Le Forum Catholique
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( 731386 )
Prénom et Confirmation. par Maëlig (2013-09-11 11:11:58)
Bonjour,
Je vais me lancer dans la grande aventure qu'est la Confirmation. J'ai un premier rendez-vous le 8 octobre.
J'en ai discuté un peu autour de moi, et certains amis, déjà confirmés, m'ont dit qu'il était possible de choisir un nouveau prénom. J'ai regardé sur internet, mais beaucoup se contredisent.
Cette pratique a-t-elle toujours lieue ? Comment faire ?
Merci.
Maëlig.

( 731390 )
bizarre par jejomau (2013-09-11 11:32:07)
[en réponse à 731386]
jamais entendu dire qu'on changeait de prénom !? Je ne connais ce cas que pour ceux qui entrent dans un monastère...
En revanche, ce qui est vrai, c'est qu' avec la confirmation vous pouvez choisir un parrain (ou une marraine) qui ne sera pas celui qui était celui de votre baptême (bien que le seul vrai parrain (et marraine) demeure celui qui était là à votre baptême)

( 731392 )
C'est en effet un usage de pouvoir ajouter un prénom par Père M. Mallet (2013-09-11 11:43:48)
[en réponse à 731386]
...à l'occasion de la confirmation.
Il s'agit d'ajouter un prénom et non de remplacer l'ancien.
Ce n'est pas obligatoire, et cela ne nécessite pas de formalité particulière.
Comme je n'ai pas eu l'occasion durant mon sacerdoce d'accompagner des groupes de confirmands, et que ma confirmation remonte à environ 50 ans, je ne sais plus trop si ce prénom supplémentaire est celui qui est utilisé par l'évêque (pour la Confirmation), ou bien si c'est le prénom principal (du baptême) qui est utilisé.

( 731396 )
Là où cette coutume se pratique... par John DALY (2013-09-11 11:53:29)
[en réponse à 731392]
Là où cette coutume se pratique (elle n'est pas universelle et je ne suis pas sûr qu'elle soit traditionnelle en France) en effet l'évêque s'adresse au confirmand par le nouveau nom choisi, au moment de l'oindre. Dans mon cas, c'était "Andreas, signo te signo crucis et confirmo te chrismate salutis..."

( 731397 )
Andreas? par Lycobates (2013-09-11 11:59:09)
[en réponse à 731396]
ou Andrea?
J'ai l'impression que la coutume est plutôt anglo-saxonne.
Dans mon cas cela n'a pas été fait.
L'évêque m'a oint en utilisant mon nom de baptême, au vernaculaire. Le traduire en latin au vocatif aurait été un peu overdone.

( 731399 )
Carolus Egger... par John DALY (2013-09-11 12:19:22)
[en réponse à 731397]
...(Lexicon Nominum Virorum et Mulierum, Romæ, MCMLVII) de vocativo huius nominis omnino silet. Dubium manet integrum sicut de vocativo "Ioannis".
La coutume de prendre un nouveau patron à la Confirmation n'est pas limitée au pays anglo-saxons : je l'ai rencontrée en Amérique latine.
J'avais présumé jusqu'ici, peut-être à tort, que votre pseudo était la forme hellénique d'un prénom germanique bien connu, mais puisque ce prénom a une forme latine qui paraît dans le Martyrologe Romain vous n'auriez pas supporté l'intrusion du vernaculaire...

( 731401 )
mon pseudo par Lycobates (2013-09-11 12:38:19)
[en réponse à 731399]
J'avais présumé jusqu'ici, peut-être à tort, que votre pseudo était la forme hellénique d'un prénom germanique bien connu, mais puisque ce prénom a une forme latine qui paraît dans le Martyrologe Romain vous n'auriez pas supporté l'intrusion du vernaculaire...
Vous avez certes présumé correctement, care Ioannĕs!
Quant à la forme latine de ce prénom, je crois (mais je n'ai pas ici le martyrologe devant moi) que sa latinité se limite à l'ajout de -us, et donc -e au vocatif. L'impression reste somme toute quand-même très germanique. Vous savez: on ne civilise pas trop facilement les
agri decumates.
C'est vrai en revanche qu'il en existe aussi, dans les
Monumenta Germaniae Historica une forme totalement latinisée, qui comme le saint patron qui a donné le prénom, date du Xe siècle, et qui est une forme très drôle, presque macaronique, que je n'aurais pas osé proposer à Monseigneur ...
Le lexique de feu l'abbé Egger est bon, mais pour des noms grecs, comme vos deux noms, on peut toujours se rabattre sur la forme grecque, où les vocatifs sont connus, si je ne m'abuse.
Mais soit...
L'un de vos deux noms est d'ailleurs un autre de mes prénoms; nous partageons le patronage d'un saint apôtre.

