Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=733873
images/icones/hum2.gif  ( 733873 )BXVI va très bien, merci. par Leopardi (2013-10-04 13:08:28) 

BXVI a rencontré dans son monastère l'acteur italien Lino Banfi pendant 30 mn.

L'acteur a dit qu'après une période difficile suite à son abdication, BXVI a retrouvé ses forces et va bien.

"Je l'ai trouvé très serein, a dit l'acteur, et je lui ai demandé "Que faites-vous ici?". Il m'a répondu : "je lis, je joue du piano, j'étudie, je prie. Je vais très bien".


Tant mieux Saint Père, car nous, nous allons très mal!


QUI
images/icones/bulle.gif  ( 733874 )Auriez-vous la bonté par Le Webmestre (2013-10-04 13:16:04) 
[en réponse à 733873]

d'écrire le nom du Pape émérite en toutes lettres ? Merci.

XA
images/icones/1b.gif  ( 733879 )Benoît Seize va très bien merci. par Leopardi (2013-10-04 13:48:02) 
[en réponse à 733874]

Benoît Seize a rencontré dans son monastère l'acteur italien Lino Banfi pendant 30 mn.

L'acteur a dit qu'après une période difficile suite à son abdication, Benoît Seize a retrouvé ses forces et va bien.

"Je l'ai trouvé très serein, a dit l'acteur, et je lui ai demandé "Que faites-vous ici?". Il m'a répondu : "je lis, je joue du piano, j'étudie, je prie. Je vais très bien".


Tant mieux Saint Père, car nous, nous allons très mal!

PS : il suffisait de demander


images/icones/iphone.jpg  ( 733880 )Mais c'est demandé depuis 13 ans ! par Le Webmestre (2013-10-04 14:22:19) 
[en réponse à 733879]

http://www.leforumcatholique.org/regles.php
images/icones/1f.gif  ( 733884 )mieux encore ! cher webmestre par Semper parati (2013-10-04 14:58:52) 
[en réponse à 733880]

dire évêque émérite de Rome, plutôt que Pape émérite...
images/icones/neutre.gif  ( 733887 )Il est "Pape émérite" par Yves Daoudal (2013-10-04 15:31:06) 
[en réponse à 733884]

ou "Pontife romain émérite".

C'est officiel.
images/icones/fleche2.gif  ( 733888 )Trés Cher Monsieur, par Semper parati (2013-10-04 16:13:59) 
[en réponse à 733887]

de mon point de vue , c'est un non sens ; ce qui ne préjuge en rien de ce je pense de vos écrits et votre pensée, rassurez vous. ( précision d'importance car sur le fc, une contradiction est souvent prise pour une attaque ad hominem) . et pour être plus précis, je vous remercie de me renvoyer vers un lien "officiel".

Cependant pour moi, il est évêque "émérite", il suffit de comprendre l’Eglise, sa hiérarchie, son histoire , pour ne pas admettre, simplement tolérer?, l'expression "Pape émérite".alors que Pontife Romain émérite revient à évêque émérite, mais pas PAPE.


très cordialement

Eric de Linares

images/icones/1i.gif  ( 733893 )[réponse] par Yves Daoudal (2013-10-04 17:50:07) 
[en réponse à 733888]

Je ne me battrai pas là-dessus car ça ne m'intéresse pas du tout (ou plutôt j'aimerais que Benoît XVI fût resté pape...).

Mais je vous trouve quand même un peu léger de considérer que Joseph Ratzinger ne comprend pas l'Eglise, sa hiérarchie, son histoire...
images/icones/rose.gif  ( 733895 )il y a un large consensus sur évêque émérite par Luc Perrin (2013-10-04 18:38:49) 
[en réponse à 733893]

n'en déplaise au "pape émérite" ... qui bien que pape n'a pas toujours posé que des actes inspirés, comme vous le dîtes vous-même cf. sa bien malencontreuse démission/renonciation.

Semper parati ne fait que redire ce large consensus des théologiens. J'ajoute que le pape régnant en mettant toujours en avant sa qualité d'évêque de Rome (avant le titre de pape qu'il utilise aussi) ne fait qu'ajouter un peu d'eau (bénite ?) à ce moulin de titulatures.


