Le Forum Catholique
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( 728353 )
N'a-t-il pas pris des risques ? par Pensassa (2013-08-03 10:13:08)
Le prêtre FSSP remplaçant qui célébrait la messe du 9e dimanche après la Pentecôte dit lors de son homélie sur l'Epître du jour, qu'il était hérétique d'affirmer que Dieu soumettait à la tentation, rappelant aussi l'épître de saint Jacques.
Voilà qui avait le mérite d'être clair et je ne l'avais jamais entendu formulé de cette façon. Il n'a pas fait le lien avec la traduction protestante du Notre Père adoptée par tant de catholiques francophones depuis tant d'années, mais je crois que c'était évident pour toutes les personnes présentes.
Je ne pensais pas que les prêtres de la FSSP avait cette liberté de parole.

( 728358 )
Des prêtres conciliaires le disent aussi ! par Pétrarque (2013-08-03 11:08:11)
[en réponse à 728353]
Point n'est besoin d'être ouvertement traditionnel pour affirmer cette vérité que le nouveau Notre Père est hérétique, de même que le nouveau Credo et son "de même nature"...
Le Bon Dieu ne peut nous "soumettre" à la tentation. Il nous donne les grâces nécessaires pour ne pas y succomber.
Le Père et le Fils ont évidemment la même "nature" divine, mais le dire ainsi minore énormément leur consubstantialité qui, elle, doit être mise en avant comme elle l'a toujours été depuis Nicée, à défaut de quoi nous risquons de prêter le flan aux critiques des musulmans qui nous accusent d'être polythéistes.

( 728364 )
Version protestisante par frantiz (2013-08-03 12:03:44)
[en réponse à 728358]
Cela fait plusieurs fois que j'entends cette critique à propos du Notre Père "ne ne soumettez pas à la tentation".
Pouvez-vous m'expliquer en quoi cela est protestisant ?

( 728367 )
Je n'ai pas dit "protestant"... par Pétrarque (2013-08-03 12:22:49)
[en réponse à 728364]
D'ailleurs, il ne me semble pas que cela ait été dit dans ce fil.
Il a plutôt été dit "hérétique".
Si les protestants le sont indubitablement, tous les hérétiques ne sont pas protestants. J'ignore d'ailleurs pour ma part comment les protestants voient ce problème, si tant est qu'ils aient tous à son sujet la même position...
Soumettre, dans le cas qui nous occupe, peut se traduire par "faire subir", par "astreindre"...
Le Bon Dieu ne peut, me semble-t-il, nous "soumettre" à la tentation, c'est à dire qu'Il ne peut directement nous la faire subir ou nous y astreindre, car cela reviendrait à dire qu'Il nous propose le mal, ou qu'Il nous "teste" pour voir si nous sommes capable d'y résister.
Le Bon Dieu nous a créés libres de choisir entre le Bien et le Mal. Du fait de notre nature déchue depuis le péché originel -péché dont nous portons tous la trace- nous penchons plus facilement vers le Mal que vers le Bien. Voilà en partie pourquoi la vie d'un chrétien est avant tout un combat. C'est aussi bien dit par les Pères du désert que par tous les grands mystiques. C'est aussi le sens de l'ouvrage célèbre du père Scupoli "Le Combat spirituel"...
Mais ce penchant ne grève pas notre liberté, qui ne peut être amoindrie que par des éléments externes (habitude, maladie etc...)
Tout cela pour dire que si le Bon Dieu permet que nous soyons tentés, s'Il permet que la tentation puisse nous atteindre et que nous y soyons induits (ne nos inducas in tentationem...), Il ne nous y soumet pas à proprement parler car Il nous donne Sa grâce pour y résister.
Si les mots ont un sens et une nuance, dire que le Bon Dieu nous soumet à la tentation est donc une formulation effectivement hérétique. Il est plus juste de demander à Dieu, comme le fait la traduction traditionnelle, de ne pas nous induire en tentation, ou plus exactement de ne pas nous y laisser entrer.

