Le Forum Catholique
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( 739105 )
Des messes qui rapportent... par Non volumus ignorare (2013-12-03 07:21:15)
J'ai eu l'occasion de parcourir plusieurs feuilles paroissiales annonçant les "celebrations" et les evènements à venir...
Je remarque que, quelque soit l'endroit ou le diocèse,
on regroupe des intentions de messes dans des quantités allant de 5 à 7 intentions à la fois... un rapide calcul permet donc de donner le montant des honoraires perçus...pour une offrande de messe à 17 euros...la messe dominicale se chiffre entre 100 et 140 euros...
pas mal non ? ça depasserait le montant des honoraires medicaux...

( 739106 )
Sidérant par Nemo (2013-12-03 08:08:35)
[en réponse à 739105]
Je suis comme vous sidéré par ces annonces que l'on voit souvent sur les feuilles paroissiales de messes célébrées aux intentions de plusieurs familles, on en voit parfois une dizaine le dimanche.
C'est inexplicable pour moi aussi. Les règles sont très strictes dans l'actuel droit canon. Je les reproduis ici telles qu'on peut les voir sur le site du Vatican :
CHAPITRE III
L'OFFRANDE POUR LA CÉLÉBRATION DE LA MESSE
Can. 945 - § 1. Selon l'usage approuvé de l'Église, tout prêtre célébrant ou concélébrant la Messe peut recevoir une offrande, pour qu'il applique la Messe à une intention déterminée.
§ 2. Il est vivement recommandé aux prêtres, même s'ils n'ont pas reçu d'offrande, de célébrer la Messe aux intentions des fidèles, surtout de ceux qui sont dans le besoin.
Can. 946 - Les fidèles qui donnent une offrande pour que la Messe soit appliquée à leur intention contribuent au bien de l'Église et participent par cette offrande à son souci pour le soutien de ses ministres et de ses oeuvres.
Can. 947 - En matière d'offrande de Messes, on écartera absolument jusqu'à l'apparence de commerce ou de trafic.
Can. 948 - Des Messes distinctes doivent être appliquées aux intentions de chacun de ceux pour lesquels une offrande, fût-elle modique, a été donnée et acceptée.
Can. 949 - Celui qui est obligé de célébrer et d'appliquer la Messe à l'intention de ceux qui ont donné l'offrande continue d'être tenu de le faire, même si les offrandes reçues viennent à disparaître sans faute de sa part.
Can. 950 - Si une somme d'argent est offerte pour l'application de Messes, sans spécification du nombre de Messes à célébrer, ce nombre sera déterminé selon le taux fixé dans le lieu où le donateur réside, à moins que son intention ne doive être légitimement présumée autre.
Can. 951 - § 1. Le prêtre qui célèbre plusieurs Messes le même jour peut appliquer chacune d'elles à l'intention pour laquelle une offrande a été donnée; néanmoins, hormis le jour de Noël, il gardera l'offrande d'une seule Messe et destinera les autres aux fins fixées par l'Ordinaire, une certaine rétribution à un titre extrinsèque étant toutefois admise.
§ 2. Le prêtre qui concélèbre une deuxième Messe le même jour ne peut sous aucun prétexte recevoir une offrande à ce titre.
Can. 952 - § 1. Il revient au concile provincial ou à l'assemblée des Évêques de la province de fixer par décret pour toute la province le montant de l'offrande à donner pour la célébration et l'application de la Messe, et le prêtre n'est pas autorisé à demander une somme plus élevée; il lui est cependant permis de recevoir pour l'application d'une Messe une offrande plus élevée que celle qui a été fixée si elle lui est offerte spontanément, et même une offrande moins élevée.
§ 2. À défaut d'un tel décret, la coutume en vigueur dans le diocèse sera observée.§ 3. Les membres de tous les instituts religieux doivent s'en tenir aussi à ce décret ou à la coutume du lieu dont il s'agit aux §§ 1 et 2 du présent canon.
Can. 953 - Il n'est permis à personne de recevoir un nombre tel d'offrandes de Messes à appliquer par lui-même qu'il ne puisse les acquitter dans l'année.
Can. 954 - Si, dans certaines églises ou oratoires, la demande de messes à célébrer dépasse le nombre de celles qui peuvent y être dites, celles qui sont en excédent peuvent être célébrées ailleurs, à moins que les donateurs n'aient manifesté expressément une volonté contraire. Can. 955 - § 1. Celui qui désire confier à d'autres la célébration de Messes à appliquer confiera leur célébration le plus tôt possible aux prêtres qu'il voudra, pourvu qu'il les sache au-dessus de tout soupçon; il doit transmettre intégralement l'offrande reçue à moins qu'il ne sache avec certitude que ce qui dépasse le taux fixé dans le diocèse lui a été donné à lui personnellement; et il est tenu par l'obligation de veiller à la célébration de ces Messes jusqu'à ce qu'il ait reçu l'avis de l'acceptation de l'obligation et de la réception de l'offrande.
§ 2. Le délai dans lequel les Messes doivent être célébrées commence du jour où le prêtre qui doit les célébrer les a reçues, sauf s'il s'avère qu'il en va autrement.
§ 3. Ceux qui confient à d'autres des Messes à célébrer inscriront sans tarder dans un registre tant les Messes qu'ils ont reçues que celles qu'ils ont confiées à d'autres, en notant aussi le montant des offrandes.
§ 4. Tout prêtre doit soigneusement noter les Messes qu'il a acceptées de célébrer et celles qu'il a acquittées.
Can. 956 - Tous et chacun des administrateurs des causes pies ou ceux qui sont obligés à un titre quelconque de veiller à la célébration des Messes, clercs ou laïcs, remettront à leurs Ordinaires, selon les modalités à définir par ceux-ci, les charges des Messes qui n'auraient pas été célébrées dans l'année.
Can. 957 - Le devoir et le droit de veiller à l'accomplissement des charges de Messes reviennent à l'Ordinaire du lieu pour les églises du clergé séculier, et à leurs Supérieurs pour les églises des instituts religieux ou des sociétés de vie apostolique.
Can. 958 - § 1. Le curé et le recteur d'une église ou d'un autre lieu de piété, dans lesquels des offrandes de Messes sont ordinairement reçues, tiendront un registre particulier dans lequel ils noteront soigneusement le nombre de Messes à célébrer, l'intention, l'offrande et la célébration accomplie.§ 2. L'Ordinaire est tenu par l'obligation de contrôler ces registres chaque année, par lui-même ou par d'autres.

( 739107 )
Non, non, il existe des dispositions... par Michel (2013-12-03 08:38:05)
[en réponse à 739106]
...canoniques pour répondre à la demande des fidèles qui souhaitent que la messe soit célébrée tel dimanche à la messe paroissiale.
Il faut notamment (pas le temps de vérifier les détails et de rechercher la source) :
- que les fidèles sont informés (et consentants) qu'il s'agit d'une "messe collective" pour diverses intentions (mais ça, il le savent) ;
- je suppose que l'offrande est libre (pas de "tarif") ;
- pas plus d'une ou deux (je ne sais plus) messe de ce genre par semaine par paroisse.
A contrario, ces fidèles ont la possibilité de demander une mese "individuelle".
On a le droit de ne pas être d'accord avec ces dispositions,
mais il est indispensable de savoir que ça existe.

