Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=727096
images/icones/neutre.gif  ( 727096 )Un sujet délicat! la confession auriculaire… par Minger (2013-07-20 21:52:38) 

" Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus " (162 - Jn 20,22 ; Mt 18, 18 ; cf. aussi, en ce qui concerne Pierre, Mt 16,19 Le bienheureux Isaac de l’Etoile souligne, dans un de ses discours .
Petit mémento :
L’instauration du sacrement de la confession auriculaire par l’église , serait du : 9ème Siècle.
Le premier ou les premiers confessionnaux ont été importés en France par Louis XIV …donc avant le 9ème et après jusqu’à Louis XIV , il aura fallu attendre plusieurs siècles en France pour pratiquer cette confession.
En résumé , pendant les trois quart de l’existence du Christianisme et donc de notre église , nos frères ne pratiquaient donc pas cette confession auriculaire obligatoire de l’église!
Souvent , l’on me fais la remarque : je n’ose aller communier , je ne me suis pas confessé …je n’ose le faire et c’est pour certaines personnes une angoisse permanente !
Ajoutez l’épée de Damoclès que l’on peut entendre à ce sujet.
Je vais sans doute m’attirer les foudres de certains mais quand même ! un constat évident sans vouloir entrer dans la polémique :
A l’évidence nos frères allaient communier sans cette confession et de ce fait : l’indulgéntiam absolutionem et remissionem du prêtre avant de donner la communion suffisait dans la généralité pour pouvoir communier…bien sûr en son âme et conscience !
Y avait t’il des confessions communes ? sur quelle base cette confession obligatoire ne l’est plus dans l’église actuelle…sauf bien sûr pour les péchés mortels.
Que penser de tout ça ? en incluant bien sûr les paroles de notre Seigneur.
Pour la communion fréquente instaurée assez récemment dans le temps de l’église par le Pape Pie X ..là j’espère qu’il n’y a pas matière à discutions mais plutôt à approbation.
Appliquer toutes les prescriptions des Papes ! dans ce cas je suis navré de vous répondre lesquelles ? celles qui devraient être toujours appliquées ? celles qui n’ont jamais été appliquées ? celles qui devraient ne plus être appliquées ? mystère …

images/icones/1h.gif  ( 727097 )Déduction hâtive! par Sic transit (2013-07-20 22:17:58) 
[en réponse à 727096]


Le premier ou les premiers confessionnaux ont été importés en France par Louis XIV …donc avant le 9ème et après jusqu’à Louis XIV , il aura fallu attendre plusieurs siècles en France pour pratiquer cette confession.
En résumé , pendant les trois quart de l’existence du Christianisme et donc de notre église , nos frères ne pratiquaient donc pas cette confession auriculaire obligatoire de l’église!


Il me semble que vous faites un lien hasardeux entre le meuble et la pratique!
Il y a de nos jours nombre d'églises dans lequel il a disparu, on ne peut en déduire que les gens ne se confessent plus!
images/icones/neutre.gif  ( 727098 )Depuis saint Dismas... par Romanus (2013-07-20 22:41:19) 
[en réponse à 727096]

Depuis le bon larron, le sacrement de pénitence nécessite l'accusation de ses péchés. Aux débuts de l'Eglise, la confession était généralement publique. Elle est ensuite restée très longtemps préférée à la confession privée. Celle ci est désormais généralisée, même si la confession publique n'a rien d'interdite, me semble-t-il.

Vous liriez avec profit la brochure de Dom Maréchaux à ce sujet. Elle est aujourd'hui publiée par "le sel de la Terre". Ici

Cordialement

Romanus
images/icones/neutre.gif  ( 727102 )Presque plus .. par Minger (2013-07-20 23:18:36) 
[en réponse à 727098]

Excepté les milieux tradit.. c'est un constat cette confession est pratiquement très peu pratiquée dans l'église courante.

