La musique sacrée entre dans les replis de l’âme, comme si ses notes étaient la voix de Dieu. Si la foi jaillit toujours de l’écoute de la parole de Dieu, il ne fait aucun doute que la musique et surtout le chant peuvent donner aux psaumes et aux chants bibliques une plus grande force communicative.
La musique sacrée n’est pas un accessoire ou embellissement de la liturgie, elle est elle-même liturgie. De nombreuses personnes, en l’écoutant, ont été touchées au plus profond de leur âme [...], elles se sont senties à nouveau attirées par Dieu grâce à la beauté de la musique liturgique.
Je m'intéresse plus particulièrement à la notion esthétique (concept du Beau) et au rapport avec la Foi.
Il ne faut pas oublier dans cet ordre d'idées sa réformation de la musique religieuse. Au commencement du XVIe siècle, cette musique s'était laissée envahir par un style tellement fleuri et profane, que le pape Marcel II avait été sur le point de bannir de l’Église toute autre mélodie que celle du plain-chant. L’exécution d'un décret si rigoureux ne fut conjurée que par la patiente condescendance de saint Charles Borromée et par le génie de Palestrina. Ce grand artiste, jadis simple enfant de chœur sous le nom de Pierre-Louis, dans une obscure église de Palestrina, son lieu natal, s'était élevé au rang de maître de chapelle de la basilique de Saint-Jean-de-Latran. Saint Charles, agissant en qualité de membre d'une commission instituée par Pie IV pour décider la question de la musique religieuse, envoya chercher Palestrina, et lui donnant clairement à entendre que le sort de l'art était entre ses mains, lui commanda d'écrire une messe suivant les principes sévères tracés par le concile. Trois mois après, Palestrina présentait su cardinal Borromée trois messes, dont l'une, communément appelée messe du pape Marcel(1) porte cette devise : Deus in adjutorium meum intende, tracée par la main tremblante du compositeur et encore lisible aujourd'hui sur le manuscrit. Ce fut un succès complet pour la cause de la musique sacrée, et Pie V, dont l'élévation eut lieu presque immédiatement après, nomma Palestrina son maître de chapelle, sanctionnant par cette élection même l'usage de la musique, dans tous les temples de la catholicité.
(1) On l’exécute encore chaque année dans la chapelle Sixtine, a l’office du samedi saint.
« Je reprendrai aussi l'argument de l'abbé Belmont qui dit qu'à Bellaigue, où les moines ont une méthode qui n'est ni Pérès ni Solesmes, on ne prie pas. Si c'était le cas, je pense que tous les moines déserteraient vite, car comment supporter une vie de promiscuité et privations si le feu de la prière n'est pas là ? »
« N'oublions pas que Solesmes est à l'époque de Dom Guéranger et pendant quelques dizaines d'années, dans une logique révolutionnaire, logique de rupture. Nous sommes aujourd'hui habitués à pas mal d'évolutions mais Solesmes c'était des démarches progressistes :
- Rejet des livres liturgiques locaux utilisés par les diocèses pour aller vers le rite romain.
- Rejet des ornements français pour aller vers les ornements gothiques.
- Rejet des méthodes des chantres de l'époque, perte d'une tradition musicale pourtant légitime avec des critiques acerbes. »
Dire qu'à Bellaigue on a adopté "la méthode de Pérès" est une aberration ENORME. C'est vraiment dire le faux... et affirmer de manière caricaturale (si on est sincère) sa totale incompétence et incompréhension du sujet.
M. l'abbé Schaeffer - paix à son âme! - , si c'est vrai qu'il a dit cela (???), aurait simplement affirmé, à cette occasion-là, son ignorance et son incompétence en matière de grégorien, et peut-être aussi - je ne l'espère pas - son singulier manque de respect et de discrétion, et surtout d'esprit pacificateur tel que l'Evangile le béatifie.