( 739117 )
Dommage par Nemo (2013-12-03 10:09:37)
[en réponse à 739107]
Parce que justement il serait intéressant de connaître ces dispositions qui, nous sommes habitués depuis Vatican II, justifient le contraire de la loi, nous expliquent que la loi n'existe que pour les intégristes.
Le fameux toutes choses égales par ailleurs...

( 739120 )
Décret Mos iugiter 1991 par abbé F.H. (2013-12-03 10:50:48)
[en réponse à 739117]
Seulement
en italien, désolé, et quand même très restrictif: les donateurs d'offrandes doivent être avertis au préalable, y consentir et donner leur accord en totale liberté. Ce qui n'est jamais le cas dans les paroisses. Le célébrant ne peut garder qu'un seul honoraire.
On trouve dans
le commentaire du décret en français:
Le Décret utilise des paroles fortes et un ton sévère pour attirer l’attention des Pasteurs sur le dommage incalculable que la pratique des messes dites "plurintentionnelles" ou "collectives" peut provoquer dans le peuple chrétien sous différents aspects. La multiplication de telles célébrations, ou le manque de zèle pour chercher à les endiguer et à en prévenir la diffusion, conduit fatalement les fidèles à se désaffecter de la coutume de demander la célébration de la Messe pour des intentions particulières, ce qui est aussi toujours un témoignage de foi vive. De plus, cela porte atteinte aussi à une coutume chrétienne de haute valeur et spirituellement salutaire: la pitié pour les morts. Dans une large mesure les intentions de Messes ou les fondations pieuses avec des charges de Messes — c’est bien connu — sont destinées au suffrage pour les fidèles défunts. De même, on amenuise progressivement l’intérêt du peuple chrétien pour participer à la vie de l’Eglise par l’offrande pour des célébrations de Messes destinées à la subsistance pour le Clergé et aux différentes activités de culte et de charité de l’Eglise.
Les préoccupations que suscite cette pratique imprudente, et plus encore le danger qu’elle s’étende, sont exprimés plusieurs fois dans le Décret, particulièrement dans sa partie dispositive. Elle contient en effet à l’art. 2 quelques clauses ou conditions de licéité pour qu’on puisse faire recours exceptionnellement à cette modalité impropre de célébration. Il faut le consentement explicite du donateur, alors qu’actuellement ce consentement est presque partout considéré comme présumé ou implicite: ce qui est illicite moralement*. Il faut aussi que soient indiqués clairement et publiquement: le lieu, le jour et l’heure de telles célébrations. Et comme il s’agit d’une modalité qui représente de toute façon une exception vis-à-vis de la règle en vigueur, le Législateur Suprême a disposé que ces célébrations ne peuvent pas avoir lieu plus de deux fois par semaine dans un même lieu de culte art. 2 § 3, afin de circonscrire le plus possible cette pratique — en posant les conditions pour éviter les abus — et de faire obstacle à sa diffusion.
*: c'est donc le cas de l'immense majorité des messes dominicales en France

( 739211 )
Je ne comprends pas trés bien. par Ritter (2013-12-04 14:54:45)
[en réponse à 739120]
Personnellement, il ne me gêne pas que dans une intention que je demande d'autres personnes soit associées.
Je ne considère pas que cela amoindrisse la force de la grâce obtenue.
Penser autrement ne serait-ce pas alors diminuer la portée de la messe?
Y-a-t-il une différence entre une messe avec une intention simple et une autre avec des intentions multiples?
Devant la raréfaction des Prêtres certaines directives ne pourraient-elles pas être assouplies?
Cette pratique n'est elle pas gênante du fait qu'il faille donner une offrande pour la célébration?
Ainsi en Espagne l'on peut demander une messe sans avoir les moyens de l'offrande.
Cordialement.

( 739219 )
Intentions et honoraires par Quodvultdeus (2013-12-04 15:48:23)
[en réponse à 739211]
Sachez bien ceci :
- chaque messe est célébrée à une seule intention comme elle a été demandée par le donateur ;
- chaque prêtre ne peut toucher qu'un seul honoraire par jour.
Si un prêtre, un dimanche, annonce plusieurs intentions, voilà comment ça se passe :
une intention est effectivement honorée ce dimanche, et les autres intentions le seront les jours suivants.
Si un prêtre reçoit plus d'intentions avec honoraires qu'il ne peut célébrer de messes (par exemple s'il reçoit 3000 intentions par an, comme ce fut mon cas jadis), il envoie le surplus à son évêché qui les transmet ensuite à des prêtres qui en sont dépourvus. Le prêtre peut également envoyer directement ses surplus à des congrégations missionnaires pour leurs prêtres.
Il n'y a aucun risque qu'un prêtre s'enrichisse en recevant de nombreux honoraires. Des directives très strictes sont édictées par les diocèses à ce sujet. Dans un grand nombre de diocèses, le nombre d'honoraires de messe effectivement perçus ne doit pas dépasser 25 par mois.
Sachez encore que l'on ne verse pas une offrande pour la célébration mais pour le prêtre à l'occasion d'une célébration. L'honoraire de messe, c'est le gagne-pain du prêtre : 25 honoraires maximum par mois x 16 euros = 400 euros par mois. Cette somme complète les 500 et quelques euros de traitement versés par l'évêché.
En quelques mots : on ne paye pas la messe (qui n'a pas de prix) mais le prêtre.
Beaucoup de fidèles - et peut-être vous-même aussi - s'imaginent que les finances de l'Eglise, c'est du grand n'importe quoi, que les prêtres empochent autant d'honoraires qu'ils peuvent, qu'ils piochent dans la quête "ni vu ni connu", qu'ils arnaquent les fidèles à l'occasion des enterrements, etc.
Eh bien non ! Les prêtres ont des comptes très rigoureux à tenir, contrôlés par le Vicaire général, des bordereaux à remplir scrupuleusement et à envoyer à l'économat diocésain, des registres d'intentions de messe à tenir à jour en permanence, des comptes à rendre au conseil économique paroissial. Dans le domaine des finances, il est demandé aux curés de paroisse et aux doyens de faire preuve d'une extrême rigueur.
Et je puis vous certifier que l'on ne fait pas n'importe quoi. Et si l'on faisait du n'importe quoi, l'économe diocésain aurait vite fait de s'en apercevoir.
Pour finir : ce que vous dites de l'Espagne est valable pour tous les pays du monde sans exception, y compris la France.
Quodvultdeus
P.S. : Voir aussi mon autre post dans ce même fil.

