Le Forum Catholique

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images/icones/fleche2.gif  ( 736023 )Le courage et la franchise d'être islamismophobe. par Scrutator Sapientiæ (2013-10-27 09:20:00) 

Rebonjour,

Je me permets de vous renvoyer à la lecture de ce texte récent, et notamment de ses deux derniers paragraphes :

Ici.

De la lecture de ce texte découlent au moins deux questions :

1) aurons-nous le courage, la franchise, la prudence, la sagesse, d'être chrétiennement is-la-mis-mo-pho-bes ?

2) serons-nous autorisés à l'être, dans l'Eglise et dans le monde, compte tenu des intentions de domination et des instruments de coercition axiologique qui sont présents et actifs presque partout, et qui sont opposés aux distinctions, aux médiations, aux objections et aux précisions les plus indispensables, en religion, en politique, en morale ?

Bon dimanche à tous.

Scrutator.
images/icones/carnet.gif  ( 736024 )Excellent ! par Jean-Paul PARFU (2013-10-27 09:32:19) 
[en réponse à 736023]

Tout est dans le titre !
images/icones/neutre.gif  ( 736035 )Erreur énorme. par Yves Daoudal (2013-10-27 13:33:30) 
[en réponse à 736023]

Qui ne m'étonne pas de Taguieff.

Ce n'est pas l'islamisme qui appelle au jihad. C'est Allah qui dans son très saint Coran en fait, et à plusieurs reprises, une obligation pour tout croyant.

Mais dans le contexte actuel de relativisme et d'accueil de l'autre, sans doute faut-il être captif de milices islamiques pendant quelques mois pour découvrir, comme l'a fait le journaliste de La Stampa, qu'il n'existe pas d'islam modéré. (Il y a de très nombreux musulmans modérés, mais c'est parce qu'ils n'appliquent pas les commandements d'Allah, que le plus souvent ils ne connaissent pas.)

Quand on connaît le Coran et un peu les Hadiths, la Sunna et la Charia, on ne peut qu'être, simplement, islamophobe.
images/icones/fleche2.gif  ( 736038 )Je n'exclus pas que cette erreur soit volontaire. par Scrutator Sapientiæ (2013-10-27 14:14:29) 
[en réponse à 736035]

Bonjour et bon dimanche, Yves Daoudal.

1. Ce que vous dites est vrai, mais n'est ni connu, ni compris, ni accepté, ni approuvé, par beaucoup, que ce soit au dedans ou en dehors de l'Eglise ; ainsi, ce que je vais écrire à présent n'est pas toujours "reçu" aujourd'hui : de même que ce n'est pas l'Islam qui est modéré, mais tel ou tel musulman modéré, de même ce n'est pas le communisme qui est sincère, mais tel ou tel communiste sincère.

2. A partir du moment où l'on est confronté à un interdit collectif, puisque savez qu'il est interdit de préciser ou de rappeler que c'est avant tout, mais pas seulement, dans le Coran lui-même, que l'on trouve de nombreuses apologies ou incitations, en faveur du recours au mensonge et à la violence,

- ou bien on combat d'une manière frontale, au risque de se faire traiter d'islamophobe, alors que ce qui est inadmissible, ce n'est pas l'islamophobie, mais la musulmanophobie,

- ou bien on combat d'une manière oblique, en mettant en avant la notion d'islamismophobie, dans l'espoir d'échapper de ce fait à une diabolisation intellectuelle et morale.

3. Voilà comment j'interprète le néologisme mis en forme par Taguieff ; je ne dis absolument pas qu'il a raison et que vous avez tort, ni le contraire, mais je crois que vous n'avez pas la même relation au problème en présence, la vôtre étant probablement la plus franche.

4. Merci beaucoup pour toute précision, même succincte,

a) sur ce journaliste de La Stampa,

b) sur les origines de cette "pieuse ignorance" de bien des musulmans, modérés ou non, car j'ai conservé le souvenir de musulmans "immodérés", qui attribuaient au Coran un point précis qui se trouve, en fait, uniquement dans les Hadiths,

c) sur ce qui serait, selon vous, le meilleur ouvrage, pour comprendre et faire comprendre, par exemple, le lien entre les hadiths et le djihad, si un tel ouvrage existe.

5. Je suis sans illusions : nous n'avons pas "le droit" d'être homophobes ni islamophobes, et nous aurons à peine plus "le droit" d'être "libertarophobes" ou "islamismophobes", si tant est que nous ayons vraiment ce petit "plus", car le gauchisme "culturel" et "sociétal" limite son (pseudo) anti-totalitarisme à l'anti-fascisme, et se refuse à voir qu'il y a, dans l'islamisme comme dans le libertarisme, bien des réalités ou des virtualités totalitaires.

Bon dimanche et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 736043 )islamismophobie ou la porte ouverte enfoncée par Luc Perrin (2013-10-27 15:19:30) 
[en réponse à 736038]

Je n'ai aucune sympathie particulière pour les idées, à géométrie très variable, de P.A. Taguieff qui aux dernières nouvelles pour moi était un champion exalté du sionisme le plus effarant et semant le label "antisémite" à quiconque proteste contre les crimes et exactions de l'État israélien.