Tenez: je ne sais s'il était sincère - je présage que oui! - mais je sais (de première main) que M. l'abbé Schaeffer a félicité, en son temps, le Maître de choeur de Bellaigue, pour la qualité du chant.
Voilà : zéro partout.
Voyez-vous, il faut être un peu plus avisé, tout de même. On sait que ce petit milieu tradi (beaucoup de jugements définitifs, prémunis de zéro science du sujet) n'est pas à cours d'imagination pour créer (c'est le bon mot: ex nihilo) somme de petites guerres intestines calamiteuses, qui ne relèvent ni de la Foi, ni de la prière, ni de la science, ni de la charité, ni du zèle, ni du grégorien-qui-prie, ni de la joie, ni de la paix..., mais uniquement de la sur-dimension de subjectivités prises pour dogmes et d'affectivités en mal de pouvoir.
On défend le "vrai" grégorien (i.e. le grégorien "pieux", soi-disant) et on le fait en insultant les principes élémentaires de la morale évangélique: en semant insidieusement le discrédit et la haine sur fond d'ignorance totale prémunie d'une subjectivité artistico-émotionnelle au moins aussi abyssale que la dite ignorance.
S'il vous plait, si on était un brin sérieux... voire un brin chrétien, ne serait-ce pas préférable?
- soit "à la Solesmes" (pour faire vite), ou ce que les solesmistes (qui ne sont d'ailleurs pas du tout les moines de Solesmes ni Dom Saulnier) inconditionnels résument sous cette étiquette, en y incluant un peu rapidement et sans grande finesse, le Magistère, la Foi, la Prière et ... la Tradition.
- soit "à la Pérès", c'est-à-dire, en gros, tout le reste.
Dire qu'à Bellaigue on a adopté "la méthode de Pérès" est une aberration ENORME. C'est vraiment dire le faux... et affirmer de manière caricaturale (si on est sincère) sa totale incompétence et incompréhension du sujet.
Pourriez-vous prouver en quoi c'est faux ?
M. l'abbé Schaeffer - paix à son âme! - , si c'est vrai qu'il a dit cela (???), aurait simplement affirmé, à cette occasion-là, son ignorance et son incompétence en matière de grégorien, et peut-être aussi - je ne l'espère pas - son singulier manque de respect et de discrétion, et surtout d'esprit pacificateur tel que l'Evangile le béatifie.
Ah oui ? Et pourquoi ?
Deux livres exposent les principes et les buts de Marcel Pérès et de son ensemble Organum :
– Marcel Pérès, Jacques Cheyronnaud, Les voix du plain-chant, 2001, Desclée de Brouwer, Collection Texte et voix (ci-dessous noté I) ;
– Marcel Pérès, Xavier Lacavalerie, Le Chant de la mémoire : Ensemble Organum, 1982-2002, Desclée de Brouwer, Collection Texte et voix (ci-dessous noté II).
Ces deux livres ne font pas mystère de cette intention de séparer le chant grégorien de la foi, et de s’opposer diamétralement à l’école de Solesmes (avec une ironie méprisante). Citons.
« [Perspectives]. Bien que promus par l’Église, les trois premiers domaines [recherche musicologique, formation pratique à des répertoires religieux, diffusion] devraient pouvoir s’intégrer dans la société civile laïque. Les activités proposées seraient indépendantes de tout investissement de foi » (I, 171).
« C’est dans cette perspective de basculement et de rupture qu’il faut examiner le travail d’Organum (…).
« Rappelons d’abord les grandes lignes de cette révolution opérée à l’initiative de Marcel Pérès et de l’ensemble Organum (…).
« Dernier point, enfin, qui ne va pas sans provoquer quelques grincements de dents, parce qu’étroitement lié aux deux précédents : c’est en renouant avec des traditions vocales encore vivantes (chant polyphonique corse, musique sacrée byzantine, samaa des soufis marocains ou tunisiens) que l’on peut vérifier d’éventuelles correspondances entre les notations anciennes des musiques religieuses et les pratiques actuelles.
