Le Forum Catholique
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( 740031 )
Garder le calme dans les tempêtes, abbé R. de Cacqueray par La Porte Latine (2013-12-14 08:28:31)
Garder le calme dans les tempêtes, abbé R. de Cacqueray
- L’insurrection agréée comme dogme unique et comme seul système moral et politique.
- Du vicaire savoyard au Vicaire du Christ : le pape François, comme tous ses prédécesseurs depuis le Concile, est un révolutionnaire.
- Garder le calme dans les tempêtes.
- Notre devoir est de devenir saints.
Lire l'éditorial de M. l'abbé de Cacqueray ICI

( 740041 )
le pape révolutionnaire ? par jejomau (2013-12-14 20:39:43)
[en réponse à 740031]
En tout cas, l'abbé de Cacqueray souligne un point intéressant à relever. Il est évident que tout homme s'inscrit dans une histoire particulière dans un temps particulier. Et il est manifeste que cet homme-là incarne dès lors les idées de son temps et surtout ce qui fait que son temps est si particulier par rapport aux générations passées et aux générations à venir.
Ainsi, il n'est peut-être pas si sot que cela de penser que le pape .. comme nous tous d'ailleurs ... puisse être imprégné , même à son corps défendant, des idées révolutionnaires et de leurs principes. Façonné de la sorte par la Révolution, Est-ce que la religion catholique est atteinte en son cœur par les actions que nous mènerons ? Est-ce que, au contraire, celle-ci est en train de voir germer une nouvelle approche de la réalité, laquelle engendrera une nouvelle chrétienté ... Ou est-il définitivement acquis que la chrétienté ne pourra plus jamais éclore, étouffée par la sève empoisonnée de la Révolution que nous propageons insidieusement..? Le pape y compris ? Et au sein de la FSPPX, les fidèles qui entrent en son sein sont-ils exempts, protégés, de la Révolution ou peu à peu "décontaminés" si l'on accepte qu'ils sont arrivés au départ imprégnés de ses principes ? Et dans ce cas alors la FSSPX peut en effet penser qu'elle reste la seule capable à pouvoir proposer l'idée d'une chrétienté future à restaurer, non ?

( 740089 )
Le sens des mots par Aigle (2013-12-15 14:30:21)
[en réponse à 740041]
Comme la " Révolution" est au pouvoir, être " révolutionnaire" signifie en réalité être conservateur et contre le changement.
Dans le cas du pape François je me demande si l'abbe de caqueray de devrait pas se poser deux questions . N'existe t il pas des grâces d'état en particulier pour le vicaire du Christ ? La vie de l'Eglise n'est elle pas un plus complexe et doit être elle réduite à des slogans ?
A mon avis le Pape François pense plutôt que la sève empoisonnée de la courtisanerie et de la monarchie absolue est aussi dangereuse que celle de la Révolution. Bref notre Pape est peut être conservateur et catholique.

( 740091 )
Le passage de E G auquel il est fait allusion. par Scrutator Sapientiæ (2013-12-15 14:50:39)
[en réponse à 740031]
Bonjour et bon dimanche à tous,
Voici le passage, situé dans Evangelii Gaudium, auquel il est fait allusion, dans le texte de Monsieur l'Abbé de Cacqueray :
" 129. Il ne faut pas penser que l’annonce évangélique doive se transmettre toujours par des formules déterminées et figées, ou avec des paroles précises qui expriment un contenu absolument invariable.
Elle se transmet sous des formes très diverses qu’il serait impossible de décrire ou de cataloguer, dont le peuple de Dieu, avec ses innombrables gestes et signes, est le sujet collectif. Par conséquent, si l’Évangile s’est incarné dans une culture, il ne se communique pas seulement par l’annonce de personne à personne.
Cela doit nous faire penser que, dans les pays où le christianisme est minoritaire, en plus d’encourager chaque baptisé à annoncer l’Évangile, les Églises particulières doivent développer activement des formes, au moins initiales, d’inculturation.
Ce à quoi on doit tendre, en définitive, c’est que la prédication de l’Évangile, exprimée par des catégories propres à la culture où il est annoncé, provoque une nouvelle synthèse avec cette culture.
Bien que ces processus soient toujours lents, parfois la crainte nous paralyse trop.
Si nous laissons les doutes et les peurs étouffer toute audace, il est possible qu’au lieu d’être créatifs, nous restions simplement tranquilles sans provoquer aucune avancée et, dans ce cas, nous ne serons pas participants aux processus historiques par notre coopération, mais nous serons simplement spectateurs d’une stagnation stérile de l’Église. "
Je me trompe sans doute, mais il me semble que notre Seigneur ne nous demande pas d'être avant tout créatifs, mais nous demande d'être avant tout fidèles, simplement fidèles (ce qui n'est pas si simple !), et non "simplement tranquilles".
Mais je me trompe sans doute ; je veux dire par là qu'il est possible que, dans l'esprit du Pape François, il soit possible de concilier créativité quant aux formulations et fidélité quant aux fondamentaux.
Bon après-midi et à bientôt.
Scrutator.

