Le Forum Catholique

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images/icones/flagIt.gif  ( 731915 )L'église Anglicane vote l'ordination des femmes par Leopardi (2013-09-16 08:47:50) 

C'est ici

LIEN
images/icones/1a.gif  ( 731920 )Plutôt le sacre par Nemo (2013-09-16 09:16:45) 
[en réponse à 731915]

Car l'ordination c'est déjà fait depuis longtemps...
Et les femmes évêques, ça dépend des provinces.
images/icones/fleche2.gif  ( 731925 )L'Eglise anglicane du pays de Galles par Jean Ferrand (2013-09-16 10:13:10) 
[en réponse à 731920]

L'Eglise anglicane du pays de Galles autorise les femmes évêques. RTL.Info.be. Il me semble que ce n'est pas encore fait pour l'Eglise d'Angleterre proprement dite. Elle avait récemment refusé parce que le quorum n'était pas atteint dans les trois collèges. Mais, à mon sens, ce n'est qu'une question de temps. Bientôt une 'primate' de l'Eglise anglicane. Une archevêque de Cantorbéry. Pourquoi pas ?

En un sens je m'en réjouis, car cela démontre l'impasse dans laquelle est engagée le dialogue bilatéral catholique-anglican.
images/icones/fleche2.gif  ( 731953 )L'Eglise d'Angleterre par Jean Ferrand (2013-09-16 13:36:13) 
[en réponse à 731925]

The Church of England va de nouveau ouvrir le débat sur l'ordination des femmes évêques en novembre prochain, avec pour objectif l'ordination des premières femmes évêques à l'horizon 2015. Rappelons que l'actuel "archevêque" de Cantorbéry est favorable à cette évolution. Voir la fin de cet article. levif.be
images/icones/2a.gif  ( 731954 )la reine Elisabeth future papesse par jejomau (2013-09-16 13:42:31) 
[en réponse à 731953]

du Royaume-Uni et un clergé unissant des couples tristement "gays" ??
images/icones/fleche2.gif  ( 731959 )Future ? par Jean Ferrand (2013-09-16 14:16:27) 
[en réponse à 731954]

Future ? Mais, cher ami, elle l'est depuis le XVIe siècle, depuis que son aïeul et prédécesseur Henri VIII s'est proclamé et fut proclamé par le Parlement unique chef de l'Eglise d'Angleterre, à l'excusion du pape de Rome.

Elle a même failli être reine de France, si George III, son aïeul, n'avait pas renoncé à ce titre à la demande de Napoléon.


Tous les Rois d'Angleterre, de Edouard III (mort en 1377) à George III (mort en 1820) portèrent le titre de Roi de France et le blason de France (d'azur à 3 fleurs de lys d'or) apparaissait même en premier dans leurs armoiries.
Cette prétention à être Roi de France vient du fait que Edouard III était le petit-fils de Philippe IV le Bel et le neveu des deux derniers Capétiens directs : Philippe V le Long et Charles IV le Bel.
Après la mort de son oncle Charles IV le Bel, Edouard III ne put lui succéder comme roi de France en raison de la loi Salique, mais il prétendit quand même à la Couronne de France et en prit le titre royal. Tout ses successeurs firent de même jusqu'a ce que George III y renonce, par le traité de Lunéville qu'il passa avec Napoléon Bonaparte.

images/icones/fleche2.gif  ( 731968 )Que penser théologiquement par Jean Ferrand (2013-09-16 15:30:57) 
[en réponse à 731953]

Que penser théologiquement parlant de l'épisopat des femmes évêques ?
Je cite d'abord ce paragraphe de l'article : Evêque, dans Wikipédia.


Théologie de l'épiscopat.