( 739220 )
Dans une messe il me semble par Ritter (2013-12-04 16:00:38)
[en réponse à 739219]
Qu'il y a l'intention première et les intentions secondes.
Donc il peut y avoir plusieurs intentions.
Ensuite ceux qui assistent à la messe, ne sont ils pas associés aux intentions, ainsi que parfois les frères absents?
Je n'ai pas parlé de prix mais d'offrande.
Et je me moque de donner 16 ou 10 000 euros comme offrande.
Ce que je trouve malsain c'est le fait que l'on pense qu'un prêtre groupe les intentions pour augmenter les revenus.
Ensuite ce que je ne comprends pas:
pourquoi cette intentions première ne peut-être multiple.
Ainsi quand l'on dit une messe pour les personnes victimes d'une catastrophe, ce sont bien plusieurs personnes qui sont comprise dans l'intention première et cela ne dérange personne;
Imaginons qu'alors chaque personne veuille faire une offrande pour remercier le prêtres 1000 personnes cela ferait 16 000 euros d'offrande et j'ai envie d'écrire:
et Alors !
Je le redis je trouve malsain une telle comptabilité.
Je repose ma question en quoi est-il gênant qu'un prêtre associe, plusieurs intentions premières (à condition qu'il ne le fasse pas à des fins mercantiles)?
Le problème d'argent lié à cela ne m'intéresse point, je le trouve malsain.
Car il serait stupide d'imaginer que certains ne donne pas plus que le minimu requis pour faire dire une messe, comme il serait stupide d'imaginer que certains puissent toujours le donner.
Pour l'anecdote, demandant une fois une messe à un prêtre espagnol, il m'a dit en Espagne je n'aurais pas demandé d'offrande mais en France par correction pour mes confrères je la demande.
Mais il ne m'a pas imposer de la donner, si je n'en avais pas les moyens
Cordialement

( 739229 )
Réponse volatilisée par Quodvultdeus (2013-12-04 17:59:07)
[en réponse à 739220]
Cher Ritter,
Je viens de passer une demi-heure pour tenter de vous répondre et pour dissiper la confusion qui règne dans votre esprit au sujet des honoraires de messe, et en cliquant sur Prévisualiser, il y a eu un bug : ça m'a déconnecté et ma réponse s'est volatilisée. Même chose quelques heures plus tôt dans ma réponse à Minger qui a l'esprit autant embrouillé que vous.
C'est rageant de se donner tant de peine pour que tout disparaisse d'un seul coup.
Ce bug est vraiment très gênant. Je ne sais pas si j'aurai le courage de recommencer. C'est dommage, parce que ma réponse était destinée à vous éclairer.
Quodvultdeus

( 739230 )
Pour préserver une réponse par Sic transit (2013-12-04 18:10:05)
[en réponse à 739229]
Il vaut mieux taper d'abord dans un traitement de texte, et copier/coller ensuite votre texte (dont il reste un exemplaire) dans le cadre.
Cela en vaut la peine si le message est long, mais j'avoue ne pas le faire moi-même systématiquement.
Si votre machine est dans une période de bugs, ce ne serait pas du temps perdu (peu de temps d'ailleurs,juste une petite manoeuvre).

( 739233 )
Merci ne vous tracassez pas trop par Ritter (2013-12-04 18:15:45)
[en réponse à 739229]
Je ne fais pas de confusion sur l'offrande, honoraires, une messe ne saurait avoir de prix nous sommes d'accord.
Ce qui me cause des difficultés c'est l'intention unique.
Quand par exemple on prie pour les bienfaiteurs, il y a bien des intentions multiples.
Il n'y a pas des intentions pour chaque bienfaiteur.
Pour votre problème de disparition de message, une des causes pourrait être le rafraichissement de la page.
Par exemple, j'ai un addon qui me rafraichit les pages ouvertes pour un intervalle de temps que je précise.
Si vous avez passé trop de temps, et qu'il y a eu rafraîchissement, vous pouvez tout perdre, deux solutions 1 c'est de faire prévisualiser ou 2 de mettre pendant le temps de rédaction du message, un intervalle de temps plus grand, mais attention si vous êtes interrompu vous risquer aussi de tout perdre, alors prévisualiser le plus rapidement possible.
Cordialement

( 739252 )
Pour Ritter et Minger et quelques autres par Quodvultdeus (2013-12-04 22:01:35)
[en réponse à 739233]
Cher Ritter,
Tout d’abord, merci pour vos explications concernant la disparition de mon post au moment de la prévisualisation. J’étais effectivement resté trop longtemps sans y toucher, interrompu par des coups de téléphone. Vous êtes compétent dans ce domaine, comme moi je le suis dans le domaine des honoraires de messe, puisque, par profession si je puis dire, j’en touche quotidiennement.
Eh oui, vous avez les idées encore bien confuses, mon cher Ritter ! Je vais tenter une fois de plus de vous éclairer.
Voici un exemple :
M. Machin va voir son curé pour lui confier une intention de messe pour ses parents défunts et son épouse malade. Il connaît le montant de l’honoraire qui est de 16 euros, mais il donne généreusement 30 euros : les 14 euros supplémentaires, il les offre pour le chauffage de l’église.
Faisons un peu de vocabulaire :
M. Machin : c’est le donateur (c’est ainsi que l’on dit).
Les parents défunts et l’épouse malade : c’est l’intention (attention de ne pas confondre intention et personne : ici, trois personnes, mais une seule intention).
Les 16 euros : c’est le montant de l’honoraire (qui revient au prêtre) ; parlons bien d’honoraire, car il faut être précis.
Les 14 euros supplémentaires : c’est le montant de l’offrande de M. Machin pour le chauffage (qui revient à la paroisse et non pas au curé) ; là, il s’agit bien d’une offrande volontaire et plus du tout d’un honoraire : ne confondons pas les mots.
L’intention (il s’agit dans ce fil des intentions rémunérées) : c’est ce que le donateur demande explicitement et que lui-même ou le prêtre écrit noir sur blanc dans le registre des intentions de messes. Cela peut être pour une personne, pour plusieurs personnes, pour l’Église, pour la paix, pour les vocations, en action de grâces à sainte Philomène, etc.
Le donateur peut demander une seule intention ou plusieurs. Selon le cas, il donne un honoraire ou plusieurs.
Le curé : si c’est lui qui célèbre, il touchera l’honoraire et célèbrera à l’intention du donateur. Il y est strictement tenu. Et il célèbrera autant de messes qu’il a touché d’honoraires. Dans beaucoup de diocèses, le nombre d’honoraires est limité à 25 par mois.
Nota : ce n’est pas parce que le prêtre célèbre à une intention particulière rémunérée qu’il ne peut pas avoir ses intentions personnelles qu’il porte dans son cœur. Le prêtre peut célébrer la messe pour les parents défunts de M. Machin et son épouse malade pour lesquels il a reçu un honoraire, mais cela ne l’empêche pas de prier en même temps pour la réussite professionnelle de son propre neveu, ou pour les vocations dans sa paroisse, ou aux intentions de la Banquise de M.... Mais pour ces intentions-là, il ne touche bien sûr aucun honoraire.
P. S. : Vous aurez fait un gros progrès quand vous ne confondrez plus « intention » et « personne ».
Exemples :
On me donne 16 euros d’honoraire pour les manifestants de la Manif pour Tous : cela fait une seule intention pour deux millions de personnes.
On me donne 320 euros pour Mme Truc : cela fait vingt intentions pour une seule personne.
Enfin compris ?
Encore un mot sur l’honoraire :
c’est une sorte d’offrande, mais à la différence des offrandes libres – dont le montant peut varier de 1 centime à 1000 milliards d’euros, voire plus – le montant de l’honoraire est fixé par les diocèses sur proposition de la Conférence épiscopale.
Dans la plupart des diocèses, c’est 16 euros. Certains diocèses en sont déjà à 17 euros, d’autres en sont encore à 15 euros.
Pourquoi cette somme ?
Pour permettre au prêtre de manger décemment :
petit-déjeuner à 3 euros – déjeuner à 8 euros – dîner à 5 euros = 16 euros.
L’honoraire, ce n’est rien d’autre que le gagne-pain du prêtre.
Je connais deux exceptions en France :
- le diocèse de La Réunion a un système financier différent et les honoraires de messe vont à la paroisse ; mais c’est la paroisse qui paye la voiture du prêtre ainsi que l’assurance ;
- le diocèse aux Armées françaises dont les aumôniers sont généreusement payés par le Ministère de la Défense ; les aumôniers-prêtres reversent leurs honoraires de messes – quand ils en ont – au diocèse aux Armées.