( 740093 )
Interprétation ? par Aigle (2013-12-15 15:04:28)
[en réponse à 740091]
Comme souvent plusieurs interprétations sont possibles. Mais là n'est pas le plus difficile à mes yeux.
A minima on peut penser que le pape encourage les missionnaires et plus largement les Chrétiens à employer des formes culturelles qui peuvent être comprises par les non chrétiens surtout s'ils sont majoritaires.
La difficulté que je vois ( mais je ne suis ni pape ni évoque ni prêtre et je puis être à côté de la plaque) est double. Il ne me semble pas évident d'une part que la créativité soit en elle même facteur d'évangélisation dans les terres païennes ou athées . Ni à l'inverse que le lien avec la culture occidentale soit un handicap. l'exemple des évangéliques montrerait plutôt que le lien avec la culture des États Unis est plutôt un élément positif ( en Chine ou en Corée par exemple).
D'autre part nous même en Europe occidentale sont souvent sommés de découpler notre foi des formes traditionnelles parfaitement inculturées chez nous. L'architecture en est un bon exemple.

( 740169 )
Petit cadeau : Evangelii praecones (1951). par Scrutator Sapientiæ (2013-12-16 07:44:35)
[en réponse à 740093]
Bonjour et merci, Aigle.
Voici :
Ici.
Cela devrait permettre d'approfondir la réflexion, notamment au contact de l'avant-dernière partie de cette lettre encyclique de Pie XII, celle qui commence par : "Il Nous reste à toucher un point que Nous souhaitons vivement voir parfaitement saisi de tous".
Bonne journée et bonne semaine.
Scrutator.

( 740097 )
Il est regrettable par Marc B. (2013-12-15 15:17:20)
[en réponse à 740031]
Il est très fortement regrettable que l'abbé de cacqueray prenne comme référence (la note 4) un entretien, faussement présenté comme "entretien avec La republica" comme référence.
Cette manière de faire est malhonnête, et je regrette de devoir le dire, puisque des mises au point ont été faites à ce sujet et redit entretien retiré des réseaux vaticanesques.
Cela enlève toute crédibilité aux écrits de l'abbé de Cacqueray.

( 740150 )
Vous y croyez vraiment par Arnold (2013-12-15 23:57:53)
[en réponse à 740097]
à ce que vous dites? L'article en question a beau avoir été retiré à cause du scandale provoqué par les propos d'Imbroglio 1er, il n'en reste pas moins que l'entretien à eu lieu et que les propos ont été tenus. Arrêtez de vous voiler la face.

( 740171 )
Souvent je crois ce que je dis par Marc B. (2013-12-16 09:00:23)
[en réponse à 740150]
Je ne me prononce absolument pas dans mon propos sur les déclarations du pape.
Ce que je constate est que pour justifier sa position et démontrer l'abomination de la désolation, l'abbé de Cacqueray se croit autoriser d'argumenter à partir d'une conversation privée dont la teneur est sujette à caution.
Ce n'est pas nouveau, mais cette dialectique n'a rien de catholique

( 740194 )
Que c'est drôle ! par Adso (2013-12-16 15:02:29)
[en réponse à 740171]
"conversation privée" mais placée sous les yeux de milliers de lecteurs !!!
Cessez de dire que cette conversation fut privée ! De plus le pape et ses services ont été invités à relire le texte ...

( 740172 )
vous apparamment, oui... par Glycéra (2013-12-16 09:01:37)
[en réponse à 740150]
qui affirmez que "L'" entretient a eu lieu et que "Les" propos ont été tenus...
Et si la phrase juste était :
"Un" entretien a eu lieu, "des" propos ont été tenus...
Nous ne savons lesquels, nous avons seulement la version d'un journaliste qui cite des propos qui sont dans la ligne de ce qu'il croit ou de ce qu'il désire voir.
Il n'y a pas que Don Quichotte qui croit que les moulins sont des guerriers ... et à 4 bras en plus !
Si, si, il les a vus !

