Le Forum Catholique

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images/icones/1n.gif  ( 727943 )Et maintenant, les divorcés remariés... par Justin Petipeu (2013-07-30 13:51:39) 

La pastorale matrimoniale sera l'un des thèmes du conseil des huit cardinaux qui se réunira à Rome du 1er au 3 octobre prochain.
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Au cours de sa conversation avec les journalistes, le Pape a largement abordé la question des divorcés remariés. «La question des divorcés remariés revient sans cesse, a-t-il ainsi constaté, il faut tout d'abord dire que la miséricorde est plus grande que toutes ces situations. Car je pense que nous sommes dans le temps de la miséricorde. Or, l'Église est mère mais elle a aussi laissé tant de blessés. Pourtant le Seigneur ne se fatigue jamais de pardonner. Et nous n'avons pas d'autre choix que cela!»

«Avant tout, donc, il faut soigner les blessés, a ajouté le Pape, l'Église est mère. Elle doit aller sur la voie de la miséricorde et trouver une façon d'exprimer la miséricorde pour tous. Quand le fils prodigue est revenu à la maison, son papa ne lui a pas demandé: “Qu'as-tu fait de l'argent?” Mais il s'est inquiété pour lui et a organisé une fête pour le recevoir. L'Église doit donc faire de même: pas seulement attendre les divorcés remariés mais aller les trouver. Voilà la miséricorde!

Le véritable problème est celui de la communion pour les personnes qui se sont remariées - car les divorcés peuvent communier mais ils ne le peuvent plus en secondes noces. Et là, il faut repenser toute la pastorale matrimoniale car nous avons un problème sur la communion.

Les orthodoxes ont une pratique différente. Ils permettent une seconde possibilité pour un couple qui peut se refaire.

La pastorale matrimoniale sera l'un des thèmes du conseil des huit cardinaux qui se réunira à Rome du 1er au 3 octobre prochain. Il s'agira de voir comment avancer avec ce problème. Nous allons aussi étudier cette question dans le cadre du synode des évêques, car c'est un thème anthropologique.

Nous sommes donc en route pour travailler en profondeur à une pastorale du Pape . Mon prédécesseur à Buenos Aires estimait que la moitié des mariages pouvaient être frappés de nullité au sens du droit canonique. Ils se marient souvent sans maturité ou pour des convenances sociales. Il faut ainsi réviser la question juridique de la nullité de mariage. Réviser cette procédure car les tribunaux ecclésiastiques ne suffisent pas pour cela.»


Guénois dans le Figaro
images/icones/1y2.gif  ( 728062 )Cela laisse présager le pire... par Pensassa (2013-07-31 21:27:50) 
[en réponse à 727943]

50% des mariages ne seraint pas valides et pourraient être annulés ?
Faut croire que les prêtres qui ont célébrés ces mariages ont fait preuve de bien de désinvolture. Ils seraient donc les premiers à blâmer et plutôt que de s'empresser d'annuler les mariages en masse, on ferait mieux de repenser en profondeur la catéchèse du mariage et former les prêtres pour qu'ils osent refuser une union qui ne porteraient pas toutes les marques de validité.
images/icones/neutre.gif  ( 728135 )à bien y réfléchir... par azur (2013-08-01 11:20:53) 
[en réponse à 728062]

on ferait mieux de repenser en profondeur la catéchèse du mariage et former les prêtres pour qu'ils osent refuser une union qui ne porteraient pas toutes les marques de validité.


Rien ne dit que ceci a été omis par le Pape. Il s'agit d'un article du figaro qui ne traite que ce qu'il veut... il serait intéressant de connaître l'intégralité de la pensée du saint Père sur la question, et si on se réfère à son enseignement sur d'autres sujets, nul doute que l'aspect "préventif" soit plus important à ses yeux que l'aspect "curatif", seul aspect traité par l'article cité.

images/icones/2a.gif  ( 728144 )Mais oui ! par Lamy (2013-08-01 12:01:41) 
[en réponse à 728062]

Combien de mariages-régularisations sans confession ?
Combien de mariages sans confirmation ?
Combien de mariages sans explication réelle ce ce qu'est le mariage ?
Combien de préparations au mariage sans cessation de cohabitation ?
Que vaut un "Oui" dans de telles conditions ?
Qui dit oui ? A quoi dit-on oui ? Y a-t-il plein consentement (à quoi ?), pleine connaissance ? pleine liberté ?
Les prêtres n'ont-ils pas peur de tarir le peu de ménage qui passe encore devant eux ? Au détriment de la solidité des mariages ?
Ces 50% ne me semblent hélàs que trop réalistes ...
images/icones/nul.gif  ( 728168 )Mais justement ! par jl d'André (2013-08-01 15:35:07) 
[en réponse à 728144]

Toutes ces raisons découlent d'une seule : la possibilité, et la facilité du divorce qui ne peut qu'inciter les jeunes à prendre par trop à la légère l'engagement du mariage !
Bien loin d'être combattue, cette tendance ne peut être que renforcée par l'annonce de l'assouplissement des règles d'annulation du mariage et l'annonce d'une plus grande sollicitude de l'Église pour les divorcés remariés (en omettant bien sûr de leur rappeler que la condition pour accéder aux sacrements est justement de commencer par rompre leur liaison adultère) !