Maintenant s'il s'agit de distinguer entre rejet de l'islam et rejet de l'islamisme ou dit autrement du fondamentalisme islamique, M. Taguieff et tout ce fil enfoncent une porte ouverte à deux battants, immensément ouverte.

C'est une distinction banale que j'ai reprise ici même des dizaines de fois, sans le néologisme utile j'en conviens.

Je suis aussi d'accord avec la distinction de Scrutator sur l'idéologie, les fausses religions et le respect dû aux personnes. C'est la doctrine traditionnelle spécialement du Bhx Jean XXIII dans Pacem in terris, le péché dans sa nature et le pécheur.

Toutefois on but depuis 1965 sur l'ambiguë déclaration Nostra aetate et son "respect religieux" dû à l'erreur elle-même.

Un texte qui est très en cour dans la Rome du pape régnant.

images/icones/fleche2.gif  ( 736081 )La porte est-elle si ouverte que cela, dans les médias ? par Scrutator Sapientiæ (2013-10-27 21:37:41) 
[en réponse à 736043]

Bonsoir Luc Perrin,

La porte est-elle si ouverte que cela, pour faire bon accueil à la notion d'islamismophobie, dans les médias audio-visuels et dans la presse écrite, que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur de l'Eglise ?

Je vous remercie pour votre réponse, et je vous souhaite une bonne nuit.

Scrutator.

images/icones/fleche2.gif  ( 736108 )La porte des médias est-elle ouverte sur la DIUDH ? par Scrutator Sapientiæ (2013-10-28 11:44:09) 
[en réponse à 736081]

Rebonjour à Luc Perrin,

Des personnes qui se feraient ou se laisseraient traiter "d'islamophobes" n'auraient pas la moindre possibilité, et des personnes qui se définiraient et se présenteraient comme des "islamismophobes" n'auraient qu'une petite possibilité, de donner accès, dans les médias, à ce qui suit, mais devons-nous ne rien faire, et ne pouvons-nous pas tenter quelque chose, quitte à ce que cela soit sous la bannière de de l'islamismophobie ?

Telle est la question que je me pose, dans l'espoir de pouvoir sortir un jour de "l'ornière de l'interdit".

" Déclaration Universelle des Droits de l’Homme Islamique.

Préambule : Réaffirmant le rôle civilisateur et historique de la Ummah islamique, dont Dieu a fait la meilleure Communauté; qui a légué à l'humanité une civilisation universelle et équilibrée, conciliant la vie ici-bas et l'Au-delà, la science et la foi; une communauté dont on attend aujourd'hui qu'elle éclaire la voie de l'humanité, tiraillée entre tant de courants de pensées et d'idéologies antagonistes, et apporte des solutions aux problèmes chroniques de la civilisation matérialiste;
Soucieux de contribuer aux efforts déployés par l'humanité pour faire valoir les droits de l'homme dans le but de la protéger contre l'exploitation et la persécution, et d'affirmer sa liberté et son droit à une vie digne, conforme à la Charria;
Conscients que l'humanité, qui a réalisé d'immenses progrès sur le plan matériel, éprouve et éprouvera le besoin pressant d'une profonde conviction religieuse pour soutenir sa civilisation, et d'une barrière pour protéger ses droits;
Convaincus que, dans l'Islam, les droits fondamentaux et les libertés publiques font partie intégrante de la Foi islamique, et que nul n'a, par principe, le droit de les entraver, totalement ou partiellement, de les violer ou les ignorer, car ces droits sont des commandements divins exécutoires, que Dieu a dicté dans ses Livres révélés et qui constituent l'objet du message dont il a investi le dernier de ses prophètes en vue de parachever les messages célestes, de telle sorte que l'observance de ces commandements soit un signe de dévotion; leur négation, ou violation constitue un acte condamnable au regard de la religion; et que tout homme en soit responsable individuellement, et la communauté collectivement; Se fondant sur ce qui précède, déclarent ce qui suit :

Article 1
a) Tous les êtres humains constituent une même famille dont les membres sont unis par leur soumission à Dieu et leur appartenance à la postérité d'Adam. Tous les hommes, sans distinction de race, de couleur, de langue, de religion, de sexe, d'appartenance politique, de situation sociale ou de tout autre considération, sont égaux en dignité, en devoir et en responsabilité. La vraie foi, qui permet à l'homme de s'accomplir, est la garantie de la consolidation de cette dignité.
b) Les hommes sont tous sujets de Dieu, le plus digne de sa bénédiction étant celui qui se rend le plus utile à son prochain. Nul n'a de mérite sur un autre que par la piété et la bonne action.

Article 2
a) La vie est un don de Dieu, garantie à tout homme. Les individus, les sociétés et les Etats doivent protéger ce droit contre toute atteinte. Il est défendu d'ôter la vie sans motif légitime.
b) Le recours à des moyens conduisant à l'extermination de l'espèce humaine est prohibé.
c) La préservation de la continuité de l'espèce humaine jusqu'au terme qui lui est fixé par Dieu est un devoir sacré.
d) L'intégrité du corps humain est garantie; celui-ci ne saurait être l'objet d'agression ou d'atteinte sans motif légitime. L'Etat est garant du respect de cette inviolabilité.

