Dans son autobiographie, Hans Küng, né le 19 mars 1928 à Sursee, dans le canton de Lucerne, revendique le droit à mourir dignement en y incluant le droit au suicide assisté. Son argumentation théologique se base sur une certaine conception de la responsabilité que Dieu a déléguée à l’être humain en le créant libre. Il propose même une interprétation de la mort par suicide comme un acte de responsabilité chrétienne d’une vie donnée, offerte à Dieu. En passant, il ajoute à son raisonnement le thème de la compassion.
docteur en théologie morale de l'Académie alphonsienne de l'Université pontificale du Latran, refuse tout à la fois l’acharnement thérapeutique et l’abandon thérapeutique. «Nous pensons que le développement des soins palliatifs soit au contraire la réponse la plus juste et la plus humaine, quoi qu’en pense Hans Küng. Elle ne fragilise pas dans la société la conscience du principe d’indisponibilité de la vie. Elle évite de créer une culture qui pousserait à la mort les personnes qui n’ont plus de valeurs économiques, ou qui sont des plus faibles. Elle est la réponse la plus équilibrée qui tient compte des différents facteurs d’une éthique sociale correcte».