Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=733613
images/icones/heho.gif  ( 733613 )le Saint-Père cite Léon Bloy et le cardinal Journet par jejomau (2013-10-02 14:19:43) 

Etonnant pape. Un jour, il donne de longues interviews aux accents soixante-huitards et aux propos étonnament ambigus ... Le lendemain, il cite Léon Bloy et affirme que l'Eglise est Sainte:

Citant l’écrivain français Léon Bloy, le Pape a déclaré qu’il n’y avait « qu’une seule tristesse dans la vie, celle ne pas être saint ».


Puis le pape reprend presque mot pour mot le cardinal Journet:

Voici le résumé de la catéchèse du Pape lu en français durant l’audience :
Bien qu’elle soit constituée d’hommes pécheurs, nous professons, dans le Credo, que l’Eglise est sainte. Elle est sainte car elle vient de Dieu qui est saint et qui ne saurait l’abandonner. Elle est indissolublement unie au Christ qui s’est livré pour elle, et qu’il conduit par l’action du Saint-Esprit. L’Eglise n’est pas constituée de gens parfaits, mais elle accueille tous les pécheurs, pour les conduire à la sainteté. Elle est la maison de tous. Tous, faibles et pécheurs, perdus ou découragés, nous pouvons vraiment y être renouvelés, transformés, par la rencontre du Seigneur qui nous sanctifie. Par sa grâce nous devenons capables, malgré notre faiblesse de vivre dans la charité, pour la gloire de Dieu et le service du prochain.


Le cardinal Journet disait :

« L’Église est sainte, mais non sans pécheurs »


Dans "l'Eglise du Verbe incarné" (card. Journet) il s'attache à démontrer que l'axiome mis en exergue ci-dessus doit être accompagnée d’un autre : tout ce qu’il y a de sainteté dans le monde relève déjà de l’Église

Etonnant pape . Dans ses récentes interviews, nous avons quasiment une herméneutique de la rupture... Nous voici de nouveau plongé dans l'Herméneutique de la continuité dans la fidélité à Vatican II compris comme une fidélité à la grande Tradition de l'Eglise...

Qui peut comprendre ?

newsva
images/icones/1f.gif  ( 733616 )Jésuistique par Adso (2013-10-02 14:35:12) 
[en réponse à 733613]

je placerai derrière ce mot, le comportement tortueux...

Mais comme, Padre Bergoglio (Oh pardon, il faut encore dire officiellement "le St Père")aime faire plaisir à tout le monde, le matin on cite Martini, l'après midi Bloy !
images/icones/neutre.gif  ( 733618 )pas étonnant du tout par Lycobates (2013-10-02 15:01:06) 
[en réponse à 733613]

"Ce qui exige surtout que Nous parlions sans délai, c'est que, les artisans d'erreurs, il n'y a pas à les chercher aujourd'hui parmi les ennemis déclarés. Ils se cachent et c'est un sujet d'appréhension et d'angoisse très vives, dans le sein même et au coeur de l'Eglise, ennemis d'autant plus redoutables qu'ils le sont moins ouvertement. Nous parlons, Vénérables Frères, d'un grand nombre de catholiques laïques, et, ce qui est encore plus à déplorer, de prêtres, qui, sous couleur d'amour de l'Eglise, absolument courts de philosophie et de théologie sérieuses, imprégnés au contraire jusqu'aux moelles d'un venin d'erreur puisé chez les adversaires de la foi catholique, se posent, au mépris de toute modestie, comme rénovateurs de l'Eglise; qui, en phalanges serrées, donnent audacieusement l'assaut à tout ce qu'il y a de plus sacré dans l'oeuvre de Jésus-Christ, sans respecter sa propre personne, qu'ils abaissent, par une témérité sacrilège, jusqu'à la simple et pure humanité.

Ces hommes-là peuvent s'étonner que Nous les rangions parmi les ennemis de l'Eglise. Nul ne s'en étonnera avec quelque fondement qui, mettant leurs intentions à part, dont le jugement est réservé à Dieu, voudra bien examiner leurs doctrines, et, conséquemment à celles-ci, leur manière de parler et d'agir.

Ennemis de l'Eglise, certes ils le sont, et à dire qu'elle n'en a pas de pires on ne s'écarte pas du vrai. Ce n'est pas du dehors, en effet, on l'a déjà noté, c'est du dedans qu'ils trament sa ruine; le danger est aujourd'hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l'Eglise; leurs coups sont d'autant plus sûrs qu'ils savent mieux où la frapper. Ajoutez que ce n'est point aux rameaux ou aux rejetons qu'ils ont mis la cognée, mais à la racine même, c'est-à-dire à la foi et à ses fibres les plus profondes. Puis, cette racine d'immortelle vie une fois tranchée, ils se donnent la tâche de faire circuler le virus par tout l'arbre: nulle partie de la foi catholique qui reste à l'abri de leur main, nulle qu'ils ne fassent tout pour corrompre. Et tandis qu'ils poursuivent par mille chemins leur dessein néfaste, rien de si insidieux, de si perfide que leur tactique: amalgamant en eux le rationaliste et le catholique, ils le font avec un tel raffinement d'habileté qu'ils abusent facilement les esprits mal avertis. D'ailleurs, consommés en témérité, il n'est sorte de conséquences qui les fasse reculer, ou plutôt qu'ils ne soutiennent hautement et opiniâtrement."