Article 3
a) Il est interdit, en cas de recours à la force ou de conflits armés, de tuer les personnes qui ne participent pas aux combats, tels les vieillards, les femmes et les enfants. Le blessé et le malade ont le droit d'être soignés; le prisonnier d'être nourri, hébergé et habillé. Il est défendu de mutiler les morts. L'échange de prisonniers, ainsi que la réunion des familles séparées par les hostilités constituent une obligation.
b) L'abattage des arbres, la destruction des cultures ou du cheptel, et la démolition des bâtiments et des installations civiles de l'ennemi par bombardement, dynamitage ou tout autre moyen, sont interdits.

Article 4
Tout homme a droit à ce que sa dignité et son honneur soient sauvegardés de son vivant et après sa mort. L'Etat et la société se doivent de protéger sa dépouille mortelle et le lieu de son inhumation.

Article 5
a) La famille est le fondement de l'édification de la société. Elle est basée sur le mariage. Les hommes et les femmes ont le droit de se marier. Aucune entrave relevant de la race, de la couleur ou de la nationalité ne doit les empêcher de jouir de ce droit.
b) La société et l'Etat ont le devoir d'éliminer les obstacles au mariage, de le faciliter, de protéger la famille et de l'entourer de l'attention requise.

Article 6
a) La femme est l'égale de l'homme au plan de la dignité humaine. Elle a autant de droits que de devoirs. Elle jouit de sa personnalité civile et de l'autonomie financière, ainsi que du droit de conserver son prénom et son patronyme.
b) La charge d'entretenir la famille et la responsabilité de veiller sur elle incombent au mari.

Article 7
a) Tout enfant a, au regard de ses parents, de la société et de l'Etat, le droit d'être élevé, éduqué et protégé sur les plans matériels, moral et sanitaire. La mère et le foetus doivent également être protégés et faire l'objet d'une attention particulière.
b) Les parents et les tuteurs légaux ont le droit de choisir le type d'éducation qu'ils veulent donner à leurs enfants, tout en ayant l'obligation de tenir compte des intérêts et de l'avenir de leurs progénitures, conformément aux valeurs morales et aux dispositions de la Charria.
c) Conformément aux dispositions de la Charria, les parents ont des droits sur leurs enfants; les proches ont des droits sur les leurs.

Article 8
Tout homme jouit de la capacité légale conformément à la Charria, avec toutes les obligations et les responsabilités qui en découlent. S'il devient totalement ou partiellement incapable, son tuteur se substitue à lui.

Article 9
a) La quête du savoir est une obligation. L'enseignement est un devoir qui incombe à la société et à l'Etat. Ceux-ci sont tenus d'en assurer les voies et moyens et d'en garantir la diversité dans l'intérêt de la société et de façon à permettre à l'homme de connaître la religion islamique et de découvrir les réalités de l'univers, en vue de les mettre au service de l'humanité.
b) Tout homme a droit à une éducation cohérente et équilibrée, au plan religieux et de la connaissance de la matière, qui doit être assurée par les diverses structures d'éducation et d'orientation, telles que la famille, l'école, l'université, les médias, etc. Cette éducation doit développer la personnalité de l'homme, consolider sa foi en Dieu, cultiver en lui le sens des droits et des devoirs et lui apprendre à les respecter et à les défendre.

Article 10
L'Islam est la religion de l'innéité. Aucune forme de contrainte ne doit être exercée sur l'homme pour l'obliger à renoncer à sa religion pour une autre ou pour l'athéisme ; il est également défendu d'exploiter à cette fin sa pauvreté ou son ignorance.

Article 11
a) L'homme naît libre. Nul n'a le droit de l'asservir, de l'humilier, de l'opprimer, ou de l'exploiter. Il n'est de servitude qu'à l'égard de Dieu.
b) La colonisation, sous toutes ses formes, est strictement prohibée en tant qu'une des pires formes d'asservissement. Les peuples qui en sont victimes ont le droit absolu de s'en affranchir et de rétablir leur autodétermination. Tous les Etats et peuples ont le devoir de les soutenir dans leur lutte pour l'élimination de toutes les formes de colonisation et d'occupation. Tous les peuples ont le droit de conserver leur identité propre et de disposer de leurs richesses et de leurs ressources naturelles.

Article 12
Tout homme a droit, dans le cadre de la Charria, à la liberté de circuler et de choisir son lieu de résidence à l'intérieur ou à l'extérieur de son pays. S'il est persécuté, il a le droit de se réfugier dans un autre pays. Le pays d'accueil se doit de lui accorder asile et d'assurer sa sécurité, sauf si son exil est motivé par un crime qu'il aurait commis en infraction aux dispositions de la Charria.

