Le Forum Catholique

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images/icones/vatican.gif  ( 733408 )La révolution dans l'Eglise par Leopardi (2013-10-01 13:22:49) 

Dans cet article, l'entretien de Scalfari avec le pape, qui fait suite à l'échange de lettres.

François 1er détaille un programme révolutionnaire qui fait froid dans le dos : ou bien le pape est un prophète, ou bien il va achever l'Institution.

Vous pouvez cliquer sur l'anglais pour les italophobes.

LIEN
images/icones/vatican.gif  ( 733414 )Traduction de quelques passages significatifs... par Candidus (2013-10-01 13:55:10) 
[en réponse à 733408]

Pape François : "Le prosélytisme est un non-sens total, cela n'a aucun sens. Nous devons apprendre à nous connaître les uns les autres, nous écouter les uns les autres et améliorer notre connaissance du monde qui nous entoure."

Journaliste : Votre Sainteté, existe-t-il une vision unique du bien ? Qui définit cette vision ?

Pape François : "Chacun de nous a sa vision du bien et aussi du mal. Nous devons encourager les gens à s'orienter vers ce qu'ils pensent être bon."

Journaliste : Votre Sainteté vous me l'aviez déjà écrit dans la lettre que vous m'avez adressée. La conscience est autonome, vous avez dit, et chacun doit obéir à sa conscience. Je pense que cela est une des affirmations les plus courageuses énoncées par un pape.

Pape François : "Et je le répète ici. Tout le monde a sa propre idée du bien et du mal et doit choisir de suivre le bien et combattre le mal comme il les conçoit. Cela suffirait pour faire du monde un endroit meilleur."

Et enfin, parlant du Cardinal Carlo Maria Martini le pape François répète que c'était pour lui "quelqu'un qui [lui était] très cher".
images/icones/hein.gif  ( 733426 )chacun a sa conscience du Bien et du Mal .. ? par jejomau (2013-10-01 14:29:55) 
[en réponse à 733414]

Si un islamiste pense vraiment qu'il agit bien en se faisant sauter avec une bombe... Il faudrait donc "l'encourager (...) à s'orienter vers ce qu'il pense être bon" ... En lui fournissant les détonateurs ???

Je remarque que le journaliste est tout autant que moi surpris par cette nouvelle définition du "Bien et du Mal" dans l'église-des-jésuites puisqu'il dit : "Je pense que cela est une des affirmations les plus courageuses énoncées par un pape"

images/icones/fleche3.gif  ( 733420 )En Français par jejomau (2013-10-01 14:10:51) 
[en réponse à 733408]

sur Newsva.


il faut ouvrir l’Eglise à la culture moderne.


Ouvrir l'Eglise à la culture moderne, c'est quoi ? Réponse :

Les pères conciliaires savaient qu'ouvrir à la culture moderne signifiait oecuménisme religieux et dialogue avec les non croyants



le prosélytisme est « une bêtise magistrale »


Traduction : qu'on arrête tout de suite de manifester sa Foi catholique, qu'on la mette en "veilleuse" et qu'on "dialogue" encore et encore....

A deux reprises, François cite le cardinal jésuite italien Carlo Maria Martini, chef de file des réformistes dans l'Eglise, mort en 2012



L'Eglise catholique est trop "vaticano-centrique"


Traduction : il ne pourra rien faire parce que les cardinaux mettront des freins au modernisme qu'il cherche à propager. Voilà comment il traduit cela:

« Le vrai problème, c’est que ceux qui sont les plus atteints par ce qui est en réalité un problème mental sont des personnes qui ont beaucoup de pouvoir. Souvent les chefs sont narcissiques. Et même les chefs dans l’Eglise l’ont été »



C’est aussi pour cela qu’il « a décidé en premier de nommer un groupe de huit cardinaux pour qu’ils soient son conseil ». «Non pas des courtisans, mais des personnes sages et animés par les mêmes sentiments que moi ».


Nous voilà prévenus... Et pour qu'on comprenne bien qu'il a décidé de faire la Révolution, il rajoute :

« C'est le début d'une Eglise conçue comme une organisation non seulement verticale mais aussi horizontale».


Revenant sur le conclave qui l’a élu, François confie

« qu’avant d’accepter, il demanda de pouvoir se retirer quelques instants dans la pièce à côté de celle de la loggia sur la place Saint-Pierre »..... et qu'alors une "grande lumière l'a envahi"


OUI.... Bien. Nous voilà maintenant éclairés par cette lumière....

images/icones/hein.gif  ( 733421 )Le Pape contre l'évangélisation ? par CMdelaRocca (2013-10-01 14:15:50) 
[en réponse à 733408]

Le Pape tient des propos qui semblent être contraires à l'évangélisation et tendent, semble-t-il, à nier la vocation missionnaire de l'Eglise...
Sans prosélytisme, plus de conversions ! Pourtant n'avait-il pas dit dans une de ses premières homélies que l'Eglise qui n'annoncerait pas le Christ deviendrait comme une ONG...Comment annoncer le Christ sans chercher à convertir ?
images/icones/fleche2.gif  ( 733433 )Réponse évidente ... par Ion (2013-10-01 15:11:30) 
[en réponse à 733421]

Si c'est bien à nous d'annoncer la Christ, ce n'est pas nous qui convertissons notre prochain mais ... Dieu.

