Le Forum Catholique

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images/icones/fleche2.gif  ( 738814 )Evangelii Gaudium : en quelques mots, une partie du fond du problème. par Scrutator Sapientiæ (2013-11-28 08:19:14) 

Bonjour à tous,

1. Faute de temps, j'ai consacré pour l'instant ma lecture de Evangelii Gaudium sur celle des "tentations des agents pastoraux", dans le cadre de "la crise de l'engagement communautaire".

2. Le Pape François semble insister davantage sur des tentations d'ordre psychologique, existentiel ou relationnel ; nous pourrions appeler cela "les tentations pastorales des agents pastoraux", à commencer par la tentation d'élever, de promouvoir une praxis pastorale locale, instrumentale et particulière, au rang de doxa canonique et dogmatique globale, qui aurait une utilité ou une validité fondamentale et universelle.

3. Mais il me semble aussi que la toute première tentation des agents pastoraux, dans l'Eglise d'aujourd'hui, n'est pas avant tout d'ordre psychologique, existentiel ou relationnel, mais est avant tout d'ordre philosophique, théologique, intellectuel, même s'il s'agit d'une tentation implicite, sous-jacente, qui n'est pas toujours formalisée dans les termes auxquels je recours, pour essayer de la décrire.

4. Je pense ici à la tentation de soumettre le christianisme catholique à un eudémonisme immanentiste, adogmatique et oecuméniste, en d'autres termes à la tentation de soumettre le catholicisme contemporain à une vision de Dieu, de l'homme, de l'Eglise et du monde,

- qui n'est peut-être pas, en elle-même, d'inspiration ouvertement ou totalement relativiste et subjectiviste,

mais

- qui est certainement, en elle-même plus bienveillante et conciliante que protectrice des fidèles et vigilante dans l'Eglise, à l'égard du relativisme et du subjectivisme.

5. En ce sens, il me semble que la première tentation des agents pastoraux consiste précisément en la tentation de se passer de la doctrine de l'Eglise, en ce qu'elle a de plus normatif et de plus objectif, cette composante là, plus dogmatique que pastorale, de la doctrine catholique, étant souvent perçue, non comme le fondement de la pastorale, mais comme un obstacle à la pastorale.

6. Je termine ce message en citant le Pape François : " Les jeunes nous appellent à réveiller et à faire grandir l’espérance, parce qu’ils portent en eux les nouvelles tendances de l’humanité et nous ouvrent à l’avenir, de sorte que nous ne restions pas ancrés dans la nostalgie des structures et des habitudes qui ne sont plus porteuses de vie dans le monde actuel. "

7. Je me trompe peut-être, mais je me risque à écrire ce qui suit.

D'une part, j'espère pour eux que les jeunes

a) ne portent pas en eux les nouvelles tendances de l'humanité, compte tenu de ce que sont ces nouvelles tendances, et auront le courage de résister à la tentation de se soumettre à ces nouvelles tendances,

b) nous ouvrent avant tout sur la nécessité de les exhorter à la conversion, sous la conduite et en direction du seul vrai Dieu, et non avant tout sur l'avenir.

D'autre part, je ne vois pas en quoi la nostalgie (d'une partie) des structures et des habitudes (ecclésiales), à laquelle le Pape François semble faire allusion, est à coup sûr non porteuse de vie, y compris de vie dans l'Esprit, dans le monde actuel.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/hein.gif  ( 738823 )la place de la Pastorale par jejomau (2013-11-28 10:58:45) 
[en réponse à 738814]

Je reviens sur un de vos points :

. En ce sens, il me semble que la première tentation des agents pastoraux consiste précisément en la tentation de se passer de la doctrine de l'Eglise, en ce qu'elle a de plus normatif et de plus objectif, cette composante là, plus dogmatique que pastorale, de la doctrine catholique, étant souvent perçue, non comme le fondement de la pastorale, mais comme un obstacle à la pastorale.