Article 13
Le travail est un droit garanti par l'Etat et la société à tous ceux qui y sont aptes. Tout individu a la liberté de choisir le travail qui lui convient et qui lui permet d'assurer son intérêt et celui de la société. Le travailleur a droit à la sécurité et à la protection, ainsi qu'à toutes les autres garanties sociales. Il n'est pas permis de le charger d'une tâche qui soit au-dessus de ses capacités, de l'y contraindre, de l'exploiter ou de lui causer un quelconque préjudice. Le travailleur, sans distinction de sexe, a droit à une rémunération juste et sans retard de son labeur. Il a droit également aux congés, indemnités et promotions qu'il mérite. Il est tenu d'être loyal et soigneux dans son travail.

Article 14
Tout homme a le droit de rechercher le gain licite, sans spéculation ni fraude, ni préjudice pour lui-même et pour les autres; l'usure (Riba) est expressément prohibée.

Article 15
a) Tout homme a droit à la propriété acquise par des moyens licites. Il lui est permis de jouir des droits de propriété, à condition de ne porter préjudice ni à lui-même, ni à autrui, ou à la société. L'expropriation n'est permise que pour une cause d'utilité publique et moyennant une indemnisation immédiate et juste.
b) La confiscation ou la saisie des avoirs est prohibée, sauf disposition légale.

Article 16
Tout homme a le droit de jouir du fruit de toute oeuvre scientifique, littéraire, artistique ou technique dont il est l'auteur. Il a également droit à la protection des intérêts moraux et matériels attachés à cette oeuvre, sous réserve que celle-ci ne soit pas contraire aux préceptes de la loi islamique.

Article 17
a) Tout homme a le droit de vivre dans un environnement sain, à l'abri de toute corruption et de toute dépravation qui lui permettre de s'épanouir. Il appartient à la société et à l'Etat de lui garantir ce droit.
b) L'Etat et la société doivent garantir à chaque homme la protection sanitaire et sociale, ainsi que tous les services publics dont il a besoin, dans la limite des possibilités existantes.
c) L'Etat garantit à tout homme le droit à une vie décente lui permettant de subvenir à ses besoins et à ceux des personnes à sa charge, pour l'alimentation, l'habillement, le logement, l'enseignement, les soins médicaux et tous autres besoins fondamentaux.

Article 18
a) Tout homme a le droit de vivre protégé dans son existence, sa religion, sa famille, son honneur et ses biens.
b) Tout homme a droit à l'indépendance dans la conduite de sa vie privée, dans son domicile, parmi les siens, dans ses relations avec autrui et dans la gestion de ses biens. Il n'est pas permis de l'espionner, de le surveiller ou de nuire à sa réputation. Tout homme doit être protégé contre toute intervention arbitraire.
c) Le domicile est inviolable en toutes circonstances. Nul ne peut y pénétrer sans l'autorisation de ses occupants ou de manière illégale. Il n'est pas permis de le détruire, de le confisquer ou d'en expulser les occupants.

Article 19
a) Tous les individus, gouvernants et gouvernés, sont égaux devant la loi.
b) Le droit de recours à la justice est garanti pour tous.
c) La responsabilité est, par essence, personnelle.
d) Il ne peut y avoir ni délit, ni peine, en l'absence de dispositions prévues par la Charria.
e) Le prévenu est présumé innocent tant que sa culpabilité n'est pas établie par un procès équitable lui assurant toutes les garanties pour sa défense.

Article 20
Il n'est pas permis, sans motif légal, d'arrêter une personne, de restreindre sa liberté, de l'exiler ou de la sanctionner. Il n'est pas permis non plus, de lui faire subir une torture physique ou morale ou une quelconque autre forme de traitement humiliant, cruel ou contraire à la dignité humaine. Il n'est pas permis de soumettre quiconque à des expériences médicales ou scientifiques, sauf avec son consentement et à condition de ne pas mettre en péril sa santé ou sa vie. Il n'est pas permis d'établir des lois d'exception donnant une telle possibilité aux autorités exécutives.

Article 21
Il est formellement interdit de prendre une personne en otage sous quelque forme, et pour quelque objectif que ce soit.

Article 22
a) Tout homme a le droit d'exprimer librement son opinion pourvu qu'elle ne soit pas en contradiction avec les principes de la Charria.
b) Tout homme a le droit d'ordonner le bien et de proscrire le mal, conformément aux préceptes de la Charria.
c) L'information est un impératif vital pour la société. Il est prohibé de l'utiliser ou de l'exploiter pour porter atteinte au sacré et à la dignité des prophètes ou à des fins pouvant nuire aux valeurs morales et susceptibles d'exposer la société à la désunion, à la désintégration ou à l'affaiblissement de la foi.
d) Il est interdit d'inciter à la haine ethnique ou sectaire ou de se livrer à un quelconque acte de nature à inciter à la discrimination raciale, sous toutes ses formes.

Article 23
a) Gouverner est une mission de confiance, il est absolument interdit de l'exercer avec abus et arbitraire, afin de garantir les droits fondamentaux de la personne humaine.
b) Tout homme a le droit de participer directement ou indirectement à la gestion des affaires publiques de son pays. Il a également le droit d'assumer des fonctions publiques conformément aux dispositions de la Charria.