Ces confrontations fructueuses posent de manière cruciale toutes les divergences avec Solesmes. Options musicales, d’abord — Solesmes ayant des idées très précises sur ce que doivent être l’homogénéité des voix, la beauté des timbres, la justesse des attaques et des notes, l’égalité du tempérament, l’emploi, ou plutôt le non-emploi, des micro-intervalles comme les tiers ou les quart de tons, la nature des ornementations ; divergences idéologiques, ensuite, qui ont conduit Marcel Pérès à rompre avec la vision spiritualiste d’un chant éthéré et désincarné… (bla-bla)… » (II, 211).
« Faire chanceler les certitudes et repousser les limites de notre paysage sonore aura donc été la grande affaire de l’ensemble Organum et de Marcel Pérès. Au chant grégorien lisse, séraphique, tempéré, qui semblait si bien s’accorder au dépouillement et à la paix des ruines romanes, s’est substituée une variété infinie de plains-chants, puissants, solaires, croulant d’ornements… » (II, 213).
« Dans les monastères chrétiens (…) on chantait avec la foi : un artiste, lui, le fait en tant que professionnel. Souvent, l’ensemble Organum fait d’une cérémonie religieuse un spectacle profane » (II, 215).
« L’ensemble Organum est un outil de questionnement infini.
« Sur la musique, sur la mémoire. Sur la foi. Sur ce socle anthropologique… (bla-bla)… » (II, 215).
plein de vie, de légèreté et de profondeur.
En conclusion, sans rien vouloir enlever du mérite des moines de Solesmes pour la restauration du chant grégorien, pour lequel ils ont beaucoup fait, les théories de Dom Mocquereau n'étaient ni scientifiques ni musicales et n'ont souvent servi qu'à compliquer de manière outrancière la manière de chanter du grégorien en passant totalement à côté de l'expressivité des textes intimement liés aux mélodies.
Dire que la façon de chanter d'Organum ne permet pas la prière, n'est pas naturelle est sans fondement aucun. L'avez-vous pratiquée ?
Je signalais simplement un excellent livre.
Commentaire après l'écoute d'une émission de France Musique avec Marcel Pérès
Le prurit du changement , qui a fait les ravages que l'on sait dans l'Eglise et la liturgie post-conciliaires, n'est pas une excuse pour se saisir du grégorien et le mettre à toutes les sauces, alors que ce chant devrait être respecté scrupuleusement comme un patrimoine essentiellement religieux, avant d'être musical. Malheureusement des groupes choraux laïcs, et même incroyants, s'en sont emparé comme "matière à découverte", dans le but d'acquérir une notoriété médiatique.
Le responsable de l'un de ces groupes, Marcel Pérès (Organum), a eu les honneurs de France Musique le 8 juillet 1990, invité de Claude Maupomé dans son émission Comment l'entendez-vous ? M. Pérès, qui se répand beaucoup, est devenu -tout à fait abusivement- "la référence" à la radio d'Etat, dès qu'il est question de chant grégorien; il est en particulier invité régulièrement par Jacques Merlet, pour qui j'avais auparavant beaucoup d'estime et de gratitude en raison de ses émissions remarquables sur les orgues de France dans les années passées. M.Pérès, partisan affirmé de la filiation orientale du grégorien, propose des interprétations de celui-ci conformes à ses suppositions, en particulier il contracte certains neumes dans le chant orné ou mélismatique, en imitant les vocalises du chant byzantin, avec une tenue d'ison dans certains cas.
