Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=738891
images/icones/fleche3.gif  ( 738891 )l'année 2015 sera l'année de la vie consacrée par jejomau (2013-11-29 19:11:52) 

L’année 2015 sera dédiée à la vie consacrée (NEWSVA). Le pape François l’a annoncé ce vendredi matin, dans la salle du Synode au Vatican. Pour François, les religieux :

- doivent sortir de leur nid et partir pour les frontières du monde
- doivent éviter toute forme d’hypocrisie et de cléricalisme
- ne sont pas des auxiliaires (des évêques) mais des charismes qui enrichissent les diocèses
- leurs priorités (doivent être) les exclus et l’éducation au sein des écoles et des universités

Un point qui m'échappe, c'est la repentance que doit avoir l'Eglise sur les "échecs apostoliques dus à des malentendus dans le domaine des charismes" non-inculturés "comme dans le cas de Matteo Ricci". Quèsaco ? Encore une repentance ?
images/icones/1a.gif  ( 738892 )ah ? par Adso (2013-11-29 20:29:07) 
[en réponse à 738891]

Pas d'année sur l'Espérance et sur la Charité ? Ah j'oubliais que François avait bâclé la catéchese sur le credo... et que la continuité sur les vertus theologales
..
images/icones/1v.gif  ( 738893 )利玛窦... Encore une repentance, pour ce jésuite qui... par Michel (2013-11-29 20:39:38) 
[en réponse à 738891]

...qui a voulu inculturer le christianisme en Chine.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Matteo_Ricci

Faut reconnaître que pour les Chinois, le christianisme pas inculturé, c'est quand même un peu de l'hébreu.
images/icones/1n.gif  ( 738896 )m'enfin... comme dirait Gaston par jejomau (2013-11-29 23:08:10) 
[en réponse à 738893]

vous comprenez pourquoi ici, avec Matteo Ricci, il faut encore que l'Eglise "demande pardon" ?

De toutes façons, par principe, ces repentances n'ont ni queue ni tête, l'Eglise ne pouvant se tromper ....
images/icones/1a.gif  ( 738899 )Ce qui est amusant avec le père Ricci et la remarque de votre post ... par Ewondo (2013-11-30 00:00:12) 
[en réponse à 738893]

Est qu'il existait en Chine, à Kaifeng plus exactement, une très ancienne communauté chinoise et juive ... d'où venaient-ils, tout le monde l'ignore. Mais le père Ricci s'y est intéressé, les a visités et il était le seul à pouvoir lire leurs différents ouvrages, Torah etc. en hébreu.

Donc, impressionnés, les juifs de Kaifeng lui ont demandé de devenir leur rabbin, à condition qu'il s'abstienne de manger du porc. Du reste, les autres Chinois surnommaient les juifs de Kaifeng "arracheurs de nerf" parce qu'ils enlevaient le nerf sciatique des agneaux abattus en souvenir de Jacob.

Le père Ricci a bien entendu refusé ...

Il existe à Taiwan et en France un important Institut Ricci que j'ai bien connu dans le passé.

Pierre.
images/icones/1d.gif  ( 738910 )le Père Ricci : pas assez "inculutré" ? par jejomau (2013-11-30 09:38:54) 
[en réponse à 738899]

IL aurait en effet peut-être dû s'abstenir de porc dans un souci d'œcuménisme et afin que progresse le dialogue inter-religieux entre communautés dont la Foi dans le Dieu Unique resplendit dans le cœur de chacun des croyants fidèles à des Traditions et à des cultures hautement estimables par le rayon de lumière auquel elles participent et bla-bla-bla et bla-bla-bla.....
images/icones/neutre.gif  ( 738925 )Porc cantonais ? par Aigle (2013-11-30 11:06:44) 
[en réponse à 738910]

Oui mais à l'inverse en refusant le porc n'aurait il pas choqué les autres Chinois ?

A force de renoncer à être soi même, à ne pas chercher le bien et le vrai, on finit par se perdre soi même sans évangéliser personne.

Modeste réaction personnelle.
images/icones/1b.gif  ( 738948 )Il est dit des Cantonais qu'ils mangent tout ... par Ewondo (2013-11-30 18:23:42) 
[en réponse à 738925]

Tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables, tout ce qui nage dans la mer, sauf les sous-marins, et tout ce qui vole, sauf les avions !