( 740199 )
Il a été dit par Adso (2013-12-16 16:59:00)
[en réponse à 740172]
que la version avait été lu et relue au Vatican ! D'ailleurs les propos ont figuré sur les istes plus qu'officiels !!!:

( 740203 )
C'est le contraire. par Rémi (2013-12-16 17:56:40)
[en réponse à 740199]

( 740205 )
Le journaliste lui-même par Rémi (2013-12-16 18:03:04)
[en réponse à 740150]

( 740104 )
Simple ! par MG (2013-12-15 17:31:59)
[en réponse à 740031]
Au Paradis il n'y aura que les purs des purs de la FSSPX , si je comprends bien son texte, en particulier quant à l'assistance à la Sainte Messe : Messieurs les abbés du Forum, critiquez le Concile Vatican II et les papes du Bienheureux Jean XXIII au pape François dans tous vos sermons, enseignements et publications et vous aurez, peut être une légère chance d'obtenir la permission de la FSSPX d'entrer en Paradis.
Il y a longtemps que Monsieur l'abbé de Cacqueray ne me fait plus rire !

( 740196 )
Quand je lis "abbé de Cacqueray" par Vincent F (2013-12-16 15:22:24)
[en réponse à 740104]
Non, je ne sors pas mon revolver (de toute façon je n'en ai pas), mais je m'abstiens d'aller plus loin.

( 740236 )
A chacun ses par Adso (2013-12-17 17:43:41)
[en réponse à 740196]
blocages psychologiques...

( 740286 )
mitrailleuse par Mingdi (2013-12-18 12:13:41)
[en réponse à 740196]
"Nous sommes tellement considérés comme des brebis galeuses que le simple fait de mentionner le nom de la Fraternité Saint-Pie X, ferme déjà beaucoup de portes" (Mgr Fellay). Procurez-vous plutôt une mitrailleuse.