Maintenant Benoît XVI a donné, vous avez raison, un aspect officiel à cette situation et l'expression "pape émérite", bien que bizarre pour une situation elle-même bizarre, est acceptable de ce fait ; cela n'empêche pas d'user de l'autre qui est bien plus courante relative aux évêques. Comme vous le dîtes, on ne se battra pas là dessus.

ps. je suis content de voir que le "pape émérite" est en bonne santé ce qui dément complètement les annonces alarmistes faites avant l'été à ce sujet ; ce qui interroge d'autant plus sur les circonstances exactes qui ont conduit Benoît XVI à poser un acte de renonciation après avoir comme pape quasiment "renoncé" à agir depuis 2009. L'argument officiel de la santé diminuée paraît de plus en plus comme une "pieuse" excuse pour cacher autre chose.
images/icones/fleche2.gif  ( 733907 )"Ce qui interroge ... par Ion (2013-10-04 19:42:06) 
[en réponse à 733895]

... d'autant plus sur les circonstances exactes qui ont conduit Benoît XVI à poser un acte de renonciation" (L. Perrin).

Mais le principal intéressé vous a déjà répondu. Une première fois lors de l'annonce même de son renoncement, en affirmant avoir pris cette décision en conscience et devant Dieu, et surtout plus récemment (21 août si l'on en croit Zenit) en disant que cette décision avait été inspirée par Dieu, et qu'en voyant le charisme de son successeur, il ne pouvait qu'être conforté de l'avoir prise.

N'allons pas chercher beaucoup plus loin. Cela s'appelle la Providence.

Ion
images/icones/info2.gif  ( 733911 )"si l'on en croit Zenit"... par Yves Daoudal (2013-10-04 20:02:23) 
[en réponse à 733907]

Ces propos ont été démentis

1 - par Peter Seewald:

"Même si tous les médias sont tombés dans le panneau, connaissant la meilleure des sources, c'est-à-dire Benoît XVI lui-même, que j'ai rencontré récemment, quand nous avons parlé de sa renonciation, à aucun moment il ne s'est exprimé en ce sens".



2 - Par Mgr Gänswein:

"Inventé, d'alpha à omega. Il n'y a rien de vrai dans cet article"



Pour le reste, heureux les
images/icones/bravo.gif  ( 733913 )Très important, merci beaucoup de le signaler par Gaspard (2013-10-04 20:12:49) 
[en réponse à 733911]

L'intox a bien fonctionné malheureusement.
images/icones/rose.gif  ( 733980 )cher ami de Radio Vatican par Luc Perrin (2013-10-05 15:14:14) 
[en réponse à 733907]

vous excuserez l'historien qui a pour raison d'être, c'est son travail, de chercher, chercher toujours, chercher derrière et à côté des communiqués officiels - en les prenant en compte évidemment -, de ne pas en rester à votre quiétisme.

Philippe Levillain et quelques autres, loin de ma sensibilité et proches de la vôtre, font comme moi et ne s'arrêtent pas à une explication officielle.
Léon XIII, comme le rappelait le Professeur de Mattei récemment, engageait les historiens à cette recherche, disant que l'Église in fine n'a rien à craindre de cette quête. Je suis sûr que le pape émérite, universitaire, ne renierait pas son lointain prédécesseur et je ne pense pas non plus que le pape régnant se prononce contre la science historique.

images/icones/neutre.gif  ( 733933 )Disons au moins par Aigle (2013-10-05 08:18:20) 
[en réponse à 733895]

Que Luc Perrin pose une question légitime. Que voulait dire pape Benoit XVI quand il a affirmé que ses forces l'avaient abandonné .

Qu'est ce qui justifiait une énonciation et l'élection d'un nouveau pontife romain là ou un mécanisme de régence ou de suppléance aurait pu permettre et faire tourner la boutique laissant le saint père se consacrer à son œuvre doctrinale jusqu'à la f n de sa vie.
images/icones/coeurbrise.gif  ( 733958 )Le problème principal de Benoît XVI par Jean-Paul PARFU (2013-10-05 11:13:07) 
[en réponse à 733933]

C'est qu'il n'est pas un "politique", un homme d'Etat, un homme de gouvernement !

Or, le Pape doit également être tout cela, ce qui est difficile, je le sais, pour un clerc.

Tout le monde n'est pas "un politique" ; il n'y a pas que les clercs ; bien souvent ni les militaires ni les hommes d'affaires ne le sont non plus. Et on le sent tout de suite.