Pierre.
images/icones/1g.gif  ( 738952 )Moi j'en ai marre par Sénéchal (2013-11-30 19:31:35) 
[en réponse à 738891]

Les monastères bénédictins et les Carmels seraient des « musées folklorique d’ermites renfermés, condamnés à répéter toujours les mêmes choses » (exhortation apostolique Evangelii gaudium)?

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Docteur de l'Eglise et Patronne des Missions, priez pour le Pape.

images/icones/1n.gif  ( 738955 )Avez-vous vraiment lu par Rémi (2013-11-30 20:01:04) 
[en réponse à 738952]

Evangelii Gaudium ? Ou bien l'a-t-on fait pour vous, avec malveillance manifestement ?

Puisque le passage que vous citez et que je vous invite à découvrir vraiment, à présent, concerne "les citoyens", au chapitre "Le bien commun et la paix sociale", à propos de la problématique "tension entre globalisation et localisation" ... préoccupations de cette exhortation somme toute assez éloignées des monastères et Carmels il me semble. Et de l'annonce de cette année dédiée à la vie consacrée.


Recevez correctement les enseignements du Pape, vous verrez que vous en aurez moins marre. Ou plus, qui sait, mais alors pour de bonnes raisons. En tout cas, au moins, ne contribuez pas à travestir sa pensée, et à diffuser propos tronquées et placés délibérément hors contexte, de manière trompeuse.



Je m'associe toutefois bien volontiers à votre prière pour le Pape. Et j'y ajoute celle à ses intentions, particulièrement en ce qui concerne cette année spéciale à venir.
images/icones/2a.gif  ( 738958 )problème de com' par ptk (2013-11-30 21:46:58) 
[en réponse à 738955]

Avec tout le respect que je dois au Saint Père, son service de com' pourrait lui suggérer d'essayer aussi de joindre à ses exhortations apostoliques une synthèse un peu plus lisible que ces 200 pages certainement fondamentales, mais sans doute aussi blablateuses et délayées.

ptk
images/icones/1b.gif  ( 738961 )Mais ça existe ! par Rémi (2013-11-30 22:29:46) 
[en réponse à 738958]

Le sommaire par exemple, ou plus sérieusement les divers résumés proposés par les journaux et médias catholiques de langue française, papiers et/ou internet. Vous avez internet ?


Et défaut de com' ou pas, rien n'autorise à extraire un passage pour l'appliquer à des personnes ou des situations que le dit passage ne concerne absolument pas, cela pour nuire au propos réel du Saint-Père, ou à sa personne.

En fait c'est même, moralement, réprouvé ... et plutôt sérieusement pour nous autres catholiques attachés à la vérité.



Cela dit pour ma part je ne trouve pas cette exhortation fondamentale.

Intéressante en cela qu'elle est la première expression magistérielle à haut niveau de notre nouveau Saint-Père et qu'elle confirme les orientations dont il avait déjà fait état, mais point fondamentale en cela qu'il s'agit d'un document pastoral, périssable en quelque sorte, et qu'elle est aussi un condensé des pistes évoquées par le synode de 2012 et "validées", retenues du moins, par Benoît XVI et son successeur régnant, sur une question particulière, certes importante, mais en elle-même (l'évangélisation maintenant) profondément pastorale. Très très important, pas fondamental.


Cependant je ne partage pas votre opinion qui qualifie ces pages de "blablateuses et délayées", encore que je n'en goûte pas le style, certes manifestement desservi par la traduction en de nombreux passages (le style seulement, dis-je, le propos lui est assez clair). Je trouve au contraire le contenu assez dense et vraiment riche.

Mais au moins, vous, avez-vous fait l'effort (peu méritoire tout de même, le Pape exhorte, le catholique d'abord l'écoute, il me semble que c'est la moindre des choses) de les lire, ces pages, pour porter ce jugement. Une bonne chose.

Cordialement.
images/icones/neutre.gif  ( 738962 )Par exemple par Meneau (2013-11-30 22:36:23) 
[en réponse à 738961]

su news.va.

Je dois dire que l'exhortation ne m'a pas paru "blablateuse et délayée", mais néanmoins bien indigeste.