Je pense que vous partez d'un fait pressenti par beaucoup : celui de ressentir dans les paroisses, dans les diocèses, globalement parlant, une certaine approximation dans l'enseignement quant à l'approche du pasteur envers ses brebis.
Tout pasteur au contact d'une population aborde forcément deux points : celui qui concerne la vie matérielle (nourrir le pauvre, le vêtir, etc..) et lié à celui-ci il développe une approche lié à l'enseignement de cette population (mise en place de catéchismes, formation de ces catéchistes, ouverture d'écoles, etc...)


AINSI : la prise de contact de cette population IMPLIQUE toujours un enseignement. C'est là que le bât blesse car c'est là que nous ressentons souvent ce malaise lié à une forme de dichotomie entre le Magistère et la réalité sur le terrain. Le Saint-Père en témoigne effectivement par ses propos dans Evangelii Gaudium. Alors, pourquoi ressent-on aujourd'hui et depuis quelques décennies cette dichotomie de façon trop prégnante au sein de l'Eglise ?

Certains diront que c'est dû à l'Esprit du Concile et au fait que les pasteurs actuels ne sont plus formés comme autrefois , etc... Peut-être que cela fut le cas au départ, juste après le Concile, où l'on a pu constater un fort relâchement autant dans les séminaires que dans l'exercice pastoral . Mais sincèrement, je ne pense pas que c'est le cas aujourd'hui.

En revanche, ne serait-ce pas parce qu'on donne trop d'importance à la Pastorale au détriment des études purement spéculatives et ce ... à grande échelle ? N'a-t-on pas trop de missionnaires et un manque de théologiens, de docteurs, de professeurs, etc... dans l'Eglise ? N'y a-t-il pas un déséquilibre véritable ? C'est peut-être très paradoxal d'écrire ceci à un moment où l'on veut envoyer encore plus d'ouvriers à la moisson. Néanmoins, c'est une réflexion que je me fais. Car concrètement , comment cela se passe-t-il sur le terrain ? On envoie un prêtre dans une région déchristianisée qui essaie de catéchiser des populations en ménageant la chèvre et le chou entre la doctrine et la réalité du terrain. Mais il n'y a personne en face de lui, au sein de l'Eglise, dans son diocèse, pour redresser les choses ! De la sorte, on peut avoir un pasteur qui enseigne des semi-vérités pendant des dizaines d'années puis voir arriver un nouveau missionnaire... qui prendra sa place et agira de même. Conclusion : de véritables erreurs finissent par émerger au fil des temps et nombreux s'étonnent alors que l'Eglise soit cautionne , soit semble enseigner ces erreurs.

C'est en tout cas mon ressenti : trop de pasteurs adaptés à la pastorale et pas assez de "dogmatiques" en face d'eux qui puissent témoigner de la Vérité pure...
images/icones/fleche2.gif  ( 738860 )Le tournant anthropocentrique a dénaturé la théologie. par Scrutator Sapientiæ (2013-11-28 23:40:49) 
[en réponse à 738823]

Bonsoir et merci, jejomau.

1. Il me semble que le tournant anthropocentrique a dénaturé la théologie, dans le cadre du catholicisme contemporain, surtout à partir du moment où il a commencé à donner lieu à diffusion publique, après la fin de la seconde guerre mondiale.

2. Il y a, pour ainsi dire, un ensemble de présupposés philosophiques, plus "germains" que "latins", et plus ou moins implicites, qui devancent et surplombent ce tournant anthropocentrique ; ces présupposés ne sont pas nécessairement diaboliques, et les théologiens qui y adhèrent ne sont pas nécessairement des hérétiques, mais ces présupposés ne sont pas sans conséquences, car ils ne sont pas dotés de neutralité, que ce soit pour des raisons "de méthode" ou pour des raisons "de système".

3. Le mieux est de prendre un exemple : ce que l'on a appelé, et que l'on appelle peut-être encore, la théologie historique ; ce peut être très bien, la théologie historique, cela peut contribuer à de saines clarifications, sur certaines périodes ou certains problèmes,

- MAIS sous certaines conditions, notamment d'ordre "épistémique" ou d'ordre "herméneutique",

- ET en tant qu'élément au service d'un ensemble, en tant que partie au service d'un tout, plus dogmatique, ou en tout cas plus organique.