( 739263 )
Mme Truc dans votre exemple par Ritter (2013-12-05 02:26:55)
[en réponse à 739252]
Supposons que par exemple dans les 20 intentions de Mme Truc, vous lui accordiez les dates de la semaine de Pâques, du Dimanche de Pâques, au Dimanche de la Miséricorde Divine.
Mme Truc étant consciente que ces dates étant plus importantes que d'autres, vous dise: "Mon Père si d'autres personnes veulent ces dates aussi, cela ne me dérangerait pas si vous les ajoutiez en intention à mon intention".
Vous pourriez célébrer aux intentions(à l'intention) de Mme Truc et de ces autres personnes qui sont associés à l'intention de Mme Truc, comme Mme Truc accepte de les associer?
Nous aurions bien une seule intention celle de Mme Truc?
Dans le cas où cela serait possible et accepté, ces personnes averties par vous de ce fait, elles ne pourraient pas vous verser d'honoraires, mais si elles le faisaient tout de même, ces sommes seraient alors des offrandes, ou des honoraires pour d'autres intention de messes, qu'elles pourraient vous demander à une autre date.
Pourriez vous annoncer alors La messe sera célébrée pour les intentions Mme Truc, et citer la famille TrucA, M. TrucB, Melle TrucC, vous n'auriez perçu qu'un seul honoraire et éventuellement des offrandes.
Cette situation est elle possible?
Cordialement.

( 739271 )
Je vais faire la preuve par quatre… par Minger (2013-12-05 09:55:54)
[en réponse à 739252]
Nul besoin d’être un fortiche en mathématique :
Vous avez : 5 familles avec au départ , avec un nombre respectif d’intentions de messes
Antoine:10 , Dupont:15, Etter:20, Franklin:18, Goumois:30
Selon à quelle date la première messe d’ intention a commencé pour l’une , généralement à la messe dominicale dans l’une ou l’autre des églises, qui je rappelle dans ce cas est célébrée pour les cinq intentions !
Exemple : Goumois , première messe mois de janvier 2013…
Avec les mois écoulés , le solde en ce mois de décembre arrive : 2 .
Par contre , pour la famille : Dupont qui a commencé au mois de Juillet le solde est de : 8.
Même calcul pour les autres.
Donc , j’affirme haut est fort : pour une messe célébrée dans ce cas de figure , il y en a bien 5 de payées….Sans compter le surplus des collectes dominicales.
Le système n’est pas correct ! Bien sûr ,l’on peut se permettre dans ces conditions de ne pas refuser les intentions , mais par contre pour les funérailles c’est non pour la messe!
C’est un cercle sans fin.
Le système est fait pour prendre sans avoir les moyens d’assurer !
Certains disent : lorsque le prêtre ne peut assurer, il donne les intentions ailleurs…
D’accord , certainement , mais pas dans ce cas de figure , la preuve par quatre.
Faut quand même pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages !

( 739352 )
Quatre divisé par sept fois ...? par Meneau (2013-12-05 23:05:31)
[en réponse à 739271]
Il me semble que l'abbé Quodvultdeus vous a déjà écrit que :
Si un prêtre, un dimanche, annonce plusieurs intentions, voilà comment ça se passe :
une intention est effectivement honorée ce dimanche, et les autres intentions le seront les jours suivants.
Si un prêtre reçoit plus d'intentions avec honoraires qu'il ne peut célébrer de messes (par exemple s'il reçoit 3000 intentions par an, comme ce fut mon cas jadis), il envoie le surplus à son évêché qui les transmet ensuite à des prêtres qui en sont dépourvus. Le prêtre peut également envoyer directement ses surplus à des congrégations missionnaires pour leurs prêtres.
N'y a-t-il donc qu'un seul prêtre dans votre évêché, qui en plus ne dit qu'une seule messe par semaine ?
Cordialement
Meneau

( 739426 )
Navré ! Meneau . par Minger (2013-12-06 19:47:44)
[en réponse à 739352]
Si un prêtre, un dimanche, annonce plusieurs intentions, voilà comment ça se passe :
une intention est effectivement honorée ce dimanche, et les autres intentions le seront les jours suivants.
Navré ! Pas du tout.
Cas de figure dans ma famille :
2001 : décès et pendant 3 ans ma maman a donné des messes d’intention.
Chaque fin d’année , la Dame de la paroisse indiquait à ma maman le solde restant pour pouvoir renouveler l’année suivante.
Le tournus s’est fait sur une moyenne de : 6 intentions générales par dimanche une fois par mois.
Vous dites que les messes sont dites ailleurs ? Jamais il n’a été question et la Dame très dévouée l’aurait certainement précisé.
Il n’y a pas eu de messe ailleurs.
La paroisse a fait le décompte des messes données par ma maman comme si ces messes avaient été célébrées seules !
Mais ce n’est pas étonnant , ce système est justement fait pour englober les surplus.
J’ai dit à ma maman : faut arrêter d’être bête..
Maintenant , toutes les messes d’intention de la famille sont remises à : la fraternité saint Pierre ou saint Pie X.

( 739461 )
J'ajoute pour être très précis ... par Minger (2013-12-07 09:15:39)
[en réponse à 739426]
Si ma maman avait continué , ce mois de décembre serait la dernière messe de l'année..
Par contre cette même messe serait: la deuxième pour une famille qui a eu un deuil il y a deux mois ...
Et ainsi de suite la 4ème pour une famille qui a commencé au mois de: Août ...
Le curé de Cucugnan disait mal ses messes ! Mais il disait ses messes séparées!

( 739314 )
Aumôniers militaires généreusement payés ? Mon œil ! par Paterculus (2013-12-05 18:01:48)
[en réponse à 739252]
Mon cher Quodvultdeus,
C'est une opinion répandue que les aumôniers militaires français sont généreusement payés. C'est une erreur. On peut dire qu'ils sont généralement moins mal payés que leurs confrères civils, mais c'est tout.
En ce qui me concerne, j'étais capitaine de réserve dans mon jeune temps ; à trente-cinq ans, étant fidei donum au Zaïre et ne pouvant plus faire de période de réserve, j'ai été admis à l'honorariat de mon grade. J'ai reçu un papier à ce sujet, qui stipulait qu'en cas de mobilisation je ne pouvais être rappelé à moins de ce grade.
Or quand je suis entré au diocèse aux armées, j'ai été payé six ans comme un sous-lieutenant (en fait EV2), et comme un capitaine ensuite (LV). Je n'ai donc retrouvé un salaire correspondant à ma valeur sur le marché reconnue par l'armée qu'après ce terme de six ans.
Si l'on veut bien comparer le bagage intellectuel des prêtres - j'entends ceux qui ont été formés selon les normes de l'Eglise, donc en six ans après avoir atteint le niveau du bac - à celui des officiers, ces bagages intellectuels sont semblables. Et après quelques années de service comme aumônier, on acquiert une expérience qui mériterait bien qu'on passe à une solde non plus d'officier subalterne, mais d'officier supérieur.
Bref, vous comprenez qu'il n'y a pas là une revendication ni même une récrimination, il y a simplement une constatation que si l'on appliquait aux aumôniers les critères qu'on applique aux autres militaires, ils devraient au total être payés plus qu'ils ne le sont en France.
Une petite remarque enfin, sur les honoraires de messes des aumôniers : comme le droit précise que les honoraires de messes sont la propriété personnelle du prêtre (me trompé-je ?), il ne peut être question pour l'évêque aux armées d'en exiger le reversement au diocèse. En revanche, ce qui était demandé aux prêtres militaires était de ne pas garder pour eux-mêmes ces honoraires (au demeurant très rares), mais de les reverser volontairement soit au diocèse, soit à la caisse de leur aumônerie (solution que j'avais adoptée) ou à toute autre bonne oeuvre.
Par ailleurs une tradition voulait que les aumôniers reversent au diocèse, pour une caisse de solidarité, une partie de leur solde, tradition à laquelle j'ai cessé de souscrire quand j'ai vu que l'évêque s'est offert une visite pastorale à La Réunion, où j'étais en poste, juste avant mon départ pour une nouvelle affectation, et alors qu'il était venu dans cette garnison quelques années avant, et que le vicaire épiscopal dont je dépendais était passé quelques mois avant...
Votre dévoué Paterculus