Article 24
Tous les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration sont soumis aux dispositions de la Charria.

Article 25
La Charria est l'unique référence pour l'explication ou l'interprétation de l'un quelconque des articles contenus dans la présente Déclaration. "

Bonne journée et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 736044 )[réponse] par Yves Daoudal (2013-10-27 15:39:30) 
[en réponse à 736038]

a) Je faisais allusion à ce texte que j'ai partiellement traduit sur mon blog.

b) Je voulais simplement parler de cette ignorance des masses sociologiquement musulmanes (comme il y a des masses sociologiquement chrétiennes) qui ne savent pas ce qu'il y a dans le Coran.

c) Peut-être le nouveau livre de Bernard Antony qui paraît ces jours-ci et que je n'ai pas encore: "L'islam ou la soumission au Prophète: les Hadiths de Mahomet, un modèle de vie pour le XXIe siècle?".
images/icones/fleche2.gif  ( 736080 )Très rapidement : merci beaucoup pour ces précisions. par Scrutator Sapientiæ (2013-10-27 21:28:29) 
[en réponse à 736044]

Bonsoir Yves Daoudal,

Je vous remercie pour votre réponse et pour ces précisions, et je vous souhaite une bonne nuit.

Scrutator.

images/icones/fleche2.gif  ( 736109 )Quand même Libération entre-ouvre la porte... par Scrutator Sapientiæ (2013-10-28 11:48:44) 
[en réponse à 736080]

Bonjour Yves Daoudal,

Voici :

L’islam, religion comme les autres ? - PHILIPPE D'IRIBARNE, DIRECTEUR DE RECHERCHES AU CNRS - LIBERATION, LE 29 AOÛT 2013

" Le discours est bien rodé. Si les Français, sondage après sondage, sont prêts à soutenir des mesures qui auraient un caractère «stigmatisant» et «discriminatoire» à l’égard de l’islam - encore récemment l’interdiction du voile islamique à l’université ou dans le monde du travail -, s’ils refusent ainsi de reconnaître dans l’islam une religion comme les autres, c’est qu’ils sont frappés d’une sorte de maladie mentale : l’«islamophobie». En quête d’un bouc émissaire dans une France qui va mal, ils l’auraient trouvé dans l’islam. Au-delà de son efficacité rhétorique, peut-on croire à ce discours ?
L’affirmation courante selon laquelle l’islam est une religion comme les autres s’accompagne d’un corollaire essentiel : il ne faut pas confondre le vrai islam avec des formes dévoyées, au mieux archaïques, étrangères à son vrai message (l’islam d’Al-Qaeda et du jihad, celui de l’enfermement des femmes et de la burqa). La distinction est sensée. Mais elle pose autant de problèmes qu’elle n’en résout.

Où est donc la frontière ? Ceux qui pourfendent l’islamophobie se gardent bien de s’aventurer sur ce terrain. C’est qu’ils se trouvent confrontés à un dilemme redoutable. Une option est d’offrir une vision restrictive d’un islam dévoyé. Sont alors incluses dans l’islam authentique les diverses manifestations d’un islamisme dit «modéré» : tout ce qui, terrorisme exclu, exprime le projet de construire une société régie par l’islam. On peut alors proclamer que c’est s’attaquer à l’islam même que de s’en prendre aux manifestations d’un tel projet. Mais si l’on adopte cette perspective, comment faire croire aux Français que l’islam est une religion comme les autres ? Le fait d’avoir vu l’islamisme «modéré» à l’œuvre, au cours de ces dernières années, chez les Frères musulmans, l’AKP turc, a bien montré que sa modération est toute verbale, en tout cas dès lors qu’il s’agit de respect des libertés. Regarder avec défiance l’islam ainsi conçu est donc sensé et n’a rien de discriminatoire. Or, si l’on se demande de quel islam la tenue islamique est le symbole, il est difficile de ne pas la rattacher à cette tendance. Une autre option, défendue par certains musulmans, est susceptible de rendre crédible aux yeux de la majorité des Français l’affirmation selon laquelle l’islam est une religion comme les autres. Elle implique d’inclure l’islamisme «modéré», avec ses symboles, parmi ses formes dévoyées. Mais alors, comment affirmer encore que ceux qui s’en prennent à cette conception particulière s’attaquent à l’islam en tant que tel ?

L’impression que peuvent avoir les Français de contradictions mal assumées, voire d’une sorte de double jeu, du côté des musulmans, concerne au premier chef ce qui touche à la liberté de conscience. Cette liberté n’est pas à l’honneur en terre d’islam, et pas seulement dans les pays où sévit un islam wahhabite pur et dur - on le voit bien dans la manière dont sont traités, dans les pays où l’islam domine, ceux qui échappent au ramadan. La déclaration islamique des droits de l’homme refuse la liberté de conscience. Alors, que penser de son invocation par les musulmans vivant en Occident, jusqu’à propos du port de la burqa ? Comment pourrait-on y voir l’expression d’une vraie conviction et pas simplement un usage opportuniste ? Par ailleurs, l’islam s’est montré, dès le temps du Prophète, à la fois une religion ardente à convertir les cœurs et un appareil de domination politique voué à contraindre les corps. Le monde musulman n’a jamais renié cette double dimension. Cela est manifeste dans les pays où l’islam a prévalu : le respect de ses préceptes s’appuie sur une contrainte exercée conjointement par le pouvoir politique et par la pression sociale. De nos jours l’islamisme dit modéré est habité par cette union du religieux et du politique. Dès lors, que penser des symboles de cet islamisme, dont la tenue islamique ? Expression de la religion ils sont simultanément étendards du projet politique. Demander qu’ils soient traités en Occident en pur signe religieux, avec tous les droits y afférents, en occultant leur rôle d’étendard d’un projet politique, donne le sentiment de relever d’une forme de dissimulation et là encore de double jeu.