Maintenant j'accepte très volontier le terme hasardeux sur le sujet..
mais en réalité la pratique avait disparu avant le meuble.
Je ne conteste pas que des fidèles se confessent encore de cette façon mais ils sont très peu nombreux c'est un fait !Dans mon diocèse , je ne connais plus d'église qui la pratique , même les célébrations pénitentières sont rares ..
C'est un probléme de fond qui devrait être tranché une fois pour toutes..
Merci!
images/icones/neutre.gif  ( 727104 )Pouvez-vous préciser? par Sic transit (2013-07-20 23:26:47) 
[en réponse à 727102]


Dans mon diocèse , je ne connais plus d'église qui la pratique


Voulez-vous dire qu'il n'est indiqué dans aucune église qu'il y a la possibilité de se confesser tel jour à telle heure (éventuellement à tel endroit), ou qu'il y aura confessions (généralement au moment d'une grande fête) à telle date?

images/icones/neutre.gif  ( 727107 )Absolument .. par Minger (2013-07-20 23:35:15) 
[en réponse à 727104]

Vous avez sans doute un prêtre dévoué ..ou alors les fidèles dans ma région demandent pas ..
images/icones/neutre.gif  ( 727105 )Merci pour le documentaire! par Minger (2013-07-20 23:27:07) 
[en réponse à 727098]

Egalement d'acccord pour votre commentaire , mon fil ne conteste pas mais relève la réalité historique jusqu'à nos jours de cette confession ...
images/icones/pelerouin1.gif  ( 727103 )Historique de la confession : vaste sujet... par Michel (2013-07-20 23:20:10) 
[en réponse à 727096]

Très vaste : il y en a des chapitres dans les histoires du droit canonique, ou autres.
Au début, la question se posait surtout pour des fautes très graves, le plus souvent publiques (et probablement plus rares que de nos jours).
Il était logique que lorsque la faute était publique, la confession et l'absolution le soient aussi.
Quant à la pénitence, elle fut assez vite publique aussi : on faisait x années de pénitence rigoureuse (on réfléchissait avant de récidiver...) ; les pénitents étaient groupés en un ordre, avaient un statut particulier.
Ces pénitences furent "tarifées" sous l'influence des moines irlandais (à partir du 5° ou 6° siècle), mais en sens inverse la pénitence était plus personnelle (jeûnes, veilles, flagellations...), moins publique.
Puis il y eut une dérive des "pénitentiels" (ancêtres des manuels de théologie morale) qui pour certains devinrent pratiquement des bouquins pornos (que les ecclésiastiques pouvaient détenir sans être soupçonnés...). Ils deviennent donc interdits en Gaule au 9° siècle par certains conciles.

Bref, dès cette époque, la confession devient davantage secrète.

Par contre, il semblerait logique que lorsqu'une personnalité connue d'un petit village (ou de tout un pays, par la télé) change de vie et se convertit, les fidèles le sachent (d'une façon relativement discrète à déterminer) et ne soient pas scandalisés de voir cette personne communier du jour au lendemain.


images/icones/neutre.gif  ( 727108 )Voilà aussi une remarque très intéressante .. par Minger (2013-07-20 23:43:33) 
[en réponse à 727103]


Et enrichissante ..


Merci Michel!
images/icones/croix_byzantine.png  ( 727110 )C'est debout à l'icône, chez les orthodoxes par Glycéra (2013-07-20 23:54:57) 
[en réponse à 727103]

que sont dites les prières initiales avant la confession proprement dite.
Debout, côte à côte, devant le Christ pantocrator.

Une présentation ici


Il y a, en fait, une relation réciproque entre le prêtre et celui qui se confesse : le père spirituel est aidé par ses enfants, comme ils le sont par lui.

Le prêtre-confesseur doit aussi, à son tour, aller se confesser ; et quand il le fait, il est d'usage qu'il enlève la croix sacerdotale qu'il porte autour du cou.

Le rôle du prêtre en tant que témoin et compagnon de pénitence apparaît clairement dans les modalités extérieures du sacrement.

Normalement, le prêtre ne devrait pas être assis lorsque le pénitent est agenouillé, car cela laisserait entendre qu'il est juge plutôt que témoin.

Pendant les prières initiales, avant la confession proprement dite, le pénitent est debout face à l'icône du Christ ou à l'Évangile, et le prêtre se tient à ses côtés.

Ensuite, pour la confession en tant que telle, le prêtre et le pénitent peuvent tous deux s’asseoir (pratique grecque) ou rester debout (pratique russe) : dans chaque cas, les deux font la même chose et sont comme sur un plan d'égalité. Il arrive que le pénitent s’agenouille et que le prêtre reste debout ; dans ce cas, le prêtre devra s’incliner pour entendre ce qui est dit, et ce geste a aussi sa signification propre. Au cours de l'absolution finale, le pénitent incline la tête - non pas vers le prêtre, mais vers l'icône ou l'Évangile, qui symbolisent la présence invisible du Christ, le seul à avoir le pouvoir de remettre les péchés.

La prière d'absolution indique sans équivoque que c'est le Christ, et non le prêtre, qui accorde le pardon. Dans la formule la plus ancienne, toujours en usage chez les Grecs, le prêtre ne dit pas "Je te pardonne", mais "Que Dieu te pardonne".

