Le Forum Catholique
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( 730322 )
Livres Deutérocanoniques (apocryphes) par Maëlig (2013-08-29 21:36:36)
Bonjour.
Je viens de m'apercevoir que la Bible que j'ai acheté il y a quelques jours ne contient pas les livres apocryphes. Est-ce un détail gênant dans la lecture ? A quoi servent-ils ?
Merci.

( 730324 )
Quelle erreur ! par Jean Ferrand (2013-08-29 21:54:49)
[en réponse à 730322]
Les livres deutérocanoniques sont tout sauf apocryphes, puisqu'ils ont été reconnus par le concile de Trente. Ils sont inspirés par Dieu.
Mais n'y a-t-il pas confusion dans votre esprit ? Ne parlez-vous pas de certains livres non reconnus pas l'Eglise catholique mais qui ont été ajoutés dans la nouvelle Traduction Oecuménique de la Bible ? IVe Esdras, ou la Prière de Manassé, par exemple ?
Sachez que ces livres, bien que non canoniques (au sens catholique), ne sont pas pour autant apocryphes, ce qui veut dire faux. Ils étaient imprimés autrefois, en petits caractères, dans certaines bibles catholiques latines, et considérés avec honneur.

( 730325 )
[réponse] par Maëlig (2013-08-29 22:00:00)
[en réponse à 730324]
J'avoue qu'avec cette affluence de Bible différentes, je suis un peu perdu...

( 730326 )
Bible : Ce n'est pas du tout un détail ! par Michel (2013-08-29 22:03:49)
[en réponse à 730322]
Cela veut dire que c'est une bible protestante (au mieux ; et au pire, une secte style T. de J.), et donc toute la traduction (et les notes) sera probablement très tendancieuse.
Et il n'y aura pas les notes expliquant dans un sens catholique les passages qui nécessitent une explication pour éviter de tomber dans une lecture superficielle et erronée.
Par ailleurs, Luther a arbitrairement supprimé les livres qui réfutaient par avance ses erreurs (comme l'Epître de S. Jacques) : sans ces livres, on est très mal équipé pour résister à ces erreurs !
Bref, ce n'est pas du tout un détail.
Essayez donc de reporter ce livre au commerçant !
(tromperie sur la marchandise...?)

( 730327 )
[réponse] par Maëlig (2013-08-29 22:06:32)
[en réponse à 730326]
J'ai acheté "La Bible en français courant". Protestant ?

( 730329 )
[réponse] par Maëlig (2013-08-29 22:23:52)
[en réponse à 730327]
Je rapporte dès demain mon acquisition à faire échanger.

( 730342 )
"en français courant"... par Yves Daoudal (2013-08-30 09:50:01)
[en réponse à 730327]
Donner une traduction "en français courant", c'est d'abord un prétexte pour supprimer les références théologiques et aplatir le texte.
Exemple: lors de l'Annonciation, l'ange appelle Marie "pleine de grâce" ("kekharitomene" en grec), ce que l'on retrouvera au début du "Je vous salue Marie", et qui est une première annonce de l'Immaculée Conception (l'ange l'appelle "Pleine de grâce" comme si c'était son nom, à Lourdes Marie dira "Je suis l'Immaculée Conception").
et dans la Bible en français courant cela devient
Le Seigneur t'a accordé une grande faveur
Et cela, c'est beaucoup plus grave que l'absence des textes deutérocanoniques.

( 730355 )
Bible, ce n'est pas un détail par Anne Charlotte Lundi (2013-08-30 12:33:45)
[en réponse à 730322]
d'acheter une Bible.
Demandez conseil à un prêtre, un ami catholique qui saura vous guider, vous expliquer les différentes traductions.
et vous indiquer les meilleures traductions, Crampon, Osty, Lemaitre de Sacy, Glaire...

( 730358 )
Précisément par XA (2013-08-30 13:38:20)
[en réponse à 730355]

( 730381 )
Bible catholique : Les versions et traductions de la sainte Écriture par Amandus (2013-08-30 17:55:02)
[en réponse à 730322]
Si l’on veut lire la sainte Écriture, le premier soin doit être de s’en procurer une version fidèle et sûre. Il faut donc rejeter absolument :
– les versions protestantes (Segond, …) qui sont amputées et déformées, et interdites par le Canon 1399, 1° ;
– les versions ne comportant pas de notes explicatives tirées des Pères de l’Église et des théologiens, interdites par les Canons 1391 et 1399, 5 [vd aussi Pie VII, Magna et acerbo, 3 septembre 1816, Denzinger n° 1603] ;
– les versions modernistes ou falsifiées (Traduction œcuménique de la Bible – t.o.b. –, Bible de Jérusalem) dont les notes distillent l’hérésie et sont en contradiction directe avec les décrets de la Commission biblique instituée par le Pape Léon XIII le 30 octobre 1902.
Il faut aussi se méfier de beaucoup de versions qui, sans être interdites ni perverses, s’écartent néanmoins de la Vulgate sur des points qui sont parfois de première importance. Depuis la fin du dix-neuvième siècle et à la suite du chanoine Crampon, les traductions de la sainte Écriture ne sont plus faites à partir de la Vulgate – version latine due à saint Jérôme (347-420) et déclarée authentique (c’est-à-dire ayant valeur d’original) par le Concile de Trente – mais à partir de ce qu’on est convenu d’appeler les textes originaux. Cela va à l’encontre du décret du Concile de Trente : « La Vulgate doit être tenue pour authentique, et personne ne saurait avoir l’audace ou la présomption de la rejeter sous n’importe quel prétexte. » [ive session, Denzinger n° 785]
Dans son commentaire du livre de Jonas, Dom de Monléon rétablit avec bonheur la vérité ; on trouvera tout son plaidoyer en annexe 3, et on consultera avec profit une série d’articles d’Antoine Barrois dans Itinéraires – en particulier le n° 227 de novembre 1978, pp. 1-35.
La Vulgate est donc la seule version intégralement sûre et authentique de la sainte Écriture. Les versions traduites sur les « textes originaux » s’en écartent sur de nombreux points, parfois graves, qui rabaissent les titres et prérogatives de Notre-Seigneur et de Notre-Dame. Prenons quelques exemples tirés de la Bible de Crampon (édition de 1928). Ces exemples peuvent d’ailleurs servir d’épreuves pour pouvoir juger rapidement de la qualité d’une traduction.
Exemples et suite.

( 730411 )
L'autorité épiscopale fait foi par PEB (2013-08-31 03:14:00)
[en réponse à 730381]
Depuis 1983, les canons précités sont désormais remplacés par ce qu'il suit:
Can. 825 - § 1. Les livres des Saintes Écritures ne peuvent être publiés sans l'approbation du Siège Apostolique ou de la conférence des Évêques; de même, pour en publier des traductions en langue vernaculaire, il est requis qu'elles soient approuvées par la même autorité et qu'en même temps elles soient munies des explications nécessaires et suffisantes.
§ 2. Les fidèles catholiques peuvent, avec l'autorisation de la conférence des Évêques, préparer et éditer, même avec le concours de frères séparés, des traductions des Saintes Écritures munies d'explications convenables.
Bref, il s'agit d'un dialogue entre Rome ou les conférences épiscopales et les éditeurs. Le
nihil obstat du secrétariat de la CEF et l'
imprimatur de son président doit donc suffire de bonne foi.
(Les canons de 1917 ne font plus autorité aussi excellents soient-ils mais ne peuvent qu'éclairer tout au plus l'intention du législateur. L'unique canon 825 est plus dense et tend aussi à l'économie de la glose selon la stricte nécessité pastorale et théologique.)