Les prêtres sont ainsi appelés à prolonger la présence du Christ, unique et souverain Pasteur, en retrouvant son style de vie et en se rendant en quelque sorte transparents à lui au milieu du troupeau qui leur est confié. Comme l'écrit de manière claire et précise la première Lettre de Pierre : « Les anciens qui sont parmi vous, je les exhorte, moi, ancien comme eux, témoin des souffrances du Christ, et qui dois participer à la gloire qui va être révélée. Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec l'élan du cœur ; non pas en faisant les seigneurs à l'égard de ceux qui vous sont échus en partage, mais en devenant les modèles du troupeau. Et quand paraîtra le Chef des pasteurs, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas » (1 P 5, 1-4).
Dans l'Église et pour l'Église, les prêtres représentent sacramentellement Jésus Christ Tête et Pasteur, ils proclament authentiquement la Parole, ils répètent ses gestes de pardon et d'offre du salut, surtout par le Baptême, la Pénitence et l'Eucharistie, ils exercent sa sollicitude pleine d'amour, jusqu'au don total de soi-même, pour le troupeau qu'ils rassemblent dans l'unité et conduisent au Père par le Christ dans l'Esprit. En un mot, les prêtres existent et agissent pour l'annonce de l'Évangile au monde et pour l'édification de l'Église au nom du Christ Tête et Pasteur en personne.
Telle est la manière typique et particulière dont les ministres ordonnés participent à l'unique sacerdoce du Christ. Par l'onction du sacrement de l'Ordre, l'Esprit Saint les configure, à un titre nouveau et spécifique, à Jésus Christ Tête et Pasteur
« plus se développe l'apostolat des laïcs, plus on ressent fortement le besoin d'avoir des prêtres qui soient bien formés, des prêtres saints.
Dans le milieu ecclésial, on enregistre aussi des phénomènes inquiétants et négatifs qui ont une incidence sur la vie et le ministère des prêtres : par exemple l'ignorance religieuse qui persiste chez de nombreux croyants ; la faible influence de la catéchèse, étouffée par les messages plus répandus et plus forts des moyens de communication sociale ; le pluralisme théologique, culturel et pastoral mal compris qui, tout en partant parfois de bonnes intentions, finit par rendre difficile le dialogue œcuménique et par mettre en danger la nécessaire unité de la foi ; la persistance d'une méfiance et d'une quasi-intolérance envers le Magistère hiérarchique