A vrai dire il propose beaucoup de choses, au hasard de ses découvertes au fond des placards des églises de province; il lui arrive ainsi d'exhumer des partitions abandonnées depuis longtemps, ou d'essayer de remettre en œuvre d'anciennes méthodes d'interprétation oubliées, ou délaissées sciemment par Solesmes (à juste titre semble-t-il). D'une manière générale il conteste les choix esthétiques des bénédictins; par exemple il ne voit pas pourquoi les moines chantent relativement aigu et détimbré, au lieu de chanter plutôt bas et de poitrine, comme tout le monde, ce qu'il fait lui-même, transformant tel alléluia (chant d'allégresse) en chant funèbre. On ne peut lui refuser cependant un certain savoir-faire en matière de chant en groupe qui fait que ses productions en général peuvent s'écouter. Le malheur est que cet excellent jeune homme si entreprenant a l'esprit faux. Ses interprétations de chant sacré n'ont d'abord rien de sacré, et apparaissent comme des fabrications gratuites, amalgamant parfois des esthétiques disparates, comme dans ce chant où il incorpore de la polyphonie corse.
Le sommet du ridicule a été atteint dans l'émission lorsque la productrice a insisté pour entendre un échantillon de ses compositions d'orgue. Il commence par préciser que la pièce qu'il va jouer a été composée sur demande pour un instrument construit pour un tempérament mésotonique (à ton intermédiaire entre ton majeur et ton mineur) et muni de deux touches supplémentaires par octave permettant d'avoir dix tierces justes (donc imitant certaines tentatives du 18e siècle). Les organistes de passage, déconcertés, préféraient s'abstenir. Dès les premières phrases d'une partition à l'évidence non tonale on est submergé par un ennui irrépressible, accablant, dû sans doute à l'enchaînement ininterrompu de dissonances informes, sans respiration ni relief aucun. A la fin de l'épreuve on ne peut s'empêcher de se demander : mais où sont passées les dix tierces justes ? Voilà un "musicien", averti de l'esthétique marquée de l'instrument pour lequel on le prie de composer, proche de celle des orgues des 17e et 18e siècles, donc à harmonie ultra-consonante, qui ne trouve rien de mieux que de sortir un magma sériel totalement étranger, et même opposé à cette esthétique !
Après l'écoute d'un certain nombre d'extravagances chorales de l'invité et du groupe Organum qu'il dirige, Claude Maupomé fait entendre enfin une courte pièce chantée par les moines de Solesmes. Dès la dernière note, la productrice, émerveillée, ne peut retenir d'éloquentes exclamations. Rien ne pouvait être plus cruel que le contraste saisissant de ce chant de Solesmes, aérien, tout chargé de spiritualité, de joie, de certitude, avec les laborieuses sophistications entendues auparavant !
Pierre Billaud (automne 1990)
Ce que je lui reproche directement, ce sont ses conclusions et ses théories que vous pouvez lire noir sur blanc dans ses livres.

Deux livres exposent les principes et les buts de Marcel Pérès et de son ensemble Organum :
– Marcel Pérès, Jacques Cheyronnaud, Les voix du plain-chant, 2001, Desclée de Brouwer, Collection Texte et voix;
– Marcel Pérès, Xavier Lacavalerie, Le Chant de la mémoire : Ensemble Organum, 1982-2002, Desclée de Brouwer, Collection Texte et voix.
Ces deux livres ne font pas mystère de cette intention de séparer le chant grégorien de la foi, et de s’opposer diamétralement à l’école de Solesmes (avec une ironie méprisante). Citons.
l'intention [de M. Pérès] de séparer le chant grégorien de la foi, et de s’opposer diamétralement à l’école de Solesmes.
Bien que promus par l’Église, les trois premiers domaines devraient pouvoir s’intégrer dans la société civile laïque. Les activités proposées seraient indépendantes de tout investissement de foi.
