Le premier ou les premiers confessionnaux ont été importés en France par Louis XIV …donc avant le 9ème et après jusqu’à Louis XIV , il aura fallu attendre plusieurs siècles en France pour pratiquer cette confession.
En résumé , pendant les trois quart de l’existence du Christianisme et donc de notre église , nos frères ne pratiquaient donc pas cette confession auriculaire obligatoire de l’église!
Dans mon diocèse , je ne connais plus d'église qui la pratique
Il y a, en fait, une relation réciproque entre le prêtre et celui qui se confesse : le père spirituel est aidé par ses enfants, comme ils le sont par lui.
Le prêtre-confesseur doit aussi, à son tour, aller se confesser ; et quand il le fait, il est d'usage qu'il enlève la croix sacerdotale qu'il porte autour du cou.
Le rôle du prêtre en tant que témoin et compagnon de pénitence apparaît clairement dans les modalités extérieures du sacrement.
Normalement, le prêtre ne devrait pas être assis lorsque le pénitent est agenouillé, car cela laisserait entendre qu'il est juge plutôt que témoin.
Pendant les prières initiales, avant la confession proprement dite, le pénitent est debout face à l'icône du Christ ou à l'Évangile, et le prêtre se tient à ses côtés.
Ensuite, pour la confession en tant que telle, le prêtre et le pénitent peuvent tous deux s’asseoir (pratique grecque) ou rester debout (pratique russe) : dans chaque cas, les deux font la même chose et sont comme sur un plan d'égalité. Il arrive que le pénitent s’agenouille et que le prêtre reste debout ; dans ce cas, le prêtre devra s’incliner pour entendre ce qui est dit, et ce geste a aussi sa signification propre. Au cours de l'absolution finale, le pénitent incline la tête - non pas vers le prêtre, mais vers l'icône ou l'Évangile, qui symbolisent la présence invisible du Christ, le seul à avoir le pouvoir de remettre les péchés.
La prière d'absolution indique sans équivoque que c'est le Christ, et non le prêtre, qui accorde le pardon. Dans la formule la plus ancienne, toujours en usage chez les Grecs, le prêtre ne dit pas "Je te pardonne", mais "Que Dieu te pardonne".
Au XVIIe siècle, sous l'influence de l'Église catholique romaine, l'expression a été changée dans les livres slavons et mise à la première personne : "(...) et moi, son indigne prêtre, par le pouvoir qu'il m'a donné, je te pardonne..." ; cependant, pour aucun autre sacrement de l'Église orthodoxe, le célébrant n'utilise la première personne dans son administration.
On retrouve l'ancienne tradition dans la coutume du pardon mutuel, toujours observée par les Russes et d'autres orthodoxes avant de recevoir la communion : un membre de l'assemblée - ou du clergé - dit "Pardonne-moi" à une autre personne, laquelle lui répond : "Dieu pardonne".
Lettre " Sollicitudinis quidem tuae " à l'évêque Théodore de
Fréjus. 11 juin 452
310
(Chap.5) Il faut donc que tout chrétien se remette au jugement de sa conscience pour qu'il ne diffère pas de jour en jour la conversion à Dieu, pour qu'il ne fixe pas à la fin de sa vie le temps où il satisfera... et, alors qu'il pouvait mériter le pardon par une satisfaction plus complète, qu'il ne choisisse pas les angoisses d'un moment où la confession du pénitent et la réconciliation procurée par le prêtre n'auront qu'une petite place. Cependant, comme je l'ai dit, il faut porter secours à la détresse de ceux-là, en ne leur refusant ni la pénitence ni la grâce de la communion lorsque, même privés du secours de la voix, ils les réclament par des signes sans équivoque. Mais si la violence de la maladie pèse si fortement sur eux qu'ils ne soient plus capables de manifester en présence du prêtre ce qu'ils demandaient peu auparavant, les témoignages des fidèles présents devront leur servir à recevoir à la fois le bienfait de la pénitence et celui de la réconciliation...
Lettre " Magna indignatione " à tous les évêques de Campanie,
etc., 6 mars 459.
323
La confession secrète
(Chap.2) J'ordonne qu'on doit absolument faire disparaître aussi cette audace contraire à la règle apostolique, qui est commise par certains, je l'ai appris récemment, par une usurpation illicite. Pour la pénitence que demandent les fidèles, qu'on ne lise pas en public un écrit sur lequel figurent en détail leurs péchés, puisqu'il suffit d'indiquer aux prêtres seuls par une confession secrète la culpabilité des consciences. Sans doute paraît-elle louable, cette foi totale qui, par crainte de Dieu, n'a pas peur de rougir devant les hommes ; cependant - puisque les péchés de tous ceux qui demandent la pénitence ne sont pas tels qu'ils ne craignent pas de les voir publiés - on supprimera une coutume si peu louable, de manière qu'un grand nombre ne soit pas tenu écarté des remèdes de la pénitence aussi longtemps qu'ils rougissent ou craignent de voir leurs actions révélées à leurs ennemis, et pour lesquelles, selon la disposition de la loi, ils peuvent être punis. Il suffit en effet de cette confession qui est d'abord faite devant Dieu, puis aussi devant le prêtre, lequel se présente en intercesseur pour les péchés des pénitents. Enfin plusieurs pourront alors être amenés à la pénitence si la conscience de celui qui confesse son péché n'est pas rendue publique aux oreilles du peuple.
la date de 1215 que la confession auriculaire est imposée et rendue obligatoire
812
Tout fidèle de l'un et l'autre sexe, après avoir atteint l'âge de raison, confessera personnellement et fidèlement tous ses péchés au moins une fois par an à son curé, s'appliquera, dans la mesure de ses forces, d'accomplir la pénitence qui lui sera imposée, recevant avec respect au moins à Pâques le sacrement de l'eucharistie, à moins que, sur le conseil de son curé et pour quelque raison valable, il juge qu'il lui faut s'en abstenir pour un temps ; sinon, il sera empêché d'entrer dans l'église de son vivant et sera privé de sépulture chrétienne à sa mort, afin que personne ne puisse avoir d'excuse pour son ignorance.
Si quelqu'un veut, pour une juste cause, confesser ses péchés à un autre prêtre, il devra d'abord demander et obtenir la permission de son curé, puisque autrement cet autre prêtre ne pourrait l'absoudre ou le lier.
813
Que ce prêtre soit un homme de discernement et prudent afin que, comme un médecin expérimenté, il répande le vin et l'huile sur les plaies du blessé Lc 10,14 s'enquérant diligemment des circonstances concernant et le pécheur et le péché ; il comprendra ainsi, avec prudence, quels conseils il doit lui donner, quel remède apporter en usant de moyens divers pour guérir le malade.
là j’espère qu’il n’y a pas matière à discutions mais plutôt à approbation.