On comprend que les musulmans souffrent de l’image de plus en plus négative de l’islam qui prévaut en France et dans le monde occidental. On comprend qu’ils souhaitent que l’islam y soit reconnu comme une religion comme les autres. On comprend que la frustration d’être mal reçu suscite des discours agressifs à l’égard de la société ambiante. Mais où cela mène-t-il, si ce n’est à nourrir un rejet croissant de l’islam ? N’y aurait-il pas d’autres stratégies, plus constructives, et d’abord de montrer dans les faits, et pas seulement de proclamer dans les discours, que la forme d’islam que cultivent les musulmans qui vivent en France est réellement une religion comme une autre. S’accrocher à la «tenue islamique» n’est pas le meilleur moyen d’y parvenir. "

Dernier ouvrage paru : «l’Islam devant la démocratie», Gallimard.

Philippe D'IRIBARNE Directeur de recherches au CNRS

Bonne journée et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/1b.gif  ( 736127 )Comme quoi... par Yves Daoudal (2013-10-28 13:43:58) 
[en réponse à 736109]

même un chercheur au CNRS peut trouver une vérité première...

Du coup j'ai "cherché" moi aussi et j'ai trouvé notamment ce texte du même D'Iribarne, sur le Huffingtonpost, où il explique tranquillement, après un développement un peu confus, que c'est bien l'islam en tant que tel qui est derrière l'attentat du marathon de Boston...
images/icones/fleche2.gif  ( 736590 )Quand Le Monde aussi entre-ouvre la porte. par Scrutator Sapientiæ (2013-11-02 10:07:47) 
[en réponse à 736109]

Bonjour Yves Daoudal,

Voici :

1. L'islam doit être critiqué LE MONDE I 31.10.2013 I Par Pascal Bruckner

" On le sait, depuis les régimes totalitaires, les langues, elles aussi, contractent des maladies qui peuvent les corrompre. « Islamophobie » fait partie de ces mots toxiques qui brouillent le vocabulaire et le dénaturent. Forgé par des administrateurs coloniaux français, au début du XXe siècle, pour protéger leurs « sujets indigènes » de toute contagion moderniste, il resurgit dans le discours public, au tournant de la révolution iranienne. Mais avec un autre sens : soucieux d'accéder à la dignité de l'antisémitisme, il tend à faire de l'islam un objet inaccessible à la critique, sous peine de poursuites. Il devient le nouvel instrument de propagation du fondamentalisme qui s'avance masqué, drapé dans les atours de la victime.

L'habileté de cette invention est de rétablir le délit de blasphème à l'encontre des grands systèmes de la foi. On confond l'intolérance religieuse qui relève des tribunaux, avec le libre examen d'une doctrine. Autant le racisme s'adresse aux personnes coupables d'être ce qu'elles sont, le Noir, l'Arabe, le Juif, le Blanc, autant l'opinion portée sur une confession peut varier et toucher à des dogmes toujours susceptibles d'exégèse, de discussion.

EVEILLER LA CULPABILITÉ OCCIDENTALE

Depuis quand une grande religion est-elle une race ? Depuis quand le jugement qu'on porte sur elle constitue-t-il un délit ? On a le droit de détester telle ou telle confession et de le dire. L'islam est une maison divisée entre progressistes et traditionalistes que le souvenir de sa grandeur perdue emplit de tristesse et de haine. Cette blessure, les fondamentalistes voudraient la cicatriser au plus vite, en l'imputant aux croisés, mécréants, sionistes alors que les réformateurs voudraient l'ouvrir plus encore afin de provoquer une secousse vitale.

Le concept d'« islamophobie » voudrait éveiller notre culpabilité d'Occidentaux. Mais il est avant tout un outil de police interne à l'égard des musulmans libéraux qui osent critiquer leur confession. Il faut les désigner, ces renégats, à la vindicte de leurs coreligionnaires, les dire imprégnés d'idéologie coloniale pour bloquer tout espoir d'une mutation, avec l'onction des supplétifs et des idiots utiles de la gauche et de la droite, toujours à l'affût d'un nouveau racisme et certains de tenir avec l'islam le dernier sujet opprimé de l'histoire.