Cordialement
Meneau
images/icones/coeurbrise.gif  ( 739001 )C'est bien, vous défendez le Pape et vous avez raison. par Sénéchal (2013-12-01 18:09:00) 
[en réponse à 738955]

Moi je ne suis ni bénédictin, ni Carme, ni rien du tout.
Juste un pauvre "citoyen" baptisé qui anone bêtement ce qu'il y a dans son Missel et dans sa Bible; et qui en a marre de s'entendre ravalé depuis des décennies par ses "frères et soeurs en Christ" (j'avais dix ans en 1965 if you see what I mean) au rang de pièce de "musée folklorique d’ermites renfermés, condamnés à répéter toujours les mêmes choses", sous prétexte que
1) j'aime le latin
2) j'aime et je chante le Grégorien
3) je suis le calendrier traditionnel où l'on "répète toujours la même chose chaque année" (évidemment, si on ne lit que les lectures du dimanche...).

Alors quand c'est le Pape lui-même qui m'insulte de la sorte, OUI, j'en ai marre !

Voilà. Comme dit Théo dans les Tontons flingueurs, "Je ne dis pas que c'est pas injuste, je dis que ça soulage!"
images/icones/hum2.gif  ( 739004 )A nouveau par Rémi (2013-12-01 19:07:46) 
[en réponse à 739001]

on ne voit pas le rapport que vous établissez entre ce passage de l'exhortation apostolique et les Bénédictins, les Carmes, ni même avec l'objet de ce fil.

De même on ne voit pas le rapport entre votre amour des formes traditionnelles que vous avez raison de clamer et l'annonce de cette année spéciale dédiée à la vie consacrée.

Enfin, et à nouveau, et bien que cela n'ait rien à voir avec ce dont il est question dans ce fil, êtes vous bien certain d'avoir lu cette exhortation ? Et que le Pape dans ce passage qui vous inquiète parle des formes liturgiques ? Et qu'en plus il vous y insulte ? Permettez-moi d'en douter sérieusement et de gager que vous gagneriez en sérénité à (re?) lire ce document ...
images/icones/carnet.gif  ( 739006 )Le passage en question par Rémi (2013-12-01 19:37:32) 
[en réponse à 739004]

Je veux bien qu'il soit un peu "personnel", voire abscons, mais de là à se demander après sa lecture si "les monastères bénédictins et les Carmels seraient des « musées folklorique d’ermites renfermés, condamnés à répéter toujours les mêmes choses » (exhortation apostolique Evangelii gaudium) ? " ou à y voir un quelconque rapport avec l'annonce de l'année dédiée à la vie consacrée, c'est tout de même plutôt bizarre ! De même que d'y voir un rejet des personnes attachées aux formes liturgiques traditionnelles ou de ces formes elles-mêmes tant il ne semble pas du tout être question ici de liturgie. Quant à y dénicher une insulte ...

En revanche je me demande du coup, étant donné le contresens de Sénéchal, si quelque part sur la toile ou ailleurs on n'est pas en train de faire mauvais usage de passages sélectionnés et soigneusement cisaillés et détournés de leur sens pour faire peur aux tradis (dont certains n'attendent que ça, sur l'air du "on vous l'avait bien dit, le Pape ne nous aime pas du tout") et ajouter à leur défiance vis à vis de notre Saint-Père. C'est qu'on en a vu d'autres ...



Chapitre 4 La dimension sociale de l'évangélisation

III Le bien commun et la paix sociale

- Le tout est supérieur à la partie

234. Entre la globalisation et la localisation se produit aussi une tension. Il faut prêter attention à la dimension globale pour ne pas tomber dans une mesquinerie quotidienne. En même temps, il ne faut pas perdre de vue ce qui est local, ce qui nous fait marcher les pieds sur terre. L’union des deux empêche de tomber dans l’un de ces deux extrêmes : l’un, que les citoyens vivent dans un universalisme abstrait et globalisant, ressemblant aux passagers du wagon de queue, qui admirent les feux d’artifice du monde, celui des autres, la bouche ouverte et avec des applaudissements programmés. L’autre, qu’ils se transforment en un musée folklorique d’ermites renfermés, condamnés à répéter toujours les mêmes choses, incapables de se laisser interpeller par ce qui est différent, d’apprécier la beauté que Dieu répand hors de leurs frontières.