Ce qui est étonnant, c'est que vous puissiez vous poser une telle question, ou être surpris par ces propos parfaitement catholiques du Pape !

Ion
images/icones/1g.gif  ( 733439 )Méditez donc cet adage ! par Adso (2013-10-01 15:20:56) 
[en réponse à 733433]

Ubi solitudinem faciunt, pacem appelant
images/icones/hein.gif  ( 733445 )Comment sera reçu ce message aujourd'hui ? par CMdelaRocca (2013-10-01 15:42:06) 
[en réponse à 733433]

L'Eglise est l'instrument du salut lorsqu'elle évangélise et donc lorsqu'elle convertit.
L'endoctrinement conciliaire imprègne tellement la société que les fidèles (et les autres) bientôt informés de ces paroles, pour le moins imprudentes, ne feront aucune différence entre le prosélytisme ainsi désigné comme une bêtise magistrale et le désir légitime de convertir. Le message du Pape qui sera diffusé est bien celui ci: la Miséricorde de Dieu est tellement infinie que l'enfer est vide, toutes les traditions religieuses se valent, et, croyant ou incroyant, il suffit de penser qu'une chose est bonne et aller dans son sens pour assurer son salut.

Mais il y a longtemps que les conciliaires ont renoncé à convertir, on en recueille les fruits.
Doit-on cependant s'en réjouir ?
images/icones/1a.gif  ( 733447 )C'est beaucoup mieux ainsi par Ion (2013-10-01 15:50:08) 
[en réponse à 733445]

Je préfère votre "paroles, pour le moins imprudentes" à votre précédent formulation "le pape contre l'évangélisation ?".

Je ne faisais que tenter d'éclairer votre question "comment peut-on annoncer le Christ sans chercher à convertir ?" en vous rappelant notre devoir d'annonce et le fait que ce n'est pas nous qui convertissons.

Sur la prudence des propos du Pape, je n'oserais pas me prononcer, mais aurais plutôt tendance à lui faire confiance. Mais c'est un autre débat sur lequel vous pouvez très bien avoir une opinion différente.

Ion
images/icones/rose.gif  ( 733579 )on touche un point crucial où le pape régnant est en porte-à-faux avec ses prédécesseurs post-conciliaires inclus par Luc Perrin (2013-10-02 10:43:09) 
[en réponse à 733447]

Le pape François semble prêt à renverser l'équilibre bancal établi par le Magistère après Vatican II, équilibre bancal si je puis dire, instable et pour partie unissant des contraires. Après le Concile, Paul VI avait à la fois pratiqué le dialogue inter-religieux, l'ouverture aux non-croyants et en même temps avait fait de l'annonce impérativement missionnaire, Evangelii nuntiandi, l'alpha et l'omega de l'Église ; Jean-Paul II a fait Assise et la "nouvelle évangélisation", les nouveaux mouvements, la revitalisation relative du sacerdoce.

Le pape François paraît balayer cela d'un mot devenu méprisant "prosélytisme" et il dit, selon le journaliste, que peu de choses auraient été faites après Vatican II en matière d'oecuménisme et d'inter-religieux ! Voilà qui va rassurer (!) à ... Menzingen. Notamment.
Nous n'avons encore rien vu, dit le pape.

De lui même, il se borne à l'annonce dans une vision minimaliste et qui n'est pas très spécifiquement chrétienne dans ce qu'il en dit. S'occuper des vieillards, des malades, des brisés de la vie oui c'est une part du christianisme mais n'importe qui peut faire de même du franc-maçon athée endurci et même le capitaliste multimillionnaire type Bill Gates peut le faire sans que la foi chrétienne intervienne.
L'interlocuteur Scalfaro, athée militant, le note d'ailleurs.

Sur ce point, comme sur d'autres, le pape semble bien convaincu que les aspects les plus bizarres des années 1960 et 1970 que ses prédécesseurs ont activement combattus et dénoncés ... seraient des voies à explorer. Il nous a déjà dit précédemment que la doctrine et la catéchèse n'avaient aucune importance : ce qui pour le coup est vraiment nouveau pour un pape.

La référence appuyée et chaleureuse à feu le cardinal jésuite Carlo Maria Martini dit assez à ce sujet. On peut se reporter aux prises de position de celui-ci : elles avaient suscité beaucoup d'émoi et de controverses et Jean-Paul II autant que Benoît XVI ne les partageaient pas du tout.

