Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 727345 )St Marie Madeleine par Mauwgan (2013-07-23 20:52:07) 

J'ai vu un documentaire ( c'est tout ce que j'ai comme source!!! peut être à EWTN) il y a plusieurs années qui disait que St Marie Madeleine avait accosté dans le sud de la France que son crane était preserve dans une grotte ou "quelques" papes lui rendirent visite.

Première fois que j'en entends parler, pas étonnant me direz vous, puis que ma culture catholique des saints étaient nulle. ( j'ai du moins appris dans mes cours de caté comment les musulmans prient)
Pas le temps de chercher la vérité à travers la toile internet...

J'en fais donc appel à vous.
images/icones/livre.gif  ( 727348 )MIREILLE de Frédéric MISTRAL. par Diafoirus (2013-07-23 21:13:55) 
[en réponse à 727345]

Frédéric Mistral dans son poeme MIREILLE raconte au chant XI l'arrivée des Saintes Maries en Provence et leur rôle dans l'évangélisation de cette région.

MIREILLE de MISTRAL.

Chant onzième : Les Saintes.

M>Les Saintes Maries racontent comment, après la mort du Christ ayant été livrés à la merci des flots avec plusieurs autres disciples, elles abordèrent en Provence et convertirent les peuples de cette contrée.

"L'arbre de la croix, ô Mireille,
Sur la montagne de Judée
Etait encore planté: debout sur Jérusalem,
Et du sang de Dieu encore humide,
Il criait à la cité du crime,
Endormie là-bas dans l'abîme :
"Qu'en as-tu fait, qu'en as-tu fait, du roi de
Bethléem ? »

Et des rues apaisées
Ne montaient plus les grandes clameurs.
Le Cédron seul se lamentait au loin;
Et le Jourdain, mélancolique,
Allait se cacher aux solitudes,
Pour dégonfler ses plaintes
A l'ombre des lentisques et des verts térébinthes,

Et le pauvre peuple était triste,
Car il voyait bien que celui-là était son Christ,
Qui, de la tombe haussant le couvercle,
A ses compagnons, à ses disciples,
Etait revenu se montrer,
Et puis, laissant les clefs à Pierre,
S'était comme un aiglon enlevé dans le ciel !


Ah! on le plaignait, dans la Judée,
Le beau charpentier galiléen,
Le charpentier aux cheveux blonds, qui
apprivoisait les cœurs
Avec le miel des paraboles,
Et qui avec largesse sur les collines
Nourrissait la foule de pain azyme,
Et touchait ses lépreux, et ressuscitait ses morts !

Mais les docteurs, les rois, les prêtres,
La horde entière des vendeurs
Que de son temple saint le Maître avait chassés :
« Qui retiendra la multitude,
Se murmurèrent-ils à l'oreille,
Si dans Sion et Samarie
La lumière de la Croix n'est promptement éteinte ? »


Alors les rages s'irritèrent,
Et les martyrs témoignèrent ;
Alors l'un, tel qu'Étienne, était lapidé vif,
Jacques expirait par l'épée,
D'autres, écrasés sous un bloc de pierre !...
Mais sous le fer ou dans la braise,
Tout criait en mourant: « Oui, Jésus est Fils de
Dieu! »
Nous, les sœurs et les frères
Qui le suivions par tout pays,
Sur un méchant navire, aux fureurs de la mer,
Sans voiles et sans rames,
Fûmes chassés. Les femmes,
Nous versions un ruisseau de larmes ;
Les hommes vers le ciel portaient leur regard.

Déjà, déjà nous voyons fuir
Bois d'oliviers, palais et tours ;
Nous voyons du haut Carmel les crêtes et les
déchirures
Au lointain bossuer l'horizon.
Tout à coup, un cri nous arrive...
Nous nous retournons, et sur la plage
Nous voyons une jeune fille. Elle élevait ses bras,

En nous criant, toute ardente :
« Oh! emmenez-moi dans la batelée,
Maîtresses, emmenez-moi! Pour Jésus moi aussi
Je veux mourir de mort amère! »
C'était notre servante Sara;
Et dans le ciel tu la vois maintenant
Avec une auréole comme une aube d'avril.