( 740229 )
J'ai lu... Il y aurait beaucoup de bien si.... il n'y avait pas ces dessous non fondés... par Glycéra (2013-12-16 22:28:22)
[en réponse à 740031]
Sur chacun des paragraphes :
Garder le calme dans les tempêtes, abbé R. de Cacqueray
- L’insurrection agréée comme dogme unique et comme seul système moral et politique.
Du bon.
Une analyse de ce qu'est la révolte, la destruction de l'homme par des hommes qui s'imaginent agir sur une nature (cosmique ou humaine) qu'ils n'ont pas créée.
La société qui se révolte détruit d'abord ce qu'elle voit de structuré : autels, trône, famille etc. Puis, elle tue l'individu : en cassant les foyers (divorces, avortements, euthanasie de ce qui ne lui est pas "normal", ou promotion du suicide).
Où va-t-elle ? Nulle part, puisqu'une société sans Dieu est une structure sans tête, donc sans coeur.
[Je pense aux lombrics : les taupes en font des réserves, gardés vivants, mais coupés à la tête : la partie sans tête reste là, elle ne s'en va pas ; ainsi se nourrissent les taupes en hiver]
Cette société ne va nulle part, elle descend vers un néant. C'est sa destruction, même pas une mort, puisqu'elle ne vivra nulle part ailleurs.
J'ai aimé cette présentation
- Du vicaire savoyard au Vicaire du Christ : le pape François, comme tous ses prédécesseurs depuis le Concile, est un révolutionnaire.
Là, cela démarre sur une hypothèse : le Pape actuel est révolutionnaire. Aucune preuve, juste un rapprochement vague, un préjugé, classé, fini, c'est admis...
D'ailleurs le Pape parle comme Rousseau, ce type qui a inspiré la révolution. Que cite-t-on ? Un truc flou, dans un texte remis en cause, mal rendu par un rédacteur non catholique.
On tord un peu le propos et cela devient : le Pape a dit de ne pas s'obstiner à garder le contenu intangible de l'Evangile...
Là, je cale, je ne peux comprendre que ce raisonnement soit admis comme juste, ne soit pas dénoncé comme ridiculement faible.
Le Pape dit "Chacun doit avoir conscience en lui de ce qui est vrai."
C'est exact : notre foi est intime, intérieure. Elle diffère de celle des Pharisiens trop attachés à des préceptes extérieurs, à des règles qu'ils idolâtrent. Un moine prisonnier de sa règle est un idolâtre. Un moine qui garde sa règle est libre, il a sa conviction intérieure et sa sûreté de conscience est ce que Dieu demande.
Le Pape dit qu'il est mauvais de s'accrocher aux mots figés. C'est précisément ce que l'Eglise fait : les pères du III° ont tenus des propos que les suivants ont approfondis, etc. Les doctrines se clarifient, les détails se creusent. Les formules se précisent. Le fond ne change pas, les mots écrits pour en parler vivent. Ce n'est pas un progrès, c'est une vie de l'Eglise. N'est-ce pas ainsi que les dogmes ont été écrits, par précisions après des études inspirées ?
Chacun doit suivre la voie qu'il perçoit en lui. Nul n'a le droit d'entrer dans l'âme de son frère... Dieu sait ce qu'il fait, dans la vie de chacun. Tout concourt au bien... même le péché. SI mon frère estime en son âme, en sa conscience, qui suis-je pour lui dire qu'il a tort ?
Informer de ce que je sais. Ecouter ce qu'il dit, si je suis fort dans ma conviction ne me fera pas douter. Entendre où il en est, le faire parler, et converser à fond avec honnêteté et respect de sa liberté, lui faire dire ce qu'il envisage, parce que dire le mal, prononcer l'erreur, c'est la voir, c'est l'expurger, c'est (avec un prochain honnête) le guérir de ses erreurs. Relever les endroits où je ne sais, en toute conviction, répondre, renseigner plus avant, c'est aussi voir mon ignorance ou mon erreur, ma mauvaise vision, et cela me permet aussi de devenir plus honnête, plus vrai, plus catholique.
Qui sont donc ces catholiques qui ont peur d'aller entendre les opinions des autres ? Des gens mous ? Des mal instruits ? des gens sans conviction intérieure ? Nous serons jugés sur notre amour de la Vérité ! C'est la charité suprême : donner à autrui d'aimer la Vérité. Donc la lui dire avec de la vie, la Vie de Dieu en nous, c'est cela la conscience vivante et sûre de sa Foi.
Jésus a toujours adapté ses Paroles, sans rien renier de Lui. Sans jamais employer les mêmes formules, pas de technique, pas de procédure extérieures, tout vient de notre coeur. Là est le Feu de l'Esprit. Les lettres sont mortes.
M L'abbé de C rapporte encore ... une liste avec en dernier mot... la politique.
Là je décroche aussi. Ce n'est pas son job de nous lancer. On peut être bon catholique sans rentrer dans le moule de cette société pourrissante. La politique fonctionne justement selon des systèmes, et pas selon des coeurs. La république est une chose, alors que la Royauté était incarnée dans un homme... sacré de Dieu, en notre pays.
- Garder le calme dans les tempêtes.
J'ai un peu de mal avec la rédaction de ce paragraphe. Cela souffle le chaud (Dieu veille, restez avec confiance en Lui) et le glacial (tout est gelé, ou secoué, ou rempli de vers).
Pas calme tout cela.
Or Jésus a reproché l'inquiétude de panique par un : "Hommes de peu de Foi"
Pour recevoir la Foi, il faut la demander à Dieu.
Pour la faire grandir ensuite, au fil des jours, il faut étudier.
Alors étudions : les vues de Dieu, la prière d'oraison (et pas seulement les mécaniques de dizaines ou de pélerinages), la vie personnelle en Dieu, le saint abandon aux évènements que Dieu produit, l'anthropologie religieuse et la croissance de la conscience intérieure. Moins de dictionnaires et plus d'intime conviction. Moins de manoeuvres ou de débats quasi politiques et plus de vertus à pratiquer.
- Notre devoir est de devenir saints.
Suite du précédent...
Les moyens ressemblent à des règles pour gamins.
Où mettra-t-on St François d'Assise là ? Ou St Alphonse de Liguori ? Où la créativité de Ste Jeanne Arc ?
Ce qui compte :
Parents, montrez l'exemple !
Enfants : apprenez à dire merci !
Curés : Priez, et enseignez les vertus !
Le Royaume de Dieu d'abord.
C'est à dire une vie dévote d'abord,
et le reste se déduit.
On peut devenir saint en allant dans les lycées d'état.
On peut susciter des saints au sein d'un état communiste, ou presque !
La suite de petites règles mises ici n'est pas fausse...
Mais elle est externe, elle est limitée, elle est pharisienne.
Ce n'est pas cela l'important !
Mgr Lefebvre doit souvent pleurer...
Il voulait une autre grandeur à notre service de l'Eglise !
Glycéra
qui voit l'heure tardive et va se consoler avec son grand et immense ocnvertisseur de protestants du Chablais : Mgr St François de Sales...
Il avait une autre carrure que l'éditorial pondu là...