Le Forum Catholique

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images/icones/fssp.gif  ( 735478 )Tonsures et prises de soutane par LouisL (2013-10-20 22:56:57) 


Le samedi 19 octobre 2013, S. E. Mgr Wolfgang Haas, archevêque de Vaduz (Liechtenstein) a conféré la tonsure et béni les soutanes de onze séminaristes de deuxième année : cinq francophones (quatre Français et un Canadien) et six germanophones (quatre Allemands, un Autrichien et un Slovaque).

Le prêtre assistant était le Recteur du séminaire, M. l'abbé Patrick du Faÿ de Choisinet. Les diacre et sous-diacre étaient respectivement l'abbé Brice Meissonnier (supérieur de notre Maison St-Padre Pio à Lyon) et l'abbé Alban Cras (responsable des séminaristes francophones de première année).

La messe pontificale a été célébrée avec le plus grand faste dans la splendide collégiale de l'île de Lindau (Bavière), à une vingtaine de minutes du séminaire, par une magnifique journée d'automne. Puis les familles ont été accueillies au séminaire pour un grand repas de fête.


Statue de St Pierre à la gauche de l'autel


Sermon du pontife, en français et en allemand


En attendant le retour des séminaristes partis se changer


Tonsure




Remise du surplis









Voir plus de photos

Le même jour, mais aux Etats-Unis, S. E. Mgr Fabian Bruskewitz, évêque émérite de Lincoln, a célébré la même cérémonie pour douze de nos confrères américains, dans la chapelle de notre séminaire à Denton (Nebraska). Il a aussi ordonné trois séminaristes au sous-diaconat. Trois diacres français assistaient à la messe, étant en session d'échange pour un mois à Denton. A son tour, le séminaire de Wigratzbad recevra les diacres américains, mais plus tard dans l'année.


Source : Séminaire international Saint-Pierre de Wigratzbad
images/icones/bravo.gif  ( 735480 )Excellente nouvelle par AVV-VVK (2013-10-20 23:04:30) 
[en réponse à 735478]

Est dans le titre.
images/icones/fssp.gif  ( 735500 )la tonsure et le diable... par Non nobis (2013-10-21 10:49:45) 
[en réponse à 735480]

Un détail "technique"... Si mes souvenirs sont bons, le prélat devrait ôter ses gants pour conférer la tonsure...Le diable est dans les détails comme le disent si bien nos amis anglais .
images/icones/livre.gif  ( 735532 )Pas sûr... par BdM (2013-10-21 15:10:50) 
[en réponse à 735500]

En réalité, les rubriques du Pontifical ne disent rien au sujet de gants au moment de la tonsure. Donc, dans la pureté des principes, on pourrait considérer que il n'est pas absolument contra rubricam que de tonsurer avec les gants. Après, il est bien évident que c'est bien plus commode en les ôtant.

Le Père Stercky, dans son Cérémonial des Ordinations (4ème édition, page 68), semble adopter plus ou moins la même analyse, puiqu'il se contente de préciser, dans une note en bas de page : "Il serait, en effet, difficile à l'évêque de couper les cheveux aux ordinands sans quitter les gants". En d'autres termes, la solution est plus pratique que rubricale ou liturgique.

Il faut dire aussi qu'autrefois la tonsure se conférait sans doute souvent en dehors d'une messe, auquel cas la question des gants ne se pose même pas, évidemment.

Mais au-delà de tout cela, cher Non nobis, j'en profite pour vous saluer bien bas et vous dire que je pense bien souvent à vous. A bientôt, j'espère !
images/icones/mitre4.png  ( 735536 )non par Lycobates (2013-10-21 16:17:07) 
[en réponse à 735500]

Comme il est dit correctement par BdM, la rubrique n'en dit rien, et la tonsure et les ordres mineurs peuvent être conférés en dehors de la Messe. Dans ce cas le Pontife porte seulement étole et mitre:

Quando autem Pontifex extra Missarum solemnia est promoturus aliquos ad primam Tonsuram, vel ad quatuor minores Ordines, sufficit quod habeat stolam supra rochetum, vel supra superpelliceum (si sit Regularis), et mitram simplicem.


Si en revanche le Pontife célèbre pontificalement pour conférer les ordres, cela implique qu'il porte les gants liturgiques, aussi pour conférer la tonsure:

Cum autem est celebraturus pro sacris Ordinibus conferendis, habere debet sandalia et omnia paramenta Pontificalia.


La rubrique dit explicitement qu'il les enlève, s'il doit procéder d'abord à confirmer des tonsurands avant la tonsure:

Et, si aliqui confirmandi erunt, tunc depositis Pontifex annulis et chirotecis, lavat manus, reassumit annulos, et confirmat, prout habetur supra


On peut en déduire qu'il les garde pendant toute la cérémonie, s'il n'y a pas de confirmation à conférer. Aussi qu'il les remet après avoir conféré le cas échéant la confirmation.