Dans la théologie de l'épiscopat on peut distinguer trois éléments constitutifs, de droit divin, de la fonction épiscopale, et tous les trois également d'origine apostolique :

la titulature attribuée par l'élection, ou la désignation canonique, qui investit du droit au siège ;
le pouvoir d'ordre, conféré par l'imposition des mains, ou ordination épiscopale, qui alloue les pouvoirs sacramentels ;
la juridiction, assumée au moment de la prise de possession du siège, ou investiture, qui confère l'autorité spirituelle et administrative immédiate sur une portion donnée du peuple de Dieu, l'Église particulière : diocèse, ou éparchie, ou patriarcat, ou même l'ensemble de l'Église universelle (dans le cas précis du pontife romain).

Ces trois éléments, normalement unis et coordonnés l'un à l'autre, peuvent être accidentellement disjoints. La titulature et la juridiction peuvent varier, en cas de démission, ou de mutation de siège, par exemples. Le pouvoir d'ordre est donné pour toujours : sacerdos in aeternum.

La titulature et la juridiction sont distinctes pour chaque évêque ; ce sont elles qui constituent la hiérarchie ecclésiastique. Le pouvoir d'ordre, quant à lui, est unique et identique pour tous les évêques. Il fonde ce qu'on appelle la collégialité épiscopale. Tous trois, titulature, pouvoir d'ordre et juridiction, sont une participation au sacerdoce du Christ, unique vrai prêtre et pasteur.



Qu'en est-il des femmes évêques ?

Elles ont incontestablement la titulature épiscopale, même si c'est abusivement. Elles héritent d'un titre épiscopal avec les privilèges et les attributs qui sont inhérents à icelle. Le costume et les ornements épiscopaux spécifiques, la chappe, l'anneau, la croix pectorale, la mitre, la crosse, la cathèdre, la cathédrale, le palais ou résidence épiscopale. Elles héritent nominalement d'un diocèse, d'un siège épiscopal, d'une lignée épiscopale qui, en un sens, remonte aux apôtres. Si leur siège même n'a pa été fondé directement par un apôtre, du moins l'a-t-il été par l'Eglise apostolique, et souvent même, avant le schisme, par l'Eglise romaine elle-même.

Le pouvoir d'ordre. En aucun cas, ni d'aucune manière, elles ne bénéficient du pouvoir d'ordre sacramentel, du sacerdoce proprement dit. Leur 'pouvoir d'ordre' est même doublement invalide : en tant qu'elles sont évêques anglicans, car on sait que les ordinations anglicanes sont invalides depuis la décision solennelle du pape Léon XIII ; en tant qu'elles sont femmes, car, comme dit le catéchisme de l'Eglise catholique : "Seul un homme (vir) baptisé reçoit validement l'ordination sacrée." (N° 1577, citation du Droit Canon, can. 1024).
Cependant il demeure qu'elles ont été matériellement ordonnées dans une cérémonie ecclésiale d'ordination, qui ne fut peut-être pas sans signification spirituelle, comme les autres offices anglicans, si du moins les participants furent de bonne foi. On peut leur reconnaître une certaine dignité épiscopale, au moins extérieure, et les honorer comme telles, par exemple au cours d'une visite dans l'Eglise anglicane, ou d'une rencontre.

Le pouvoir de juridiction.

Pas plus, mais peut-être pas moins, que les autres "évêques" anglicans, les épiscopesses anglicanes n'héritent au jour de leur prise de possession du siège de la véritable juridiction apostolique et romaine, puisqu'elles ne sont pas en communion avec le siège de Rome et qu'elles sont même formellement schismatiques.

Cependant, à l'instar de tous les autres évêques schismatiques ou hérétiques, elles héritent dans leur "Eglise" propre d'une certaine forme de juridiction ordinaire et dérivée, au moins à l'égard de leurs subordonnés "légitimes" et de leurs fidèles propres. En conscience, et selon leur conscience, erronée certes mais qui peut être de bonne foi, lesdits subordonnés et fidèles leur doivent obéissance (une obéissance provisoire mais réelle) en conformité avec les statuts de leur "église" dissidente et pour le temps qu'ils en sont les membres formels.