4. Mais imaginez que d'un seul coup ou presque, en quelques années, tout au plus, la très grande majorité des ouvrages les plus influents, en théologie catholique, soient des ouvrages de théologie historique, des analyses ou des monographies de théologie historique,

- qui abordent avec talent et avec succès les sujets les plus divers, les thèmes les plus variés : l'Ecriture, la Tradition, l'Eglise, le monde, la Foi surnaturelle, la loi naturelle, les sacrements,

mais

- qui vont tous, ou qui donnent tous l'impression d'aller, dans la même direction : la relative délégitimation ou dévalorisation d'une partie de ce qui, "à tort ou à raison", a été reçu et transmis, pendant des siècles, jusqu'à l'arrivée de cette théologie historique, parce que ce qui était reçu et transmis l'était précisément dans la mesure où ce "massif" était tenu pour authentique ET intangible, non seulement dans son fond, mais aussi dans sa forme.

5. Il me semble que c'est exactement ce qui s'est produit, surtout après 1945 ; la manière de faire de la théologie qui était dominante, en amont de cette date, était, elle aussi, porteuse de présupposés, plus ou moins implicites, et ces présupposés n'étaient pas plus neutres que ceux qui leur ont succédé, mais apparemment cette manière, néo-thomiste post-tridentine, était beaucoup plus propice à la réception et à la transmission d'une commune perception d'un ensemble dogmatique, d'un tout organique, que la manière anthropocentrique, herméneutisante ou historicisante, contextualisante ou problématisante, de faire de la théologie.

6. Le tournant anthropocentrique n'a pas été sans conséquences sur la conception du Magistère, et il a également eu des effets sur la conception de la pastorale ; il est tout à fait possible que ces effets aient été heureux, aient été féconds, ailleurs qu'en Europe occidentale, mais en Europe occidentale, il me semble que les résultats ont été bien souvent désastreux, dans la mesure où le sens de l'importance de la relation à la dogmatique, de la relation à la formulation la plus normative et objective, englobante et organique, de la substance de la Foi catholique, a été, bien souvent, perdu de vue.

7. Je vois à cela au moins deux raisons, une raison d'ordre théologique et une raison d'ordre psychologique :

- la raison d'ordre théologique est celle-ci : dans l'ensemble, le tournant anthropocentrique a fait apparaître de grands théologiens, mais aucun d'entre eux n'a été un grand systématicien, or, il me semble qu'en théologie, on contribue d'autant plus à la réception et à la transmission d'un "massif" potentiellement commun à tous que l'on est un grand systématicien ;

- la raison d'ordre psychologique est la suivante : en gros, le tournant anthropocentrique est apparu au moment où l'homme moderne a entendu s'affranchir de tout sur-moi, ou a entendu réguler lui-même sa relation à tout sur-moi, dans l'ordre du croire et de l'agir.

8. Il y a ainsi un certain nombre de mots, qui renvoient à des réalités, dont nos contemporains ont commencé à ne plus vouloir entendre parler : l'autorité de Dieu à l'égard de l'homme, le péché originel, la dépendance de l'homme vis-à-vis de Dieu, la conversion, la perdition, les fins dernières, etc.

9. Or, depuis plusieurs décennies, dans l'ensemble, en France, il est de bon ton de considérer que la bonne pastorale

- n'est pas celle qui prend soin de bien faire connaître et de bien faire comprendre ces notions et ces réalités,

- mais est celle qui prend soin de faire ignorer, oublier, ces notions, et de faire silence sur ces réalités.

10. Je ne dis pas que c'était là l'intention première des "Pères fondateurs" du tournant anthropocentrique, mais le résultat obtenu s'impose à nous : ce qui est reçu et transmis relève "parfois" davantage de la mise en commun, du partage vécu, de la relation à Jésus-Christ, que de la connaissance et de la compréhension de l'expression de la substance de la Foi catholique.

11. Formulé autrement, cela revient à dire ceci : le tournant anthropocentrique, ou, pour être aimable avec lui, le détournement de finalité néo-moderniste ou néo-progressiste dont le tournant anthropocentrique a été l'objet, a abouti à faire perdre de vue,

- non seulement, évidemment, la métaphysique traditionnelle, la philosophia perennis,

- mais aussi l'importance de la relation entre la liberté responsable et la vérité objective,

- et surtout l'importance de l'appropriation et de l'explicitation apologétiques de la radicalité et de la spécificité inhérentes à la Foi catholique et à la vie chrétienne.