« Pour me répondre vous renvoyez à un article écrit par M l'abbé Belmont. »
BdM : « Pour ce qui est de "séparer le chant grégorien de la foi", après avoir lu très attentivement l'article cité, je ne vois pas, en fait, où est l'argument qui montre que ce M. Pérès veut opérer une telle séparation. Vous pourriez m'indiquer où c'est ? »
Péres : « Dans les monastères chrétiens […] on chantait avec la foi : un artiste, lui, le fait en tant que professionnel. Souvent, l’ensemble Organum fait d’une cérémonie religieuse un spectacle profane » (II, 215).
« Mais en fait, là, tout ce qu'on dit c'est que quelqu'un n'a pas besoin d'avoir la foi pour faire du grégorien. Encore heureux ! Tout comme en soi on n'a pas besoin d'avoir la foi pour (par exemple) se conduire de manière moralement bonne (c'est bien sûr plus facile et plus sûr avec la foi, mais ce n'est pas nécessaire en soi pour bien agir). »
« Quant à l'opinion (favorable ou non) d'un certain M. Viret (que je ne connais pas) sur la musique de M. Pérès, je ne vois vraiment pas ce que cela vient faire là. Ce que pense une tierce personne (quelle qu'elle soit) d'une chose n'a aucune influence sur la valeur intrinsèque de la chose. »
Un athée qui ne vole pas, qui vit fidèlement avec sa femme jusqu’à sa mort, etc., n’agit pas « de manière moralement bonne ».
Oui, nous le disons avec conviction, Constantinople, Alexandrie, Antioche, Jérusalem, seraient encore catholiques aujourd'hui, s'il eût été possible d'astreindre ces Eglises au rite et à la langue des latins.
BdM : « Mais en fait, là, tout ce qu'on dit c'est que quelqu'un n'a pas besoin d'avoir la foi pour faire du grégorien. Encore heureux ! Tout comme en soi on n'a pas besoin d'avoir la foi pour (par exemple) se conduire de manière moralement bonne (c'est bien sûr plus facile et plus sûr avec la foi, mais ce n'est pas nécessaire en soi pour bien agir). »
Amandus : « Il me semble que vous vous trompez tout à fait : Tout dépend de ce que vous entendez par « bien agir ». Un athée qui ne vole pas, qui vit fidèlement avec sa femme jusqu’à sa mort, etc., n’agit pas « de manière moralement bonne ». Il n’observe pas toute la loi naturelle, il n’observe pas tous les commandements de Dieu ! Quant au grégorien, peut-être faudrait-il reprendre la définition de ce chant et en comprendre la nature. Vous saisirez peut-être pourquoi les musiciens que l’on admet à l’exécution du chant grégorien, de la polyphonie et d’un instrument, dans une église, doivent impérativement être catholiques et connus pour leur bonne vie de chrétien. Nemo dat quod non habet... »
BdM : « Non, désolé, là c'est vous qui vous trompez. Les actes humains sont soit bons, soit mauvais. Les actes indifférents (neutres, si vous préférez) existent dans l'absolu (considérés de manière abstraite), mais pas in concreto (c'est du moins l'opinion communior chez les moralistes - c'est aussi celle de St Thomas).
Dans ces conditions, puisque pour vous, l'athée qui vit fidèlement avec sa femme "n'agit pas de manière moralement bonne", vous devez forcément penser qu'en gardant la fidélité, il agit mal. Curieuse conclusion... »
« Le chant grégorien est avant tout une prière, mieux : la prière de l'Eglise catholique, arrivée à sa plénitude d'expression. II est donc une chose d'âme et se situe sur un plan supérieur, comme toute la liturgie, dont il participe et est inséparable ; il est une spiritualité, une manière d'aller à Dieu, de conduire les âmes à Dieu »
Quant à citer Dom Guéranger, vous sentez-vous aussi bien en compagnie de ses paroles ci-dessous ? Moi pas.
« Oui, nous le disons avec conviction, Constantinople, Alexandrie, Antioche, Jérusalem, seraient encore catholiques aujourd'hui, s'il eût été possible d'astreindre ces Eglises au rite et à la langue des latins. »