Cette obéissance 'provisoire' ne les exonère en aucun cas de l'obligation de devenir catholiques et d'obéir à la seule Eglise catholique romaine, dès lors qu'ils auront reconnu qu'elle est la seule et véritable Eglise du Christ et voulue par lui. Tout au moins dès qu'ils auront la possibilité matérielle de se libérer de la sujétion de leur 'Eglise' provisoire, car il peut se présenter des cas de force majeure.

Qu'ajouter ? Ces distinctions et supputations qu'on est obligé de faire paraissent bien tristes, en un sens. Mais hélas ! la réalité, et pas toujours l'idéal, nous y contraint et même chaque jour davantage.

Sous réserve de conformité avec la foi catholique et avec le jugement du Saint-Siège.

images/icones/neutre.gif  ( 732020 )que penser ... par Lycobates (2013-09-16 23:25:36) 
[en réponse à 731968]

la titulature des anglicans ne saurait être qu'un titulus existimatus, tout au plus un titulus coloratus: c'est du vent;

la potestas ordinis n'existe pas, puisque leur rite du sacre ne confère pas un sacrement valide (a fortiori s'il est conféré abusivement à une femme); un catholique limitera ses contacts avec pareils individus (mâles sacrés ou sacrées femelles) à des contacts purement civils, en dehors de leurs églises et célébrations religieuses, et leur serrera tout au plus la main;

la potestas jurisdictionis n'existe pas non plus, même pas de forme supléee (can. 209), puisqu'elle dépend (et la possibilité de suppléer aussi dépend) de l'existence préalable de la potestas ordinis. Or celle-ci fait défaut, aussi chez les mâles.

Il n'y a donc rien.

Evidemment, leurs subordonnés de bonne foi devront (propter apprehensionem rationis, comme dit Saint-Thomas, S.Th. I-II, q. 19, art. 5), tant qu'ils n'auront pas de doute sur la légitimité de leurs chefs, leur garder allégeance, mais celle-ci ne se fonde pas sur une réalité objective, même par matérielle, mais sur la conscience errante, subjective, de leurs sujets.

La supposition (éventuellement probable, par error communis, avec Aertnys-Damen, Theologia moralis II, 251, Billot, de Sacramentis I, 182 adn.; comparer Eichmann, Lehrbuch des Kirchenrechts I, 171) de la validité de l'absolution chez les orientaux schismatiques (photiens et autres) dépend d'abord de la validité de leurs ordres.
images/icones/fleche3.gif  ( 732028 )Néanmoins par Jean Ferrand (2013-09-17 08:51:46) 
[en réponse à 732020]

Néanmoins l'Eglise anglicane existe de fait, sinon en droit. Et les épicopesses anglicanes héritent, qu'on le veuille ou non, d'une succession apostolique matérielle sur un siège épicopal (authentique en tant que tel) donné.

J'ai vécu pendant une semaine en compagnie d'une 'diacre', non pas diaconesse, anglicane, ordonnée comme diacre, au sein d'un groupe oecuménique et j'ai eu de très bons rapports d'amitié avec elle. Elle était très souriante et pleine d'affabilité, imbue de sa dignité, non valide à mes yeux.

Elle était accompagnée d'un 'prêtre' anglican maintenant décédé, qui était très proche du catholicisme, et dont la sépulture s'est déroulée dans la cathédrale de Sées, dans l'Orne, avec l'autorisation de l'évêque et avec une très nombreuse assistance.

J'avais d'ailleurs aperçu ce 'prêtre', avant sa mort, communier en tant que laïc à la messe dominicale catholique (la 'diacre' n'avait pas communié).
images/icones/hein.gif  ( 732034 )[réponse] par Leopardi (2013-09-17 09:34:30) 
[en réponse à 732028]

Vous dites

d'une 'diacre', non pas diaconesse



Quelle distinction faites-vous?
images/icones/fleche3.gif  ( 732035 )Parce que par Jean Ferrand (2013-09-17 09:56:05) 
[en réponse à 732034]

Parce que il y a des diaconesses protestantes, par exemple les diaconesses de Reuilly, qui prétendent renouveler l'ordre des diaconesses qu'on trouve dans le Nouveu Testament et qui a existé pendant plusieurs siècles au sein de l'Eglise chrétienne ancienne. A l'Eglise Sainte-Sophie de Constantinople il y eut, je crois (je parle de mémoire), jusqu'à 300 diaconesses. Puis l'ordre a progressivement disparu.