Au XVIIe siècle, sous l'influence de l'Église catholique romaine, l'expression a été changée dans les livres slavons et mise à la première personne : "(...) et moi, son indigne prêtre, par le pouvoir qu'il m'a donné, je te pardonne..." ; cependant, pour aucun autre sacrement de l'Église orthodoxe, le célébrant n'utilise la première personne dans son administration.

On retrouve l'ancienne tradition dans la coutume du pardon mutuel, toujours observée par les Russes et d'autres orthodoxes avant de recevoir la communion : un membre de l'assemblée - ou du clergé - dit "Pardonne-moi" à une autre personne, laquelle lui répond : "Dieu pardonne".



lu ici

Autres explications



Glycéra
qui préfère cette manière pour bien avoir le courage de tout dire, car c'est plus facile à Dieu qu'à un homme. ET aussi parce que le confesseur a besoin de pénitents pour faire son travail et gagner les mérites de nos remises de peines...
images/icones/neutre.gif  ( 727113 )Que vous avez de la chance vous les orthodoxes! par Minger (2013-07-21 00:04:29) 
[en réponse à 727110]

Tout reste imuable ..tout est intouchable ..cette si belle liturgie de saint Jean Chrysostome..
Par contre j'ignorait cette façon de se confesser...tout à fait respectable..

images/icones/hein.gif  ( 727146 )Preuves par Mauwgan (2013-07-21 21:05:43) 
[en réponse à 727096]

"L’instauration du sacrement de la confession auriculaire par l’église , serait du : 9ème Siècle. "

Quelles sont vos sources?


Absence de preuves, ne sont pas des preuves...by the way....
images/icones/neutre.gif  ( 727148 )Mais bien volontier à votre service.. par Minger (2013-07-21 21:26:59) 
[en réponse à 727146]

C’est en 1215, au 4ème concile catholique du Latran [2], que la confession publique est remplacée par la confession auriculaire, c’est à dire à l’oreille de l’ecclésiastique. La confession publique de mise dans l’Eglise apostolique (Jc 5 : 16) est abolie vers la fin du 3ème siècle sans toutefois être remplacée par la confession auriculaire instituée par Benoît de Nursie [3], confession qui n’accordait pas le pouvoir de la rémission des péchés. C’est en 758 que la confession auriculaire est introduite en Occident par les ordres religieux d’Orient en remplacement de la confession publique. C’est en 1215 que la confession auriculaire est imposée et rendue obligatoire puis, deux ans plus tard au concile de Trente, elle devient un dogme absolu [4].
Nous remarquons la date tardive de la « création » de la confession individuelle et secrète à un autre homme.
Les premiers disciples ont institué la confession publique (Jc 5 : 16
images/icones/neutre.gif  ( 727151 )Quel est votre point? par Mauwgan (2013-07-21 21:37:08) 
[en réponse à 727148]

tout est dans la question. Ou est le problem?
Vous voulez revenir a la confession publique? a votre bon Coeur.
Par contre la confession generale est une tout autre chose.
Aurais-je mal compris?
images/icones/neutre.gif  ( 727157 )Mon point.. par Minger (2013-07-21 21:50:56) 
[en réponse à 727151]


Je ne veux rien revenir du tout ..simplement je fais une constation sur un sujet ..


images/icones/3c.gif  ( 727152 )Votre source est un site parfaitement anti-catholique... par Michel (2013-07-21 21:37:35) 
[en réponse à 727148]

...et donc rempli de préjugés et de confusion, voire de mauvaise foi.

Beurk :
http://theonoptie.com/spip.php?article2078




images/icones/hein.gif  ( 727153 )les miennes??? par Mauwgan (2013-07-21 21:42:51) 
[en réponse à 727152]

Vous parlez des sources de Minger ou des miennes.
images/icones/fleur.gif  ( 727155 )Mon message répondait à Minger... par Michel (2013-07-21 21:47:19) 
[en réponse à 727153]

...d'ailleurs il suffisait de cliquer sur le lien pour le vérifier...
images/icones/1b.gif  ( 727159 )ok par Mauwgan (2013-07-21 21:55:39) 
[en réponse à 727155]

Je ne suis donc pas folle, j'avais l'impression que ce message est plus un troll qu'autre chose.

Si l'on pense que l'on ne peut recevoir la communion et bien on s'abstient. Il n'y a obligation qu'une fois par an.