( 731411 )
Le mystère... par John DALY (2013-09-11 14:08:56)
[en réponse à 731401]
Merci pour ces précisions, cher Lycobates. C'est un fait curieux que depuis votre apparition sur le FC, partout où je vais les gens me posent la même question :
mais qui donc est Lycobates ? Et moi de répondre que je ne connais que son prénom.
Ora Deum pro me adsidue neque ego obliviscar te.
Voilà un petit hexamètre que j'ai bricolé afin de pouvoir contourner le problème de "oremus pro/ad invicem". Il fera sans doute beaucoup de peine aux oreilles pies des dévots d'Ovide - "that cheery old reprobate" comme l'appelle C.S. Lewis !
Joannes Stephanus Andreas qui illi Nasoni Horatium longe anteponit.

( 731419 )
antidoron par Lycobates (2013-09-11 16:05:59)
[en réponse à 731411]
OMNIPATER TIBI SIT CVSTOS TVEATVR ET OMNI
TEMPORE, CARE, TVOS: HAEC PIA VOTA LVPI

( 731421 )
Comme quoi on peut baptiser... par John DALY (2013-09-11 16:19:42)
[en réponse à 731419]
...même Ovide !
Je l'imprime et je le garderai dans ma copie des Inscriptiones Orationes Epistulæ du cardinal Bacci (dédicacée par l'auteur) où ce distique bien respectable se trouvera en bonne compagnie.

( 731435 )
antidoron alterum par Lycobates (2013-09-11 17:21:51)
[en réponse à 731421]
VERSICVLO PRAESTANS IGNOSCAT BACCIVS ISTI
TVLLIA QVI SACRO MVNERA FONTE DABAT

( 731478 )
Un essai timide par John DALY (2013-09-11 21:53:48)
[en réponse à 731435]
TEMPORIBVS BACCAE CVIVS NON DEDECVERUNT
BACCIVS IPSE VETAT QVIN PETAT HIC VENIAM
Je suis né trop tard pour avoir vraiment appris cet art durant mes études et je suis bien jaloux de votre compétence évidente cher Lycobates : j'espère seulement ne pas trop me ridiculiser.