Les 'diacres' femmes anglicanes ne prétendent pas renouveler l'ordre des diaconesses mais être 'diacres' à l'égal des hommes, comme les femmes 'prêtres' prétendent être prêtres à l'égal des hommes. Je ne sais si je me fais bien comprendre.
images/icones/heho.gif  ( 732056 )amitiés par Lycobates (2013-09-17 14:21:29) 
[en réponse à 732028]


J'ai vécu pendant une semaine en compagnie d'une 'diacre', non pas diaconesse, anglicane, ordonnée comme diacre, au sein d'un groupe œcuménique et j'ai eu de très bons rapports d'amitié avec elle. Elle était très souriante et pleine d'affabilité, imbue de sa dignité, non valide à mes yeux.



Il faut bien distinguer sujet et objet, le subjectif et l'objectif, et ne pas laisser s'entraîner par des considérations trop sentimentales quand il s'agit de la foi.
Je suis sûr qu'Eve dut avoir une attitude "très souriante et pleine d'affabilité" quand elle tendit le fruit à Adam.

Evidemment on peut avoir des rapports sur le plan humain, aussi d'amitié, avec des anglicans et des luthériens ou des schismatiques orientaux (c'est mon cas aussi), mais jamais sans laisser sans équivoque ce qui, en toute charité, doit rester clair: le grave tort intrinsèque de l’hérésie et du schisme, indépendamment de la bonne foi de l’individu. Quand on explique cela, une fois pour toutes, on est respecté et l’amitié et l’estime réciproque de la personne, si amitié il y a, ne doivent pas en diminuer pour autant.
Ainsi je ne crois pas qu'il soit possible pour un catholique, s'il n'est pas prêtre et théologien mandaté (et cela n'est pas possible dans les circonstances actuelles) de faire partie d'un "groupe œcuménique".
Quel peut bien être le but d'un tel groupe, sinon de reconduire les hérétiques et les schismatiques à l'Eglise que leurs ancêtres ont quittée. Aucune communicatio in sacris n'est possible.

Quant à votre femme diacre, sans douter de sa bonne foi subjective, de la sincérité de son sourire et de son affabilité, il faut bien se demander quelle idée elle peut avoir du christianisme. C’est plutôt du néopaganisme que relève sa démarche.
L'idéologie du "gender" qui est à la base de toutes ces revendications, qui atteignent aussi le domaine religieux et ecclésiastique, d'égalité absolue et formelle entre hommes et femmes, est comme une nouvelle gnose païenne, qui sape les fondements de la foi, puisqu'elle la subjectivise, la naturalise et la subordonne au courants d’un siècle mécréant.

Vous parlez d’une "impasse" dans laquelle serait "engagée le dialogue bilatéral catholique-anglican".
Or, il n’existe pas de dialogue catholique-anglican. Il serait très difficile aussi de le concevoir.

Il existe bien sûr un "dialogue conciliaire-anglican".
Mais je crois qu’il serait naïf de croire que celui-ci serait engagé dans une impasse. Au contraire !
Il travaille lentement, mais avec pertinacité et efficacité à l’union entre ces deux communautés, qui ne sera pas une union dans la vérité catholique, mais une union humaniste, destinée à se fondre dans la religion universelle (qui, nous le savons, sera un jour celle de l’Antéchrist) pour collaborer à établir enfin, mais ici-bas seulement, ce monde meilleur, uni dans la paix, la sécurité et le bien-être universels, sans trait à cette Vérité encombrante, car élément diviseur, qui est le Christ. Et qui en effet serait à ce moment là cet ennemi du genre humain à s’y opposer, sinon l’un ou l’autre catholique attardé qu’il faudra bien, hélas, mettre hors état de nuire?
Dans cette démarche vers une union du genre humain et passant, entre autres, et ce nécessairement par celle des "églises", il faut ménager les contrecourants qui subsistent de part et d’autres, car les idiots utiles ne sont pas rares. Cela explique les soi-disant "impasses", qui ne sont que des petits reculs bien calculés pour mieux avancer.

