Le Forum Catholique

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images/icones/fleche3.gif  ( 739298 )Vrai mariage dans un cas et concubinage pour d'autres ? par jejomau (2013-12-05 14:29:24) 

Beaucoup de familles aujourd'hui ne vont plus à l'Eglise sauf pour un baptême ou pour les plus croyantes, une fois dans l'année à Noël.

Or quand les enfants de ces familles se marient, ils relèvent de l'Eglise puisqu'ils ont été baptisés en son sein et sont - d'une certaine manière - chrétiens.... Alors qu'ils en sont complètement détachés, vivant dans le paganisme voire ... On les dit "mariés".

La question que je me pose, la voici. S'ils se marient civilement et uniquement civilement, on dira qu'ils vivent "en concubinage" (puisqu'ils auraient dû aller à l'Eglise en tant que chrétiens).... Alors qu'on parlerait de "vrai mariage" s'il s'agissait de deux incroyants non baptisés .

Comment Est-ce possible ?

images/icones/hum2.gif  ( 739315 )That is the question! par PEB (2013-12-05 18:38:30) 
[en réponse à 739298]

Dans tous les cas, il y a sans doute mariage naturel si l'intention des fiancée était d'imiter l'union de nos Premiers parents:
- L'union publique d'un homme et d'une femme: "La chair de ma chair!"
- La volonté de durer
- Le désir d'enfant

Le mariage naturel peut être rompu en cas de baptême d'un des époux sans le consentement de l'autre: c'est le privilège paulinien. En ce cas, le séparé est invité à mener une vie chaste pour la conversion des âmes.

Dans le cas de deux baptisés mécréants, la question est s'ils avaient ou nom la volonté d'accomplir la volonté de l'Eglise. Cela est important car ils sont les ministres principaux du mariage.
Dans une société sécularisée où l'ignorance des lois de la Sainte Religion est si crasse, cela pourrait être une piste à explorer de nullité de telles unions qui n'ont jamais été contracté devant Dieu ou, du moins, n'ont jamais été prétendu tel. Le mariage civil n’apparaît ici que comme une simple provision de droits et de devoirs à charge publique. Enfin, le soi-disant mariage pour tous a déconsidéré l'institution révolutionnaire comme vrai mariage naturel.
images/icones/livre.gif  ( 739318 )Can. 1055 : entre baptisés, il ne peut pas exister de mariage valide qui ne soit... par Michel (2013-12-05 18:57:51) 
[en réponse à 739315]

Quelle que soit l'intention des baptisés non croyant non-pratiquant se mariant on ne sait où, il y a défaut de forme canonique, le mariage est nul.


Par ailleurs, le premier canon du chapitre sur le mariage dit :
TITRE VII
LE MARIAGE
Can. 1055 – § 1. L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonné par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants, a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement.
§ 2. C’est pourquoi, entre baptisés, il ne peut exister de contrat matrimonial valide qui ne soit, par le fait même, un sacrement.

Et le Code de 1990 (Code oriental, très utile pour mieux comprendre la pensée du législateur) insiste bien et précise en son canon 776 :
"Par l'institution du Christ, il ne peut exister..."


La seule exception (apparente !) concernerait les protestants chez qui il n'existe pas de cérémonie de mariage à l'église (!) et qui se marient, dans une vision chrétienne des choses, conformément aux habitudes de leur communauté en matière de mariage, c'est à dire le plus souvent à la mairie. Ils ne sont pas tenus par la forme canonique. Et donc leur mariage à la mairie, s'il est valide, est sacramentel.


images/icones/fleche3.gif  ( 739317 )Mariage naturel par Candidus (2013-12-05 18:53:52) 
[en réponse à 739298]

Les "deux croyants non baptisés" ne peuvent manifestement pas recevoir un sacrement, leur mariage est donc un "mariage naturel" ; un vrai mariage (si leur intention est de contracter une union stable ouverte à la vie) mais qui n'est pas sanctifié par un sacrement ; un vrai mariage dépourvu néanmoins des grâces attachées au sacrement du mariage. C'est le cas des mariages juifs et musulmans.