Loin de là, l'aquilon nous entraîne.
Mais Salomé, que Dieu inspire,
Aux vagues de la mer a jeté son voile.
O puissante foi !... sur l'onde
Qui sautille, blonde et bleue,
La jeune fille, sans s'engloutir ,
Vint du rivage à notre vaisseau frêle ;

Et l'aquilon la poussait,
Et la voile la portait.
Lorsque, pourtant, dans la brume éloignée
nous vîmes,
Cime à cime, disparaître
Le doux pays, et la mer croître,
Il faut l'éprouver pour la connaître,
La nostalgie profonde qu'alors nous ressentîmes !

Adieu ! adieu, terre sacrée !
Adieu, Judée vouée au malheur,
Qui pourchasses tes justes et crucifies ton Dieu !
Maintenant tes vignes et tes dattes
Seront la pâturage des fauves lions,
Et tes murailles le repaire
Des hideux serpents !… Adieu, patrie ! adieu, adieu !

A SUIVRE.












images/icones/livre.gif  ( 727352 )Pour en savoir plus Mauwgan par Jean-Paul PARFU (2013-07-23 21:18:21) 
[en réponse à 727348]

Lire ceci ici
images/icones/neutre.gif  ( 727365 )Sainte Marie Madeleine par Ritter (2013-07-23 23:39:03) 
[en réponse à 727345]

Les saintes marie de la mer.
Sainte Marie Madeleine, Ste Marthe, Saint Lazare, Ste marie salomé,
Sainte Marie Jacobé, Saint Joseph d'Arimathie, Maximin Sidoine.

Chassés de Palestine arrivent aux saintes Marie
Sainte Marthe chassera la Tarasque, Sainte Marie Madeleine ira à la Sainte Baume, Saint Lazare ressuscité choisira la plus belle ville du monde pour vivre sa deuxième vie et en sera le premier évêque.
Saint Joseph d'Arimathie aurait apporté le Saint Graal;
images/icones/5a.gif  ( 727366 )ok mais par Mauwgan (2013-07-23 23:54:17) 
[en réponse à 727365]

est ce que ce sont des legendes ou bien c'est vrai.

Je suis un peu dubitative...issue de pays Breton, ou nous avons plus de saints canonises chez nous que reporté a Rome, et ou l'on a les tombes d'Adam et Eve....Sachant aussi que Joachim et St Anne etaient Bretons et ne sont partis a Jerusalem juste pour que Notre Sainte Mere aille au temple....

Doncque...c'est vrai de vrai de vrai ou ce sont des legendes a la Bretonne.
images/icones/1e.gif  ( 727367 )Justement par Ritter (2013-07-24 00:05:22) 
[en réponse à 727366]


Je suis un peu dubitative...issue de pays Breton,



je comprends on vous raconte tellement de légendes dans vos pays, que vous croyez qu'en Provence l'on en fait autant.
Les papes ont-ils choisi Rennes Nantes, ou Avignon?
Vous croyez sincèrement que Saint Lazare il avait envie de rester en Palestine avec les siens, vous avez vu comment ils se comportent
2000 ans aprés?
images/icones/bravo.gif  ( 727378 )Comme on dit ici par Mauwgan (2013-07-24 05:27:05) 
[en réponse à 727367]

"good one" :-)
images/icones/livre.gif  ( 727380 )C'est une très ancienne et très fiable tradition par Jean-Paul PARFU (2013-07-24 08:59:45) 
[en réponse à 727378]

Ce n'est pas de foi, bien entendu, mais il n' y aucune raison de ne pas y croire !
images/icones/fleche2.gif  ( 727386 )J'avais écrit par Yves Daoudal (2013-07-24 10:35:00) 
[en réponse à 727345]

cela dans le n°44 de Daoudal Hebdo:

Marie-Madeleine est l’une des rares saintes qui soient fêtées le même jour dans le calendrier romain et dans le calendrier byzantin.

Il y a pourtant deux traditions distinctes.