( 728368 )
Pardon... par Pétrarque (2013-08-03 12:25:38)
[en réponse à 728364]
Oui, j'avais mal lu, notre ami fait allusion à la traduction "protestante"...
Mais cela ne change rien, je crois, à ce que je dis dans mon post.
Du reste, la notion de liberté chez certains protestants est très discutable (cf. la prédestination).

( 728375 )
généralisation abusive.... par Pensassa (2013-08-03 13:08:01)
[en réponse à 728368]
Ou tout au moins formulation peut-être maladroite de ma part. En parlant de version protestante je faisais allusion au texte de l'abbé Carmignac:
'Tout récemment, en 1922, un anonyme protestant a créé une nouvelle formule ' ne nous soumets pas à la tentation', qui semble bien attribuer clairement à Dieu, sans échappatoire possible, une causalité positive dans la tentation; ai lieu que Dieu agisse pour nous faire résister à la tentation, il agirait ainsi pour nous y soumettre *.
* Plusieurs protestants ont désapprouvé cette formule, par exemple P. Vallloton...'
dans A l'écoute du Notre Père (FX de Guibert)
Tout le chapitre sur la complexité de la traduction de l'araméen original est très intéressant.

( 728377 )
Ne peut-on dire par Rémi (2013-08-03 13:17:12)
[en réponse à 728375]
quand même que Dieu nous soumette au pouvoir du Tentateur ?
Ainsi du plus illustre exemple (Mat. IV,1) : Tunc Iesus ductus est in de sertum a Spiritu, ut tentaretur a Diabolo.

( 728392 )
Réponse de l'abbé Carmignac par Pensassa (2013-08-03 16:14:06)
[en réponse à 728377]
"Certains auteurs modernes ont parfois compris l'expression 'faire entrer dans la tentation' en un sens local prresque physique: 'conduire dans le lieu de la tentation', dans le lieu où nous serons tentés par le démon. Mais ainsi ils aboutisent à faire de Dieu le complice du démon, et même oserait-on dire, son 'rabatteur', puisque ce serait Dieu qui guiderait ses malheureux enfants vers l'endroit propice aux ruses de l'ennemi. Est-ce compatible avec la bonté et la sainteté de Dieu ? Quel est le père terrestre qui oserait agir ainsi ? Cerets R.Schneider s'appuie sur un argument biblique qui risque d'impressionner: c'est ce que Dieu a fait pour Jésus en le menant au désert pour y être tenté par le démon (Matthieu 4,1). Mais: 1) Dieu savait que Jésus ne pouvait succomber à la tentation, qu'elle servirait à affirmer son amour, qu'elle constituerait une leçon bienfaisante pour les chrétiens, alors que la tentation est totalement différente quand il s'agit d'un pauvre pécheur, si prompt à trahir son Père du Ciel.- 2) Le texte de Matthieu 4,1 ne dit pas nécessairement que Jésus fut mené par l'Esprit dans le désert pour [en italique dans le texte] y être tenté: dans le texte grecle mot 'pour' n'existe pas et l'on peut fort bien comprendre: 'Jésus fut mené dans le désert par l'Esprit (et il lui arriva) d'être tenté par le diable', ou bien: '...y étant tenté par le diable'; cette dernière interprétation est d'ailleurs confirmée par Marc 1,12 et Luc 4,2 qui mettent l'un et l'autre le verbe 'tenter' au participe passif."

( 728395 )
Très intéressant, par Rémi (2013-08-03 16:20:44)
[en réponse à 728392]
merci beaucoup.
Le "ut" de la néo-vulgate n'est-il pas présent dans la Vulgate, qui tout de même "doit être tenue pour authentique dans les lectures, disputes, prédications et exposés publics" , ou encore son équivalent dans l'original araméen (ou hébreux ?) ?

( 728401 )
Ne gardons alors que le premier argument... par Pensassa (2013-08-03 16:33:59)
[en réponse à 728395]
... de l'abbé Carmignac. Je en suis pas spécialiste ...