Cette histoire de "je n'ose pas recevoir la communion parce que je redoute la confession" ben pour moi c'est mettre le probleme sur sa tete.

La sus dite personne ne se tracasse pas trop de ses peches evidemment!!! Elle devrait plutot se tracasser des consequences de ses peches envers Notre Seigneur et arreter sa "self pity". ouin ouin je ne veux pas m'humilier a confesser mes peches.
Si vous voulez mon avis, avant que son attitude change, cette personne se doit de ne pas recevoir le Christ. Elle n'est certainement pas en communion avec Lui a partir du moment ou elle pense que la communion est un droit et la confession un obstacle...

Confession generale a mis mon ame en danger pendant 10 ans, c'est un autre abus et une horreur poundue encore par les protestants qui se disent catholiques et defendent l'esprit (the evil one!) de Vatican II.
images/icones/heho.gif  ( 727160 )Confusion par Romanus (2013-07-21 22:02:44) 
[en réponse à 727159]

La confession générale n'est pas la confession collective.

La première consiste a accuser les péchés de toute sa vie. Elle est conseillée par de nombreux saints et se pratique encore souvent lors de retraites notamment.

La seconde est en effet une absurdité protestante pratiquée désormais dans l'Eglise malheureusement.

Romanus
images/icones/heho.gif  ( 727163 )I stand corrected par Mauwgan (2013-07-21 22:09:03) 
[en réponse à 727160]

oui, vous avez raison je me suis emmellee les pinceaux avec la confession generale et l'absolution generale! que notre cure nous a impose pendant dix ans. C'est tellement plus simple, ca perd moins de temps, personne n'est humilie, ou fache. Le cure n'a pas rester dans son confessional pendant des heures...


Je deteste ces boites que l'on a ici, je compte les minutes quand mes enfants y sont, si c'est trop long, je suis prete a rentrer dedans et demander des comptes.
Je ne fais confiance aucun pretres par les temps qui courre.
J'ai failli le faire il y a quelques mois quand un cure a commence a gueuler sur ma fille, je m'en suis pris aussi une bonne enguelade quand ce fut mon tour....

Notre probleme: ce que nous avions confesser comme peches n'en etaient point pour lui!!! un avortement, un adultere ou quelque chose de plus juicy lui aurait apparemment mieux convenu.
images/icones/neutre.gif  ( 727166 )Merci de votre sincérité! par Minger (2013-07-21 22:12:37) 
[en réponse à 727163]


Et surtout pas rencunière en plus..
images/icones/1i.gif  ( 727171 )Quelle vertue par Mauwgan (2013-07-21 22:21:23) 
[en réponse à 727166]

y a t'il de vouloir rester dans l'erreur....?

Vous etes bizarre, vous...
images/icones/neutre.gif  ( 727162 )Parfaitement d'accord .. par Minger (2013-07-21 22:07:26) 
[en réponse à 727159]


Je suis même surpris en bien de votre analyse ...

Mais le sujet est quand même pas a éviter...
images/icones/1g.gif  ( 727170 )HAHAH par Mauwgan (2013-07-21 22:20:20) 
[en réponse à 727162]

Toujours heureuse d'en surprendre un par mes analyses.

Cette histoire de confession est une histoire sans queue ni tête.
Le medicament est a avale, aussi degoutant qu'il soit. Comme dit l'adage: mieux vous prevenir que guerir...

How about AVOIDING sin in the first place???
sorry...

Et pourquoi ne pas eviter le peche d'abord???

VOus n'allez pas nous proner la mentalite socialo communiste permissive qui dit que puisque tout le monde se drogue, legalisons donc la drogue.

Comme personne ne veut plus aller a la confession "auriculaire" (ugly word... ce doit etre l'instinct maternelle, qd j'entends ce mot je pense gant de toilette, savon, et lavage energique d'un petit mouflard qui n'a pas voulu prendre de bain!!)

Je reprend "Comme personne ne veut plus aller a la confession "auriculaire" banissons cette confession. La bonne blague.

Je crois qu'en fait on devrait banir la notion de peche, Oh wait, c'est deja fait....depuis 50 ans.....

Que ceux qui n'ont jamais entendu parler de peche venial ou mortel dans leur cours de cate il y a 30 ans environ, leve le doigt..



