Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=726848
images/icones/croix_byzantine.png  ( 726848 )Il y a 219 ans par Ennemond (2013-07-17 21:28:11) 

Le 17 juillet 1794, le tribunal révolutionnaire dirigé par Fouquier-Tinville condamnait les seize carmélites de Compiègne pour fanatisme, les accusant « d'avoir formé des conciliabules de contre-révolution et d'avoir continué à vivre soumises à leur règle et à leur supérieure ». Dans la soirée, à la bannière du Trône, elles montaient à l'échafaud, après s'être agenouillé devant leur supérieure qui monta la dernière, en entonnant le Laudate Dominum, victime d'un gouvernement républicain, haineux de Dieu et de ses lois.

Dans son cachot de la Conciergerie, l'une d'entre elles, soeur Julie-Louise, composa une Marseillaise des martyrs :

« Livrons nos cœurs à l'allégresse,
Le jour de gloire est arrivé.
Loin de nous la moindre faiblesse.
Le glaive sanglant est levé ! [bis]
Préparons-nous à la victoire
Sous les drapeaux d'un Dieu mourant ;
Que chacun marche en conquérant ;
Courons tous, volons à la gloire !
Ranimons notre ardeur :
Nos corps sont au Seigneur.
Montons, montons
À l'échafaud, et Dieu sera vainqueur. »

Dialogue des carmélites
images/icones/bible.gif  ( 726856 )Offices propres du Diocèse de Paris (1965) par Alexandre (2013-07-17 22:24:47) 
[en réponse à 726848]

Die 17 iulii

Bb. Teresiæ et Soc.
Virg. et Mart. Compendiensium


Lectio iii
Duodevicésimo exeúnte sǽculo, mirábili exstíterunt exémplo séxdecim moniáles ex órdine Carmelitárum excalceatárum, quarum dux et antístita fuit Terésia a sancto Augustíno. Ex Compendiénsi enim cœnóbio expúlsæ, atque in víncula coniéctæ, cárcerem pro monastério habuérunt, ibíque pietátis exercitatiónibus óperam dantes, sese ínvicem ad martýrium cohortabántur. Cum póstea Parísios duceréntur, duris cúrribus superiéctæ, milítiæ stipátæ plebísque contumélias perférre coáctæ, hoc uno utebántur solátio quod pro Ecclésia et cívibus Deo se offérrent. Sine téstibus autem, sine defensóribus, tumultuário iudício cápitis damnátæ sunt. Iter a tribunáli ad supplícium triúmphi créderes viam: nam Deo grates per hymnos altérnæ persolvébant. Ubi demum mortis pegma conspexérunt, baptísmi promissiónes ac religiónis vota instauvérunt, deínde prima ómnium Constántia novítia, ceterǽque obtruncátæ sunt, quas Terésia ad moriéndum fórtiter pro Christo hortátur, donec et ipsa caput carnífici præbúerit. Quare Pius décimus Póntifex máximus illústres séxdecim mártyres Beatórum catálogo adscrípsit.

La fin du XVIIIe siècle nous présente le magnifique exemple de seize religieuses Carmélites, dont la Prieure était Thérèse de Saint-Augustin. Chassées, en effet, de leur couvent de Compiègne et incarcérées, elles firent de leur prison une sorte de monastère, où elles s’adonnaient aux exercices de piété, tout en s’exhortant mutuellement au martyre. Ensuite, pendant leur transfert à Paris, entassées dans de grosses charrettes, contraintes de subir les outrages de la soldatesque qui les escortait et ceux de la populace, elles ne trouvaient qu’un seul motif de reconfort : s’offrir à Dieu pour l’Église et pour leurs concitoyens. Un jugement sommaire sans audition de témoins ni plaidoiries les condamna à la peine capitale. En sortant du tribunal, c’était, pourrait-on dire, une marche triomphale que cette marche au supplice : elles rendaient grâce à Dieu en hymnes alternés. En vue de l’échafaud, elles renouvelèrent leurs promesses de baptême et leurs vœux de religion. Puis, la première de toutes, la novice Constance et ensuite toutes les autres furent guillotinées. Thérèse les exhortait à mourir courageusement pour le Christ, jusqu’au moment où elle présenta elle-même sa tête au bourreau. C’est pourquoi le Pape Pie X inscrivit au nombre des Bienheureuses ces seize illustres martyres.

Oratio
Deus, qui ob invíctam in tuo amóre constántiam beátam Terésiam et Sócias eius de vértice Carméli ad martýrii corónam vocásti : tríbue, quǽsumus ; ut te fidéliter diligéntes, ad contemplándam spéciem tuæ celsitúdinis perducámur : Qui vivis.

Dieu qui avez appelé la bienheureuse Thérèse et ses compagnes, à cause de leur constance inébranlable en votre amour, de la cime du Carmel à la gloire du martyre, faites que, vous aimant sans défaillance, nous parvenions à la vision de vos suprêmes grandeurs. Vous qui.