
( 735475 )
Face a la "canonisation" annoncée par Alanian (2013-10-20 22:32:32)
pour le 24 avril 2014, trois possibilités sont envisagées:
1º de par les modifications survenues au procès des canonisations, celles- ci n' engagent plus l' infaillibilité du moment où le Pape n' a plus l' "intention" de définir (Abbé Gleize-Fsspx).
Pourtant: Pastor Aeternus ne mentionne pas l' "intention", comme l'Eglise précise par exemple pour les sacrements, au contraire la seule définition suffit: « (...) avec l’approbation du saint concile, nous (pape) enseignons et définissons comme un dogme révélé de Dieu : le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l’Église, jouit, par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi et les mœurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église. Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu’il soit anathème. »
Or, la définition des canonisations, qui rélèvent de la foi (la formule dit: "pour l' exaltation de la foi") a été la même pour Saint Therèse de l' Enfant Jésus que pour José María Escrivá de Balaguer.
2º Benoît XVI n'a pas renoncé validement parce qu' il y aurait été contraint et que le document par lequel il effectivise sa rénonciation comprendrait des erreurs de latin, contrairement à la loi de l' Eglise: 332 § 2 - « S’il arrive que le pontife romain renonce à sa charge, il est requis pour la validité que la renonciation soit faite librement et qu’elle soit dûment manifestée, mais non pas qu’elle soit acceptée par qui que ce soit. » Cf. Auctoritatae Ioannis Pauli PP. II Promulgatus, Datum Romae, die xxv Ianuarii, anno MCMLXXXIII.
Pourtant: la rénonciation du Pape est prévue au Code de Droit canon, il y a eu des précedents de rénociation papale dans l' histoire de l' Eglise et Benoît XVI a reconnu la papauté de François.
3º d' ici la date prévue pour les "canonisations" quelque chose arrivera qui empêchera que le Pape délivre sa formule (la Providence s' en chargera).
Lesquelles de trois possibilités vous paraît-il la plus sûre?

( 735476 )
il n'y aura peut etre pas de reponse par Arnold (2013-10-20 22:44:43)
[en réponse à 735475]
A charge pour un pape futur de separer le bon grain de l'ivraie quand l'Eglise retrouvera ses esprits.

( 735515 )
C'est plus probable, mais actuellement nous n'avons pas de critères... par Athanase (2013-10-21 12:25:38)
[en réponse à 735476]
Le seul danger est celui de remettre en cause la visibilité de l'Eglise par certaines oppositions. Tout cela suppose du recul que l'Autorité légitime n'a pas, mais qu'elle aura forcément à un moment donné.
Urbain VIII critiquait l'excommunication de la Reine d'Angleterre par Saint Pie V. Si le pape François critique, de facto, Benoît XVI, rien n'exclut que le successeur de François fasse de même... Le tout sans que la continuité de l'Eglise ne soit entâchée. L'Eglise vit au-delà des actions circonstancielles d'untel, etc.

( 735482 )
Réponse 4 : par Argali (2013-10-20 23:19:43)
[en réponse à 735475]
Le pape François est bien notre Saint Père, évêque de Rome, Vicaire de Jésus Christ, successeur de Pierre.
Benoît XVI a renoncé validement à sa charge.
Et l'acte de canonisation est, comme l'enseigne l'Eglise, marqué du sceau de l'infaillibilité.
Le pontife romain, lorsqu'il parle ex cathedra , c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu'une doctrine, en matière de foi ou de morale, doit être admise par toute l'Église, jouit par l'assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue l'Église, lorsqu'elle définit la doctrine sur la foi ou la morale. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables de par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l'Église.
Si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition qu'il soit anathème.
Pastor Æternus

( 735489 )
Autre possibilité par Meneau (2013-10-21 02:19:54)
[en réponse à 735475]
François fait "acte de canonisation" comme il a fait "acte de consécration" récemment : sans forme, sans définition, avec rien d'explicite. Auquel cas on se rapproche de votre point 1 tout en n'y rencontrant pas l'objection que vous soulevez.
Cordialement
Meneau