MOI!!!!


images/icones/neutre.gif  ( 727154 )Entre autres... par Minger (2013-07-21 21:47:14) 
[en réponse à 727152]

Mais c'est un peu court comme conclusion ..
Il y a aussi les décrets de l'église qui attestent..
images/icones/1e.gif  ( 727165 )Hum par Mauwgan (2013-07-21 22:11:24) 
[en réponse à 727154]

Auriez vous des problemes personels avec la confession ?
images/icones/neutre.gif  ( 727176 )Juste une petite précision à Michel par Minger (2013-07-21 23:03:01) 
[en réponse à 727152]

"et donc rempli de préjugés et de confusion, voire de mauvaise foi".
Le contenu du fil ne faisait aucune allusion a l'extrait en question ..simplement mon information sur le 9ème Siècle et l'historique du premier confessionnal était prise d'un passage d'un livre...
Pour le reste , effectivement j'aime voir un peu large et j'avais trouvé également comme vous cet article très précis sur l'historique et même s'il n'est pas du tout catholique ,il concorde avec plus de précisions sur les déroulements et les événements en question ..
Bon , ceci étant , je n'aime pas trop me faire traité de mauvaise foi ..surtout qu'en toute bonne foi chacun peut contrôler les infos sur le net ...

Maintenant , si ça peux vous faire plaisir , je peux fermer mon compte..
images/icones/fleur.gif  ( 727181 )Je ne vous ai pas... par Michel (2013-07-22 00:03:08) 
[en réponse à 727176]

..."traité de mauvaise foi", j'ai seulement dit que le site cité est (...) "et donc rempli de préjugés et de confusion, voire de mauvaise foi."

Pas le temps de faire des recherches, il y a certainement des textes beaucoup plus anciens, ne serait-ce que d'origine irlandaise (vers le 6° s.).
Il faudrait regarder l'index thématique du Denzinger, ou peut-être le CEC (Catéchisme...)

De plus, vous noterez que la confession individuelle existe dans des églises séparées de Rome depuis fort longtemps (y compris les "pré-chalcédoniens"). Cela montre que la pratique est antérieure à la séparation.
Mais le principe est bel et bien dans le Nouveau Testament.
images/icones/neutre.gif  ( 727182 )Ok ! j'aime mieux ça par Minger (2013-07-22 00:16:32) 
[en réponse à 727181]


Et bonne chance pour les recherches..

Au passage, nous avons tous les deux péchés en allant sur cette source qui n'est pas forcement fausse sur la partie historique des dates ..excepté les commentaires anti-catholique..

Bonne nuit!
images/icones/neutre.gif  ( 727184 )Denzinger, réponse à pas mal de questions effectivement par Meneau (2013-07-22 02:39:55) 
[en réponse à 727181]


Lettre " Sollicitudinis quidem tuae " à l'évêque Théodore de
Fréjus. 11 juin 452

310
(Chap.5) Il faut donc que tout chrétien se remette au jugement de sa conscience pour qu'il ne diffère pas de jour en jour la conversion à Dieu, pour qu'il ne fixe pas à la fin de sa vie le temps où il satisfera... et, alors qu'il pouvait mériter le pardon par une satisfaction plus complète, qu'il ne choisisse pas les angoisses d'un moment où la confession du pénitent et la réconciliation procurée par le prêtre n'auront qu'une petite place. Cependant, comme je l'ai dit, il faut porter secours à la détresse de ceux-là, en ne leur refusant ni la pénitence ni la grâce de la communion lorsque, même privés du secours de la voix, ils les réclament par des signes sans équivoque. Mais si la violence de la maladie pèse si fortement sur eux qu'ils ne soient plus capables de manifester en présence du prêtre ce qu'ils demandaient peu auparavant, les témoignages des fidèles présents devront leur servir à recevoir à la fois le bienfait de la pénitence et celui de la réconciliation...


On voit clairement la notion de confession à un prêtre, qui doit se faire vocalement, sauf si la maladie l'empêche.


Lettre " Magna indignatione " à tous les évêques de Campanie,
etc., 6 mars 459.
323
La confession secrète
(Chap.2) J'ordonne qu'on doit absolument faire disparaître aussi cette audace contraire à la règle apostolique, qui est commise par certains, je l'ai appris récemment, par une usurpation illicite. Pour la pénitence que demandent les fidèles, qu'on ne lise pas en public un écrit sur lequel figurent en détail leurs péchés, puisqu'il suffit d'indiquer aux prêtres seuls par une confession secrète la culpabilité des consciences. Sans doute paraît-elle louable, cette foi totale qui, par crainte de Dieu, n'a pas peur de rougir devant les hommes ; cependant - puisque les péchés de tous ceux qui demandent la pénitence ne sont pas tels qu'ils ne craignent pas de les voir publiés - on supprimera une coutume si peu louable, de manière qu'un grand nombre ne soit pas tenu écarté des remèdes de la pénitence aussi longtemps qu'ils rougissent ou craignent de voir leurs actions révélées à leurs ennemis, et pour lesquelles, selon la disposition de la loi, ils peuvent être punis. Il suffit en effet de cette confession qui est d'abord faite devant Dieu, puis aussi devant le prêtre, lequel se présente en intercesseur pour les péchés des pénitents. Enfin plusieurs pourront alors être amenés à la pénitence si la conscience de celui qui confesse son péché n'est pas rendue publique aux oreilles du peuple.