Croyez-moi : les "femmes diacres" chez les conciliaires, c’est pour bientôt. Et le reste suivra.
images/icones/fleche3.gif  ( 732057 )Je parle par Jean Ferrand (2013-09-17 15:11:53) 
[en réponse à 732056]

Je parle du dialogue officiel entre le Saint-Siège et l'Eglise anglicane, la commission ARCIC.

Quant aux groupes oecuméniques ouverts aux laïcs (même sans véritable qualification, sauf une culture un peu générale) ils existent en fait (hélas) depuis belle lurette.

Je fais partie depuis une vingtaine d'années du groupe Amitié et rencontre entre chrétiens qui fut fondé par des universitaires rouennais en 1927 ! Le père Congar m'a-t-on dit (que je n'ai pas connu) fut longtemps fidèle aux sessions.

J'ai dit hélas, tout à l'heure, car de fait, malgré le nom du groupe, les rapports sont souvent tendus, quelquefois entre gens de même confession. J'y fus plusieurs fois mal à l'aise et - effectivement - l'hospitalité eucharistique (mais non pas la concélébration) s'y pratique couramment et depuis bien longtemps, au su et parfois vu de l'évêque catholique local (car nous voyagions de ville en ville). Pour ma part, je me suis toujours esquivé discrètement lors des Cènes protestantes. Par contre je faisais volontiers des lectures aux messes catholiques où les protestants, dont des pasteurs, communiaient.

Je vous livre cette expérience sans chercher à la justifier. J'en aperçois les limites.
images/icones/1a.gif  ( 732067 )Les mauvaises motivations, la tradition anglicane par Nemo (2013-09-17 18:04:36) 
[en réponse à 732056]

Je partage assez bien vore avis sur la question.
J'ai pas mal d'amis anglicans.
Je peux être en harmonie avec certains sur des questions d'ordre matériel, telles que la belle musique sacrée, les belles cérémonies, les baux ornements, les belles architectures, un certain sens de l'esthétisme.

Mais je ne saisis pas trop les motivations d'anglicans qui rejoignent l'Eglise Catholique parce qu'ils en sont pas satisfaits des orientations que prend leur communion. C'est certainement une très mauvaise motivation. On ne rentre dans l'Eglise Catholique que par amour pour elle et pas par dépit.

Quant à l'héritage anglican qui a justifié la création d'un ordinariat, il faudra qu'on m'explique ce que c'est. Pour moi rien du tout qui ne soit déjà dans l'Eglise Catholique. Le service de communion du BCP est totlament hérétique, morning prayer et evensong sont de belles cérémonies mais on fait aussi bien avec l'antiphonaire romain, on a eu Quignones dans le même genre, la musique utilisée dans les cathédrales anglicanes n'a rien qui la rendre spécifiquement anglicane. Les anglicans du reste utilisent pour la plupart maintenant common worship qui est en gros le missel réformé de Paul VI. Qu'on m'explique donc ce qui doit être conservé par les ordinariats anglicans ?
images/icones/heho.gif  ( 732069 )"Tarry not for Corporate Reunion..." par Lycobates (2013-09-17 19:47:33) 
[en réponse à 732067]

Toute conversion et réconciliation ne saurait être qu'individuelle, et l'ex-anglican devenu catholique anglais n'y perdera rien de bien et de beau, puisque tout ce que son anglicanisme ait pu garder de bien et de beau, il l'a reçu du catholicisme qu'il avait laissé.