On avait dit en 2005 que le cardinal Bergoglio était un candidat "martinien", il le dit lui-même au grand jour devenu pape.

Si on pense comme Paul VI et Jean-Paul II que l'annonce explicite est vitale au catholicisme qui n'a, contrairement à ce que dit le pape actuel aucune vocation à être "une minorité" ou une secte parmi d'autres, on peut penser que les "années de plomb" sont de retour et que les tenants du catholicisme de toujours entrent à nouveau dans une phase historique de turbulence et de douleurs.

Le décret sanction du 11 juillet 2013 frappant cruellement les Franciscains de l'Immaculée et conçu pour en briser le dynamisme missionnaire était bien annonciateur d'un tournant.


Pour mesurer le contraste entre l'interview du pape François et son minimalisme dans l'annonce et les positions du Magistère traditionnel pré et post conciliaire, relisons des passages de Paul VI dans Evangelii nuntiandi (1975):

"Evangélisation, vocation propre de l’Eglise

14. L’Eglise le sait. Elle a une vive conscience que la parole du Sauveur — “ Je dois annoncer la bonne nouvelle du Royaume de Dieu ”[34] — s’applique en toute vérité à elle. Elle ajoute volontiers avec saint Paul : “ Pour moi, évangéliser ce n’est pas un titre de gloire, c’est une obligation. Malheur à moi se je n’évangélise pas ! ”[35]. C’est avec joie et réconfort que Nous avons entendu, au terme de la grande assemblée d’octobre 1974, ces paroles lumineuses : “ Nous voulons confirmer une fois de plus que la tâche d’évangéliser tous les hommes constitue la mission essentielle de l’Eglise ”[36], tâche et mission que les mutations vastes et profondes de la société actuelle ne rendent que plus urgentes. Evangéliser est, en effet, la grâce et la vocation propre de l’Eglise, son identité la plus profonde. Elle existe pour évangéliser, c’est-à-dire pour prêcher et enseigner, être le canal du don de la grâce, réconcilier les pécheurs avec Dieu, perpétuer le sacrifice du christ dans la sainte messe, qui est le mémorial de sa mort et de sa résurrection glorieuse.
(...)
22. Et cependant cela reste toujours insuffisant, car le plus beau témoignage se révélera à la longue impuissant s’il n’est pas éclairé, justifié — ce que Pierre appelait donner “ les raisons de son espérance ”[52] —, explicité par une annonce claire, sans équivoque, du Seigneur Jésus. La Bonne Nouvelle proclamée par le témoignage de vie devra donc être tôt ou tard proclamée par la parole de vie. Il n’y a pas d’évangélisation vraie si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le mystère de Jésus de Nazareth Fils de Dieu ne sont pas annoncés.

L’histoire de l’Eglise, depuis le discours de Pierre le matin de Pentecôte, s’entremêle et se confond avec l’histoire de cette annonce. À chaque nouvelle étape de l’histoire humaine, l’Eglise, constamment travaillée par le désir d’évangéliser, n’a qu’une hantise : qui envoyer annoncer le mystère de Jésus ? Dans quel langage annoncer ce mystère ? Comment faire pour qu’il retentisse et arrive à tous ceux qui doivent l’écouter ? Cette annonce — kérygme, prédication ou catéchèse — prend une telle place dans l’évangélisation qu’elle en est souvent devenue synonyme. Elle n’en est cependant qu’un aspect.

Pour une adhésion vitale et communautaire

23. L’annonce, en effet, n’acquiert toute sa dimension que lorsqu’elle est entendue, accueillie, assimilée et lorsqu’elle fait surgir dans celui qui l’a ainsi reçue une adhésion du cœur. Adhésion aux vérités que, par miséricorde, le Seigneur a révélées, oui. Mais plus encore, adhésion au programme de vie — vie désormais transformée — qu’il propose. Adhésion, en un mot, au Règne, c’est-à-dire au “ monde nouveau ”, au nouvel état de chose, à la nouvelle manière d’être, de vivre, de vivre ensemble, que l’Evangile inaugure. Une telle adhésion, qui ne peut pas demeurer abstraite et désincarnée, se révèle concrètement par une entrée palpable, visible, dans une communauté de fidèles. Ainsi donc, ceux dont la vie s’est transformée pénètrent dans une communauté qui est elle-même signe de la transformation, signe de la nouveauté de vie : c’est l’Eglise, sacrement visible du salut[53]. Mais à son tour, l’entrée dans la communauté ecclésiale s’exprimera à travers beaucoup d’autres signes qui prolongent et déploient le signe de l’Eglise. Dans le dynamisme de l’évangélisation, celui qui accueille l’Evangile comme Parole qui sauve[54] le traduit normalement en ces gestes sacramentels : adhésion à l’Eglise, accueil des sacrements qui manifestent et soutiennent cette adhésion, par la grâce qu’ils confèrent."