( 728408 )
C'est une argutie par Yves Daoudal (2013-08-03 17:01:30)
[en réponse à 728395]
de l'abbé Carmignac.
En grec on a un infinitif qui est typiquement un infinitif de but. Grammaticalement, c'est une absolue évidence.
Comme cette construction n'existe pas en latin, la Vulgate ne pouvait pas traduire autrement que par un "ut" exprimant cette même circonstance de but. S'il n'y avait pas eu le "ut", la traduction aurait été fautive, comme l'est la proposition de l'abbé Carmignac.

( 728381 )
Une autre traduction est à l'étude par PEB (2013-08-03 13:32:51)
[en réponse à 728353]
D'après certains prélats français, la version la plus fidèle devrait être: "Ne nous laisse pas entrer en tentation."
Il serait question un jour ou l'autre de demander la modification officielle du texte actuel qui est théologiquement boiteux. Et tout le monde semble d'accord sur ce dernier point mais l'oecuménisme, les frais d'impression, machin tout ça...

( 728683 )
Ce sera fait avec la nouvelle traduction du missel par Paterculus (2013-08-05 21:44:15)
[en réponse à 728381]
La formule retenue, après discussion en CEF et sans doute chez les autres épiscopats francophones, est probablement celle que vous signalez, très proche du "garde-nous d'entrer en tentation" du Père Carmignac.
Mais il faudra attendre la nouvelle traduction du missel, ce qui peut prendre encore quelques années.
Toutefois la traduction liturgique de la Bible, et donc le nouveau lectionnaire, pourraient être publiés dans très peu de temps.
Votre dévoué Paterculus

( 728685 )
Si la nouvelle traduction par Meneau (2013-08-05 22:09:13)
[en réponse à 728683]
du Notre Père remporte autant de succès que celle du "pro multis", on a encore de belles années de mauvaise traduction devant nous...
Cordialement
Meneau

( 728688 )
Comment est-il possible ...? par Quodvultdeus (2013-08-05 22:38:35)
[en réponse à 728683]
Comment est-il possible, Monsieur l'Abbé, qu'une telle erreur vous ait échappé ?
L'abbé Carmignac n'a certainement jamais proposé la traduction que vous rapportez, à savoir : "Garde-nous d'entrer en tentation".
L'abbé Carmignac fait bien la différence entre "entrer en tentation = commencer à être tenté" et "entrer dans la tentation = succomber à la tentation".
Lisez mon post ci-dessous (sans titre) où je recopie un extrait du livre "Vers de nouvelles traductions liturgiques".
Quodvultdeus

( 728698 )
dans son ouvrage cité plus haut ... par Pensassa (2013-08-05 23:32:08)
[en réponse à 728688]
l'abbé Carmignac propose à la fin de son livre: garde-nous de consentir à la tentation.

( 728722 )
Vous avez raison ! par Paterculus (2013-08-06 10:17:21)
[en réponse à 728688]
Ce détail m'avait en effet échappé : "Dans la" est plus précis que "en".
VdP

( 728390 )
ne nos inducas par portejoie64 (2013-08-03 15:44:49)
[en réponse à 728353]
in tentationem...
Littéralement ne nous conduis pas dans...
'Le Seigneur est mon berger". Donc, il est normal de Lui demander de ne pas nous emmener là où il ne faut pas. Encore faut-il que nous écoutions sa Voix et suivions ses Voies. Il est trop facile de se décharger de notre responsabilité.