L'une des premières conséquences de cet état de fait, c'est que, lui, qui fut un très bon second, n'a pas su s'entourer !
images/icones/neutre.gif  ( 733972 )Oui par Aigle (2013-10-05 13:01:32) 
[en réponse à 733958]

Cher maître je suis tout à fait d'accord avec vous sur ce point. Hélas !
images/icones/neutre.gif  ( 733979 )même constat par Luc Perrin (2013-10-05 15:02:18) 
[en réponse à 733972]

en dépit de son expérience universitaire, milieu bien rempli de "politique", de réseaux, de jeux de pouvoir !, en dépit de sa brève expérience de Munich, en effet on constate que devenu Benoît XVI, Joseph Ratzinger n'a pas voulu gouverner véritablement.

Il l'avait dit fortement en mai 2005 en récusant l'analogie entre papauté et monarchie absolue, distinction ô combien juste et traditionnelle, mais de là à opter pour un gouvernement minimaliste, une Curie polyphonique et une absence de politique épiscopale consistante, il y avait une marge. Jusqu'à l'effacement complet en février 2013 ...
images/icones/neutre.gif  ( 733990 )Autre hypothèse par Aigle (2013-10-05 16:29:01) 
[en réponse à 733979]

Je mentionne néanmoins une autre hypothèse : ne voulant pas combattre ses ennemis frontalement Benoît XVI a peut être voulu ruser - et à ce jeu difficile il a perdu.

Je veux dire par là qu'il a choisi de laisser sa place à la curie à ses adversaires jugeant utile de les associer au gouvernement central de l'eglise pour mieux neutraliser leur hostilité. Par exemple il a nommé un secrétaire d'état italien et plutôt accommodant.Il a nommé de nombreux prélats préfets de congrégations romaines qui ne partageaient pas ses vues pensant ainsi gagner la bienveillance du camp adverse .

Il n'en fut rien bien au contraire et on découvrira probablement un jour que le pape était presque empêché d'agir par ceux qu 'il avait nommés et dont on peut se demander s'ils n'ont apas œuvre efficacement pour le débarquer ?
images/icones/1a.gif  ( 733992 )Vous n'êtes pas allé la chercher bien loin par Ritter (2013-10-05 16:49:24) 
[en réponse à 733990]


Cela ne témoigne pas d'un défaut d'entourage, ou d'un défaut de gouvernement, mais d'une double hiérarchie au Vatican.



Votre hypothèse.
images/icones/neutre.gif  ( 734021 )démonstration par l'absurde? par Mingdi (2013-10-05 22:39:16) 
[en réponse à 733990]

Peut-être même a-t-il voulu céder sa propre place de pontifex maximus à ses adversaires pour qu'ils fassent la preuve de leur incompétence, de leur inconsistance, voire de leur nocivité. Au bridge, vous êtes amené à laisser la main à vos adversaires. Au foot, c'est le ballon qu'on abandonne à l'équipe adverse. Plusieurs chefs d'état, battus à plate couture, ont composé avec l'ennemi avant de reprendre un combat victorieux. D'accord, c'est risqué. Certains appelleront cela la politique du pire. Je suis content de savoir que Benoît XVI est en bonne forme. Physique. Intellectuelle je n'en ai jamais douté.
images/icones/neutre.gif  ( 733984 )N'a t'il pas su ou pas pu? par Ritter (2013-10-05 15:35:07) 
[en réponse à 733958]


L'une des premières conséquences de cet état de fait, c'est que, lui, qui fut un très bon second, n'a pas su s'entourer !



Souvenez vous l'épisode dont témoigne Mgr Fellay, quand il dit qu'on lui demande de ne pas tenir compte d'une lettre qui vient de lui être remise.

Cela ne témoigne pas d'un défaut d'entourage, ou d'un défaut de gouvernement, mais d'une double hiérarchie au Vatican.

Peut-être que si certains avaient été moins capricieux et accepté la main tendue, la situation serait quelque peu différente.

images/icones/fleche2.gif  ( 733981 )Un an avant sa démission, il s'est passé ceci. par Scrutator Sapientiæ (2013-10-05 15:18:57) 
[en réponse à 733895]

Bonjour Luc Perrin,

Ce qui suit constitue une hypothèse, ni exclusive d'autres hypothèses, à condition qu'elles soient convergentes, ni apocalyptique, eschatologique, ou imaginaire.

