Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=728529
images/icones/hein.gif  ( 728529 )Où s'arrête la bonne foi ? par Pensassa (2013-08-04 14:30:34) 

Cette question me vient en lisant le débat sur la responsabilité des juifs dans la mort de Jésus et leur attitude actuelle.

On évoque notamment le fait qu'ils se trompent mais le savent pas.
Que c'est de bonne foi qu'ils considèrent Jésus comme un imposteur.

D'une manière générale donc où s'arrête la bonne foi (sous-entendu excusable) et où commence la position condamnable ?

Dans sa volonté de réforme de l'Eglise peut-on par exemple dire que Luther était de 'bonne foi' càd sincère, agissant selon ce que lui dictait sa conscience ?

Un musulman extrémiste qui se fait sauter au mileiu des innocents est convaincu que ce qu'il fait est juste et qu'il le fait au nom d'Allah. Est-il excusable ? voire meilleur qu'un catho qui n'ose pas prendre la parole pour défendre le Christ ?

Dieu seul jugera évidemment, mais existe-t-il une doctrine sur cet aspect des choses.
images/icones/hein.gif  ( 728532 )Quelques pistes par Rémi (2013-08-04 15:05:52) 
[en réponse à 728529]

aux passages du Catéchisme qui concernent la conscience morale. Qu'en pensez-vous ?
images/icones/neutre.gif  ( 728533 )Là où s'arrête la bonne foi par Ritter (2013-08-04 15:30:41) 
[en réponse à 728529]


2.1
Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu.
2.2
Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis.
2.3
Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux.
2.4
Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
2.5
Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel.
2.6
Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue.
2.7
Ils étaient tous dans l'étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres: Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens?
2.8
Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle?
2.9
Parthes, Mèdes, Élamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l'Asie,
2.10
la Phrygie, la Pamphylie, l'Égypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes,
2.11
Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu?
2.12
Ils étaient tous dans l'étonnement, et, ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres: Que veut dire ceci?
2.13
Mais d'autres se moquaient, et disaient: Ils sont pleins de vin doux.
2.14
Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes: Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l'oreille à mes paroles!
2.15
Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c'est la troisième heure du jour.
2.16
Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël:
2.17
Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes.
2.18
Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit; et ils prophétiseront.
2.19
Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée;
2.20
Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l'arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux.
2.21
Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
2.22
Hommes Israélites, écoutez ces paroles! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes;
2.23
cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des impies.
2.24
Dieu l'a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu'il n'était pas possible qu'il fût retenu par elle.
2.25
Car David dit de lui: Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu'il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé.
2.26
Aussi mon coeur est dans la joie, et ma langue dans l'allégresse; Et même ma chair reposera avec espérance,
2.27
Car tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption.
2.28
Tu m'as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence.
2.29
Hommes frères, qu'il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu'il est mort, qu'il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd'hui parmi nous.
2.30
Comme il était prophète, et qu'il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône,
2.31
c'est la résurrection du Christ qu'il a prévue et annoncée, en disant qu'il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption.
2.32
C'est ce Jésus que Dieu a ressuscité; nous en sommes tous témoins.

images/icones/fleche3.gif  ( 728536 )la "bonne" ? foi ne s'arrête pas... la triche, elle, se casse le nez. par Glycéra (2013-08-04 16:24:00) 
[en réponse à 728529]



St Paul, modèle de la bonne foi ?

Persécutant en bonne conscience l'Eglise.
Seul, il ne se sortait pas des pièges de la dialectique, de sa bonne conscience, de son aveuglement, de sa propre surdité, et il ne parlait pas juste.

L'Evangile de ce jour le clame : le sourd doit pour guérir obéir à cet ordre : "ouvre-toi (toi-même)" avec ma Gràace, et alors tes oreilles se décoinceront, et alors, tu parleras correctement, tu guideras les autres.


Confondre culpabilité et responsabilité mène à ce que l'homme se mêle de trouver la justice à la place de Dieu.

On peut être responsable d'un fait nocif sans en être aucunement coupable. C'est le cas de l'ignorance vraie : l'architecte qui applique les règles de l'art pour fonder les pilotis en terrain marécageux, et ordonne des travaux qui déséquilibrent la maison voisine, car les cartes n'étaient pas assez détaillées. Responsable d'avoir ordonné, mais non coupable, pas de faute de sa part.

On peut être coupable de sa présomption, ou de son excitation à vouloir tout faire, même ce qui n'est pas de notre affaire : qui aide le malheureux chargé de colis à les transporter mieux et plus vite en chargeant tout dans sa camionnette permet à un voleur d'aller planquer le butin. Complice, involontaire ne sachant le vol, mais coupable d'un manque de discernement, d'un orgueil à aider pour se sentir généreux et s'admirer peut-être ?



La "bonne" foi ne finit pas : si elle est vraiment bonne, elle ouvrira les yeux un jour ou l'autre.

Auto-satisfaction, et conscience sourde et aveugle ? Ce n'est pas de la bonne foi, c'est de l'orgueil de décider seul ce qui est bien, et confondre le bien et le vrai.


Condamner ?
Pourquoi ?
Quel fruit à condamner ?

Repérer les actes faussés, les dénoncer, éviter leur répétition, ce n'est pas juger, c'est avancer sur le chemin de la vérité. La Vie est faite pour cela, et une bonne vie n'est faite que de cela.


Celui qui a une fausse "bonne" foi se prendra les pieds dans ses propres raisonnements, et fatalement, se cognera dans le mur, tôt ou tard. Ainsi est-il des Juifs qui ont changé des passages de la Bible pour ne pas arriver à déduire que le Messie était bien Jésus...


Le Diable était-il de bonne foi ? Intelligent ? En tout cas, sa positon est faible, et il a fini par se prendre les pieds dans son propre tapis !

Tant que l'homme veut jauger seul sa "foi", c'est à dire sa capacité à évaluer, il se plantera ! Seul celui qui s'appauvrit, qui se sait peu futé, qui abandonne à Dieu la partie jugement, pourra entendre ce que Dieu dit, et se mettra, si c'est de sa charge de le faire, à parler avec justesse.


Dieu assure les énergies des tâches qu'il demande.