Le Forum Catholique

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images/icones/fsspx.gif  ( 732777 )Modernisme d'hier et d'aujourd'hui : que faire ?, abbé Guillaume Gaud par La Porte Latine (2013-09-25 16:33:40) 

Editorial du mois d'octobre 2013 - Modernisme d'hier et d'aujourd'hui : que faire ?, abbé Guillaume Gaud



D'où vient que dans l'Eglise, de multiples interprétations sont faites du sens-même du concile Vatican II : « hérétique », « menant à l'hérésie », « contenant de lourdes ambiguïtés », « incompris », « génial », « rempli du souffle divin »… ? Oppositions dans l'analyse objective des textes et dans l'herméneutique d'un « esprit du concile », oppositions dans la constatation de l'état malheureux de l'Eglise postconciliaire et dans la diversité des attitudes à avoir : tant de divisions entre ceux qui recherchent le bien de l'Eglise ne viennent pas de leur bêtise intellectuelle. Elles viennent de l'essence-même de l'erreur moderniste, dont le propre est d'être déguisée.

Lire l'intégralité de l'éditorial du mois ICI
images/icones/neutre.gif  ( 732787 )Le pb de l'ambiguité par Aigle (2013-09-25 19:04:15) 
[en réponse à 732777]

Je trouve ce raisonnement un peu curieux.

Il y aurait des erreurs cachées ? Il faudrait chercher si des propos apparemment orthodoxes ne cachent pas une position en profondeur hérétique ? Cette recherche devrait particulièrement s'appliquer au propos du Pape vicaire du Christ et chargé par institution divine de confirmer ses frères dans la Foi ?

Mais pourquoi ne pas soupçonner Mgr Lefebvre qui n..était pas pape des mêmes dérives ? Ne pas voit du protestantisme libéral dans cette manie de critique toutes les productions romaines ?

Je galèje mais je me demande s'il n'y a pas plus de cohérence logique chez Petrus car enfin si le pape est hérétique est il vraiment pape ?
images/icones/fleche2.gif  ( 732835 )Conquérant il se cachait encore, mais triomphant, il ne se cache plus. par Scrutator Sapientiæ (2013-09-26 09:03:47) 
[en réponse à 732787]

Bonjour et merci, Aigle.

Conquérant, le modernisme avait besoin de se cacher, c'était alors une minorité, qui avait besoin de recourir à une prudence tacticienne.

Par ailleurs, les conséquences désastreuses de la mise en oeuvre de ce modernisme là, celui que j'ai essayé de décrire, étaient encore cachées, en ce qu'elles n'étaient pas encore connues.

Triomphant, le modernisme n'a plus besoin de se cacher, car il est passé de la minorité à l'hégémonie, en théologie catholique fondamentale contemporaine.

Le problème est le suivant : des évêques diocésains auraient-ils le courage de déplaire et de s'opposer aujourd'hui aux théologiens modernistes d'aujourd'hui, alors qu'ils semblent penser la même chose qu'eux ?

Ont-ils seulement conscience du fait que certains de ces théologiens ne sont plus des théologiens, au sens strict du terme, mais des herméneutes ?

Bonne journée et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 732812 )"Une proposition explicite, située par-delà le vrai et le faux." par Scrutator Sapientiæ (2013-09-25 23:01:21) 
[en réponse à 732777]

Bonsoir,

1. Il me semble que le modernisme, aujourd'hui, n'est pas réductible à "une erreur cachée qui ne s'affirme pas" ; il s'agit, au contraire, bien souvent (je propose cette définition à toutes fins utiles), d'une "proposition explicite, qui entend s'afficher et s'assumer, en tant que située, par delà le vrai et le faux, en matière religieuse" :

a) "une proposition" : à la fois une affirmation et une invitation ;

b) "explicite" : apparente, manifeste, ostensible, perceptible, mise en scène et mise en valeur ;

c) "qui entend s'afficher et s'assumer" : il s'agit d'une proposition explicite qui se veut pleinement adulte, pleinement consciente d'elle-même, pleinement réfléchie, sinon toujours pleinement sérieuse ;

d) "en tant que située" : non pas située au sens de "datée", mais située au sens de "placée", placée à la fois au coeur de l'homme et au coeur du monde,

e) "par delà le vrai et le faux" : le modernisme repose notamment sur l'adogmatisme et sur l'oecuménisme, sur l'herméneutisme et sur l'historicisme, dans leur acception consensualiste fraternitaire, précisément pour que l'on ne puisse plus distinguer, d'une manière "radicale" et "spécifiante" :

