Le Forum Catholique
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Catholicisme moderne, pompier pyromane du Gender par Aétilius (2013-09-30 21:18:00)
Une remarque qui me vient à l'esprit, dans ces temps où la lutte contre le Gender est porté surtout par des catholiques, souvent Novus Ordo Missae (et non pas l'autre, le vieux et moche, celui de la "messe de Satan", à en croire certains, parfois très haut placés)...
Le catholicisme moderne n'aurait-il en fait lui-même pas préparé les esprits en embrouillant tout depuis V2, tant dans sa liturgie, la distinction chœur-nef volant en éclats (avec disparition des clôtures), de même que celle cérémonie sacrée-rassemblement profane (avec généralisation des tables-autels, éradication de la langue liturgique...), seule vraie Religion-toutes les autres (dans l'esprit d'Assise), que dans la distinction clercs-laïcs, les prêtres s'habillant en civil en plus mal fringués que la moyenne ?
Surtout, que penser, lorsque l'on voit que les rôles durant le culte sont complètement brouillés entre hommes et femmes, ces dernières faisant irruption dans le sanctuaire, pour y monopoliser souvent les fonctions (servants de messe, lecteurs, "animateurs", distributeurs de pain, orateurs sur tel ou tel sujet, prêtres même, comme j'ai eu à le subir un jour que j'assistais à une ADAP à la campagne...).
Bref, l'Eglise ne se bat-elle pas contre un ennemi extérieur en ayant introduit son cheval de Troie en son sein ?
Avant de lutter donc contre le Gender imposé par l'Etat, ne faudrait-il pas qu'elle fasse d'abord le ménage chez Elle ?

( 733348 )
La crise de l'Eglise précède et provoque celle de la société par Athanase (2013-10-01 09:54:55)
[en réponse à 733294]
Bravo Aétilius pour cette observation pertinente !
Les réformes (liturgiques et autres) de ces 40 dernières années ont estompé certaines distinctions, faisant redondance à la vague d'immanentisme qui sévissait (et savit toujours !) dans l'Eglise: de même que l'on refuse de distinguer le surnaturel du naturel, on "liturgifie" des gestes profanes et, inversement, on profane des gestes sacrés (libre accès à l'autel, trivilaité dans les gestes d'Adoration, même, etc.).
On se sait plus ce qu'est vraiment un prêtre: dans bien des cérémonies, mêmes non fantaisistes et utilisant intégralement le Missel romain sous sa forme ordinaire, l'impression est que laïcs et prêtres sont des co-animateurs installés à parité: l'animatrice qui chantera ou dira les prières d'intention universelle a autant d'importance, pour les fidèles, que le prêtre, alors que, traditionnellement, les femmes n'ont aucun rôle près de l'autel, etc.
Le résultat de ces réformes en vogue depuis 1965 est que les fidèles habitués liturgiquement à la confusion ont, sur le plan des choses humaines et profanes, développé ce principe de non-distinction. Evidemment, c'est une tentative d'explication.
Comme quoi, la crise de l'Eglise précède celle de la société...

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Autre réflexion: du traficotage liturgique à la PMA pour tous par Athanase (2013-10-01 10:10:01)
[en réponse à 733294]
Pardonnez-moi, Chers Liseurs, cette réflexion, mais il serait intéressant de s'interroger sur les conséquences de la réforme liturgique sur les rapports qu'aujourd'hui les hommes ont avec la vie. Le parallèle est saisissant.
On peut dire que la naissance des êtres humains, leur engendrement, est un mystère qui ne saurait être profané: l'homme est certes acteur, mais il est un coopérateur: la vie, il la reçoit pour ensuite la donner. Il en va de même pour la liturgie: elle nous est donnée pour être transmise (sans que cela n'exclut des améliorations, mais icelles ont pour objet de mieux la transmettre, et non de la dénaturer).
A partir des années 60, on a conçu ces choses différemment: la vie devient un choix purement subjectif (si je veux, quand je veux, ou je veux); dans les années 60, cela visait la contraception, aujourd'hui, cela concerne la possibilité de mettre au monde (PMA pour tous) quand il y a une impossibilité objective d'engendrer. De même, la liturgie n'est plus transmise, mais adaptée aux goûts et fantaisies du jour, modifiée même dans son code génétique (au passage, le liturgiste JUNGMANN intitule l'un de ses ouvrages "explication génétique de la messe") et vécue comme une expérience et non plus comme un mystère. La sexualité est coupée de sa fin (les fins du mariage, dont l'une est la procréation) et devient une pratique close sur elle-même; de même, la liturgie est coupée de toute fin contemplative, de toute orientation vers le Ciel et devient une fin au service de l'assemblée. Dans tous les cas, il n'y a plus de mystère ou de don, mais un objet totalement assouvi à nos désirs et envies... On pourrait multiplier les exemples !

