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Pour vous distraire en ces temps difficile par Ritter (2013-10-28 19:14:13)
En Novembre 2012 après Jésus-Christ, Dieu visite Noé et lui dit :
"Une fois encore, la FRANCE est devenue invivable et surpeuplée".
"Construis une arche et rassemble un couple de chaque animal vivant ainsi que quelques bons FRANÇAIS".
"Dans six mois, j'envoie la pluie durant quarante jours et quarante nuits, et je détruis tout !"
Six mois plus tard, Avril 2013 Dieu retourne visiter Noé et ne voit qu' une ébauche de construction navale.
-— Mais, Noé, tu n'as pratiquement rien fait ! Demain il commence à pleuvoir !
— Pardonne-moi, Tout Puissant, j'ai fait tout mon possible mais les temps ont changé :
— J'ai essayé de bâtir l'arche mais il faut un permis de construire et Marisol Touraine me fait des ennuis au sujet du système d'alarme anti-incendie.
— Mes voisins ont créé une association parce que la construction de l'échafaudage dans ma cour viole le règlement de copropriété et obstrue-leur vue. J'ai dû recourir à Valérie Fourneyron pour arriver à un accord.
— Sylvia Pinel m'a obligé à réaliser une étude de faisabilité et à déposer un mémoire sur les coûts des travaux nécessaires pour transporter l'arche jusqu'à la mer. Pas moyen de leur faire comprendre que la mer allait venir jusqu'à nous. Ils ont refusé de me croire.
— La coupe du bois de construction navale s'est heurtée aux multiples Associations pour La Protection de l'Environnement sous le triple motif que je contribuais à la déforestation, que mon autorisation donnée par Stéphane Le Foll n'avait pas de valeur aux yeux de Christiane Taubira, et que cela détruisait l'habitat de plusieurs espèces animales. J'ai pourtant expliqué qu'il s'agissait, au contraire de préserver ces espèces, rien n'y a fait.
— J'avais à peine commencé à rassembler les couples d'animaux que Nicole Bricq et Manuel Valls me sont tombés sur le dos pour acte de cruauté envers les animaux parce que je les soustrayais contre leur gré à leur milieu naturel et que je les enfermais dans des pièces trop exiguës.
— Ensuite, Delphine Batho a exigé une étude de l'impact sur l'environnement de ce fameux déluge.
— Dans le même temps, je me débattais avec Michel Sapin qui me reprochait de violer la législation en utilisant des travailleurs bénévoles. Je les avais embauchés car Arnaud Montebourg m'avait interdit d'employer mes propres fils, disant que je ne devais employer que des travailleurs hautement qualifiés et, dans tous les cas, syndiqués.
— Enfin Pierre Moscovici a saisi tous mes avoirs, prétextant que je me préparais à fuir illégalement le pays tandis que Jean-Yves Le Drian menaçait de m'assigner devant les tribunaux pour "tentative de franchissement de frontière en possession d'espèces protégées ou reconnues comme dangereuses".
— Aussi, pardonne-moi, Tout Puissant, mais j'ai manqué de persévérance et j'ai abandonné ce projet.
— Aussitôt les nuages se sont dissipés, un arc-en-ciel est apparu et le Soleil a lui.
— Mais... Tu renonces à détruire la FRANCE ? demanda Noé.
— Oui, répondit Dieu, HOLLANDE s'en charge.
PS
Au fait j'ai récupérer les oies et j'ai fait une première tournée de foie gras...
Je viens d'en préparer 4,2 kg
Cette année avec une cuillère d'Armagnac en plus.
A bons liseurs salut.
Cordialement

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La dernière fois, le déluge a duré soixante jours. par Scrutator Sapientiæ (2013-10-29 06:56:47)
[en réponse à 736146]
Bonjour et merci, Ritter.
Merci beaucoup pour votre humour et pour votre réalisme.
1. Il me semble que la dernière fois que cela nous est arrivé, le déluge a duré soixante jours, du 10 mai au 10 juillet 1940, et que nous ne nous en sommes pas encore totalement remis, quoi qu'on en pense par ailleurs.
