Je suis à l’étranger dans un pays donné pour très catholique. Il l’est en effet. Mais la messe en latin est à 2heures de la capitale. On a semblé tres heureux de me répondre « Vous n’en trouvez pas à Santo (Domingo) ». Du ton « nous les avons boutés hors de la ville », nous charismatiques occupons toutes les églises de la capitale. Les coloniales en tout cas.
Le bon côté de l’affaire c’est que la bourgeoisie traditionnelle lorsqu’elle « occupe » une église, s’en occupe. Création de vitraux ou il n’en existait pas. Chapelle de bon gout pour l’Adoration eucharistique. Et profusion de fleurs fraiches dans l’église de ce « sector *» riche de la capitale. Bien sur la famille entière et les dames de l’équipe pastorale sont assises dans le chœur, que seuls des hommes (de Dieu) devraient fouler. Les lectures se multiplient car il faut que chaque de la progéniture lise quelque chose, ne serait-ce qu’une annonce ou un remerciement. Pour les jeunes les tenues manquent de respect eut égard au lieu. Et nous n’échappons pas à la guitare et au piano électrique avant des « chants » que Julio Iglesias reprendrait sans aucune modification.
Il m'est d'avis que les enfants des bienfaiteurs s’entrainent à l’église avant d’entamer une carrière commerciale. Mais je suis médisante. L’amour de Dieu n’est pas l’amour de
una muyer. Cela ne peut –ne doit- entre les mêmes accords. Je ne suis pas musicienne…mais le fait est.
Quoi qu'il en soit, ils sont là, à l’Eglise pour leur devoir dominical. Je me dis que la grâce actuelle peut toujours frapper, même s’il ne s’agit pas d’un droit, Dieu n’étant tenu de rien, encore une fois.
Le premier vendredi du mois l’église est bondée de familles et de jeunes couples partant au travail qui tiennent à prendre la messe de 7h30. Les 4X4 s’étendent sur des kilomètres. Je donnerais beaucoup pour voir une telle dévotion au moins une fois le mois dans mon Paris diocésain. (Saint Nicolas du Chardonnet n’est pas malade, pour dire comme Notre Seigneur)
Donc, nous y arrivons : Ce magasin à qui j’avais accordé mon crédit pour y avoir croisé 2 fois des religieuses, se moque du monde. Car j’y retourne ce midi et tombe sur une Notre Dame de Fatima avec à son cou un chapelet au bout duquel pendait ….une
main de Fat(i)ma. Rien d'autre, aucune référence catholique cette fois-ci
J’en ai fait la remarque au responsable de rayon, mais bon plus ils sont « responsables » moins ils ont de pouvoir nous le savons.
La Chine travaille selon votre cahier des charges, qu’on ne vienne pas l’accuser. Moi, propriétaire d’un magasin d’articles religieux, ne laisserais pas passer n’importe quoi. Et saint François de Sales a raison dans « l’Introduction la vie dévote » de présenter le mariage et le négoce comme les états les moins favorables au progrès spirituel.
*équivalent d’arrondissement, on dit aussi
barrio
PS/la prochaine fois que je m'y rendrai, je me munirai de mon appareil photo. Il est fort à parier que rien n'aura changé. Apres tout, tous les mélanges sont possibles de nos jours. Même les plus imbuvables.
Merci de m'avoir répondu cher Pater.
Que Notre Dame d'Altagrâce, patronne de la République Dominicaine vous bénisse et vous garde.