( 733355 )
Effet boomerang par Sixte (2013-10-01 10:25:05)
[en réponse à 733294]
Effectivement, cher Aétilius, pour abonder dans votre sens, on a vraiment l'impression que l'Eglise se prend le boomerang des folies qu'elle a contribué à sacraliser dans les années soixante, ce qu'il fait qu'elle est bien empêtrée dans le filet de ses contradictions face au gender, dont elle fut une des ferventes partisanes avec la nouvelle liturgie.
J'ajouterai qu'en gros avant le Concile, les hommes se tenaient traditionnellement dans les rangées droites de la nef, et les femmes à gauche, les hommes étant habillés en hommes, les femmes en femmes, avec la tête couverte.
Mais comment revenir à des bases saines, vu l'état actuel des choses ?

( 733356 )
Chacun se construit sa propre liturgie... par Aétilius (2013-10-01 10:29:19)
[en réponse à 733294]
Par exemple pour les grands moments de la vie que sont le baptême, le mariage et les funérailles, on est invités avec la nouvelle liturgie à se choisir ses textes, à faire preuve de créativité...
Comment s'étonner dans ces conditions que l'étape suivante soit de choisir si l'on est un homme, une femme, un jour prochain un être humain, un aigle...?
Qui sème le vent récolte le tempo nous dit MC Solaar, mais surtout la tempête, nous dit le proverbe !

( 733360 )
Belle référence à MC Solaar ! par Athanase (2013-10-01 10:33:59)
[en réponse à 733356]
Vous ne manquez pas d'humour, Cher Aétilius !

( 733358 )
Exemple de gender "ecclésial": la question du langage inclusif par Athanase (2013-10-01 10:32:26)
[en réponse à 733294]
Dans les années 80 et 90, pour éviter un langage "discriminatoire" dans les traductions liturgiques et bibliques, certaines régions (cas des Etats-Unis) ont connu une controverse sur le langage à utiliser. Certains catholiques ont prôné un langage neutre abolissant la distinction homme-femme. Certes, ces controverses sont plutôt postérieures à la crise des années 1960, mais rien n'interdit de réfléchir (voir les posts précédents) aux conséquences d'une liturgie où règne la confusion sur l'univers mental des fidèles.
On pourrait réfléchir à cette relativisation au niveau liturgique et à ses conséquences paradoxales.

( 733362 )
Féminisation de la figure du Christ par Aétilius (2013-10-01 10:41:47)
[en réponse à 733358]
Cher Athanase, pour abonder dans votre sens, je voudrais vous proposer de réfléchir aussi sur la féminisation de la figure du Christ, devenu bien mièvreux depuis cinquante ans, opération toutefois commencée bien avant ai-je l'impression...
Le tutoiement "gratuit, laïc et obligatoire" y est peut-être en partie pour quelque chose, abolissant la frontière entre familiarité et respect, Notre-Seigneur Jésus-Christ, subissant de nouveau sa mise à nu sur la Croix se retrouvant dépouillé de sa dimension divine ("SEIGNEUR") et de sa dimension royale ("CHRIST", c'est-à-dire l'oint, descendant du roi David), pour ne plus se focaliser que sur sa dimension humaine, seule sa barbe lui gardant un air masculin minimal dans les représentations...

( 733365 )
lors de la marche pour le "Mariage pour tous" par jejomau (2013-10-01 10:46:28)
[en réponse à 733294]
défilaient des paumés en uniforme scout de France et clope au bec en parfait accord avec leurs revendications
Pour rappel : les Scouts de France sont un mouvement d'Eglise...
C'est tout dire