Exit l'accusation publique, "usurpation illicite".

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 727214 )A Meneau : Magnifique cette Lettre " Sollicitudinis quidem tuae " à l'évêque Théodore de par Minger (2013-07-22 12:53:12) 
[en réponse à 727184]

Je suis ébloui par ce passage ..dit en 452 , c’est impressionnant !
EXTRAIT:"Cependant, comme je l'ai dit, il faut porter secours à la détresse de ceux-là, en ne leur refusant ni la pénitence ni la grâce de la communion lorsque, même privés du secours de la voix, ils les réclament par des signes sans équivoque. Mais si la violence de la maladie pèse si fortement sur eux qu'ils ne soient plus capables de manifester en présence du prêtre ce qu'ils demandaient peu auparavant, les témoignages des fidèles présents devront leur servir à recevoir à la fois le bienfait de la pénitence et celui de la réconciliation"...

SVP Meneau:
Vos lumières pour éclairer le lien entre cette lette Sollicitudinis quidem tuae et : la date de 1215 que la confession auriculaire est imposée et rendue obligatoire puis, deux ans plus tard au concile de Trente, elle devient un dogme absolu ..( oublions l’origine de l’information mais retenons le contenu ).
Car je suis beaucoup trop profane pour faire uns pareille analyse…

Un grand : MERCI !
images/icones/neutre.gif  ( 727220 )Peut-être parce que par Meneau (2013-07-22 14:52:36) 
[en réponse à 727214]


la date de 1215 que la confession auriculaire est imposée et rendue obligatoire



Ce qui est rendu obligatoire par le 4ème Concile du latran (12ème oecuménique), en 1215, c'est la confession annuelle et la communion pascale :


812
Tout fidèle de l'un et l'autre sexe, après avoir atteint l'âge de raison, confessera personnellement et fidèlement tous ses péchés au moins une fois par an à son curé, s'appliquera, dans la mesure de ses forces, d'accomplir la pénitence qui lui sera imposée, recevant avec respect au moins à Pâques le sacrement de l'eucharistie, à moins que, sur le conseil de son curé et pour quelque raison valable, il juge qu'il lui faut s'en abstenir pour un temps ; sinon, il sera empêché d'entrer dans l'église de son vivant et sera privé de sépulture chrétienne à sa mort, afin que personne ne puisse avoir d'excuse pour son ignorance.
Si quelqu'un veut, pour une juste cause, confesser ses péchés à un autre prêtre, il devra d'abord demander et obtenir la permission de son curé, puisque autrement cet autre prêtre ne pourrait l'absoudre ou le lier.

813
Que ce prêtre soit un homme de discernement et prudent afin que, comme un médecin expérimenté, il répande le vin et l'huile sur les plaies du blessé Lc 10,14 s'enquérant diligemment des circonstances concernant et le pécheur et le péché ; il comprendra ainsi, avec prudence, quels conseils il doit lui donner, quel remède apporter en usant de moyens divers pour guérir le malade.


Denzinger toujours.

Faire croire que c'est la forme de la confession (auriculaire) qui est imposée à cette occasion relève de la supercherie.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 727249 )Enfin une issue pour tous.. par Minger (2013-07-22 19:07:01) 
[en réponse à 727220]


Evidement avec tout ça et cette bonne logique..
Pour moi y a pas matière à contestation!


BRAVO!
images/icones/salutscout.gif  ( 727147 )La confusion n'est présente que dans votre esprit... par Mauwgan (2013-07-21 21:20:26) 
[en réponse à 727096]

et voila:
ma source
J'attends les votres

The Didache

"Confess your sins in church, and do not go up to your prayer with an evil conscience. This is the way of life. . . . On the Lord’s Day gather together, break bread, and give thanks, after confessing your transgressions so that your sacrifice may be pure" (Didache 4:14, 14:1 [A.D. 70]).