( 739338 )
Mais oui, Monsieur l'Abbé ! par Quodvultdeus (2013-12-05 21:57:27)
[en réponse à 739314]
Personnellement, je me suis toujours considéré comme généreusement payé, surtout outre-mer avec une solde majorée de 40 pour cent.
Après avoir été curé de campagne, la différence fut de taille !
Quodvultdeus

( 739341 )
Vous auriez dû... par Paterculus (2013-12-05 22:03:41)
[en réponse à 739338]
... cumuler les primes d'Outre-Mer et d'embarquement : à Alindien, c'était bon à prendre.
Là, je faisais comme les Parisiens quand il pleut.
VdP

( 739330 )
16 euros ... par Cath...o (2013-12-05 21:28:41)
[en réponse à 739252]
... par jour pour une personne pour "manger décemment" ???
Ce qui fait quasiment 500 euros par mois, soit pour une famille de 3 personnes ....
Non mais sérieusement ...

( 739333 )
Personne seule par Paterculus (2013-12-05 21:44:57)
[en réponse à 739330]
Beaucoup de prêtres français (peut-être la majorité) vivent seuls, ce qui fait que le prix de revient de leur nourriture est plus élevé que pour la moyenne des membres d'une famille.
Mais c'est vrai que les chiffres de Quodvultdeus sont élevés : je ne dépense pas tant chaque jour pour me nourrir (et d'ailleurs je recours systématiquement aux "DLC" comme on dit par barbarisme). Mais si vous ajoutez, toujours pour quelqu'un qui vit seul, le chauffage, le vêtement, etc., c'est peu que 900 euros pour un prêtre qui doit par ailleurs financer des charges particulières, comme les abonnements aux bonnes revues, les livres pour entretenir sa culture théologique, sans parler d'un véhicule adapté à la desserte de ses nombreux clochers...
VdP

( 739336 )
Tout à fait d'accord ... par Cath...o (2013-12-05 21:49:38)
[en réponse à 739333]
... si vous rajoutez les autres frais, mais reconnaissez que l'exemple avait de quoi faire bondir !

( 739339 )
En effet, c'était un peu cru... par Paterculus (2013-12-05 21:58:06)
[en réponse à 739336]
... mais il fallait rajouter le prix du gaz ou de l'électricité pour la faire cuire, cette nourriture !
VdP

( 739356 )
Question de gestion par Quodvultdeus (2013-12-05 23:28:01)
[en réponse à 739330]
Oui, avec 16 euros, on peut manger très décemment, même en invitant des confrères qui mangent comme quatre et en payant les frais quotidiens ou mensuels ou trimestriels ou annuels qui sont parfois très élevés comme vous le savez (assurance-auto, mutuelle complémentaire, taxe d’habitation, abonnement téléphone et Internet, et j’en oublie).
C’est un vieux curé d’autrefois qui m’a révélé jadis son secret pour bien gérer son argent ; je lui en suis infiniment reconnaissant, car grâce à lui, je n’ai jamais manqué de rien.
Et je me contente de ma retraite, ce qui me procure la satisfaction de ne pas coûter un seul centime à mon diocèse.
Tout est une question de gestion.
P. S. : 25 x 16 = 400 tout rond et non pas « quasiment 500 ».

( 739359 )
Reprenons ... par Cath...o (2013-12-05 23:59:37)
[en réponse à 739356]
Je vous rappelle vos écrits :
Pourquoi cette somme ?
Pour permettre au prêtre de manger décemment :
petit-déjeuner à 3 euros – déjeuner à 8 euros – dîner à 5 euros = 16 euros.
Je trouvais cela énorme !!! Et le multipliais par le nombre de jour dans le mois pour estimer le budget nourriture d'une personne seule. Parce que personnellement, moi, je ne mange pas que 25 jours par mois ...
J'arrivais donc à une somme astronomique que la plupart ne peuvent pas se permettre de dépenser !
Evidemment, si comme le faisait remarquer Paterculus et comme vous le précisez maintenant il s'agit de prendre en compte
toutes les dépenses, c'est totalement différent ...

( 739412 )
Vous n'avez pas tout compté ! par Paterculus (2013-12-06 18:17:01)
[en réponse à 739359]
Il y a la boisson !
Alors des prêtres, pour garder tout leur sentiment religieux, peuvent-ils boire autre chose que du Châteauneuf du Pape ou du Lacrima Christi ?
Non mais c'est vrai quoi à la fin, comme dit le Petit Nicolas.
VdP

( 739414 )
S'cusez moi ... par Cath...o (2013-12-06 18:31:30)
[en réponse à 739412]
.... je carbure au Château La Pompe ...
Après le cliché "Eglise richissime", nous passons à "prêtres alcoolisés" ...
(Oh le souvenir des reconnaissances de lieux de camps entre cheftaines, trimballées dans la vieille titine du prêtre du village, au milieu des effluves du breuvage distillé dans la cave ... Le bon vieux temps, j'vous dis ...)

( 739374 )
Pourriez-vous s'il vous plait par Ritter (2013-12-06 10:34:37)
[en réponse à 739356]
Répondre à ma question posée plus haut, qui ne concerne pas les problèmes d'argent?
Cordialement.

( 739234 )
Pour répondre le plus simplement possible par Minger (2013-12-04 18:16:21)
[en réponse à 739220]
A la demande des fidèles, le prêtre associe une intention particulière à la célébration de la messe. La messe peut ainsi être célébrée par exemple pour un défunt, les âmes du purgatoire, un malade, des noces d'or, des jeunes mariés, prier pour les vocations, remercier Dieu, honorer la Vierge Marie, la réconciliation dans une famille…
Ce qui est en question c'est les honoraires perçus pour une seule messe et ce principe non gratuit de regrouper plusieurs intentions.
Cordialement!

( 739235 )
Donc, peut-on envisager par Ritter (2013-12-04 18:23:48)
[en réponse à 739234]
Que si le prêtre refuse toute offrande, il puisse dire aux personnes qui lui demande une messe, je célèbrerai cette messe tel jour, en joignant plusieurs intentions, de différentes personnes?
Dans ce cas, il n'y aurait pas de problème lié aux honoraires reçus, si les personnes ne sont pas gênées par le fait que le prêtre célèbre pour plusieurs personnes?
Un prêtre peut-il ainsi célébrer sa messe pour plusieurs paroissiens sans avoir reçu d'offrande pour cela.
Ainsi peut-on célébrer pour des donateurs, sans qu'ils aient fait d'offrande particulière, pour demander une messe?
Cordialement

( 739236 )
C'est prévu dans le canon .. par Minger (2013-12-04 18:38:06)
[en réponse à 739235]
Dans la consécration , il y a un moment prévu pour les intentions particulières ( du prêtre et des fidèles).
Et comme vous dites si bien :
Dans ce cas, il n'y aurait pas de problème lié aux honoraires reçus, si les personnes ne sont pas gênées par le fait que le prêtre célèbre pour plusieurs personnes?
Maintenant , je ne suis vraiment pas canoniste pour affirmer.
Cordialement!