( 731489 )
merci! par Lycobates (2013-09-11 23:10:08)
[en réponse à 731478]
cher M. Daly, puisque c'est grâce à vous que j'ai repris en main ce soir le deuxième tome des Varia Latinitatis Scripta de Mgr. Bacci, que vous mentionniez.
Quel bonheur en effet de lire et de relire cette prose.
Le pape Pie XII aurait dit (je n'en connais pas la source, mais c'est peut-être Mgr. Bacci qui le lui a soufflé) que lingua Latina verba non enuntiat, sed sculpit.
Comme cela est vrai, et il faudrait pouvoir écrire comme-ça!
Mon édition des ces Scripta, la troisième de 1955, loin d'être dédicacée, provient de la bibliothèque de Holy Cross Abbey, Stapehill, Wimborne, Dorset.
Je ne l'ai pas volée, je vous l'assure, mais elle à dû se vendre.
Ignominia! comme dirait un de mes profs de grec quand nous nous trompions dans la conjugaison des verbes en -mi.
Détrompez-vous: je ne suis pas poète du tout. Certes, il y a une certaine technique, je ne dirai pas un art, de composer les mots pour faire un vers un peu juste, et on s'y est exercé pendant les études, c'est vrai, mais cela fait longtemps que je n'ai plus pratiqué. Et un distique juste n'est pas encore un poème.
Vous m'y avez provoqué, felix culpa, puisque cela a rendu mon après-midi un peu moins morose aujourd'hui, même si je n'avais pas sous la main mon Thesaurus de Aler, mais seulement le Lewis&Short (pour vérifier les longueurs que je ne connais pas toutes par coeur), et c'est vraiment un excellent dictionnaire.
Il faut l'avoir "dans les doigts" comme nous disons, et c'est cette pratique assidue du versificator qui peut faire des merveilles encore. Connaissez-vous les poèmes du pape Léon XIII, édités de son vivant? Voilà un très grand poète.
Ou ceux du père Vincent Scheil O.P., qui découvrit à Suse le code d'Hammourabi (auj. au Louvre) et célébra ce forfait avec une strophe alcaïque en 1902?
Mais mon esprit est très prosaïque, plutôt sec, et rationnel, disons "allemand", et c'est surtout les prosateurs, Cicéron bien sûr et Tite Live, moins Tacite et Sénèque, que j'aime bien lire et relire pour leur ars dicendi. Plus tard j'ai découvert les Pères (je parle des Latins maintenant, car ma Graecitas est une toute autre histoire, je suis helléniste à la base) que je n'ai pas mal lus, mais le champ est vaste et je suis loin d'être au bout, si cela est possible.
Et il y a bien sûr saint Thomas, etsi eius Latinitas immanis est, qu'il faut nocturna versare manu, versare diurna, et les thomistes de la Renaissance, les Espagnols surtout, que j'ai découverts pendant un séjour à Salamanque à mon plus grand bonheur: Cano, qui écrit un latin excellent, élégant même, Soto, Báñez, Vitoria, sans oublier Cajétan, qui est franchement médiéval du point de vue linguistique mais un esprit aigu et fidèle.
Un monde fascinant, mais on ne les lit pas pour leur latin. Enfin, personne ne les lit aujourd'hui. Catholica non iam leguntur.
Demain, fête du Saint Nom de Marie, jour de mon baptême, ma communion pour vous et vos proches et toutes les âmes de bonne volonté de ce forum.

( 731588 )
Auteurs latins par John DALY (2013-09-12 19:01:40)
[en réponse à 731489]
Cher Lycobates,
Oui, j'apprécie la prose du cardinal Bacci et la prose et les vers de Léon XIII - c'est grâce à vous, sur un autre support, que j'ai pris connaissance du carmen extraordinaire de ce dernier qui commence "Cultrix bonarum nobilis artium" - mais je vous ai déjà dit que je suis admirateur d'Horace; pas étonnant donc si cela me plaît de l'entendre exprimer la saine doctrine catholique, et c'est bien l'impression que me fait ce poème.
Il est toujours agréable de tomber sur un auteur ecclésiastique qui s'exprime en un latin digne des grands temps; vous connaissez les grands noms mieux que moi mais peut-être n'avez pas fait la connaissance du Cursus Vitæ Spiritualis de Carolus Morotius, cistercien - vraiment délicieux.
Un autre écrivain magnifique que je n'ai découvert que par hasard est Jean de Salisbury (Joannes Saresberiensis) - il me semble que les belles lettres latines ont eu de représentants en chaque siècle, encore que je suis bien moins optimiste que certains concernant l'avenir du latin vivant en ce misérable siècle d'apostasie et de décadence.
Je suppose que vous possédez un exemplaire (plutôt difficile à obtenir) du In Three Tongues de Mgr Ronald Knox ?
Même si j'aime la prose latine de style très pur, je ne vous suis pas dans votre préférence pour la prose sur la poésie; celle-ci est l'art qui m'a toujours fait le plus de plaisir et le seul où je me sens un goût relativement cultivé et fiable. L'Irlande est loin de l'Allemagne !
Merci surtout de votre charitable promesse en faveur des miens ce grand jour du Saint Nom de Marie.