235. Le tout est plus que la partie, et plus aussi que la simple somme de celles-ci. Par conséquent, on ne doit pas être trop obsédé par des questions limitées et particulières. Il faut toujours élargir le regard pour reconnaître un bien plus grand qui sera bénéfique à tous. Mais il convient de le faire sans s’évader, sans se déraciner. Il est nécessaire d’enfoncer ses racines dans la terre fertile et dans l’histoire de son propre lieu, qui est un don de Dieu. On travaille sur ce qui est petit, avec ce qui est proche, mais dans une perspective plus large. De la même manière, quand une personne qui garde sa particularité personnelle et ne cache pas son identité, s’intègre cordialement dans une communauté, elle ne s’annihile pas, mais elle reçoit toujours de nouveaux stimulants pour son propre développement. Ce n’est ni la sphère globale, qui annihile, ni la partialité isolée, qui rend stérile.


236. Le modèle n’est pas la sphère, qui n’est pas supérieure aux parties, où chaque point est équidistant du centre et où il n’y a pas de différence entre un point et un autre. Le modèle est le polyèdre, qui reflète la confluence de tous les éléments partiels qui, en lui, conservent leur originalité. Tant l’action pastorale que l’action politique cherchent à recueillir dans ce polyèdre le meilleur de chacun. Y entrent les pauvres avec leur culture, leurs projets, et leurs propres potentialités. Même les personnes qui peuvent être critiquées pour leurs erreurs ont quelque chose à apporter qui ne doit pas être perdu. C’est la conjonction des peuples qui, dans l’ordre universel, conservent leur propre particularité ;c’est la totalité des personnes, dans une société qui cherche un bien commun, qui les incorpore toutes en vérité.


237. A nous chrétiens, ce principe nous parle aussi de la totalité ou de l’intégrité de l’Évangile que l’Église nous transmet et nous envoie prêcher. La plénitude de sa richesse incorpore les académiciens et les ouvriers, les chefs d’entre-prise et les artistes, tous. La “mystique populaire” accueille à sa manière l’Évangile tout entier, et l’incarne sous forme de prière, de fraternité, de justice, de lutte et de fête. La Bonne Nouvelle est la joie d’un Père qui ne veut pas qu’un de ses petits se perde. Ainsi jaillit la joie du Bon Pasteur qui retrouve la brebis perdue et la réintègre à son troupeau. L’Évangile est le levain qui fait fermenter toute la masse, la ville qui brille en haut de la montagne éclairant tous les peuples. L’Évangile possède un critère de totalité qui lui est inhérent : il ne cesse pas d’être Bonne Nouvelle tant qu’il n’est pas annoncé à tous, tant qu’il ne féconde pas et ne guérit pas toutes les dimensions de l’homme, tant qu’il ne réunit pas tous les hommes à la table du Royaume. Le tout est supérieur à la partie.

images/icones/hein.gif  ( 739010 )Je ne suis en rien rassuré par Sénéchal (2013-12-01 21:01:12) 
[en réponse à 739006]

par cette lourde pastasciutta.
Elle me reste sur l'estomac.
Rendez-nous les discours des Bernardins et de Ratisbonne.
images/icones/1f.gif  ( 739011 )Vous la découvrez donc ... par Rémi (2013-12-01 21:07:19) 
[en réponse à 739010]

Au moins vous voyez qu'il n'y est pas question de ce que vous disiez.
images/icones/hein.gif  ( 739029 )Seriez pas jésuite vous aussi? par Sénéchal (2013-12-02 09:53:50) 
[en réponse à 739011]

Rassurez-vous, je ne mange pas un petit Jésuite tous les matins au petit déjeuner.
images/icones/1b.gif  ( 739035 )Non, par Rémi (2013-12-02 11:19:32) 
[en réponse à 739029]

Mais si vous avez quelque chose de réel à dire quant à mon propos, sur le fait que je vous ai montré que le passage qui vous tracasse ne concerne en rien la vie consacrée en général et les Bénédictins ou les Carmes en particulier, contrairement à ce que vous disiez dans votre première intervention dans ce fil, pas plus qu'il ne concerne ni n'insulte votre personne ou votre légitime attachement aux formes liturgiques traditionnelles; et qu'il n'y a pas de rapport entre cette exhortation apostolique que vous semblez n'avoir pas lue et l'annonce d'une année spécialement dédiées à la vie consacrée, je suis tout à fait disposé à vous lire.

A défaut, je me passe de ce qui ressemble à un procès d'intention ou une (gentille, certes, cher Monsieur, il n'y a pas de mal) attaque ad hominem.