12. Grâce à la théologie historique, en ce qu'elle peut avoir de meilleur, il y a eu clarification, dépoussiérage, au sein ou autour d'évidences fallacieuses ou schématiques qui découlaient d'une vision anhistorique, mais dans le sillage de la théologie historique, il n'y a pas eu la mise en forme puis en oeuvre d'un instrument de pensée propice à une unité de pensée au service de la réception et de la transmission filiales de l'expression de la substance du donné révélé.

13. Je suis convaincu que Paul VI, notamment le Paul VI de la Profession de Foi du 30 juin 1968, que Jean-Paul II, notamment le Jean-Paul II du Catéchisme de 1992, que Benoît XVI, notamment le Benoît XVI du Compendium de 2005, en ont (eu), l'un après l'autre, pleinement conscience, et qu'ils ont entendu y remédier, ou essayé d'y remédier.

14. L'enjeu du pontificat du Pape François pourrait être, sur ce plan là, l'enjeu suivant : qu'est-ce qui est à la fois le plus consolidateur et le plus évangélisateur, hic et nunc : la continuation du recentrage ou l'interruption du recentrage ?

15. Dans cet ordre d'idées, il me semble que la récente exhortation apostolique du Pape François apporte un élément de réponse explicite et officiel, au risque de faire commettre, à son auteur, ou dans l'Eglise, un contre-sens désastreux, sur la véritable signification des cinq décennies qui se sont écoulées, jusqu'à l'année 2012-2013.

16. Je demeure convaincu pour ma part que si nous en sommes là où nous en sommes, à tout le moins en Europe occidentale, ce n'est pas parce que l'Eglise ne s'est pas assez adaptée, ne s'est pas assez ouverte, n'a pas assez évolué, n'a pas assez innové, mais c'est au contraire parce qu'elle l'a beaucoup trop effectué, au risque de faire perdre de vue sa mission, son rôle, sa finalité, son autorité, son identité.

Je ne sais ce qui m'a pris d'écrire ce qui précède, j'espère que ce n'es pas hors sujet ni insensé, et je vous renvoie par ailleurs à ceci :

Ici.

Je vous remercie pour votre réponse à mon message de ce matin, et je vous souhaite une bonne nuit.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 738879 )oui par Aigle (2013-11-29 13:17:00) 
[en réponse à 738860]

cher Scrutator félicitations pour cette synthèse. Pourriez vous collationner vos contributions ? ou bien faire une conférence de synthèse ?

Nous avons besoin d'une démarche intellectuelle globale pour proposer une approche cohérente de la crise actuelle qui est aussi (et surtout) une crise intellectuelle (et culturelle).

Sur le fond juste un ajout personnel si vous le permettez : l'anthropocentrisme dominant n'est il pas la conséquence de deux phénomènes convergents ?
- le poids de l'athéisme marxiste ou existentialiste des années pré conciliaires qui a en fait rendu inintéressant pour les intellectuels non catholiques d'abord puis catholiques ensuite les débats théologiques conduisant les théologiens à abandonner les questions dogmatiques fondamentales pour essayer d'aborder des champs qui intéressaient encore un peu les "mondains" (pour parler comme François)
- le poids de l'éthique dans le magistère pontifical à partir de 1968 et jusqu'à 1993 au moins voire plus tard - mais les effets de cette centralité éthique a marqué bien des esprits. A se passionner pour l'embryon et pour l'anthropologie chère au Bx Jean Paul II ("l'Eglise experte en humanité" selon PaulVI), on en oublie de parler de la christologie, de la rédemption et des autres dogmes. Sur ce second plan le pape François n'a pas tort de prêcher pour une forme de rééquilibrage (au niveau romain s'entend car en France on ne peut pas dire que l'éthique ait pesé trop lourd dans le discours clérical "ordinaire")
images/icones/vatican.gif  ( 738829 )graves erreurs sur l'islam dans Evangelii Gaudium par Presbu (2013-11-28 12:44:41) 
[en réponse à 738814]