On s'oppose rarement sans conséquences, quand on s'oppose à l'Empire.

Ici.

Ici..

Merci bien de me dire ce que vous en pensez.

Bon après-midi et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 733988 )Sans tomber dans le complotisme par Aigle (2013-10-05 16:14:21) 
[en réponse à 733981]

Oui cher Scrutator vous mettez le doigt sur un point intéressant : notre cher pape Benoit XVI n'a pas hésité à se faire des ennemis .. Et des ennemis puissants.

Je n'en enduis pas que la CIA est derrière vatileaks mais disons qu'à un certain moment beaucoup de gens avaient des raisons d'en vouloir au pape - y compris Alain Juppé !

Disons qu'à tout le moins Benoit XVI a manqué de prudence.

images/icones/neutre.gif  ( 733989 )Benoit XVI a manqué de prudence. par Ritter (2013-10-05 16:16:52) 
[en réponse à 733988]

Benoît XVI un homme libre qui sera toujours critiqué par les laquais.
images/icones/neutre.gif  ( 734072 )je ne crois pas du tout à cette piste par Luc Perrin (2013-10-06 16:06:38) 
[en réponse à 733981]

Le pape en 2012 le disait à propos de l'Église des USA :

"Pour sa part, l’Eglise qui est aux Etats-Unis est appelée, à temps et à contretemps, à proclamer un Evangile qui ne propose pas seulement des vérités morales immuables, mais qui les propose précisément comme la clé du bonheur humain et du développement social (cf. Gaudium et spes, n. 10). Dans la mesure où certaines tendances culturelles actuelles contiennent des éléments qui veulent limiter la proclamation de ces vérités, que ce soit en les renfermant dans les limites d’une rationalité purement scientifique ou en les supprimant au nom du pouvoir politique ou de la loi de la majorité, elles représentent une menace non seulement pour la foi chrétienne, mais également pour l’humanité elle-même et pour la vérité plus profonde sur notre personne et notre vocation ultime, notre relation à Dieu. Lorsqu’une culture tente de supprimer la dimension du mystère ultime, et de fermer les portes à la vérité transcendante, elle s’appauvrit inévitablement et devient la proie comme l’a si bien perçu le regretté Pape Jean-Paul II, de lectures réductionnistes et totalitaires de la personne humaine et de la nature de la société."

[merci Scrutator d'avoir attiré mon attention sur ce très beau texte de Benoît XVI en parfaite continuité avec Jean-Paul II lors de ses visites]

L'Église des États-Unis est très engagée dans sa hiérarchie aux côtés du pape depuis Jean-Paul II et les forces vives du catholicisme américain sont néo-conservatrices et pro Life.

Plus vraisemblablement et plus logiquement, Benoît XVI s'est heurté, lui le néo-conservateur académique donc soucieux d'une image, à "l'Empire" des media libéraux tout de suite et surtout en 2009.
Il a eu contre lui pendant des mois TOUS les media du monde (y compris parfois les "catholiques") occidental, c'est lourd à porter ; et Vatileaks est arrivé comme un coup de grâce en 2011-2012.

Surtout le pape en 2009 a renoncé à tout sauf au dossier FSSP : le choix de Mgr di Noia à la place de Mgr Ranjith a sonné le glas de la réforme liturgique.
En 2012, il n'avait plus la force de braver une autre formidable tornade s'il avait approuvé le compromis acceptable négocié au printemps avec Mgr Fellay.

Plus profondément, l'échec de Benoît XVI c'est celui du "renouveau" sous Jean-Paul II plus fragile qu'on ne le disait. La génération Jean-Paul II était plus faible qu'annoncée et le processus de "recentrage" était loin d'être suffisant en 2005 pour fournir à Benoît XVI les moyens d'être ratzinguérien.