Cordialement.
images/icones/fleche2.gif  ( 739044 )Je m’inscris en faux. par Yves Daoudal (2013-12-02 13:23:06) 
[en réponse à 739035]

Pardonnez-moi, mais le pape vient de dire (233) :

"Le critère de réalité d’une parole déjà incarnée et qui cherche toujours à s’incarner, est essentiel à l’évangélisation. (…) Ce critère nous pousse à mettre en pratique la Parole, à réaliser des œuvres de justice et de charité dans lesquelles cette Parole soit féconde."

Ceci est une des multiples (en fait quasi quotidiennes) interventions du pape sur le nécessaire activisme envers le prochain pauvre, malade, etc., car c’est ainsi qu’on rencontre Jésus, sur la nécessité de « sortir de l’Eglise » pour aller « aux périphéries », etc.

Or, juste après, le pape dénonce deux dangers : il y a ceux qui sont tellement ouverts sur le monde qu’ils se contentent de le regarder béatement, et il y a ceux qui sont tellement centrés sur leur petite vie et leur petit monde qu’ils se transforment en un musée folklorique d’ermites renfermés.

Le musée folklorique d’ermites renfermés, c’est donc notamment ceux qui ne « sortent » pas (péché majeur pour François). Et pourquoi ne sortent-ils pas ? Parce qu’ils croient trouver Dieu dans leurs… clôtures. C’est pourquoi ce sont des « ermites ». Et en quoi sont-ils folkloriques ? Parce qu’ils « répètent » des choses du passé.

Si cela n’a aucun rapport avec la liturgie et avec les moines, expliquez-moi donc ce que viennent faire, dans ce paragraphe, les « ermites », et ce que veut dire ici le mot « folklorique ». Et donnez-moi des exemples concrets de « musée folklorique d’ermites renfermés », selon François, qui n’aient aucun rapport avec la liturgie et la vie religieuse.

Vie religieuse dont François vient par ailleurs de donner la définition suivante:

« Ce sont des hommes et des femmes qui peuvent réveiller le monde. La vie consacrée est une prophétie. Dieu nous demande de sortir du nid et d'être envoyés sur les frontières du monde, en évitant la tentation de les “domestiquer”. Telle est la façon la plus concrète d'imiter le Seigneur. »

"Sortir du nid et être envoyé sur les frontières du monde". Mais cela ne correspond en aucune manière aux religieux cloitrés et contemplatifs, qui sont pourtant le coeur de la vie religieuse. Sauf s'ils ne sont en réalité que musée d'ermites renfermés...
images/icones/fleche2.gif  ( 739050 )J'ai bien peur par Rémi (2013-12-02 14:27:06) 
[en réponse à 739044]

que vous ne fassiez une lecture à la fois très orientée, servant votre critique habituelle du Saint-Père, d'un passage manifestement imagé, et à la fois trop déconnectée de son contexte (propos du chapitre et du sous-chapitre, à mille lieu de la liturgie ou de la vie consacrée) pour être une lecture juste.

Un indice très simple, qui tient à la simple lecture immédiate de ces lignes, aurait dû vous faire éviter cet écueil: le "ils" dont il est question ( "L’autre, qu’ils se transforment en un musée folklorique d’ermites renfermés, condamnés à répéter toujours les mêmes choses, incapables de se laisser interpeller par ce qui est différent, d’apprécier la beauté que Dieu répand hors de leurs frontières.) , dans ce passage placé dans les chapitres "La dimension sociale de l'évangélisation - Le bien commun et la paix sociale " (et non, que sais-je, "évangélisation et vie consacrée - la mission des Réguliers", par exemple, si votre hypothès était juste ... ), renvoie aux "citoyens" ... ("L’union des deux empêche de tomber dans l’un de ces deux extrêmes: l’un, que les citoyens ... l'autre, qu'ils ... ).

Les "citoyens", la "dimension sociale de l'évangélisation", "le bien commun et la paix sociale", comment voir autre chose dans ce contexte précis que les laïcs dans les citoyens en question et non les moines, contemplatifs, cloîtrés etc. dont nulle part il n'est question et qui seraient comme un cheveux sur la soupe dans le propos de ce chapitre ?!

Et de même est-il question des habitudes de ces "citoyens", les laïcs pris comme individus ou comme groupes d'acteurs de l'évangélisation, en paroisse par exemple, qui courent donc le risque de s'enfermer dans leurs habitudes auto-satisfaites voire sclérosées, telle par exemple la réunionite aigüe et ses petits rituels d' "entre soi", sans voir que la mission ad extra est autrement plus exigeante. Et là encore le contexte, le sens obvie et le propos du chapitre ne donnent nullement à penser qu'il puisse en aucun cas être question de la liturgie en général et extra en particulier !


