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Les couvents vides doivent servir ”pour les réfugiés”, affirme le pape par Alonié de Lestre (2013-09-10 23:25:59)
Les couvents vides doivent servir ”pour les réfugiés”, affirme le pape
Une visite strictement « privée », voilà comment a été présentée la visite, mardi 10 septembre, du pape François au Centre Astalli de Rome. En réponse à une invitation du père Giovanni La Manna, directeur de ce centre administré par le Service des jésuites pour les réfugiés, le pape est allé à la rencontre des migrants qui viennent chercher une aide dans ce lieu.
Durant son discours, il a insisté sur le fait que « la charité qui laisse le pauvre tel qu’il est ne suffit pas ». Estimant que « la vraie miséricorde demande justice, veut que le pauvre puisse trouver la voie pour ne plus l’être », François a notamment lancé un appel aux ordres religieux et à l'Eglise toute entière : « Les couvents vides ne servent pas à l’Eglise pour qu’elle les transforme en hôtels pour gagner de l’argent. Les couvents vides ne sont pas à nous, ils sont pour la chair du Christ : les réfugiés ».
« Bien sûr, a-t-il ajouté, ce n’est pas si facile... Il faut du discernement et de la responsabilité, mais il faut aussi du courage. Nous faisons déjà beaucoup de chose. Peut-être sommes-nous appelés à faire davantage, en accueillant et en partageant ce que la Providence nous a donné pour servir les autres, avec détermination. »
« C'est important pour l'Eglise toute entière de ne pas laisser seulement aux ”spécialistes” l'accueil des pauvres et la promotion de la justice. Les pauvres ont besoin d'être pris en compte dans les programmes pastoraux de l'Eglise, dans la formation des futurs prêtres et religieux, dans l'action quotidienne de chaque paroisse, mouvement et groupe ecclésial. »
Après s'être rendu, le 8 juillet dernier, sur l'île de Lampedusa, qui accueille des flux ininterrompus de migrants en provenance d'Afrique et du Moyen-Orient ainsi que ses visites d'un hôpital et d'une favéla en marge des Journées mondiales de la jeunesse au Brésil, François confirme sa volonté d'aller à la rencontre des « périphéries existentielles », selon ses mots, non seulement de l'Eglise mais de nos sociétés. Même quand il n'est pas précédé de centaines de caméras, il sait que ces déplacements permettent d'attirer l'attention sur eux et de dénoncer la « mondialisation de l’indifférence ».
Dans la droite ligne de ce premier déplacement hors de Rome, c'est donc sans escorte ni délégation officielle que le pape est arrivé en milieu d'après-midi au Centre Astalli. Après avoir salué ceux qui étaient venus y chercher un repas, il est entré dans le réfectoire et a écouté longuement des migrants lui raconter leur histoire. Il a aussi passé un moment avec une famille syrienne.
Fondé en 1981, le Centre Astalli procure aussi bien des repas et des douches qu'une assistance sociale, ou encore des soins. Plus de 450 personnes viennent chaque jour trouver de quoi manger dans le centre, et parmi eux de plus en plus de Syriens et d'Egyptiens, notamment des chrétiens coptes, bien que la plupart des réfugiés qui viennent y trouver secours sont majoritairement musulmans. L'an dernier, ils étaient plus de 21.000 à être accueillis à Rome, sachant que 34.000 personnes étaient elles aussi aidées dans les différents autres centres italiens du Service des jésuites pour les réfugiés.
Dans une interview donnée à Radio Vatican, Giovanni La Manna déclare : « Le premier fruit de cette rencontre est l’expérience humaine, spirituelle, qui vise à garder intact l’espoir des réfugiés d’avoir une vie pleine de paix et de sérénité. Mais c’est aussi un signal pour ceux qui ont la responsabilité de gouverner nos pays, de ramener la paix dans les pays de provenance des réfugiés. Enfin cette visite est aussi une façon de garder l’enthousiasme d’être au service des pauvres ».

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Quid des victimes de la pauvreté doctrinale et liturgique dans l'Eglise ? par Scrutator Sapientiæ (2013-09-11 06:52:24)
[en réponse à 731341]
Bonjour et merci, Alonié de Lestre.
