Saint Martin à un jeune qui ne serait pas fait pour la vie communautaire.
Cela dit, le principal problème en France est que les directeurs de séminaires - et les évêques devant qui ils sont responsables - ne suivent pas les normes canoniques.
Ainsi, on admet dans de nombreux séminaires des candidats qui n'ont que le niveau du brevet, alors que si l'on appliquait le droit canon, on ne devrait pas accepter les candidats en dessous du niveau bac.
Sans parler, bien sûr, de la norme qui veut que les études soient menées à l'école de Saint Thomas (Sancto Thoma magistro), ou de celle qui rend obligatoire une bonne maîtrise de la langue latine...
Canons 232 à 264
Votre dévoué Paterculus