( 739226 )
Il y a un principe qui s’applique pour tout : par Minger (2013-12-04 17:41:27)
[en réponse à 739219]
Si je ne peux assurer , je ne m’engage pas , je conseille de voir quelqu’un d’autre …
Si l’on me charge de transmettre une mission , alors scrupuleusement j’informe à qui j’ai donné la mission…
Nous sommes devant une situation inacceptable :
1/ La nouvelle liturgie évacue l’ancienne mais veut garder le principe des intentions particulières !
Je rappelle, avant chaque messe était minutieusement célébrée pour une intention particulière et le tarif était unique .Pas de cumul tarifaire pour d'autres intentions.
Ceci , bien sûr n’empêchait pas d’associer d’autres intentions.
Maintenant, si l’on prend des intentions en sachant que l’on ne peut les assurer, l’on fait confiance à l’évêché pour le surplus …
Où ? sont t’elles transmises en sachant que devant ce nombre impressionnant des demandes et au vu du manque de prêtres ceci dans tous les diocèses!
2/ Tarif cachet funérailles :
Il est très juste de facturer un cachet funérailles pour couvrir les frais d’entretien des églises …
Par contre, sauf erreur de ma part , la partie du cachet est divisée en deux :
Une reste pour la paroisse et l’autre à l’évêché …
Encore là , c’est pas correct , le cachet est entier ne faisant aucune différence si le prêtre a assuré ou pas la célébration des funérailles .
Donc l’évêché encaisse les honoraires des prêtres sans les assurer pour les funérailles…
Je n’ose utiliser le terme commercial…

( 739443 )
Honoraires... par le torrentiel (2013-12-06 23:10:58)
[en réponse à 739219]
Je rappelle que les prêtres, les médecins et les avocats sont soumis à des "honoraires" parce que leur traitement est rendu à honneur et non pas perçu en fonction du service qu'ils rendent ou du travail qu'ils se doivent de fournir, quelle que soit l'indigence de leurs clients, patients ou pénitents. (L'aide juridictionnelle a suppléé à la perte du sens de la notion d'honoraires, sans parler de l'incurie des médecins, qui ne se sentent plus tenus d'aller visiter leurs patients vingt-quatre heures sur vingt-quatre et qui pensent que leur métier devrait leur rapporter au prorata de leurs études).
Il n'empêche que les prêtres sont mal payés: j'ai ainsi eu honte d'apprendre, lors d'un enterrement où nous n'étions que trois en dehors des employés des pompes funèbres, l'officient, l'accompagnatrice de ce mourant et moi, qu'en tant qu'organiste, je touchais trois foi plus que le prêtre (et ce ne fut pas lui qui s'en plaignit).
Les médecins n'ont aucun pouvoir d'achat à revendiquer de leurs malades et de leur métier; il n'en demeure pas moins que ceux qui soignent et viennent en aide, non seulement exercent des métiers difficiles, mais sont payés au lance-pierre: c'est le cas des ambulanciers, de ceux qui transportent les handicapés ou des auxiliaires de vie scolaire. Et c'est aussi le cas des prêtres.

( 739488 )
Hypocrisie française par Vincent F (2013-12-07 14:21:28)
[en réponse à 739443]
On parle d'honoraires parce que parler de salaire signifierait travail et le travail c'est sale et c'est pour les gueux.

( 739221 )
partout! par Lycobates (2013-12-04 16:13:14)
[en réponse à 739211]
Ainsi en Espagne l'on peut demander une messe sans avoir les moyens de l'offrande.
On le peut partout et toujours.
Le prêtre est toujours obligé d'accepter une intention de messe, même sans offrande ou honoraire, si la personne ne peut pas en donner, s'il peut la célébrer dans un délai raisonnable.
Le "tarif" est toujours indicatif.
Mais on ne peut accepter qu'une seule offrande par messe.
Pas de cumul d'intentions!
La raréfaction des prêtres est indéniable mais ce n'est pas une excuse. J'attends parfois des mois pour voir une messe célébrée à mes intentions.
Nous voilà bien punis pour avoir méprisé ou délaissé - beaucoup d'entre nous - nos prêtres et nos paroisses et la pratique religieuse, quand il y a avait encore le luxe de trois ou quatre prêtres par paroisse et de couvents peuplés par des dizaines de prêtres à tous les coins de rue dans nos villes, c'est à dire avant l'irruption de la nouvelle pentecôte et de son
spiritus principalis.
Der Geist von unten, nous disons en allemand.
Si cognovissemus tempus visitationis nostrae ...
Il est trop tard maintenant.
Comparez 2Cor 11,4.

( 739223 )
Ce que je ne comprends pas par Ritter (2013-12-04 16:26:41)
[en réponse à 739221]
C'est l'intention unique, cette règle ne peut-elle souffrir d'aménagement, quels sont les fondements de cette règle?
Dans une concélébration pour certains il n'y a qu'une messe pour d'autres, il y a autant de messe que de prêtres, chaque prêtre peut-il avoir une intention première particulière?
Cordialement.

( 739231 )
fruit de la messe par Lycobates (2013-12-04 18:13:57)
[en réponse à 739223]
quels sont les fondements de cette règle?
La justice.
Si le prêtre convient avec quelqu'un de célébrer une messe à ses intentions, il ne peut pas convenir avec un autre de faire autant en ne célébrant qu'une seule et même messe.
Le droit est très clair sur ce point:
Can. 828. Tot celebrandae et applicandae sunt Missae, quot stipendia etiam exigua data et accepta fuerint.
Il faut célébrer et appliquer autant de messes que d'honoraires, mêmes petits, ont été donnés et acceptés.
Le fait d'accepter un honoraire pour une messe, ou une commande de messe même sans honoraire, oblige en justice de célébrer cette même une (1) messe.
Quant à la concélébration, certains moralistes (comme Vermeersch) admettent que tous les participants (
consecrator cum consecrato,
neo-sacerdotes cum ordinante, l'évêque consacrant ou ordinant, ainsi que les néomystes et le nouvel évêque consacré) puissent prendre un honoraire pour leur messe. Comme le cas se présente assez peu (je ne parle pas du NOM qui n'est pas la messe de toute façon), je ne saurais en dire plus. Je crois que ce n'est pas la coutume.
Le cas de la concélébration est assez compliqué, même si on peut admettre sa possibilité (avec saint Thomas,
Summa Theol., III, 82, 2, lire aussi le commentaire de Cajétan).
Il faut distinguer concélébration cérémonielle ou liturgique (comme partiellement dans l'antiquité, en dans une certaine mesure aussi dans notre messe avec lévites, ce qui comporte aussi une certaine association aux paroles prononcées par le célébrant principal) et concélébration vraiment sacramentelle, fait plus rare.
Personnellement je crois pour avoir une vraie concélébration sacramentelle il faut que les célébrants fassent aussi tous l'oblation à l'offertoire des mêmes oblats à consacrer par eux (et donc au moins moralement présents sous leurs yeux), pour maintenir l'unité morale du sacrifice, car la consécration de la
materia proxima du sacrement (le pain et le vin
offerts, donc soustraits à l'usage profane) ne saurait se faire "en l'air", ou sur une matière pas prévue et offerte auparavant à cette intention (
oblatio saltem mente concepta dit le
Ritus servandus).
L'Eglise n'a jamais défini en quoi précisément (en quelle(s) partie(s) de la messe) consiste plus particulièrement son caractère sacrificiel. Elle a défini ce dernier en général et elle a établi en degrés divers les conditions pour la validité du sacrement (ici:
verba Salvatoris quibus hoc confecit sacramentum), mais c'est autre chose. Sacrifice et sacrement se rejoignent et se conditionnent mutuellement (l'un ne saurait exister sans l'autre) mais leur conditionnalité n'est pas forcément identique.
Il faut se tenir à cela pour le moment.