1. D'une part, je croyais qu'il ne fallait ni donner l'impression, ni faire en sorte que l'Eglise catholique se transforme en "ONG humanitaire", mais j'ai sans doute ou sûrement mal compris ce qu'a voulu dire le Pape François lui-même, dans son homélie du 14 mars 2013.
2. D'autre part, il paraît que le Pape François est "le Pape des pauvres", mais il est vrai que cette dénomination est d'inspiration, d'origine médiatique, extérieure à l'Eglise, et je n'ai pas connaissance du fait que le Pape François la revendique officiellement, publiquement, pour lui-même.
3. Pour autant, "le Pape des pauvres" devrait pouvoir se tourner davantage vers les pauvres, y compris vers tous ceux qui, chaque dimanche, sont témoins ou victimes de la pauvreté qui règne dans l'Eglise catholique, dans bien des diocèses, dans bien des paroisses.
Je veux parler ici de la pauvreté dont sont témoins ou victimes de nombreux catholiques, confrontés à la soumission de la doctrine catholique et de la liturgie catholique à de l'existentialisme évolutionniste et à de l'horizontalisme humanitariste.
4. Je veux parler ici de l'appauvrissement volontaire, militant et partisan, orgueilleux ou paresseux, réducteur ou restrictif, tendanciel et tendancieux, ou tout simplement "consensualiste fraternitaire" qui règne souvent, au sein même de l'Eglise catholique, en matière doctrinale et liturgique, et qui est imposé, tantôt aux fidèles par les clercs, tantôt aux clercs par les fidèles, tantôt à certains clercs et à certains fidèles, par d'autres clercs et par d'autres fidèles.
5. On s'en veut presque de devoir le rappeler :
- il y a enrichissement dans la fidélité à l'orthodoxie, dès lors que cette fidélité à l'orthodoxie, en matière doctrinale et liturgique, est propice à la consolidation et à l'enrichissement de la Foi catholique des fidèles.
- il y a appauvrissement dans la plasticité et dans l'innovation, dès lors que cette plasticité dans l'innovation, en matière doctrinale et liturgique, contribue
a) à rendre facultatif, "dépassé", "périmé", à ringardiser, à stigmatiser, ce qui est à la fois indispensable et très profitable à la Foi catholique des fidèles,
b) à rendre "obligatoire" ce qui est à la fois artificiel, sensationnel, sentimental ou superficiel, et potentiellement préjudiciable à la Foi catholique des fidèles.
6. Le Pape François, en tant que "Pape des pauvres" (mais tous les Papes ne sont-ils pas ou n'ont-ils pas vocation à être les Papes des pauvres ?), viendra-t-il au secours des victimes de cet appauvrissement doctrinal et liturgique, qui règne souvent dans l'Eglise catholique, notamment en Europe occidentale ?
7. Que les témoins, que les victimes de cet appauvrissement, presque généralisé, fassent entendre en haut lieu le fait qu'elles aussi sont victimes de la pauvreté ; même s'il s'agit d'une forme de pauvreté non corporelle ni matérielle, comment le Pape François pourrait-il y être indifférent, puisque cet appauvrissement, quasiment hégémonique, de la doctrine catholique et de la liturgie catholique
- se produit au sein même du "Corps mystique du Christ",
- porte atteinte à la réception et à la transmission des "matériaux" constitutifs de la Foi, laquelle est l'une des "matières premières" de la vie chrétienne,
- n'est pas sans rapports avec "la chair du Christ" ?
8. C'est mon voeu le plus cher, en cette année de la Foi : que le Pape François écoute, entende, le cri de ces pauvres là aussi, et qu'il agisse et fasse agir, pour que les hommes d'Eglise contribuent davantage à faire en sorte que l'on commence ou continue davantage à lutter, au sein même de l'Eglise, contre cette pauvreté doctrinale et liturgique, qui contribue amplement, grandement, à l'ONGisation de l'Eglise catholique.
Je vous remercie par avance pour toute remarque ou suggestion, et je vous souhaite une bonne journée.
Scrutator.

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Pas d'accord, par Vulpus (2013-09-11 08:48:38)
[en réponse à 731341]
Si couvents sont vides, le pape, devrait faire le nécessaire pour qu'ils se remplissent de religieux, moines et moniales et après , seulement,après, accueillir, au nom du Christ, ceux qui demandent l’accueil.
C'est un discours bien peu chrétien mais très humaniste et droit de l'homiste.
Encore un moment de tristesse !