- entre ceux qui s'efforcent d'être, avec l'aide de Dieu, en situation religieuse d'adhésion à la plénitude de la vérité révélée, et en
communion religieuse avec la source de la plénitude de la vérité révélée,

- et ceux qui, notamment parce que croyants non chrétiens ou, si j'ose dire, humains non croyants, n'adhèrent pas à la plénitude de la vérité révélée, et ne communient pas à la source de la plénitude de la vérité révélée ;

f) "en matière religieuse", car, bien qu'il s'agisse, potentiellement ou tendanciellement, d'une religion sans transcendance, il s'agit néanmoins d'une religion, d'une volonté de relation entre les hommes et Dieu, dans le cadre d'un immanentisme intrincésiste, d'un solidarisme spiritualiste, qui considère, à la limite, que presque tout, notamment les distinctions intellectuelles et les médiations sacramentelles les plus indispensables, est susceptible d'être "dépassé", dédramatisé, relativisé, subjectivisé, SAUF L'INTENTION QUI FONDE LE MODERNISME LUI-MEME.

2. Il me semble que, de même que pour un relativiste, tout est relativisable, sauf le relativisme, qui constitue son absolu, de même, pour un moderniste d'aujourd'hui, tout est "démodable", "dépassable", donc "périmable" ou "périssable", SAUF LE MODERNISME LUI-MEME, qui constitue son absolu.

3. Il me semble que nous ne sommes pas avant tout en présence d'un modèle religieux statique, dont le fondement et le contenu seraient bien définis, auraient un caractère canonique immédiatement appréhendable au moyen d'une doctrine, d'un corpus textuel ordonné (ce qui ne veut pas dire qu'il n'existe pas du tout).

4. Il me semble que nous sommes avant tout en présence d'un processus religieux dynamique, au sein duquel tout dispositif intellectuel est mis au service d'une atmosphère relationnelle, comme une doctrine mise au service d'une ambiance, d'un climat mental en mouvement.

5. Il y a ainsi des catégories, ni solides, ni fragiles, mais plutôt liquides, ce qui ne les empêche pas d'être parfois "gazeuses", des catégories qui prescrivent en douceur, mais, à mon avis, d'une manière assez souvent explicite, affichée et assumée, des comportements qui font entrer le catholicisme dans une ère post-confessionnelle et inter-religieuse.

6. L'adaptation, l'évolution, l'innovation, l'ouverture, l'unité, sont ainsi quelques-unes de ces catégories, de même que l'accueil inconditionnel, le dialogue qui réunit, la parole qui libère, le passage de la vérité - certitude à la vérité - dévoilement, etc...

7. Nous ne sommes pas en présence d'un ORNI, d'un objet religieux non identifié, mais d'un ORBI, un objet religieux bien identifié, mais qui n'est pas exactement assimilable au modernisme des années 1893-1914, ni au néo-modernisme qui est né en 1937 et dont les "leaders" sont morts à partir du milieu des années 1980.

8. Orbi, orbi, cela me dit quelque chose : je pense ici à deux idées, les miennes, mais peut-être pas que les miennes, à propos du modernisme aujourd'hui, qui est une religion sans transcendance, un universalisme démesuré sans fondamentaux délimités : je vois en cet ORBI un extraordinaire réductionnisme, qui tend à réduire la religion chrétienne

- à l'une des religions qui est mise au service du bonheur de l'homme

- à l'une des religions qui est mise au service de l'humanité en ce monde.