( 739441 )
"Une messe ne s'achète pas", par le torrentiel (2013-12-06 22:55:19)
[en réponse à 739107]
me répondit un ancien curé de campagne, alors co-aumônier de l'hôpital Necker, lorsque je lui demandai de participer à un trentin célébré pour un ami tragiquement décédé.
"Une messe ne s'achète pas" et tout est dit...

( 739118 )
"Quel que soit l'endroit" Non volamus par Jean-Paul PARFU (2013-12-03 10:23:05)
[en réponse à 739105]
et non "quelque soit l'endroit" !

( 739158 )
Vous manquez d'ailes... par Paterculus (2013-12-03 21:22:02)
[en réponse à 739118]
... et c'est pourquoi vous écrivez "Non volamus", n'est-ce pas ?
Votre dévoué Paterculus

( 739171 )
Qu'ailes que soient.. par Non volumus ignorare (2013-12-04 00:09:05)
[en réponse à 739158]
Oui!!
mea culpa pour cette faute de français..cueillie au vol ..
mais vous savez...le matin ...au réveil....pas toujours facile de se relire..
Nonobstant tout ça, pour revenir sur le veritable sujet de la compilation des honoraires de messes, je souhaiterais répondre aux liseurs qui pensent que l'on "propose un prix" pour "une messe muli intentionnelle". Je suis prêt à le croire...mais je n'ai jamais lu, ni entendu que l'on proposait des honoraires au rabais pour ce genre de messes, si ça se faisait vraiment, ça se saurait !!

( 739185 )
Ce qu'il faut savoir par Quodvultdeus (2013-12-04 10:20:09)
[en réponse à 739105]
Il faut savoir qu'un prêtre ne peut toucher qu'un seul honoraire de messe par jour.
Si un prêtre annonce plusieurs intentions le dimanche, en fait il ne célèbre la messe qu'à une seule intention et les autres sont honorées dans la semaine qui suit.
Si le prêtre annonce sept intentions le dimanche, cela en fait une pour chaque jour de la semaine.
Si le prêtre en annonce dix, cela en fait une pour chaque jour + trois honoraires supplémentaires qui sont envoyés à l'évêché ou à une œuvre caritative ou missionnaire pour des prêtres qui manquent d'honoraires, et donc de moyens de subsistance.
La plupart des diocèses ont des règles très minutieuses pour éviter tout abus. Je connais un diocèse où le chancelier tient des comptes très scrupuleux des honoraires de messe. Il est même expressément demandé aux prêtres - curés ou non - de ne jamais toucher plus de 25 honoraires par mois.
Qu'il y ait des prêtres pas très honnêtes, c'est fort possible et même probable.
Mais il ne faut pas généraliser, et il faut savoir que des dispositions très strictes existent - et que les fidèles ignorent, comme le montre ce "fil" - pour éviter tout abus et que les intentions confiées par les fidèles soient toutes honorées individuellement.
J'ai moi-même travaillé dans un grand sanctuaire recevant des milliers d'intentions de messes. J'étais chargé de la répartition des intentions entre les nombreux prêtres du sanctuaire, et ensuite j'envoyais chaque mois les centaines d'honoraires et intentions qui restaient. Ce qui permettait à l'évêché d'envoyer des honoraires à des prêtres qui en étaient dépourvus.
Quodvultdeus (qui a toujours tenu des comptes très scrupuleux des honoraires de messe)

( 739186 )
Le record est de : 10 intentions pour une messe célébrée…J’avais compté une fois dans la feuille. par Minger (2013-12-04 10:52:06)
[en réponse à 739185]
Ajoutez à cela : les 150 Euros de cérémonie des funérailles …bien entendu sans prêtre.
Car l’on ne tient pas compte de ce service primordial non assuré !
10 intentions + les cachets de chaque enterrement…Plus les collectes des dimanches.
Bon pour finir , nous avons une messe dominicale très couteuse et qui n’est pas spécialement appropriée..
Je m’explique :
Les familles éprouvées , attendent un dimanche lointain pour une messe qui serait pour leurs chers défunts et dont l’ambiance est parfois déconcertante pour ces braves gens..
Une piètre consolation ! Ils auront la primeur d’entendre le nom des défunts dans la prière eucharistique…
De toute façon , c’est pas normal , difficilement contrôlable et en réalité c’est un commerce malsain à l’insu de notre Seigneur !

( 739328 )
A l'insu de Notre Seigneur ? par Paterculus (2013-12-05 21:19:07)
[en réponse à 739186]
Il faudra que vous m'expliquiez ce que vous voulez dire : Notre Seigneur sait tout, rien ne se passe donc à son insu.
Je ne sais pas quels sentiments vous animaient, quand vous avez rédigé votre message. Mais je me dois de vous citer l'adage (scholastique, certainement, mais je ne sais pas le dire en latin) :
Pas d'mission
Sans pognon !
(Je le tiens de l'ancien économe du petit séminaire de la Maîtrise à Besançon, qui avait passé des années à trouver de quoi donner à manger à des dizaines d'ados affamés.)
Bon donc, comme on vous l'a dit dans ce fil, les honoraires de messe servent à la vie du prêtre. Et c'est normal que celui qui a renoncé à un métier et à une famille ne soit pas délaissé par ceux auprès desquels il exerce son activité et qui devraient se considérer comme sa famille.
Quant aux honoraires des enterrements, ils comprennent un honoraire de messe, et cette intention de messe est inscrite parmi les intentions que le curé doit dire ou faire dire. En sus, il y a ce qui permet à l'Eglise de vivre et d'exercer ses fonctions : selon les diocèses les dispositions sont variables, mais cela peut être réparti entre la paroisse et le diocèse.
Que voulez-vous, on n'entretient pas les aspects matériels de l'Eglise comme on entretient le Paradis. Répétons donc avec conviction :
Pas d'mission
Sans pognon !
Votre dévoué Paterculus

( 739357 )
Merci, Monsieur l'Abbé... par Quodvultdeus (2013-12-05 23:39:55)
[en réponse à 739328]
...d'avoir répondu à ce bon Minger.
Je lui avais concocté une bonne réponse hier, mais le message s'est volatilisé au moment où j'ai cliqué sur Prévisualiser. Et je n'ai pas eu le courage de recommencer.
J'avais notamment répondu sur la malheureuse expression "à l'insu de Notre-Seigneur" exactement comme vous l'avez fait.
Et sur le reste aussi. La question des honoraires et intentions de messe est décidément bien confuse dans l'esprit des fidèles.
Quodvultdeus