Il faudrait regarder si les Decreta authentica en disent quelque chose de plus. Ils sont en ligne, mais le moteur de recherche n'est pas très convivial.
images/icones/1a.gif  ( 735540 )Je suis paresseux et contrarié par Nemo (2013-10-21 17:04:48) 
[en réponse à 735536]

Je ne savais pas que les décrets authetiques étaient en ligne.
Je suis paresseux, où se trouvent-ils ?
Je suis contrarié car j'avais fini par trouver avec difficulté trois séries de ces décrets, en six volumes, pour mon appartement, ma maison de campagne et celle de mes parents. Difficile de vivre sans non ?
Ce qui me contrarie, c'est que leur publication en ligne leur fait perdre de leur valeur, or je les avais payés assez cher.
Je constate avec amertume qu'il est devenu bien plus facile qu'autrefois de trouver des références liturgiques qui autrefois étaient rares.
Et pourtant je n'ai jamais vu les cérémoniaires les consulter aussi peu.
J'ai assisté samedi à une messe de requiem dans une paroisse parisienne connue et personne au choeur ne semble savoir qu'on est à genoux pendant les oraisons, le défunt, prêtre, était tourné à l'envers, et la messe qui a été chantée n'avait rien à voir avec celle qui aurait dû l'être.
Les six cierges majeurs étaient éteints et seule la série intermédiaire du bas l'était, alors qu'on a toujours fait l'inverse à Paris.
Mais je ne dis plus rien, ça me fatigue et je passe pour grognon.
images/icones/1a.gif  ( 735542 )Je compatis par Lycobates (2013-10-21 17:33:01) 
[en réponse à 735540]


Je ne savais pas que les décrets authetiques étaient en ligne. Je suis paresseux, où se trouvent-ils ?



par exemple:
ICI
Le premier volume de l'édition léonine de 1898, qui en comporte six, comme vous le savez, et qui commence à 1588, date de l'érection de la Congrégation des Rites. Pour la période après 1898 on se reportera facilement aux ASS ou AAS. On peut s'arrêter en 1953 ou 1954.


Je suis contrarié car j'avais fini par trouver avec difficulté trois séries de ces décrets, en six volumes, pour mon appartement, ma maison de campagne et celle de mes parents. Difficile de vivre sans non ?



Impossible de vivre sans.


Ce qui me contrarie, c'est que leur publication en ligne leur fait perdre de leur valeur, or je les avais payés assez cher.



Hélas oui, mais consolez-vous: rien ne vaut une belle reliure et un beau livre qui a le parfum du passé.
Pour une référence rapide, on regardera en ligne; pour feuilleter et s'instruire, on sortira un volume de sa bibliothèque.


Je constate avec amertume qu'il est devenu bien plus facile qu'autrefois de trouver des références liturgiques qui autrefois étaient rares. Et pourtant je n'ai jamais vu les cérémoniaires les consulter aussi peu.



Il y a à mon avis une bonne raison à cela: "les cérémoniaires" sont beaucoup plus paresseux que vous; et en plus, ils sont ce que vous n'êtes pas: des ignares.
Le latin est un livre clos pour eux, sauf exception, et ils s'imaginent qu'ils ont le droit de jouer au liturge sans se soucier de consulter les sources authentiques.
C'est déplorable, mais c'est la réalité.
images/icones/livre.gif  ( 735547 )Je compatis à mon tour... par Non nobis (2013-10-21 18:02:30) 
[en réponse à 735542]

...et je vous signale qu'il y a bien d'autres choses en ligne... TOUT Barbier de Montault, par exemple, ICI, achetable aussi sur Amazon.fr!

C'est de mon point de vue une excellente chose...à condition que les "cérémoniaires" et tous ceux qui ont l'amour de ces choses les consultent.

Cet intérêt, ces recherches, ce souci du détail sont, quoiqu'en disent certains grands esprits, un beau et utile moyen de sanctification...
images/icones/1a.gif  ( 735553 )Oui et en plus... par Nemo (2013-10-21 19:00:48) 
[en réponse à 735547]

Ces livres sont un excellent adjuvant pour donner libre cours à son aggressivité dans des domaines qui ne heurtent pas le commun des mortels.
Barbier de Montault, c'est pour moi un français qui ne l'est plus, qui se veut plus romain que les romains.
J'admire son érudition, il est incontournable, mais je suis loin de le suivre partout où il va.

Ces livres sont sans doute un moyen de sanctification mais aussi une école de rigueur et de logique.
Le problème des cérémoniaires actuels est qu'ils croient souvent qu'ils exercent une fonction alors qu'ils n'en ont plus.
Ils doivent libérer les ministres du souci de la rectitude liturgique et s'assurer de la convenance et de la beauté des cérémonies.
C'est bien difficile aujourd'hui car essayez d'expliquer à un jeune prêtre d'aujourd'hui que ce n'est pas lui qui commande en cérémonies mais vous...
Mais pour ça il faut être plus compétent que le célébrant dans ce domaine.
Le temps que les cérémonaires passent au choeur n'est en principe qu'une faible partie du travail qu'ils ont à accomplir.
S'il n'était auguste, ce temps au choeur, à cause de la grandeur du mystère célébré, il n'est pas le plus intéressant, et de loin.
images/icones/1a.gif  ( 735557 )Comme vous avez raison! par Non nobis (2013-10-21 19:21:55) 
[en réponse à 735553]