Notons qu'un "mariage naturel", contrairement à un mariage sacramentel, peut, dans certaines circonstances, être dissous par l'Eglise (privilèges paulin et pétrinien).

Quant aux baptisés catholiques non pratiquants, ils sont liés par la forme canonique du mariage (échange des consentements devant un ministre du culte catholique pourvu de juridiction) et même la perte de la foi, l'apostasie, ne peut les dispenser du respect de cette forme.

Votre question en appelle une autre. Comment devons-nous réagir lorsque des proches, catholiques de naissance mais ayant complètement abandonné la foi, envisagent de se marier seulement civilement ?

Logiquement, nous devrions manifester notre refus de cette mascarade et nous efforcer d'obtenir qu'un mariage religieux soit célébré. Mais réfléchissons un instant : si ces jeunes gens ont complètement perdu la foi, quel sens peut avoir pour eux un mariage religieux ? Si néanmoins les fiancés (habituellement vivant déjà maritalement) acceptaient le mariage religieux "pour faire plaisir" à la grand-mère ou à la "tante sans héritier", ne serions-nous pas face à quelque chose de pire que le concubinage ? Une autre forme de mascarade et la profanation d'un sacrement.

Je serais donc tenté de considérer un tel mariage uniquement civil comme un moindre mal et je pense que des catholiques peuvent dans cette situation, tolérer une telle cérémonie. Sans compter que la probabilité qu'une telle union soit éphémère est grande. Si par la suite un des conjoints revient à la foi de son enfance, il pourra soit régulariser sa situation, soit envisager un vrai mariage religieux avec les dispositions qui conviennent.

Je serais intéressé de connaître l'opinion des liseurs sur ce problème auquel nous sommes de plus en plus souvent confrontés.
images/icones/hein.gif  ( 739320 )Autre cas devenant fréquent et problématique : par megnace (2013-12-05 19:41:21) 
[en réponse à 739317]

entre baptisés croyants, plus ou moins pratiquants, un mariage seulement civil du fait que l'un, ou les deux, sont divorcés - au civil - d'un premier mariage qui fut civil et religieux ?
S'ils manifestent l'intention de vivre leur vie entière ensemble, et acceptent la procréation, comment qualifier ce mariage ?
Et la typologie des situations n'est pas épuisée.
images/icones/bible.gif  ( 739322 )Très simple : mariage invalide, et adultère par Michel (2013-12-05 19:52:38) 
[en réponse à 739320]



C'est dans l'Evangile :
Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est adultère, celui qui épouse la femme renvoyée commet l'adultère.

Matt 5, 32 et Matt. 19, 9.
Marc 10, 11.
images/icones/ancre2.gif  ( 739326 )Je tente de répondre par Paterculus (2013-12-05 21:01:35) 
[en réponse à 739317]

Je pense qu'on ne doit jamais forcer des gens à se marier religieusement.

On peut proposer de réfléchir à un mariage religieux, en en soulignant les qualités.

Mais si des fiancés n'ayant pas le foi s'approchent du sacrement du mariage, il y a sacrilège.

Et dans ce cas celui qui fait la préparation au mariage doit user de pédagogie pour que les fiancés comprennent la nature de l'acte sacramentel qu'il se proposent d'accomplir, afin soit qu'ils y renoncent si leur projet n'y correspond pas, soit qu'ils fassent finalement coïncider leur projet avec ce que Dieu leur propose par son Eglise.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/1i.gif  ( 739355 )pas si facile par jejomau (2013-12-05 23:26:35) 
[en réponse à 739326]

vous avez de nombreux cas où l'un des conjoints a la Foi et VEUT le mariage alors que le second conjoint... suit le mouvement mais sans plus !

Que faire alors ?
images/icones/ancre2.gif  ( 739372 )Informer par Paterculus (2013-12-06 10:16:57) 
[en réponse à 739355]

Dans ces cas-là, on vérifie que la partie catholique a informé son futur conjoint de ce qu'est le mariage pour elle, et que la partie non-catholique accepte de vivre en conformité avec les exigences du sacrement. Rien de sorcier là-dedans, d'ailleurs, dans la mesure où ces exigences sont tout simplement celles du droit naturel - sauf en ce qui concerne l'éducation chrétienne des enfants.
VdP