( 731644 )
encore merci par Lycobates (2013-09-13 01:12:23)
[en réponse à 731588]
cher M. Daly, pour vos précisions utiles sur le cistercien Carolus Morotius, que je ne connaissais pas, et Jean de Salisbury, dont je connaissais bien le nom (Eduard Norden en parle), mais que je n'ai pas lu.
Je vais m'en informer davantage!
Le Carmen saeculare du grand pape Léon que vous citez dans un message plus bas je l'ai découvert par hasard à 16 ans, bouche bée, dans une vieille anthologie de poèmes latins pour écoles, et depuis je n'ai cessé de chercher ce que je pouvais trouver sur ses poésies, telles d'un Horace chrétien. La belle edition de Bach que vous avez vu citée dans cet hommage pour le centenaire du décès reprend tout, éditée en 1903.
Il faut se rendre compte que le pape fut nonagénaire quand il composa cette ode. C'est extraordinaire. On ne peut qu'espérer que, si Dieu nous prête une si longue vie, nos capacités intellectuelles (latinistes et autres) se maintiennent à une comparable hauteur, ceteris paribus. Ce serait une grande grâce.
Oui, s'il est vrai que César et Cicéron sont présentés comme les maîtres de la prose classique, et cela à raison, il n'y a pas de siècle après eux sans montrer l'un ou l'autre exemple d'un latin exquis qui s'est inspiré de la aurea Latinitas, même au milieu des pires circonstances culturelles ou autres. Cela vaut même aujourd'hui, mais il faut un peu chercher pour le découvrir, et comme vous je ne suis pas très optimiste pour le futur. Mais gardons ouvertes nos petites oasis dans lesquelles on voit arriver de temps en temps, non plus des caravanes, mais l'un ou l'autre cavalier solitaire assoiffé. Bonum diffusivum sui, et l'internet aidant, on peut encore faire beaucoup.
Pour le XIXe siècle la prose de Léon XIII, surtout ses encycliques que, noctambule, il dictait en latin, est certes d'une qualité exceptionnelle et elle prendra et gardera sa place parmi les excelsae Latinitatis testimonia. Après lui il n'y a que quelques textes du pape Pie XI (et l'on peut y discerner sans peine la main de Mgr. Bacci), et l'un ou l'autre du pape Pie XII qui atteignent ce niveau. Mais ces papes n'ont pas donné eux mêmes la dernière forme latine à leurs textes, pas comme Léon XIII et autres papes avant lui.
Dans son Antibarbarus der lateinischen Sprache, un ouvrage largement honni et oublié par les modernistes que comptent aussi les philologues (ils le considèrent trop normatif), l'auteur Johann Philipp Krebs (1771-1850) donne une introduction historique très intéressante de 16 pages, revue et annotée dans les éditions récentes par Joseph Hermann Schmalz (la dernière de 1905, encore réimprimée en 1984), où sont traités les prosateurs latins de toute époque, décrits leurs vertus et leurs torts, suivie de quelques conseils sur la reine Latinität, en vue de l'imitation par les élèves au collège et les étudiants à la faculté. On peut être ou ne pas être d'accord avec toutes ces estimations, mais ce petit essai mérite d'être plus connu.

( 731755 )
Question sur Pie VI par Jean Ferrand (2013-09-13 22:46:09)
[en réponse à 731644]
J'ai lu en français, peut-être bien sur internet, des encycliques ou autres discours de Pie VI, que je trouvais magnifiques. En particulier sa première encyclique. J'étais étonné de leur modernité (je ne dis pas modernisme !)
Qu'en était-il, d'après vous, de sa latinité ? Merci.

( 731768 )
Pie VI par Lycobates (2013-09-14 00:41:57)
[en réponse à 731755]
J'ai peu lu le pape Pie VI, cher M. Ferrand, sauf bien sûr la bulle Auctorem Fidei de 1794 qui condamne le synode de Pistoia, et qui est d'une brûlante actualité, comme vous ne l'ignorez pas.
Dans cette Bulle sont reprises 85 propositions erronées de ce synode et cette partie du texte ne présente évidemment pas beaucoup d'attrait littéraire. L'introduction en revanche est intéressante de ce point de vue là, c'est un beau style solennel, typique de curie, 5 pages dans mon édition.
Evidemment ici il ne s'agit pas (forcément) du style *personnel* du Pape.
Pie VI fut juriste et de bonne famille (i conti Braschi), éduqué par les jésuites, il aura certainement eu une bonne éducation littéraire et aussi latiniste. Mais j'ignore s'il a écrit en latin de sa propre initiative, disons pour son plaisir, animi causa, comme l'ont fait Urbain VIII et Pie II avant lui, et Léon XIII après lui.
Nous sommes au XVIIIe siècle. Le latin de la Curie de ce siècle fut bon. Le père Springhetti (dans son livre Latinitas fontium iuris canonici, Romae, 1968) dit de façon lapidaire: Redit vera elegantia saeculo XVIII p. 128 (après les incredibiles argutiae et pueriles venustates propres au XVIIe).
Mais tout cela est aussi un peu une question de goût personnel.
Je vous remercie de votre suggestion, je vais essayer de lire un peu plus de Pie VI dans le texte.
Quant à notre époque, il faudra davantage dire avec le père Springhetti que peritus scriptor latinus inter raras aves computandus videtur. (op. cit. p. 130).