2. A partir de là, on peut et on doit se poser la question du pourquoi, au contact de l'acharnement, de l'entêtement, de l'inspiration et de l'obstination de nos dirigeants nominaux, favorables à la déconstruction, sinon à la destruction, de la France, et cette question n'est pas avant tout ni seulement politique.
3. Nous sommes en présence de personnes dites de gauche,
- qui sont confrontées à des contraintes de plus en plus paralysantes, laissées par nos "partenaires" européens et par leurs prédécesseurs dits de droite,
- qui ont reçu un mandat, de la part de nos dirigeants effectifs, notamment de la part de ceux que j'appelle Les Grandes Banques Transatlantiques : pérenniser, au-delà de la raison et du réel, le couple infernal ultra-financiarisme - ultra-keynésianisme,
- qui sont les serviteurs d'une religion séculière située au carrefour du constructivisme rationaliste et du "culturalisme" "sociétaliste" ; il y a, dans tout cela, un gauchissement de l'individualisme utilitariste et de l'instrumentalisme futilitariste, et nos dirigeants nominaux actuels n'en ont pas été les instaurateurs, mais en sont ou s'en veulent les continuateurs.
4. J'irai encore un peu plus loin, en parlant de dégénérescence de la démocratie, presque partout dans le monde : nous sommes aujourd'hui davantage en présence du couple oligarchie ploutocratique - ochlocratie démagogique qu'en présence d'un régime propice, pour ainsi dire, à l'effort, à l'unité, au salut.
5. La crise, ou plutôt la mutation, que nous subissons et traversons aujourd'hui, est aussi une crise du sens, mais, en un sens, j'ai confiance en une issue prochaine : dans le cadre de cette crise, quand nous aurons eu une fois 25 ans derrière nous (par exemple 1989 - 2014 ou 1991 - 2016), nous n'aurons pas beaucoup plus de deux fois 24 mois devant nous...
6. Je termine ce message sur une considération "augustinienne" :
" Dans les Rétractations, vaste relecture par Augustin de l'ensemble de son œuvre pour en dire les erreurs ou les regrets, l'évêque d'Hippone rappelle lui-même le plan qu'il a suivi pour les vingt-deux livres de La Cité de Dieu :
« Les cinq premiers (1-5) réfutent ceux qui veulent que les destinées des choses humaines tiennent au maintien du culte que les païens ont voué aux faux dieux et qui prétendent que tous les maux arrivent et abondent, parce que ce culte est prohibé.
Les cinq suivants (6-10) sont dirigés contre ceux qui avouent que ces maux n’ont jamais été et ne seront jamais épargnés aux mortels, et que grands ou moindres, ils varient selon les lieux, les temps et les personnes ; mais qui soutiennent en même temps que le culte des faux dieux avec ses sacrifices, est utile à la vie qui doit suivre la mort.
Ces dix livres mettent à néant ces deux opinions erronées et opposées à la religion chrétienne.
Mais, pour ne pas être exposé au reproche de nous être borné à réfuter les doctrines de nos adversaires et de n’avoir pas établi les nôtres, la seconde partie de l'ouvrage, qui contient douze livres(11-22), s’occupe de cette matière.
Toutefois, quand il en était besoin, nous n’avons pas manqué, dans les dix premiers livres, d’affirmer nos doctrines, ni dans les douze derniers de réfuter nos adversaires.
De ces douze derniers, les quatre premiers (11-14) contiennent l'origine des deux cités, dont l’une est la cité de Dieu, l'autre la cité de ce monde.
Les quatre seconds (15-18), leurs progrès et leurs développements.
Les quatre troisièmes, qui sont les derniers (19-22), les fins qui leur sont dues.
De plus, quoique les vingt-deux livres traitent des deux cités, ils n’empruntent leur titre qu'à la meilleure, la cité de Dieu. » — Saint Augustin, Rétractations, II, 43, 1-3. "
A mon avis, on en est là : un Empire va s'effondrer, ceux qui le dirigent ne le supportent pas, et préfèrent "externaliser", "hégémoniser" des incitations ou des orientations aliénantes ou asservissantes, mortifères ou suicidaires, nocives ou perverses, dominatrices des autres ou déstructurantes pour soi, au lieu de se laisser convertir et de faire en sorte que les dirigés, les dominés, se laissent convertir.
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.