Nous assistons bien depuis vingt ans à la fabrication d'un nouveau délit d'opinion. Il s'agit de stigmatiser ces jeunes femmes qui souhaitent s'affranchir du voile, épouser qui elles aiment et non pas qui on leur impose, foudroyer ces Français, ces Allemands, ces Anglais d'origine maghrébine, turque, africaine qui réclament le droit à l'indifférence religieuse et veulent vivre leur vie sans allégeance à leur communauté d'origine. Bref, on déplace la question du plan intellectuel ou théologique au plan pénal, toute objection, moquerie ou réticence étant passible de poursuites.

Contre-exemple flagrant : alors même que les chrétiens en terre d'islam sont persécutés, tués, poussés à l'exode, le mot « christianophobie » ne prend pas et ne prendra jamais. Etrange raté : nous avons du mal à nous représenter le christianisme autrement que comme une religion de la conquête alors qu'il est aujourd'hui celle du martyre, au moins au Proche-Orient. On peut en France, pays de tradition anticléricale, ridiculiser Moïse, Jésus, les représenter dans toutes les postures même les plus obscènes, mais on ne devrait jamais rire de l'islam. Lui seul devrait échapper à l'opprobre, à la moquerie. Quelle présomption ! D'autant que les actes antireligieux en France touchent les chrétiens même s'ils augmentent proportionnellement pour les juifs et les musulmans.

C'est bien parce que la France laïque considère ses citoyens musulmans comme des égaux qu'elle a voté la loi sur le voile. L'islam fait partie du paysage français et européen, il a droit à cet égard à la liberté de culte, à des lieux de prière corrects et au respect. A condition qu'il respecte lui-même les règles républicaines, ne réclame pas un statut extraterritorial, droits spéciaux, dérogation de piscine et de gymnastique pour les femmes, enseignement et cantine séparés, faveurs diverses. Ce qu'on peut lui souhaiter de mieux, ce n'est pas la « phobie » ou la « philie » mais l'indifférence bienveillante dans un marché de la spiritualité ouvert à toutes les croyances. Mais de cette indifférence, les intégristes ne veulent pas. Cela voudrait dire que l'islam est une religion parmi beaucoup, constat intolérable à leurs yeux. Elle ne peut pas être l'égale des autres puisqu'elle leur est supérieure à toutes. C'est bien le problème ! " Pascal Bruckner (Essayiste et écrivain)

2. Petites leçons pour éviter tout amalgame LE MONDE | 01.11.2013 | Pierre-André Taguieff

" L'emploi du mot « islamophobie » en France a empoisonné l'espace des controverses. Ce terme devrait être utilisé pour désigner les appels à la haine, la discrimination et la violence visant les musulmans et/ou leur religion. L'islamophobie ne se réduit pas à un phénomène d'opinion. Elle se manifeste aussi dans les discriminations ou agressions physiques. Elle peut être comprise comme une forme d'hétérophobie visant une communauté de croyants transnationale.

Or, depuis les années 1980, le mot « islamophobie » est employé pour désigner toutes les formes d'examen critique de l'islam, voire de l'islamisme. C'est là confondre la critique et l'appel à la haine. Les usages stratégiques du mot « islamophobie » par les islamistes rendent ce mot difficilement utilisable. Mais remplacer « islamophobie », jugé trop connoté, par « racisme antimusulmans » ou « musulmanophobie » ne changerait rien. Ces expressions seraient exploitées par les mêmes milieux islamistes avec les mêmes objectifs.

Vu l'acuité du débat, il serait de bonne méthode d'énoncer quelques thèses élémentaires sur l'islam dans ses rapports avec l'islamisme et l'anti-islamisme :

L'islam n'est pas l'islamisme.

Il y a des islams et des islamismes ; parler de « l'islam » ou de « l'islamisme » est une commodité de langage, qui donne prise à des interprétations essentialistes naïves ou intéressées ; les islamistes se réfèrent cependant aux mêmes textes fondateurs que les musulmans non islamistes, d'où l'effet de légitimité dont ils jouent.

Un islamisme est le produit d'une politisation d'un islam dont l'objectif est de refondre l'ordre social non musulman ou « insuffisamment » musulman. Tout islamisme a pour objectif d'instaurer un ordre politico-religieux impliquant l'établissement de la charia, comprenant le traitement des non-musulmans comme des êtres inférieurs, l'obligation du port du « voile » pour les femmes et la normalisation du djihad, « offensif » et « défensif » ; l'horizon lointain est l'établissement d'un califat à l'échelle mondiale.

Les groupes islamistes visent à établir un émirat, une république ou un califat islamique, ce dernier pouvant s'élargir en un empire islamique universel ; certains idéologues islamistes, s'inspirant du léninisme, ont théorisé une telle stratégie de conquête ; les ordres politiques présentent tous les caractères d'une dictature.

Les islamistes recourent à plusieurs méthodes, violentes ou « douces », pour mener à bien la conquête du monde non musulman ou « l'islamisation » des sociétés non musulmanes : prosélytisme, guerre culturelle, refus des lois et des traditions des pays d'accueil, pressions exercées sur les acteurs politiques, menaces contre des personnalités hostiles à l'islamisme, actions terroristes accompagnées de mises en spectacle conçues comme des actes de propagande.