( 728403 )
[réponse] par Quodvultdeus (2013-08-03 16:36:03)
[en réponse à 728390]
Voici, ci-dessous, un extrait du livre "Vers de nouvelles traductions liturgiques" paru l'année dernière aux éditions de L'Homme Nouveau :
La version actuelle du Notre Père serait à revoir entièrement, mais particulièrement la sixième demande : et ne nos inducas in tentationem.
Voici ce qu’en dit le Catéchisme de l’Église Catholique (§ 2846) :
« Hæc petitio radicem attingit præcedentis, quia peccata nostra fructus sunt consensus tentationi. Patrem nostrum rogamus ne nos in eam “inducat”. Difficile est vocem Græcam uno vertere verbo: hæc significat “ne permittas intrare in”, (cf. Mt 26,41) “ne sinas nos tentationi succumbere”. “Deus enim non tentatur malis, ipse autem neminem tentat” (Iac 1,13), vult e contra nos a tentatione liberare. Eum precamur ne nos sinat ingredi viam quæ ad peccatum ducit. In colluctationem incumbimus inter “carnem et Spiritum”. Hæc petitio Spiritum implorat discretionis et roboris. »
Ce qui donne dans notre traduction personnelle :
« Cette demande atteint la racine de la précédente, car nos péchés sont les fruits du consentement à la tentation. Nous demandons à notre Père de ne pas nous y “induire”. Traduire en un seul mot le terme grec est difficile : il signifie “ne permets pas d’entrer dans” (cf. Mt 26, 41), “ne nous laisse pas succomber à la tentation”. “Dieu ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne” (Jc 1, 13), il veut au contraire nous en libérer. Nous lui demandons de ne pas nous laisser prendre le chemin qui conduit au péché. Nous sommes engagés dans le combat “entre la chair et l’Esprit”. Cette demande implore l’Esprit de discernement et de force. »
Grammaticalement parlant, la phrase ne nos inducas in tentationem ne pose pas de problème. On pourrait traduire ainsi : ne nous induis pas dans la tentation (dans la tentation plutôt que en tentation, cf. à ce sujet les remarques ci-dessous).
Mais est-ce bien ce que Jésus a voulu dire ? Il semble que non, et l’abbé Carmignac, à partir de la grammaire hébraïque, le démontre brillamment.
Mais restons-en au latin.
Le gros Gaffiot (comprenez le gros dictionnaire latin-français de Félix Gaffiot) indique, pour le verbe inducere (acception 7. a) : introduire, faire entrer.
Si, dans la traduction ci-dessus, on remplace le verbe in(tro)duire par l’expression synonyme faire entrer, on devra se poser la question suivante : doit-on faire porter la négation sur faire ou sur entrer ? Autrement dit, faudra-t-il comprendre :
ne nous fais pas entrer dans la tentation
ou bien
fais que nous n’entrions pas dans la tentation ?
Ceux qui connaissent bien les nuances de notre langue verront tout de suite la différence. Et le Catéchisme de l’Église Catholique nous indique la bonne réponse : c’est la deuxième formulation qui est la bonne.
Et si l’on se réfère à ce que Jésus disait à Ses disciples durant Sa passion : Veillez et priez pour ne pas entrer dans la tentation (Mt 26, 41), on comprend sans peine que l’expression « entrer dans la tentation » signifie « y succomber ».
Il est intéressant de noter que saint Augustin s’étonnait déjà, vers la fin du quatrième siècle, de la traduction latine de la sixième demande du Pater. Voici ce qu’il écrivait dans son commentaire du Sermon sur la Montagne (livre II, 9. 30) :
« Sexta petitio est: Et ne nos inferas in tentationem. Nonnulli codices habent inducas, quod tantundem valere arbitror; nam ex uno græco quod dictum est εἰσενέγκῃς utrumque translatum est. Multi autem in precando ita dicunt: Ne nos patiaris induci in tentationem, exponentes videlicet, quomodo dictum sit inducas. Non enim per se ipsum inducit Deus, sed induci patitur eum quem suo auxilio deseruerit ordine occultissimo ac meritis. Causis etiam sæpe manifestis dignum iudicat ille quem deserat et in tentationem induci sinat. Aliud est autem induci in tentationem aliud tentari. »
En français :