On devrait citer plus souvent cette phrase mémorable du cardinal Herbert Vaughan (de 1892 à 1903 archevêque de Westminster):

"Tarry not for Corporate Reunion. It is a dream, and a snare of the Evil One. We have all to be converted to God individually; to learn of Christ, to be meek and humble of heart individually; to take up our Cross and follow Him individually, each according to his personal Grace. The individual may no more wait for Corporate Reunion than he may wait for Corporate Conversion."
(dans: Snead-Cox, The life of Herbert Cardinal Vaughan, II, London 1910; cité de: Coomaraswamy, The destruction of the Christian tradition, Bloomington 2006, p. 229).

En fin de compte, c'est une question d'humilité, comme si souvent.
images/icones/fleche2.gif  ( 732075 )D'autant plus que par Jean Ferrand (2013-09-17 20:41:09) 
[en réponse à 732069]

D'autant plus que la perspective de ladite corporate union s'éloigne de plus en plus...

Il y eut cependant dans l'histoire de l'Eglise des exemples célèbres d'union en corps. Par exemple la fin du schisme d'Acace en 518, après 34 ans, qui vit le retour de l'empire byzantin à la foi catholique et à l'union avec Rome sous l'impulsion de l'empereur Justin.

Il est vrai que ce fut une décision politique...
images/icones/fleche2.gif  ( 732071 )Heu... par Jean Ferrand (2013-09-17 20:07:47) 
[en réponse à 732067]

Mais Newman lui-même s'est converti grâce aux mauvaises orientations prises par son Eglise. Ce fut du moins la motivation ultime qui le décida. Je cite l'article Newman de Wikipédia :


...et le projet d'un diocèse anglican à Jérusalem, avec des nominations relevant alternativement des gouvernements britannique et prussien, achève de le convaincre du caractère non apostolique de l'Église d'Angleterre.



Et cette décision, due à la mauvaise orientation de son Eglise, l'amena non seulement à la conversion, mais à la sainteté personnelle et finalement à la béatification.

Beaucoup de fidèles ou de 'prêtres' anglicans ne peuvent supporter de voir leur Eglise adopter la contraception, ou l'ordination des femmes comme prêtres et maintenant comme évêques, ou les clers ouvertement homosexuels. C'est un motif théologique, car ils prennent conscience que leur Eglise n'est plus fidèle à l'authentique tradition apostolique. La 'théorie des trois branches', qu'ils professaient jusque là, se révèle intenable. Le 'prêtre' anglican que j'ai connu à Sées était sur le point de se convertir parce que le synode de son Eglise voulait l'obliger non seulement à tolérer mais à poser lui-même des actes que sa conscience réprouvait. Il en était triste. Il nous l'a avoué.
images/icones/fleche2.gif  ( 732162 )L'article de La Croix par Jean Ferrand (2013-09-19 09:42:00) 
[en réponse à 731925]

L'article de La Croix sur l'Eglise anglicane du Pays de Galles qui autorise l'ordination des femmes comme évêques.

"Ca n'aurait aucun sens théologiquement parlant, déclare 'l'archevêque' du Pays de Galles, d'interdire l'ordination des femmes comme évêques alors qu'on autorise les femmes prêtres et les femmes diacres."

En un sens c'est vrai. Ils poursuivent leur logique jusqu'au bout et s'éloignent ainsi de plus en plus de la tradition apostolique. C'est pourquoi Paterculus s'autorise à dire : Bravo ! Quant à moi je parle d'impasse de plus en plus grande dans le dialogue Anglicans, Catholiques et Orthodoxes.
images/icones/neutre.gif  ( 732163 )Ben oui par Leopardi (2013-09-19 10:00:19) 
[en réponse à 732162]

A partir du moment où le chef de l'église est une femme, comment justifier l'interdiction d'accès à des charges inférieures aux femmes?
images/icones/1v.gif  ( 732080 )C'est bien fait ! par Paterculus (2013-09-17 22:43:00) 
[en réponse à 731915]

C'est bien fait pour eux et surtout pour elles !
Votre dévoué Paterculus