[en d'autres termes, l'annonce explicite et pas simple témoignage doit être une catéchèse et déboucher sur une adhésion à la communauté de fidèles dans l'Église, en bref doctrine et prosélytisme sont au coeur de l'annonce, dixit Paul VI]

images/icones/nul.gif  ( 733432 )C'est simple par Adso (2013-10-01 15:07:55) 
[en réponse à 733408]

François nourrit le sédévacantisme ! Sans aller jusque là personnellement, je comprends comment, à lire de tels anneries, que certains fidèles franchissent le pas !

PS: J'ai choisi cette icone pour une raison bien précise ...
images/icones/4a.gif  ( 733435 )Le message de la Salette par Jean-Paul PARFU (2013-10-01 15:17:54) 
[en réponse à 733432]

semble se réaliser !
images/icones/4a.gif  ( 733436 )Oui, c'est bien cela, par Adso (2013-10-01 15:18:59) 
[en réponse à 733435]

en effet !
images/icones/nul.gif  ( 733442 )L'Anti-Salomon par New Catholic (2013-10-01 15:36:31) 
[en réponse à 733408]

"Celui qui contient ses paroles possède la science, et celui qui est calme d'esprit est un homme d'intelligence. L'insensé lui-même, quand il se tait, passe pour un sage, pour intelligent, quand il ferme ses lèvres."

Proverbes 17, 27-28
images/icones/info2.gif  ( 733465 )Pour les italophobes doublés d'anglophobes par Yves Daoudal (2013-10-01 16:44:22) 
[en réponse à 733408]

(il y en a !) j'ai traduit ce qui m'a paru le plus important. ICI.
images/icones/bravo.gif  ( 733468 )St Augustin par Leopardi (2013-10-01 16:58:52) 
[en réponse à 733465]

On comprend pourquoi, lorsque Scalfari lui demande quels sont les saints dont il se sent le plus proche, le pape réponde : st François et St Augstin. St François, on s'en doute. St Augustin, à la lecture de cet entretien, je pense à sa devise qui s'applique parfaitement au pape "Aime et fais ce que tu veux" traduit en bergoglien "Aime et fais ce que tu crois bon selon ta conscience".
images/icones/musique.gif  ( 733473 )Il est gaga... par Justin Petipeu (2013-10-01 17:13:11) 
[en réponse à 733408]

Son programme pourri a déjà été appliqué avec le succès que l'on sait...Qui va encore écouter ce monceau de balivernes ? Tous ceux qui en étaient encore capables sont morts ou ont 80 ans...
images/icones/1v.gif  ( 733479 )La réponse est ici par Leopardi (2013-10-01 17:46:16) 
[en réponse à 733473]

"Le concile Vatican II, inspiré par Jean XXIII et Paul VI, decida de se tourner ves le futur avec un esprit moderne et de s'ouvrir à la culture moderne. Les pères conciliaires savaient que s'ouvrir à la culture moderne signifiait eucuménisme religieux et dialogue avec les non croyants. Depuis, très peu a été fait dans cette direction. J'ai l'humilité et l'ambition de vouloir le faire."


Il Vaticano II, ispirato da papa Giovanni e da Paolo VI, decise di guardare al futuro con spirito moderno e di aprire alla cultura moderna. I padri conciliari sapevano che aprire alla cultura moderna significava ecumenismo religioso e dialogo con i non credenti. Dopo di allora fu fatto molto poco in quella direzione. Io ho l’umiltà e l’ambizione di volerlo fare».

Vous êtes prévenus. Si ça foire depuis 50 ans, c'est qu'on n'a pas appliqué V2 mais maintenant ça va dépoter!!...
images/icones/vatican.gif  ( 733526 )Heureuse Annonce du salut en NSJC sans insistance contre-productive mais infatigable persévérance charitable et patiente par Presbu (2013-10-01 21:19:05) 
[en réponse à 733479]

le mot "Prosélytisme" n'est plus utilisé par les "modernes" qu'avec une connotation dépréciative, une véritable obscénité contre les consciences en recherche, le sous-entendu "fâchiste" qui fâche les auditeurs attachés à leur idées et à ce que les catholiques appellent leurs péchés et leurs vices.
===> Scrutator Sapientiae développera mieux que moi ce piège linguistique où vient de tomber le pape François, qui bien entendu veut favoriser la propagation de l'amour du Dieu-Trinité et du prochain = image visible du Dieu invisible. Pas question d'imiter nos "frères aînés" talmudistes, qui ont très largement, mais pas tous, renoncé à tout prosélytisme! Encore faut-il prendre au sérieux la lettre de St Paul à Timothée: "à temps et à contretemps!"