"Ce qui jettera plus de jour encore sur ces doctrines des modernistes, c'est leur conduite, qui y est pleinement conséquente. À les entendre, à les lire, on serait tenté de croire qu'ils tombent en contradiction avec eux-mêmes, qu'ils sont oscillants et incertains. Loin de là : tout est pesé, tout est voulu chez eux, mais à la lumière de ce principe que la foi et la science sont l'une à l'autre étrangères. Telle page de leur ouvrage pourrait être signée par un catholique: tournez la page, vous croyez lire un rationaliste."

(Saint-Pie X, Encyclique Pascendi 1907)
images/icones/5b.gif  ( 733622 )Je ne vois pas par Yves Daoudal (2013-10-02 15:31:39) 
[en réponse à 733613]

ce que vient faire le cardinal Journet là-dedans.

Que la sainte Eglise soit constituée de pécheurs, c'est un enseignement qui est aussi ancien que... l'Eglise.
images/icones/hum2.gif  ( 733648 )François dit de lui-même : « Je suis un peu rusé » (sono un po'furbo) par Gaspard (2013-10-02 17:14:43) 
[en réponse à 733613]

Dans son grand entretien donné aux revues jésuites tout récemment. Source
images/icones/1d.gif  ( 733675 )Quant au rapport par Vassilissa (2013-10-02 21:03:40) 
[en réponse à 733613]

entre Bloy et Journet, je ne pense pas qu'il aille de soi. On peut difficilement imaginer deux tempéraments plus opposés !
images/icones/neutre.gif  ( 733683 )A quel moment dans l'histoire les Jesuites ont-ils basculé? par Castille (2013-10-02 22:19:59) 
[en réponse à 733675]


Telle page de leur ouvrage pourrait être signée par un catholique: tournez la page, vous croyez lire un rationaliste."



J'ai peine à croire que l'enseignement de Saint Ignace comportait de telles exhortations.

Il y a une secte friande de l’ennéagramme qui encourage à être inclassable, a développer une partie ET son contraire. Equilibre le nomment-ils. Même si les autres vous trouveront salauds, ça ne fait rien. Un jour soyez bien vêtu, le lendemain soyez sale en haillons. Il faut pouvoir être méchant « quand on veut ». Faites-vous faites l’aumône, que vous vous êtes fait avoir. Systématiquement ?

Toutefois je persiste à croire qu'après toutes ces gimmick nocives pour le monde catholique, le Pape devra affronter les medias lorsque ceux-ci constateront que rien ne change sur les "dossiers brulants". Peut-être suis-je la encore optimiste…..et tétanisée.

"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


images/icones/fleche2.gif  ( 733703 )Luc Perrin a déjà écrit à ce sujet des pages définitives. par Scrutator Sapientiæ (2013-10-02 23:32:34) 
[en réponse à 733683]

Bonsoir, Castille,

Voici (entre autres) :

Ici.

Formulé autrement, cela revient à dire ceci : toute réduction du Concile à la seule constitution pastorale (id est : "consensuelle" et "fraternelle") Gaudium et Spes aboutit fréquemment à la réduction de l'apostolat à ce que l'on appelle l'apostolat social, au sein duquel l'enfouissement dans la kénose risque souvent d'aller de pair avec l'effacement du kérygme.

Vous évoquez les "dossiers brûlants" au contact desquels le Pape sera bien obligé, en s'en saisissant, de commencer à déplaire aux médias, et à ceux qui les financent ; encore faut-il qu'il s'en saisisse, et qu'il s'en saisisse d'une manière ni accommodante, ni ambivalente.

Mais nous serons bientôt fixés, à moins que nous ne commencions à l'être déjà ; en l'occurrence, être fixé ne veut pas dire être juge, mais bien plutôt être témoin, d'un positionnement argumentatif que je crains ou crois volontairement déconcertant, à l'attention des catholiques qui connaissent le mieux l'importance et la nécessité des distinctions et précisions, ainsi que l'influence et la nocivité, à tout le moins potentielle, de tout discours qui en est souvent privé.

Bonne nuit et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 733781 )Merci beaucoup par Castille (2013-10-03 15:53:03) 
[en réponse à 733703]

Precieux Scrutator Sapientiae !

Que Sainte Therese fasse pleuvoir sur vous ses petales de roses !