« La sixième demande est : Et ne nous emporte pas dans la tentation. Quelques ‘codex’ ont in(tro)duis, ce qui, je pense, veut dire la même chose : car l'un et l'autre sont traduits du mot grec εἰσενέγκῃς. Beaucoup disent, en priant : Ne souffre pas que nous soyons in(tro)duits dans la tentation, afin de mieux expliquer le sens de l’expression in(tro)duis. Car Dieu par lui-même n'in(tro)duit point dans la tentation, mais souffre qu’y soit in(tro)duit celui à qui il a retiré son secours par un secret dessein et par punition. Souvent même c'est pour des causes manifestes que Dieu le juge digne de cet abandon et le laisse être in(tro)duit dans la tentation. Mais autre chose est d’être in(tro)duit dans la tentation, autre chose d'être tenté. »
Dans ce texte très éclairant de saint Augustin, l’expression induci in tentationem = être in(tro)duit dans la tentation signifie y tomber, y succomber.
D’après certaines indiscrétions, il semblerait que l’on s’achemine vers la traduction suivante : « Ne nous laisse pas entrer en tentation » ou quelque chose de similaire. Or, ce serait encore une faute, car entrer en tentation et entrer dans la tentation, ce n’est tout de même pas la même chose :
entrer en tentation = commencer à être tenté ;
entrer dans la tentation = succomber à la tentation.
C’est une de ces subtilités qui sont propres à la langue française. Que l’on se donne la peine également de comparer chacune des expressions suivantes et d’y discerner les subtiles nuances :
en bateau – dans le bateau ; en bois – dans le bois ; en campagne – dans la campagne ; en civil – dans le civil ; en communauté – dans la communauté ; en cours – dans le cours ; en danger – dans le danger ; en Église – dans l’Église ; en famille – dans la famille ; en jeu – dans le jeu ; en partie – dans la partie ; en religion – dans la religion ; en semaine – dans la semaine ; en terre – dans la terre ; en train – dans le train ; en vie – dans la vie ; en ville – dans la ville ; etc.
Pour cette sixième demande du Notre Père, la plupart des langues européennes traduisent littéralement le latin (le décalquent) :
italien : non c’indurre in tentazione
corse : ùn ci induce micca in tentazione
anglais : lead us not into temptation
néerlandais : leid ons niet in bekoring
danois : led os ikke ind i fristelse
norvégien : led oss ikke inn i fristelse
allemand : führe uns nicht in Versuchung
luxembourgeois : féier eis nët an d’Versuchung
Seules les langues de la péninsule ibérique ont une traduction ressemblant à l’ancienne traduction française (ne nous laissez pas succomber à la tentation) :
espagnol : no nos dejes caer en la tentación (ne nous laisse pas tomber dans la tentation) ;
portugais : não nos deixeis cair em tentação (ne nous laissez pas tomber dans la tentation) ;
catalan : no permeteu que nosaltres caiguem a la temptació (ne permettez-pas que nous tombions dans la tentation).
Pourquoi la version française actuelle est-elle si gravement fautive ? Tout simplement parce qu’elle n’est ni un décalque du latin (inducere = induire), ni une traduction fondée sur une exégèse approfondie, cherchant à rendre le mieux possible la pensée de Notre-Seigneur, mais une interprétation. Le malheur est que cette interprétation attribue à Dieu ce qui est le propre du démon. Si l’on demande à Dieu ne nous soumets pas à la tentation, c’est qu’on L’estime capable de nous y soumettre. Or, qui soumet les hommes à la tentation sinon le démon, appelé à juste titre le Tentateur ? Le Catéchisme de l’Église Catholique renvoie à ce verset de l’épître de saint Jacques : Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : « C’est par Dieu que je suis tenté » (Jc 1, 13a).
L’Association des Amis de l’Abbé Carmignac propose la très belle traduction suivante :
Gardez-nous d’entrer dans la tentation.
Cette traduction, sans doute très fidèle à la pensée de Jésus, a en outre le mérite de rappeler l’une des dernières recommandations du Seigneur à Ses disciples :
Veillez et priez pour ne pas entrer dans la tentation (Mt 26, 41 ; Mc 14, 38 ; Lc 22, 40).

( 728702 )
Libertés... par Nemo (2013-08-05 23:50:08)
[en réponse à 728353]
Un autre prêtre Ecclesia Dei a cité Mgr Lefebvre dimanche dernier comme une gloire de l'épiscopat français et Jean Madiran comme une gloire du journalisme catholique. Je crois que ces fraternités sont plus libres qu'on ne le pense et tant mieux. Même si parfois elles sont obligées de composer avec la vertu de prudence.