suite à l'intox par les "apaiseurs", et autres "idiots utiles" du Pontificio Istituto Studi Arabi e d'Islamologia et de la mouvance massignonienne, le pape François fait un diagnostic complêtement faux sur l'islam: "l'islam authentique et la véritable lecture du Coran sont opposés à toute forme de violence".
il ignore complêtement que la fameuse sourate "pas de violence en religion" fait partie des 'sourates abrogées' et que toutes les interprétations bisounours à l'usage des mécréants de la "maison du compromis" n'ont de poids que comme "dissimulation temporaire permise" pour éviter les contre-offensives chrétiennes.
---> Le Professeur Remi BRAGUE, le P douard-Marie GALLEZ, et toute l'école de Sarrebruck contredisent totalement ces vues!
images/icones/neutre.gif  ( 738856 )Islam: théorie et pratique par Aigle (2013-11-28 21:58:40) 
[en réponse à 738829]

Sans être un expert de l'Islam, je pense ceci qui est assez éloigné des thèses dominantes dans le clergé contemporain.

La théologie musulmane me semble avoir une vision assez précise de l'athéisme (condamnation absolue) et du christianisme (position strictement subordonnée ) qui me semble d'un point de vue théorique assez éloignée voie incompatible avec les concepts de dialogue et de tolérance.

Mais la pratique sociale et psychologique des musulmans me semble être aussi éloignée des conceptions libérales de la religion notamment en ce qu elle me semble considérer l'Islam comme un patrimoine culturel impossible à critiquer et encore moins à renier. Bref une pratique assez étroitement formaliste ( alimentation, culte) et fort peu libérale .

Donc quand on pense que les musulmans sont tolérants et qu on leur propose de dialoguer dans le respect mutuel soit on ignore tout de leur foi comme de leur pratique (ce qui témoigne d'un manque d'intérêt certain) soit on leur demande de les sacrifier pour adhérer à des valeurs libérales et occidentales qui leur sont en fait profondément étrangères soit encore on leur fait croire que nous acceptons la position de dhimmi. Bref tout cela semble assez vain .

images/icones/vatican.gif  ( 738874 )confusion dans Vatican II entre Foi vraie (ou fausse) et Croyance sincère (ou hypocrite) par Presbu (2013-11-29 11:26:15) 
[en réponse à 738856]

Notre Pape François continuera un bon bout de temps à nous prêcher l'erreur___1) sur la nature de l'islam authentique et ____2) notre attitude chrétienne vis-à-vis des musulmans qui se sentent heureux dans leurs convictions étanches, car il se bouche volontairement les yeux et les oreilles sur les confusions qui ont été entretenues à dessein par Gaudium et Spes entre Foi et Croyance! ces confusions ont été un peu clarifiées par Dominus Jesus, mais rarissimes sont les évêques qui semblent l'avoir assimilée et enseignée, et en tout cas par notre nouveau Saint Père: il entretient délibérément l'ambiguïté sur le rejet du prosélytisme = soit évangélisation active "à temps et à contre temps", soit insistance mal à propos et contre-productive.
Voir ses entretiens avec le rabbin SKORKA.
---> Aucun espoir qu'il sorte prochainement de ce double jeu pour un temps, des temps et la moitié d'un temps, c'est sa seconde nature de jésuite, jusqu'à ce qu'il y soit contraint par de puissants persécuteurs... Un jour chantera la séduction pastorale et lavmiséricorde jusqu'à l'indulgence coupable, et le lendemain il dénoncera - en théorie - le subjectivisme et le relativisme, et le surlendemain il nous expliquera "sola fide"que ce n'est pas contradictoire! Ce sera notre pénitence, et nos dents en seront agacées....
"Je suis oiseau: voyez mes ailes! -je suis souris: vivent les rats!"
images/icones/1d.gif  ( 738862 )les jeunes par Ignacio (2013-11-28 23:51:46) 
[en réponse à 738814]

Scrutator n'a pas d'inquiétudes à avoir les jeunes ne liront pas ce long texte verbeux et ils savent parfaitement à qui s'adresser pour rencontrer des prêtres catholiques !