The Letter of Barnabas

"You shall judge righteously. You shall not make a schism, but you shall pacify those that contend by bringing them together. You shall confess your sins. You shall not go to prayer with an evil conscience. This is the way of light" (Letter of Barnabas 19 [A.D. 74]).



Ignatius of Antioch



"For as many as are of God and of Jesus Christ are also with the bishop. And as many as shall, in the exercise of penance, return into the unity of the Church, these, too, shall belong to God, that they may live according to Jesus Christ" (Letter to the Philadelphians 3 [A.D. 110]).

"For where there is division and wrath, God does not dwell. To all them that repent, the Lord grants forgiveness, if they turn in penitence to the unity of God, and to communion with the bishop" (ibid., 8).



Irenaeus



"[The Gnostic disciples of Marcus] have deluded many women. . . . Their consciences have been branded as with a hot iron. Some of these women make a public confession, but others are ashamed to do this, and in silence, as if withdrawing from themselves the hope of the life of God, they either apostatize entirely or hesitate between the two courses" (Against Heresies 1:22 [A.D. 189]).



Tertullian



"[Regarding confession, some] flee from this work as being an exposure of themselves, or they put it off from day to day. I presume they are more mindful of modesty than of salvation, like those who contract a disease in the more shameful parts of the body and shun making themselves known to the physicians; and thus they perish along with their own bashfulness" (Repentance 10:1 [A.D. 203]).



Hippolytus



"[The bishop conducting the ordination of the new bishop shall pray:] God and Father of our Lord Jesus Christ. . . . Pour forth now that power which comes from you, from your royal Spirit, which you gave to your beloved Son, Jesus Christ, and which he bestowed upon his holy apostles . . . and grant this your servant, whom you have chosen for the episcopate, [the power] to feed your holy flock and to serve without blame as your high priest, ministering night and day to propitiate unceasingly before your face and to offer to you the gifts of your holy Church, and by the Spirit of the high priesthood to have the authority to forgive sins, in accord with your command" (Apostolic Tradition 3 [A.D. 215]).



Origen



"[A final method of forgiveness], albeit hard and laborious [is] the remission of sins through penance, when the sinner . . . does not shrink from declaring his sin to a priest of the Lord and from seeking medicine, after the manner of him who say, ‘I said, "To the Lord I will accuse myself of my iniquity"’" (Homilies on Leviticus 2:4 [A.D. 248]).



Cyprian of Carthage



"The apostle [Paul] likewise bears witness and says: ‘ . . . Whoever eats the bread or drinks the cup of the Lord unworthily will be guilty of the body and blood of the Lord’ [1 Cor. 11:27]. But [the impenitent] spurn and despise all these warnings; before their sins are expiated, before they have made a confession of their crime, before their conscience has been purged in the ceremony and at the hand of the priest . . . they do violence to [the Lord’s] body and blood, and with their hands and mouth they sin against the Lord more than when they denied him" (The Lapsed 15:1–3 (A.D. 251]).

"Of how much greater faith and salutary fear are they who . . . confess their sins to the priests of God in a straightforward manner and in sorrow, making an open declaration of conscience. . . . I beseech you, brethren, let everyone who has sinned confess his sin while he is still in this world, while his confession is still admissible, while the satisfaction and remission made through the priests are still pleasing before the Lord" (ibid., 28).

"[S]inners may do penance for a set time, and according to the rules of discipline come to public confession, and by imposition of the hand of the bishop and clergy receive the right of Communion. [But now some] with their time [of penance] still unfulfilled . . . they are admitted to Communion, and their name is presented; and while the penitence is not yet performed, confession is not yet made, the hands of the bishop and clergy are not yet laid upon them, the Eucharist is given to them; although it is written, ‘Whosoever shall eat the bread and drink the cup of the Lord unworthily, shall be guilty of the body and blood of the Lord’ [1 Cor. 11:27]" (Letters 9:2 [A.D. 253]).

"And do not think, dearest brother, that either the courage of the brethren will be lessened, or that martyrdoms will fail for this cause, that penance is relaxed to the lapsed, and that the hope of peace [i.e., absolution] is offered to the penitent. . . . For to adulterers even a time of repentance is granted by us, and peace is given" (ibid., 51[55]:20).

"But I wonder that some are so obstinate as to think that repentance is not to be granted to the lapsed, or to suppose that pardon is to be denied to the penitent, when it is written, ‘Remember whence thou art fallen, and repent, and do the first works’ [Rev. 2:5], which certainly is said to him who evidently has fallen, and whom the Lord exhorts to rise up again by his deeds [of penance], because it is written, ‘Alms deliver from death’ [Tob. 12:9]" (ibid., 51[55]:22).