Dans cet échec de Benoît XVI, il y a - à mon sens et en l'état des informations - une part liée au caractère du Pontife, une certaine pusillanimité une Führerwächte - faiblesse du chef -, une autre part tient à l'idée de ne pas imposer une "école" théologique à Rome (ce point était très fort à Vatican II et un théologien de métier comme J. Ratzinger a sûrement intégré cela) mais la plus grande cause d'échec fut qu'il n'avait pas les bataillons pour mener une offensive.
En juin 2012, il a fait une série de nominations en Curie assez éloignées du ratzinguérisme en même tant que la capitulation sur l'accord avec Mgr Fellay. Au fond le pape se retrouvait assez seul à Rome et sans plus guère de prise sur la conduite du navire : il a préféré descendre d'un bâteau qu'il ne contrôlait plus du tout.


Ce qui nous ramène à l'idée que l'échec de Benoît XVI, il est d'abord le nôtre.




images/icones/bravo.gif  ( 734085 )Justesse de votre propos par Sombreval (2013-10-06 19:02:17) 
[en réponse à 734072]

Votre dernière phrase est tout à fait juste. Le pape a dû se sentir souvent très seul. Je me souviens du torrent de boue qui s’est déversé sur lui au moment de l’affaire Williamson ou, pire encore, celle des préservatifs en Afrique. J’ai encore en mémoire les dessins ignobles en une du « Monde » ou du « Monde diplomatique », avec le Pape affublé d’une capote en guise calotte. J’ai en mémoire la pétition lancée par le journal « La Vie » contre le pape, avec en tête les Jean-Luc Marion, Dagens etc… symboles de l’échec dont vous parlez, de la servilité, de la prosternation devant l’esprit du monde.

De mon côté, j’ai pu constater que les idées traditionnelles en matière de foi et de doctrine n’ont plus droit de cité dans l’Eglise. Je me souviens de l’article infâme (4 pages) paru dans une revue « orthodoxe », la revue « Contacts » dans laquelle Jean-Claude Pollet, de l’UCL, présente mon ouvrage comme un «témoignage très significatif d’un certain catholicisme traditionnel» qui doit «être versé au dossier qui instruit, à charge, le procès de l’incongruité du christianisme pour l’humanité d’aujourd’hui ». Tout est dit en quelques lignes. Plus récemment encore le P. Edouard-Marie Gallez, attaquant la mystique, présentée comme dévoyée, de Louis Massignon, écrivait, à propos de l’idée de la réversibilité : «imaginer que les mérites (de la sainteté) soient « réversibles » et puissent valoir le salut à autrui est quelque chose de profondément trouble, voire morbide : c’est jouer avec le Mal en croyant en triompher ». Théologie qui « fait froid dans le dos », écrit-il d’ailleurs dans sa note de son article pour « France Catholique », citant ma thèse.

Quelle autre théologie peut donc avoir droit de cité aujourd’hui ? Aucune justement car, quel que soit son contenu, qu’elle prône la Libération, l’adaptation aux mœurs contemporaines, l’Amour, la Miséricorde, elle finira par heurter de front le nihilisme contemporain. A des esprits malades, cette théologie guimauve ne peut qu’inspirer la nausée, tant elle est empreinte de fausseté, tant est profond son désaccord avec le réel vécu. Il n’y rien de moins « existentiel » que la théologie en vogue aujourd’hui, celle qui emprunte ses postulats au progressisme et l’irénisme post Vatican II. Plutôt mourir dans la débauche que de sacrifier à ces idoles qui ne procurent ni salut, ni consolation, ni aide, ni joie. Plutôt mater un match de foot, l’épisode 20 de la 9e saison de telle série américaine que d’accorder la moindre attention à ces sornettes pseudo-spiritualistes et idéologiques. Une a-théologie me semble à la limite beaucoup plus parlante, même (et surtout) pour un catholique moderne.

Oui, Luc Perrin, vous avez raison, la démission du Pape Benoît XVI c’est NOTRE ECHEC……
images/icones/neutre.gif  ( 734162 )autre version par Aigle (2013-10-07 20:36:47) 
[en réponse à 734072]

Il m'a semblé que le parti républicain était assez favorable aux papes Jean Paul II et Benoit XVI.

On sait qu'Obama a travaillé pour une paroisse de Chicago dans les années 1980 sous le cardinal Bernardin (nom à verifier) leader de l'aile progressiste de l'épiscopat américain.

le parti démocrate est "pro-choice" et assez favorable à toutes les "déconstructions" éthiques à la mode de nos jours.

En allant un peu plus loin on pourrait imaginer facilement que les cercles dirigeants démocrates étaient assez allergiques au pape Benoît XVI.