Dans la tradition occidentale, Marie-Madeleine est la femme délivrée de sept démons qui va suivre Jésus et sera la première à le rencontrer ressuscité, la courtisane repentie qui baigne de ses larmes et essuie de ses cheveux les pieds de Jésus avant la Passion, la sœur de Marthe et Lazare, qui a « choisi la meilleure part ». La tradition orientale a toujours considéré qu’il s’agissait là de trois personnages différents. La liturgie byzantine les distingue soigneusement, et ne célèbre le 22 juillet que « la Sainte Myrophore et Egale-aux-Apôtres ». Son icône est celle qu’on appelle curieusement, en latin, « Noli me tangere », selon la parole du Christ ressuscité. (Le modèle a donné lieu à des œuvres occidentales, dont une célèbre fresque de Fra Angelico, et c’est sans doute pourquoi on a donné son nom latin à l’icône.)

Selon la tradition occidentale, Marie-Madeleine a abordé aux Saintes-Maries-de-la-Mer avec Marthe, Lazare et d’autres disciples. Elle a passé 30 ans à la Sainte-Baume, et a été enterrée par saint Maximin.

La tradition orientale enseigne également, ce qui est notable, que Marie-Madeleine a passé un certain temps dans le sud de la Gaule. Mais elle ajoute qu’elle a fini ses jours près de saint Jean à Ephèse. Et qu’en 899 l’empereur transféra ses reliques à Constantinople.

Mais Polycrate, évêque d’Ephèse à la fin du IIe siècle, dressa la liste des personnes mortes à Ephèse et qui avaient connu le Christ ou les apôtres. Or il ne cite pas Marie-Madeleine. Il est probable que la Marie-Madeleine d’Ephèse soit une autre Marie-Madeleine.

L’affaire se complique chez nous avec les reliques de sainte Marie-Madeleine à la fois à Vézelay et à Saint-Maximin.

Au XIe siècle, les moines de Vézelay attirent les foules en disant qu’ils ont les reliques de sainte Marie-Madeleine. Ils racontent que l’un d’eux est allé les prendre à Saint-Maximin. Le pèlerinage devient florissant. A la fin du siècle on commence à construire le somptueux écrin que sera la basilique romane.

En 1265 on décida d’examiner les reliques. On trouva sous le maître autel un coffre renfermant des reliques enveloppées dans deux voiles de soie, avec des cheveux de femme, et une lettre attestant que« dans ce coffre est renfermé le corps de la bienheureuse Marie Madeleine ».

Mais, douze ans plus tard, Charles, neveu de saint Louis, organisa des fouilles à Saint-Maximin. On découvrit plusieurs sarcophages, dont le plus précieux était orné de scènes de la vie de la sainte. Or il était vide… Mais on ouvrit ensuite celui dit de Sidoine. On y trouva un corps de femme, auquel manquait la mâchoire inférieure (qui se trouve à Saint-Jean de Latran), avec un parchemin qui précisait : « L'an de la nativité du Seigneur 710, le 6e jour du mois de décembre, sous le règne d'Eudes, très bon roi des Français, au temps des ravages de la perfide nation des Sarrasins, ce corps de la très sainte et vénérable Marie-Madeleine a été, à cause de la crainte de ladite perfide nation, transféré très secrètement, pendant la nuit, de son sépulcre d'albâtre dans celui-ci qui est de marbre, duquel on a retiré le corps de Sidoine, parce qu'ici il est plus caché. » Et l’on découvrit ensuite une très ancienne inscription sur une tablette de bois : « Ici repose le corps de sainte Marie-Madeleine. »

J’écris ceci en pensant au Père Bruckberger, qui a écrit un très beau livre sur sainte Marie Madeleine, et à Dom Gérard, qui s’était installé à la Madeleine à Bédoin avant de fonder son monastère Sainte-Madeleine, et qui écrivait notamment :

« La grandeur de Marie-Madeleine apparaît ainsi en ce qu’elle accomplit en elle, à un degré de condensation inouï, le destin de l’Eglise comme humanité pécheresse, rachetée, lavée dans le sang de l’Agneau, rendue à la Virginité, épousée, transformée et divinisée. »

Sous l’autel de la chapelle de Bédoin on peut voir une étonnante représentation de sainte Marie-Madeleine pénitente, couchée, le corps revêtu de ses cheveux.