Les politisations de l'islam, qui prennent souvent la forme de « fondamentalismes révolutionnaires », sont incompatibles avec les sociétés démocratiques. Le rejet de l'islamisme dérive à la fois du spectacle répulsif offert par le terrorisme qui ravage le monde et du refus de vivre dans des dictatures.

L'anti-islamisme n'a rien à voir avec ce qu'on appelle improprement l'« islamophobie », catégorie d'amalgame qui confond la critique intellectuelle des dogmes de l'islam, la critique politique et morale de l'islamisme et l'appel à la haine contre les musulmans.

Les islamistes ont intérêt à faire croire que les anti-islamistes sont « islamophobes », et, plus largement, que tout examen critique de l'islam ou du monde musulman exprime une « islamophobie » plus ou moins dissimulée. Le vrai problème ne tient pas au fait que la menace islamiste ne serait pas reconnue - le déni paraîtrait incongru -, il réside dans la sous-estimation du phénomène. Depuis le début des années 1990, de singuliers prophètes annoncent la fausse bonne nouvelle suivant divers refrains : ceux de l'« échec », du « déclin » ou de la « fin » de l'islamisme radical. Or, en règle générale, ceux qui sous-estiment la menace islamiste sont aussi ceux qui dénoncent « l'islamophobie » avec le plus de véhémence.

L'anti-islamisme est une réaction de défense légitime des sociétés démocratiques ou pluralistes. Les musulmans non islamistes sont diabolisés et menacés par les islamistes, tout comme les musulmans qui ont une attitude critique envers l'islam et appellent à une révision des dogmes ou à une libre interprétation des textes de référence. Les musulmans hostiles à l'islamisme sont les alliés naturels des anti-islamistes non musulmans.

Les anti-islamistes sont des combattants de la liberté, des défenseurs du principe de laïcité. C'est pourquoi ils sont la cible principale des islamistes et de leurs alliés. On peut voir dans ces débats convulsifs fondés sur des questions mal posées l'expression particulière d'une guerre culturelle planétaire. " Pierre-André Taguieff (Philosophe, historien et politologue, directeur de recherche au CNRS)

Je ne souscrits pas à la totalité des arguments formulés, mais je crois qu'il est significatif que l'en commence à voir apparaître ce genre de textes, y compris dans Le Monde ou dans Libération.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/attention.gif  ( 736113 )Cher Scrutator, attention il s'agit d'une pure manipulation par Ritter (2013-10-28 12:36:22) 
[en réponse à 736023]

Ce texte, est une pure manipulation, pour nous exciter contre l'islam.
On peut penser ce que l'on veut contre l'islam, mais encore une fois, je ne pense pas que l'auteur de ce texte puisse être une référence quelconque, tout comme BHL et sa guerre en Libye(il serait bon de rappeler que Khadafi, fut le leader arabe qui dit ne me convoquez pas à une réunion de la ligue arabe, tant qu'il ne sera pas question de la destruction de l'état d'israel, que Ariel Sharon avait fait du bombardement de la lybie un objectif premier, il le déclara publiquement avant la seconde guerre du golfe, alors faire faire le travail par la france comme à une autre époque par les romains, fut l'application de la manière de faire multiséculaire) ou Finkielkraut et sa petite phrase assassine contre le pape François.

Il serait tant que l'on recoure à des penseurs chrétiens, comme le grand Rabbin de France nous en donna l'exemple dans un plagiat qui séduit tout le monde.

Israël tant qu'il ne sera pas converti, sera toujours difficile à suivre.

M. Perrin nous dit trés justement:


Je n'ai aucune sympathie particulière pour les idées, à géométrie très variable, de P.A. Taguieff qui aux dernières nouvelles pour moi était un champion exalté du sionisme le plus effarant et semant le label "antisémite" à quiconque proteste contre les crimes et exactions de l'État israélien.



Il suffit de considérer, a qui appartiennent les grands médias, qui sont les pères de l'extrême gauche, et particulièrement les manipulateurs de 68 qui ont permis l'infiltration de l'extrême gauche pour comprendre de quoi il retourne.

alors permettez moi de trouver la plaisanterie ridicule quand ce monsieur utilisant les moyens des médias que Nietzche ne connut point et de nous dire:

Nietzsche disait de la presse, occupée quotidiennement "à crier, à étourdir, à exciter, à effrayer", qu'elle n'était guère que "la fausse alerte permanente qui détourne les oreilles et les sens dans la mauvaise direction (1)".



Que fait donc de si différent M. Taguieff qu'il fait semblant de reprocher à la presse.

Cette islamophobie, n'est autre que la vieille dispute entre sarah et agar, qui est si chère à Israël.

Le nombre de chrétiens diminuent en terre sainte, les institutions se vident, il est évident que fasse à une chrétienté qui ne fait pas d'enfants et un islam qui se multiplie et croit, l'ennemi multiséculaire est désigné, partout ou l'on peut le faire, et particulièrement en Europe.

Raymond Lull le bienheureux disait s'il y avait un choix il préférait l'islam qui reconnaissait, le Christ et la Vierge Marie, à ceux qui les renient.

Cordialement.