( 731791 )
Pie II par Jean Ferrand (2013-09-14 14:25:17)
[en réponse à 731768]
Pie II, Eneas Silvio Piccolimini, fut un grand écrivain de la Renaissance avant d'être pape... : pas toujours très orthodoxe, et pas toujours très moral. Mais il se rétracta : Pium accipite, AEneam rejicite.
Ses Mémoires de pontife sont passionnants comme un roman, avec beaucoup d'effets littéraires. Malheureusement je ne les possède et ne les lis qu'en français...
Etes-vous fan de Pie II ? J'abuse de votre patience.
Je reviens un instant aux Mémoires de Pie II : la description de sa propre élection par le conclave, et aussi de son inauguration subséquente, est vraimennt un document d'histoire extraordinaire.
Je ne pardonne pas à Pie II d'avoir honorer de son amitié, sans aucune illusion sur lui, cf. le récit du séjour à Ostie, le cardinal Borgia, futur pape.
Mais il lui devait son élection !

( 731792 )
d'avoir honoré par Jean Ferrand (2013-09-14 14:40:25)
[en réponse à 731791]
Pardon pour la faute de syntaxe... que je commets souvent !

( 731839 )
je suis plus indulgent par Lycobates (2013-09-15 00:15:57)
[en réponse à 731791]
que vous, cher M. Ferrand, pour cet Aeneas devenu pius sur le tard ...
Il existe, depuis une dizaine d'années, une nouvelle édition, bilingue anglais-latin, de ses remarquables Commentarii rerum memorabilium, en deux volumes dans la serie I Tatti Renaissance Library (Harvard), conçue comme une sorte de série Loeb pour les écrits de la Renaissance.

( 731492 )
Pour John Daly et Lycobates par Sic transit (2013-09-11 23:19:29)
[en réponse à 731478]
Non equidem invideo miror magis
Quelle habileté !

( 731590 )
Puisque vous avez fait la conaissance de Virgile... par John DALY (2013-09-12 19:06:56)
[en réponse à 731492]
...cher Sic Transit, peut-être seriez-vous à même d'apprécier cette ode du pape Léon XIII par laquelle il donne son appréciation du XIXe siècle à sa fin. C'est une imitation d'Horace :
Cultrix bonarum nobilis artium
decedit aetas; publica commoda
viresque naturae retectas,
quisquis avet, memoret canendo.
Saecli occidentis me vehementius
admissa tangunt; haec doleo et fremo.
Proh, quot retrorsum conspicatus
dedecorum monumenta cerno.
Querarne caedes, sceptraque diruta,
an pervagantis monstra licentiae?
An dirum in arcem Vaticanam
mille dolis initum duellum?
Quo cessit Urbis, principis urbium
nullo impeditum servitio decus?
Quam saecla, quam gentes avitae
Pontificum coluere sedem?
Vae segregatis Numine legibus!
Quae lex honesti, quae superest fides?
Nutant, semel submota ab aris,
atque ruunt labefacta iura.
Auditis? effert impia conscius
insanientis grex sapientiae;
brutaeque naturae supremum
nititur asseruisse numen.
Nostrae supernam gentis originem
fastidit excors; dissociabilem,
umbras inanes mente captans,
stirpem hominum pecudumque miscet.
Heu quam probroso gurgite volvitur
vis impotentis caeca superbiae!
Servate, mortales, in omne
iussa Dei metuenda tempus,
qui vita solus, certaque veritas,
qui recta et una est ad Superos via,
is reddere ad votum fluentes
terrigenis valet unus annos.
Nuper sacratos ad cineres Petri
turbas piorum sancta petentium
is ipse duxit; non inane
auspicium pietas renascens.
Iesu, futuri temporis arbiter,
surgentis aevi cursibus annue,
virtute divina rebelles
coge sequi meliora gentes.
Tu pacis almae semina provehe;
irae, tumultus, bellaque tristia
tandem residant; improborum
in tenebrosa age regna fraudes.
Mens una reges Te duce temperet,
Tuis ut instent legibus obsequi;
sitque unum ovile et pastor unus,
una fides moderetur orbem.
Cursum peregi lustraque bis novem
Te dante vixi. Tu cumulum adiice:
Fac, quaeso, ne incassum precantis
vota tui recidant Leonis.