Je sais que vous êtes de bonne foi, M. Daoudal (tandis que je vois ailleurs que le charcutage et le caviardage nettement falsificateurs ont commencé ...) , mais je crains que les préjugés anti-François que vous manifestez quotidiennement depuis son élection n'en viennent à déformer injustement et ici gravement votre lecture de ses propos. De grâce, ne systématisez pas vos lunettes noires, au risque d'être comme ici profondément injuste, je le répète.


Je vous remercie toutefois d'avoir argumenté, texte à l'appui, la critique que formulait "à vide" Sénéchal, mais vous voyez que je maintiens absolument, et démontre je crois, son irrecevabilité.


D'ailleurs, si je me trompais, que faudrait-il comprendre ? Que le Pape pour parler des moines et religieux les nomme "citoyens" ? Qu'il va supprimer contemplatifs et cloitrés pour les sortir de leur folklore, du moins leur ordonner de quitter stabilité et contemplation pour aller en mission ?

C'est absurde. Ce sont nos ennemis qui voudraient que le Pape soit un révolutionnaire. Nous nous savons, et le simple bon sens nous le dit, que le Pape, même s'il "dépote" un peu, ne parle pas de "citoyens" lorsqu'il veut parler des moines, et ne va pas demander aux religieux d'abandonner leur Règle, traitée de "folklorique" , pour partir à l'aventure. Ca c'est dans les rêves les plus déments des pires modernistes.

Dans la vraie vie le vrai Pape qui évidemment a un grand respect pour les réguliers et leur mission propre dans l'Eglise ordonne toute une années spéciale qui sera dédiée aux personnes consacrées. Merci très saint Père.
images/icones/1a.gif  ( 739056 )Et en bref: par Rémi (2013-12-02 14:54:06) 
[en réponse à 739050]

Dans le passage:





Entre la globalisation et la localisation se produit aussi une tension. Il faut prêter attention à la dimension globale pour ne pas tomber dans une mesquinerie quotidienne. En même temps, il ne faut pas perdre de vue ce qui est local, ce qui nous fait marcher les pieds sur terre. L’union des deux empêche de tomber dans l’un de ces deux extrêmes :

l’un, que les citoyens vivent dans un universalisme abstrait et globalisant, ressemblant aux passagers du wagon de queue, qui admirent les feux d’artifice du monde, celui des autres, la bouche ouverte et avec des applaudissements programmés. L’autre, qu’ils se transforment en un musée folklorique d’ermites renfermés, condamnés à répéter toujours les mêmes choses, incapables de se laisser interpeller par ce qui est différent, d’apprécier la beauté que Dieu répand hors de leurs frontières.





- le "ils" renvoie sans contredit aux "citoyens"
- le contexte indiqué par le chapitrage et les paragraphes précédents parle de "bien commun et paix sociale" et de "dimension sociale de l'évangélisation"

De qui est-il alors le plus évidemment question dans cette double critique des "citoyens", et dans ce contexte "social" : des laïcs ou des moines ? Sérieusement ... ?
images/icones/1a.gif  ( 739053 )Et bien sûr vous savez par Rémi (2013-12-02 14:36:07) 
[en réponse à 739044]

qu'il existe aussi bien des moines, contemplatifs, cloitrés et stables que des religieux exerçant apostolat, mission, enseignement, voire cure ou épiscopat (et même pontificat, huhu !), et que certainement c'est d'eux qu'il est question quand il s'agit des "frontières du monde", à moins à nouveau de soupçonner assez déraisonnablement le Pape de vouloir supprimer clôture et stabilité et d'envoyer tout le monde en mission !


Au reste, nous connaissons bien et certainement aimons tout deux une certaine toute petite contemplative, Docteur de l'Eglise et ... sainte Patronne des missions ! Contemplative ET apostolique, vraiment présente aux "frontières du monde", vous voyez que même cela, d'apparence contradictoire, est tout à fait possible.
images/icones/neutre.gif  ( 739086 )D'autant plus que le pape François par Meneau (2013-12-02 20:57:57) 
[en réponse à 739053]

... semble avoir une dévotion particulière pour Ste Thérèse (de l'Enfant Jésus, je précise).

Voir ici.

Cordialement
Meneau