9. Le modernisme aujourd'hui, c'est peut-être bien, par exemple, "l'esprit de Tibhirine" ; je ne fais pas ici allusion à un livre qui porte ce titre et que je n'ai pas lu, mais au texte que l'on trouve à ce sujet sur le blog d'Yves DAOUDAL ; il me semble que c'est bien ce dont il est question aujourd'hui.

10. Je l'ai déjà écrit, sur le ton de la boutade : le plus grand théologien de la deuxième moitié du XX° siècle était un évêque, Mgr NAREFF, Mgr Paul NAREFF, celui pour qui "On ira tous au Paradis" ; ce que j'appelle le consensualisme fraternitaire est bien souvent à l'origine de la soumission "charitable", "évangélique", "fraternelle", "libératrice", du christianisme catholique, à l'angélisme, à l'irénisme, à l'utopisme, sans lesquels le modernisme ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui.

11. C'est un peu le onzième commandement, celui qui domine, surplombe, absolument tous les autres : "Tu t'abstiendras, en toutes circonstances, de penser, de dire, ou de faire quoi que ce soit, qui pourrait t'exposer au risque de déplaire, en quoi que ce soit, notamment en matière religieuse, à un chrétien non catholique, à un croyant non chrétien, ou à un humain non croyant".

Je vous remercie pour votre attention, vous prie de bien vouloir m'excuser, pour la longueur de cette tentative de formulation, et je vous souhaite une bonne nuit à tous.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 732815 )Bravo cher Scrutator par Aigle (2013-09-25 23:24:52) 
[en réponse à 732812]

Il n'y a rien à ajouter à votre démonstration.


Je souligne que les ultra-conciliaires aiment bien fonder leur langage sur les Évangiles sauf quand la rigueur des propos de Notre Seigneur les gêne - comme c'est le cas avec les concepts de jugement, de paradis et d'enfer . D'où les erreurs de Mgr Nareff trop répandues de nos jours. A quand une encyclique sur la mort ?

La démonstration de la FSSPX me semble en revanche très datée, trop systématique et un peu paranoïaque. Je vais presque dire "hélas on n'en est plus là ..."
images/icones/fleche2.gif  ( 732850 )"Vous êtes un des sucres de la terre, une des lumières du monde." par Scrutator Sapientiæ (2013-09-26 11:55:48) 
[en réponse à 732815]

Bonjour et merci, Aigle.

1. Vous avez évidemment raison, et votre message m'a inspiré ce qui suit : "Vous êtes un des sucres de la terre, une des lumières du monde."

Je suis convaincu que beaucoup se comportent et s'expriment comme s'ils pensaient que c'est cela que le Christ a dit, même s'ils ne le disent pas d'une manière aussi franche.

2. Il est certain qu'une théologie CATHOLIQUE du péché originel, des fins dernières, des religions non chrétiennes, a ou aurait du mal à se faire entendre aujourd'hui, à cause d'une certaine forme d'hyperglycémie intellectuelle ; une telle théologie ne porterait-elle pas atteinte à la conception dominante de la dignité et de la liberté de la personne humaine, de la fécondité et de la génialité de la conscience humaine ?

3. Quant à la démonstration de la FSSPX dont il est question ici, elle comporte, au début du texte, ce qui suit :

" A propos de leur fausse conception de la foi qui repose sur une expérience individuelle et non sur des preuves externes de la Révélation, St Pie X dit :

Ils se séparent ainsi des rationalistes, mais pour verser dans la doctrine des protestants et des pseudo-mystiques. "

4. Je le formule sans doute très mal, mais il me semble que la vraie conception de la Foi repose à la fois

- sur une relation ecclésiale et personnelle, située dans l'Esprit de Dieu ET située dans l'histoire du monde, une relation spirituelle avec Dieu, Père, Fils, Esprit ;

- sur la reconnaissance "des preuves externes de la Révélation", qui sont situées au coeur du cosmos, dans la nature ET dans l'histoire ;

- sur la reconnaissance, pour ainsi dire, "des preuves internes de la Révélation", qui sont situées au sein du Logos, dans l'Ecriture et dans la Tradition, le Magistère ayant vocation à être lui-même pleinement fidèle à l'Ecriture et à la Tradition.