( 739371 )
Réponse volatilisée par Paterculus (2013-12-06 10:08:21)
[en réponse à 739357]
Cher Quodvultdeus,
Cela m'est arrivé aussi, mais en tâchant de recommencer, j'ai constaté que le forum en avait gardé une copie !
Donc, dans ces cas-là, on revient en arrière, et si mes souvenirs sont bons, on clique à nouveau sur "répondre" et le texte perdu réapparaît.
VdP

( 739384 )
volatilités par Lycobates (2013-12-06 12:32:13)
[en réponse à 739371]
en tâchant de recommencer, j'ai constaté que le forum en avait gardé une copie !
Oui, c'est vrai, mais pas systématiquement, et j'ignore la raison de cette inconstance.
Le cas m'est arrivé quelques fois aussi, et c'est très agaçant, surtout quand on a fait quelques recherches pour répondre à une question.
Ce que je fais, comme on l'a suggéré ici, pour les messages plus circonstanciés, c'est d'écrire d'abord en traitement de texte (ce qui permet en outre de faire un contrôle d'orthographe, toujours utile pour moi), et de coller le résultat dans le cadre, ou bien, d'écrire directement dans le cadre et de sélectionner et de copier de temps en temps ce qu'on a écrit (control-a + control-c), surtout avant d'appuyer sur "prévisualiser" et "envoyer". Si le système demande de se connecter à nouveau, il suffit de recoller le texte dans le cadre quand il réapparaît (control-v).
Enfin, un vrai informaticien se moquera (à juste titre sans doute) de ces modes de procéder artisanaux, mais ça marche!

( 739389 )
Oui j'ai bien dit à l'insu de notre Seigneur.. par Minger (2013-12-06 13:18:40)
[en réponse à 739328]
Pourquoi?
1/ La messe dominicale est pour rendre gloire à notre Seigneur ...
2/ Problème : ajouts à cette messe : des messes d’intentions qui devraient être séparées de cette messe dominicale …
3/ Je ne pense pas que notre Seigneur soit tout à fait d'accord qu’au saint sacrifice de cette messe , l’on ajoute des messes d'intentions payantes .
4/ Pour faire simple : une messe dominicale n’est pas multifonctionnelle !
4/ Faudrait m’expliquer, comment accepter ce système de messe unique pour des messes d’intentions payantes…
Petit rappel:
Une messe de sépulture est pour le défunt .
Ensuite , pour ce défunt , les messes d’intention sont dites pour lui.
Je ne discute pas sur la nécessité des honoraires de messe pour la survie des prêtres et des paroisses.
Je ne conteste pas , que la messe dominicale est l’occasion de prier pour les vivants est les morts!
Ça a toujours été! Aussi une messe dominicale ajout d'une intention particulière .
Ce que Je conteste fermement aujourd’hui , c’est ce genre de duperie : célébrer une messe pour plusieurs !
Dans une commune de 1000 habitants , il y a environ 10 décès par an .
6 vont à l’église , selon les collectes faites et les demandes d’intentions de messe arrivent à une moyenne de 20 à 30.
Dans cette commune , il y a tout juste une messe par mois le dimanche …
Alors oui , c’est pratique , ne pouvant assurer ces messes d’intention , faire la bascule avec la messe dominicale c’est choisir la facilité !
L’on s’accommode de façon pas correct ce système de messe multifonctionnelle.
Ça tourne sur une moyenne de une messe célébrée pour 6 payées…
Ça ne vous choque pas ?
Il y a une solution , d’accord pour joindre les intentions de prière pour les défunts , mais pas celles messes particulières.
Il y a un principe , je ne peux assurer , je ne prend pas mais je peux transmettre ailleurs..

( 739395 )
Pourquoi pas? par Ritter (2013-12-06 14:58:18)
[en réponse à 739389]
Il y a une solution , d’accord pour joindre les intentions de prière pour les défunts , mais pas celles messes particulières.
En quoi cela est-il gênant?
Préféreriez-vous que vos intentions soient jointes à celle d'une autre personne ou bien ne pas avoir droit à vos intentions car il n'y aurait pas assez de temps ou de prêtres?
Préfèreriez vous priver ou être privé d'une messe, plutot que de joindre d'autres à vos intentions?
Je n'évoque pas ici le problème des honoraires

( 739398 )
Bien sûr que non! par Minger (2013-12-06 15:44:06)
[en réponse à 739395]
Préfèreriez vous priver ou être privé d'une messe, plutôt que de joindre d'autres à vos intentions?
Mais c'est le système des prestations perçues non assurées...
Vous n'allez quand même pas me dire que c'est d'une parfaite clarté que de faire une célébration payée plusieurs fois!!!
Bon , maintenant j'arrête , je sais comment faire pour ne pas avoir ce genre de désagrément...

( 739407 )
Petites précisions par Paterculus (2013-12-06 17:34:28)
[en réponse à 739389]
Mon cher Minger,
L'expression "à l'insu de quelqu'un" signifie "sans que ce quelqu'un le sache".
Il est impossible que quelque chose se passe sans que Notre Seigneur le sache, lui qui est Dieu et sait tout.
Bon, mais vous dites que la messe dominicale est pour la gloire du Seigneur.
Pouvez-vous m'expliquer pourquoi les messes des autres jours ne seraient pas pour la gloire du Seigneur ?
VdP

( 739409 )
Vous m’épuisez mes chers… par Minger (2013-12-06 18:09:28)
[en réponse à 739407]
Pouvez-vous m'expliquer pourquoi les messes des autres jours ne seraient pas pour la gloire du Seigneur ?
La semaine :
Non , c’est à celle du Saint Esprit …
Evidement : 7/7 24/24…A la gloire du Seigneur !
Mais comme je suis maladroit , pas très cultivé, je voulais simplement dire , le dimanche il n’y a pas de messe de requiem…
Les dimanches c’est les : gloria … les dimanches: c’est pas une messe particulière d’intention des défunts…les dimanches nous pouvons prier pour eux …
Mais ne pas utiliser le solde destiné pour leurs intentions.
Oh ! que c’est difficile de ma faire fermer mon clapet ….

( 739413 )
Vous progressez ! par Paterculus (2013-12-06 18:21:13)
[en réponse à 739409]
On n'en est plus à la formule "A l'insu du Seigneur".
Le reste à une prochaine discussion.
VdP

( 739448 )
et si on se tenait au droit traditionnel ... par Lycobates (2013-12-07 00:32:44)
[en réponse à 739389]
Le curé de paroisse (dûment nommé et en charge) est obligé (sub gravi!) d'appliquer la messe dominicale (lue ou chantée) exclusivement, et sans recevoir d'honoraire ("omni exiguitatis reddituum excusatione aut alia quavis exceptione remota"), à l'intention de sa paroisse ("pro populo"), sans ajout d'autres intentions.
Et ce, tous les dimanches de l'année, et toutes les fêtes de précepte, existantes et supprimées, soit 27 autres jours qui ne tombent pas forcément un dimanche.
Il ne peut donc jamais avoir d'annonces d'intentions supplémentaires, le dimanche, et les fêtes de précepte, pour cette même messe dominicale ou de fête, célébrée par le curé.
C'est un abus grave.
CIC 1917 can. 466 et 339
Voir les commentaires et les moralistes pour les détails.

( 739462 )
Alors là! par Minger (2013-12-07 09:22:32)
[en réponse à 739448]
Mes respects Lycobates!