Cher Nemo

Sans partager votre opinion sur Barbier de Montault dont l'attachement à Rome serait égal au mien en d'autres circonstances que celles qui prévalent aujourd'hui, je souligne souvent le rôle purement accessoire du cérémoniaire, le "butler" du célébrant, plus sage et plus savant que son maître, mais domestique quand même! voir ICI . Du temps de ma jeunesse en principauté de Liège, le cérémoniaire n'était d'ailleurs pas encensé au moment de l'offertoire au contraire des acolytes et des thuriféraires (qui étaient six aux messes solennelles et encensaient tout le temps du canon!). Et les manières d'Ecône qui encensent ledit cérémoniaire remonté à la plus haute marche de l'autel avant tout le monde me font enrager et sont bien peu romaines.

Je profite de cet échange pour vous dire toute mon amitié et mon impatience de vous revoir lors d'un de mes prochains voyages à Paris.
images/icones/1a.gif  ( 735560 )Excusez-moi... par Nemo (2013-10-21 19:35:01) 
[en réponse à 735557]

Je ne tiens pas de fichier excel avec les correspondances pseudos-patronymes ! Je sais maintenant que nous nous connaissons bien et croyez que je suis très contrarié de ne pas vous avoir vu depuis si longtemps.
Vous avez raison, on peut ne pas encenser le cérémoniaire dans le sens où il n'a pas de fonction. Mais comme on encense bien les fidèles, qui n'en ont pas davantage, il se trouve le seul de toute la nef à ne pas être encensé (avec le thuriféraire du reste). C'est un peu inexplicable. Si l'on encense le cérémoniaire, la logique voudrait que quelqu'un, encensât le thuriféraire. Si c'était le cérémoniaire, ça reviendrait... à lui donner une fonction !
images/icones/1a.gif  ( 735593 )Votre nom de clavier, par Lycobates (2013-10-22 00:01:26) 
[en réponse à 735557]

cher Non nobis, me plaît beaucoup.
Saviez-vous, mais vous devez le savoir, que ce fut la devise du cardinal Siri ?

Je fais mienne, en revanche, et c'est aussi un exercice d'humilité, ici sur le forum et ailleurs, fort nécessaire au demeurant, la devise d'un autre cardinal, que j'aime et je lis beaucoup, plus âgé que le regretté et regrettable Monsieur de Gênes, et un obscur cardinal-diacre seulement, effacé, comme il l'aimait, mais titulaire d'une magnifique diaconie, comme je l'aurais aimée aussi sous d'autres cieux (je m'y recueille toujours quand je suis à Rome), décédé, felix opportunitate mortis, en 1957:

Paratus semper doceri.



Barbier de Montault dont l'attachement à Rome serait égal au mien en d'autres circonstances que celles qui prévalent aujourd'hui



Sincèrement, et je l'ai déjà écrit ici à Nemo qui est hélas gallicanisant (sans la notion d'hérétique bien entendu qui y est attachée souvent à juste titre), c'est précisément les "circonstances qui prévalent aujourd'hui" qui doivent nous inciter à être plus romains que les Romains, nous qui ne le sommes pas, puisque transalpins.
En questions de liturgie, et en toute autre question qui touche la foi, la discipline et le Siège malmené de Pierre.
C'est une question de survie.
Le temps n'est plus de chérir des particularités, si honorables qu'elles soient, ou des particularismes que l'indulgence romaine ait pu laisser subsister dans le passé. Il faut fermer les rangs, et c'est l' usus Romanae curiae, et lui seul, qui devrait nous guider.


Du temps de ma jeunesse en principauté de Liège



Auriez-vous mon âge?
Non, je plaisante.

Moi j'ai appris à écrire Liége, mais tout le monde paraît écrire Liège aujourd'hui. C'est bizarre
(Notez que le français est ma quatrième langue et que je n'en ai pas forcément appris le dernier cri)

Mais je vous salue bien depuis une autre principauté de l'Empire, celle de mes ancêtres, je ne dirai pas voisine, mais quand-même pas trop lointaine de la vôtre (que je trouve bien décadente, hélas, quand j'y passe de temps en temps, encore ce dimanche passé).

En union de prières!
images/icones/1a.gif  ( 735605 )Pourtant par Leopardi (2013-10-22 08:32:49) 
[en réponse à 735553]

Ils devraient être habitués, ces prêtres, à ne plus commander la liturgie, puisque c'est leurs mamies bigoudi qui s'en chargent depuis 40 ans. Ils n'y perdraient pas au change.
images/icones/neutre.gif  ( 735525 ):) par Djouns (2013-10-21 13:57:58) 
[en réponse à 735478]

Toutes mes félicitations à mon ami Arthur Lo thai Yam pour sa tonsure et sa prise de soutane !
images/icones/neutre.gif  ( 735578 )Un peu hors sujet par AVV-VVK (2013-10-21 21:30:27) 
[en réponse à 735478]

Cette Fraternité reconnue ne compte pas (encore?) des frères laics, comme p.ex. l'IBP et aussi l'autre Fraternité.