5. En d'autres termes, il me semble que le modernisme, aujourd'hui, repose aussi, en plus de ce que j'ai déjà décrit, sur une vision biaisée de chacune des trois composantes ou dimensions que je viens de lister.

6. Or,

a) il me semble qu'il y a une différence de nature, occultée ou oubliée, aujourd'hui,

- entre le fait, pour un être humain, pour un groupe humain, de prier en se tournant vers Dieu, Père, Fils, Esprit,

- et le fait, pour un individu, pour une communauté, de se tourner vers "Dieu", c'est-à-dire vers une conception de "Dieu" qui n'est pas nécessairement "diabolique", dans tous ses aspects, mais qui est objectivement, a minima, incomplète et inexacte,

au regard de ce que Dieu dit sur lui-même, dans le cadre de la Révélation chrétienne, de l'auto-manifestation divine ;

b) la reconnaissance des "preuves externes" de la Révélation nécessite

- énormément d'humilité, en ce qui concerne les preuves externes de la Révélation situées dans la nature,

- énormément de discernement, en ce qui concerne les preuves externes de la Révélation situées dans l'histoire ;

c) la reconnaissance des "preuves internes" de la Révélation nécessite que l'on cherche ces preuves internes

- là où elles sont, inspirées et orientées par Dieu, Père, Fils, Esprit, dans l'Ecriture et dans la Tradition, le Magistère ayant vocation à expliciter, et non à édulcorer ou à euphémiser,

et non

- là où l'on voudrait qu'elles soient, par exemple, pourquoi pas, dans chacun des livres sacrés ou des récits sacrés de chacune des religions non chrétiennes.

7. Quand je dis que bien des théologiens d'aujourd'hui sont devenus, en réalité, des herméneutes, c'est pour la raison suivante : il y a souvent, dans leur esprit, une sur-utilisation et une sur-valorisation d'expressions telles que : "les semences du verbe" et "les signes des temps".

8. Je suis tenté de dire que le modernisme accomplit en théologie, aujourd'hui, ce que la méthode historico-critique a accompli en exégèse, hier :

- une certaine manière de recourir à cette méthode a eu tendance, hier, à évacuer le surnaturel, notamment dans les miracles et dans les prophéties, de la Bible ;

- une certaine manière "d'interroger" et "d'interpréter" les différents contextes religieux, sapientiels et spirituels, ainsi que le devenir de ces contextes, a tendance, aujourd'hui, à accréditer, à légitimer, une opinion iréniste, similaire à celle selon laquelle les vertus théologales sont plus ou moins présentes dans chacune des religions non chrétiennes et des traditions sapientielles et spirituelles non chrétiennes.

9. La conséquence pastorale est la suivante, elle crève littéralement les yeux : il y a aujourd'hui une vision pastorale dominante, celle selon laquelle il existe à la fois

- une inconvertibilité des croyants non chrétiens,

- une inexhortabilité de ces croyants, en vue de leur conversion.

Plus précisément, il y a aujourd'hui un interdit mental qui empêche de faire entendre que les croyants non chrétiens ont eux aussi, comme nous tous,

- vocation à se convertir, sous la conduite et en direction de Jésus-Christ, le seul Médiateur,

DONC

- vocation à se détourner des doctrines et des pratiques religieuses erronées qui sont les leurs.

10. C'est ce modernisme là que la FSSPX, et pas seulement elle, au demeurant, devrait peut-être analyser, examiner davantage, pour le faire connaître et le faire comprendre dans ses manifestations les plus contemporaines, dans son originalité la plus fondamentale, afin de mettre ses lecteurs en situation intérieur de vigilance face au modernisme concret, précis, d'aujourd'hui.