( 731440 )
Thérèse par Jeanne Smits (2013-09-11 18:21:28)
[en réponse à 731401]
J'ai été confirmée à la Jamaïque, ayant choisi le prénom de Thérèse : nous étions toutes (j'étais dans une classe de filles) encouragées à choisir une sainte que nous aimions particulièrement pour obtenir son patronage pour la vie lors de la confirmation. Nous étions effectivement confirmées en étant appelées par le prénom choisi.
J'ai souvent eu l'impression qu'en France la profession de foi est plus mise en valeur que la confirmation – je me trompe peut-être… Mais cette impression m'a toujours étonnée.
Quoi qu'il en soit aux Pays-Bas ou en Amérique on ne connaît pas la profession de foi, ni la communion solennelle.
Amitiés
Jeanne Smits

( 731497 )
Thérèse! par Lycobates (2013-09-11 23:46:29)
[en réponse à 731440]
la grande Thérèse ou la petite Thérèse?
Déjà votre nom de baptême est tout un programme: Madame de Chantal (comme nous l'appelons en allemand: Frau von Chantal) est une des plus attachantes figures des derniers siècles dans l'église de France.

( 731508 )
la petite… par Jeanne Smits (2013-09-12 00:06:34)
[en réponse à 731497]
Et puis mon saint patron se trouve être saint Jean-Baptiste, je l'ai hérité de ma maman qui elle aussi s'appelait Jeanne. Et je l'aime beaucoup !

( 731408 )
je confirme par Mauwgan (2013-09-11 13:59:36)
[en réponse à 731396]
Cette tradition aux USA. Mes enfants ont eu le privilege d'etre confirme de cette facon dans la former extraordinaire, mais je said que les confirmants le font aussi dans former ordinaire du Saint Sacrifice de la Messe. Les norms ont choisi st Josaphat, st Katherine Drexel, et St Jeanne d'Arc.
L'apparat est aussi tres different, les confirmants ne portent pas d'aubes comme je l'ai fait.

( 731398 )
on en apprend tous les jours par jejomau (2013-09-11 12:06:20)
[en réponse à 731392]
Merci mon Père pour votre éclairage. Et quelle est la signification symbolique de ce changement de prénom pour ce sacrement ?