Aphraahat the Persian Sage



"You [priests], then, who are disciples of our illustrious physician [Christ], you ought not deny a curative to those in need of healing. And if anyone uncovers his wound before you, give him the remedy of repentance. And he that is ashamed to make known his weakness, encourage him so that he will not hide it from you. And when he has revealed it to you, do not make it public, lest because of it the innocent might be reckoned as guilty by our enemies and by those who hate us" (Treatises 7:3 [A.D. 340]).



Basil the Great



"It is necessary to confess our sins to those to whom the dispensation of God’s mysteries is entrusted. Those doing penance of old are found to have done it before the saints. It is written in the Gospel that they confessed their sins to John the Baptist [Matt. 3:6], but in Acts [19:18] they confessed to the apostles" (Rules Briefly Treated 288 [A.D. 374]).



John Chrysostom



"Priests have received a power which God has given neither to angels nor to archangels. It was said to them: ‘Whatsoever you shall bind on earth shall be bound in heaven; and whatsoever you shall loose, shall be loosed.’ Temporal rulers have indeed the power of binding; but they can only bind the body. Priests, in contrast, can bind with a bond which pertains to the soul itself and transcends the very heavens. Did [God] not give them all the powers of heaven? ‘Whose sins you shall forgive,’ he says, ‘they are forgiven them; whose sins you shall retain, they are retained.’ What greater power is there than this? The Father has given all judgment to the Son. And now I see the Son placing all this power in the hands of men [Matt. 10:40; John 20:21–23]. They are raised to this dignity as if they were already gathered up to heaven" (The Priesthood 3:5 [A.D. 387]).



Ambrose of Milan



"For those to whom [the right of binding and loosing] has been given, it is plain that either both are allowed, or it is clear that neither is allowed. Both are allowed to the Church, neither is allowed to heresy. For this right has been granted to priests only" (Penance 1:1 [A.D. 388]).



Jerome



"If the serpent, the devil, bites someone secretly, he infects that person with the venom of sin. And if the one who has been bitten keeps silence and does not do penance, and does not want to confess his wound . . . then his brother and his master, who have the word [of absolution] that will cure him, cannot very well assist him" (Commentary on Ecclesiastes 10:11 [A.D. 388]).



Augustine



"When you shall have been baptized, keep to a good life in the commandments of God so that you may preserve your baptism to the very end. I do not tell you that you will live here without sin, but they are venial sins which this life is never without. Baptism was instituted for all sins. For light sins, without which we cannot live, prayer was instituted. . . . But do not commit those sins on account of which you would have to be separated from the body of Christ. Perish the thought! For those whom you see doing penance have committed crimes, either adultery or some other enormities. That is why they are doing penance. If their sins were light, daily prayer would suffice to blot them out. . . . In the Church, therefore, there are three ways in which sins are forgiven: in baptisms, in prayer, and in the greater humility of penance" (Sermon to Catechumens on the Creed 7:15, 8:16 [A.D. 395]).
images/icones/neutre.gif  ( 727150 )Sans doute dans le votre.. par Minger (2013-07-21 21:32:17) 
[en réponse à 727147]


je suis même généreux dans le temps..
images/icones/hein.gif  ( 727252 )Discutions... par Bertrand (2013-07-22 19:38:12) 
[en réponse à 727096]

ou Discussions?
images/icones/1b.gif  ( 727259 )Eh bien... par Meneau (2013-07-22 21:07:28) 
[en réponse à 727252]

hier, nous discutions ! Non ?

Cordialement
Meneau
images/icones/1a.gif  ( 727261 )Et... par Bertrand (2013-07-22 21:14:19) 
[en réponse à 727259]

quelle était la matière de vos discussions?


là j’espère qu’il n’y a pas matière à discutions mais plutôt à approbation.

images/icones/neutre.gif  ( 727264 )Allez... par Meneau (2013-07-22 21:38:43) 
[en réponse à 727261]

la matière de nos discussions était la conjugaison du verbe "suffire" à l'infinitif présent.

Personne n'est à l'abri . Moi non plus d'ailleurs.

Cordialement
Meneau

images/icones/1d.gif  ( 727268 )Ah, Ah!!! farpaitement!! par Bertrand (2013-07-22 22:03:01) 
[en réponse à 727264]

mais parfois, certaines fautes, sans qu'on sache bien pourquoi, nous font sourire plus que d'autres!!!