Or, je ne suis pas absolument persuadé qu'il soit possible de le faire, en prenant appui uniquement, ou presque uniquement, sur Saint Pie X ; même si sa vision du modernisme a eu alors, et a encore aujourd'hui, un caractère prophétique, il se trouve que le modernisme, aujourd'hui, a changé d'aspects, d'enjeux, d'impacts, ou d'objets.

Je vous souhaite une bonne journée et vous dis à bientôt.

Scrutator.
images/icones/1a.gif  ( 732817 )excellent par Ignacio (2013-09-25 23:39:44) 
[en réponse à 732812]

A reproduire partout
images/icones/neutre.gif  ( 732886 )Excellent en effet. Mais par Yves Daoudal (2013-09-26 19:58:59) 
[en réponse à 732817]

si l'on découvrait des liens entre la théologie de Mgr Nareff, telle que la développe Scrutator, et celle de François, on pourrait prendre peur...

Or je crains que toute ressemblance ne soit pas fortuite.
images/icones/fleche2.gif  ( 733194 )La radicalité évangélique est proposition ET opposition. par Scrutator Sapientiæ (2013-09-30 08:04:51) 
[en réponse à 732886]

Bonjour et merci, Yves Daoudal.

1. Il me semble que la mise en avant et en valeur de la radicalité évangélique est, ou a vocation à être, à la fois la manifestation d'une "proposition" et celle d'une "opposition" ;

- elle est avant tout une proposition, une proposition positive,

- mais elle est aussi opposition, notamment opposition vis-à-vis de l'esprit du monde, des fausses lumières, des vraies ténèbres, y compris en matière religieuse.

2. Je suis convaincu que cet aspect des choses, la composante oppositionnelle du kérygme, de l'annonce, du message, est complètement désactivé aujourd'hui, sauf, par intermittences, en matière morale, notamment aux contacts d'actes légalisés d'une extrême gravité : l'avortement et l'euthanasie.

3. C'est cette dimension oppositionnelle du kérygme qu'il nous faut faire retrouver aujourd'hui à nos clercs, et je n'exclus pas que quelques évêques, depuis quelques années, aient commencé à redécouvrir et à réactiver cette dimension.

4.En effet, je ne vois pas en quoi une explicitation de la radicalité évangélique qui ne comporterait qu'une composante propositionnelle

- d'une part, pourrait être une explicitation "en plénitude" de la radicalité ET de la spécificité de l'Evangile,

- d'autre part, pourrait être autre chose que du "flower-powerisme",

- enfin, pourrait être autre chose qu'une prise de parole,

a) non libératrice, vis-à-vis de ce que le monde aimerait que le christianisme soit (le monde souhaite vivement un christianisme non "contaminant" ni "contestatataire" des ses principes et pratiques)

b) mais libératoire, à l'égard de tout ce qui fait que nous sommes, ou avons vocation à être, "le sel de la terre, la lumière du monde".

5. Avec Jésus-Christ, il suffit de lire l'Evangile pour s'en apercevoir, nous sommes en présence d'un prophète, qui n'est bien sûr pas qu'un prophète, qui est tout sauf accommodant.

Avec le christianisme, nous sommes en présence d'une "hétéronomie incarnée", debout face au monde, et non en présence d'une "verticalité aplatie", couchée face au monde, face aux puissances de ce monde.

Je ne suis pas sûr que tous les catholiques aient bien conscience de tout cela, alors que les ennemis de Jésus-Christ, les adversaires du christianisme, eux, ne désarment pas.

6. C'est vrai en matière morale, mais c'est également vrai en matière religieuse, et d'ailleurs, comment, penser et agir d'une manière cohérente et conséquente,

- si, d'un côté, l'on procède à la dénonciation de l'avortement et de l'euthanasie, du mensonge par la propagande et de la violence par le terrorisme,

- et si, de l'autre côté, l'on recourt à la non dénonciation des religions séculières qui sont à l'origine de la légitimation de l'avortement et de l'euthanasie, ou qui utilisent et valorisent le mensonge et la violence, l'intimidation ou l'élimination ?

Bonne journée et bonne semaine.

Scrutator.