( 731403 )
" Au Ciel, tu recevras un nom inscrit sur un caillou blanc, et toi seul en comprendra le sens profond" par Glycéra (2013-09-11 12:53:11)
[en réponse à 731398]
Lettre à l'église de Pergame (Apocalypse)
Ce nom nouveau ?
Devrons-nous changer de nom en arrivant "la-haut" ?
Changer au sens de nos petits registres humains ?
N'importe ! La donnée est autre.
Un homme est sur terre pour devenir, pour atteindre la perfection, être un attribut de Dieu selon sa spécificité : comme Ste (petite) Thérèse disait "Je sais ce que je suis, l'Amour"
Nous avons reçu un pré-nom.
C'est prémice de ce que nous avons à devenir pour entrer en Dieu, devenir Dieu en notre petite perfection immergée dans la Sienne.
Sur terre, nous travaillons, grâce à la grâce ; chaque moment est un morceau de glaise à façonner, pour devenir cette qualité parfaite qui nous est propre, donnée à devenir, mise en nous dès avant notre conception, par l'intention que Dieu a sur nous en nous incarnant.
A C Emmerich raconte un jeu que jésus a fait lors des préparatifs des noces à Cana. Chacun tirait au sort un fruit que Jésus lui tendait avec un petit commentaire qui en disait long sur ce qui était en nous : seul le receveur du cadeau comprenait, était touché au plus intime de lui. N'est ce pas de ce genre de connaissance aussi que Nathanaël a été touché par Jésus lui disant le : "Je t'ai vu sous le figuier" ?
Etre confirmé dans la plénitude d'enfant de Dieu et de l'Eglise, compléter ce qui a été reçu au baptême, n'est ce pas un premier pas, le pas actif et volontaire de l'homme, qui demande à Dieu : le nom auquel je pense pour dire en quoi je Vous sers est : ... ce nom en plus que je vous donne aujourd'hui.
Voilà donc quel serait le sens de pré-nom ?
(1)
Ce ne sont que des souvenirs, je n'ai pas de textes précisant les règles ou les usages au moment de la Confirmation
Avec mes bonnes salutations
Glycéra
(1) Et non pas ce qui est pensé souvent : que le Nom est celui de toute la famille, et le prénom, celui qu'on place devant ce nom. Les registres obligés par la Révolution ont créé cette confusion de sens, et empêcher de comprendre le symbole : les gens ont du déclarer un nom de famille... Beaucoup en ont choisi un à ce moment légaliste, et c'est ainsi que bien des gens des campagnes ont vénéré St Martin, se nommant Martin, qui reste premier dans les noms de famille en France.

( 731409 )
en ces années 1930 , le prélat en charge par blamont (2013-09-11 14:01:28)
[en réponse à 731403]
de confirmation à Saint Martin de France demandait le prénom du confirmant sous sa forme vernaculaire et utilisait la forme latinisée dans la mesure du possible même si cela donnait des résultats "bizarres".
Ce sacrement et sa forme furent tellement marquants qu'un proche signa jusqu'à la veille de son trépas ses lettres privées de son prénom latinisé.
Quel prénom?
Alain.
Quid des prénoms bretons ou saxons en forme latinisée?
Thiebault donne bien Theobaldus mais Gwenaelle, Adelaïde (lande noble), Hervé?

( 731412 )
tentative par Mauwgan (2013-09-11 14:35:17)
[en réponse à 731409]
Hervaelus?

( 731426 )
autre tentative par Lycobates (2013-09-11 16:45:24)
[en réponse à 731409]
Gwenaëlle je ne saurai pas vous dire, mais l'impératrice germanique, veuve d'Otton I le Grand, est appelée Adelaida, ou plus germanisée Adelheida, et Hervé est Hervaeus, comme le 14e maître des Dominicains, Hervaeus Natalis (Herve Nedeleg).

( 731542 )
lycobates: alors là, il m'épate par blamont (2013-09-12 10:11:28)
[en réponse à 731426]
Merci de m'instruire aussi complètement par votre savoir concernant mon saint patron qui naquit aveugle selon le souhait de ses parents afin de ne pas voir la laideur du monde (effectivement, voir dame Taubira et Cyril Hannouna enchainant un tango langoureux, il y a de quoi frémir) et adopta le loup qui mangea son âne.

( 731563 )
Pour Gwenaelle par Yves Daoudal (2013-09-12 13:10:35)
[en réponse à 731409]
c'est forcément Albangela, mais j'aimerais que l'évêque garde le nom breton... parce que, finalement, Albangela, ce n'est pas Gwenaelle...

( 731453 )
Nous prions... par Paterculus (2013-09-11 19:15:20)
[en réponse à 731386]
... pour vous à l'occasion de cette préparation à ce sacrement.
Votre dévoué Paterculus

( 731596 )
Mozart par Jean Ferrand (2013-09-12 19:27:46)
[en réponse à 731386]
Mozart, à Salzbourg, ville d'empire mais souveraine, avait pris à sa confirmation le nom de Sigismond, qui, comme par hasard, était celui du prince-archevêque régnant.
Si bien que dans une lettre du 16 décembre 1774, il signait plaisamment en déclinant tous ses noms : Johannes Chrysostomus Wolfgangus Amadeus Sigismondus Mozartus.