Le Forum Catholique

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images/icones/fleche2.gif  ( 726841 )Après la barrette... par Alexandre (2013-07-17 19:46:49) 


Pie XII remettant la barrette cardinalice à Monseigneur Joseph Siri (1953)

Alors que des discussions sur la barrette viennent d'enflammer le Forum, il semble qu'une obligation stipulée par l'ancien Code soit complètement tombée en désuétude : la tonsure.

A ma connaissance, seuls les moines clercs du Barroux et membres de choeur des communautés dominicaine, capucine et bénédictine amies de la Fr. Saint-Pie X continuent à porter l'équivalent religieux, la couronne.

N'est-ce pas plus important que la barrette ?


Codex Juris Canonici (1917)

Can. 136
§1. Omnes clerici decentem habitum ecclesiasticum, secundum legitimas locorum consuetudines et Ordinarii loci praescripta, deferant, tonsuram seu coronam clericalem, nisi recepti populorum mores aliter ferant, gestent, et capillorum simplicem cultum adhibeant.

images/icones/mitre4.png  ( 726843 )Tout à fait d'accord avec vous Alexandre ! par Jean-Paul PARFU (2013-07-17 20:08:21) 
[en réponse à 726841]

Pour la tonsure !

En ce qui concerne la barette, je n'ai pas de problèmes avec la barrette cardinalice qui est l'un des "insignes", si je puis dire, de l'élévation à la dignité de Cardinal et comme une partie de l'habit ecclésiastique "chic" du Cardinal.

Une chose que je trouve particulièrement belle dans la liturgie catholique, c'est le "chrémeau de sacre des évêques" (je crois qu'on appelle ça comme cela) dans le rit ancien du sacre !

Il s'agit d'un tissu de lin dont on entoure la tête des clercs que l'on sacre.

Je l'ai découvert lors des sacres des 4 évêques de la FSSPX en 1988.

Ce "chrémeau" ressemble un peu (pardonnez la comparaison) à ce que portait les samouraïs ou les kamikazes japonais.

Magnifique !
images/icones/5a.gif  ( 726844 )Ce par Jean-Paul PARFU (2013-07-17 20:21:58) 
[en réponse à 726843]

que portaient (il me semble) !
images/icones/5b.gif  ( 726846 )Sauf que... par Etienne (2013-07-17 21:01:22) 
[en réponse à 726841]

1) A ma connaissance, tous les instituts tradis tonsurent leurs clercs.

2) Aucun de ces instituts n'est tenu au CIC de 1917. Bon nombre de canons sont appliqués librements, mais aucun d'entre eux, FSSPX y compris, n'est juridiquement lié à ce code.

En revanche, les rubriques liturgiques de 1962, elles, restent bien d'actualité.
images/icones/fleche2.gif  ( 726847 )Exact, mais... par Alexandre (2013-07-17 21:20:50) 
[en réponse à 726846]

... c'est un peu le problème du rapport entre droit canonique et livres liturgiques.

Par exemple, que répondit Rome à un sous-diacre d'Ecône habitant l'Oise qui demandait la réduction à l'état laïque ? Que le sous-diaconat n'existe plus !

(La Providence fit néanmoins bien les choses et ce Monsieur fut depuis ordonné diacre et prêtre par son évêque.)
images/icones/1a.gif  ( 726850 )Je ne suis pas un expert en droit canonique... par Etienne (2013-07-17 21:35:20) 
[en réponse à 726847]

...et notre ami commun maintenant quasi allemand me corrigera si je me trompe, mais la réponse de Rome est spécieuse. Si, en effet, le nouveau code ne prévoit pas l'ordination sous-diaconale, elle ne l'abroge pas non plus. Il y a donc bien une réalité, juridique et surnaturelle, à l'ordination sous-diaconale, et par la même, en quelques sortes, déni de justice.

Mais ceci rejoint la remarque fort judicieuse de Meneau dans le précédent fil : les rubriques ont été laissées pour quasi mortes depuis 62. Seule exception : la prière pour les juifs le vendredi saint, qui reste elle aussi juridiquement bancale. Mais cet état de fait contente finalement tout le monde : les tradis qui , curieusement, n'aiment pas trop quand on leur parle de révisions de leurs normes liturgiques, et Rome, qui ne voit pas bien l'intéret que nous avons à s'attacher aux anciennes rubriques, d'une part, et qui n'irait surtout pas risquer de nouveaux conflits d'autre part.
images/icones/fleche2.gif  ( 726854 )Si, justement... par Alexandre (2013-07-17 21:58:57) 
[en réponse à 726850]

... le sous-diaconat a été abrogé par le motu proprio Ministeria quaedam du 15 août 1972 (IV. [...] proinde in Ecclesia Latina ordo maior Subdiaconatus non amplius habetur.)

Amusante, votre citation de Meneau !

Il y a encore un point où au moins la FSSP en fait à sa guise : les prières de Léon XIII après la messe basse. Elles ne furent supprimées que par l'Instruction Inter Oecumenici (26 sept. 1964, entrée en vigueur le 7 mars 1965)...

P. S.: Je ne suis pas sûr que notre ami commun se revendique particulièrement allemand ... Il est beaucoup plus hispanophile, olé!
images/icones/neutre.gif  ( 726857 )Vous avez raison... par Etienne (2013-07-17 22:27:06) 
[en réponse à 726854]

J'avais en effet complètement oublié ce motu proprio, qui supprime bien le statut juridique du sous diacre, sans bien sûr en effacer la réalité sacramentelle. On se retrouve effectivement pour le cas précité devant un vide juridique un peu absurde, parce qu'occultant la réalité surnaturelle : la suppression juridique du sous-diaconat ne retire en rien sa réalité sacramentelle.

Et entièrement d'accord également sur la remarque relative à la FSSP : les prières de Leon XIII ne sont pas facultatives aux messes basses. Il serait d'ailleurs amusant de savoir si ladite FSSP a obtenu une dispense : je me rencarderai. De mémoire (mais cela fait longtemps que je n'ai pas assisté à une de leurs messes basses), elles sont maintenues à l'ICRSP, mais parfois dites en français, ce qui me parait franchement borderline. Quant à l'IBP, n'ayant jamais eu la chance d'assister à une de leur messe basse, je ne saurais dire.

Je tiens par ailleurs à souligner qu'en matière de liturgie et de droit, je ne suis pas partisan. Comme à la pétanque, je tire et je pointe. Nous autres français avons une façon passionnée de prendre les choses. Au prieuré FSSPX italien qui m'a parfois servi de refuge, on arrivait à en rire, en remettant tout sur le dos des bonnes sœurs sacristines. L'idée étant que toute chose est perfectible et qu'on revient de loin, ce qui me convient par ailleurs. Le tout étant de corriger quand c'est possible.

Quant à la germanité de notre ami commun, je le fais bisquer, à dessein , eu égard à ses accointances quasi péronistes!

images/icones/livre.gif  ( 726859 )Sacramentalité du sous-diaconat par Alexandre (2013-07-17 22:59:23) 
[en réponse à 726857]

Extrait du Précis de théologie dogmatique de Louis Ott
(Salvator, Mulhouse, 1955, donc bien avant Ministeria quaedam).

images/icones/1a.gif  ( 726877 )Ouf ! Merci. par Yves Daoudal (2013-07-18 14:12:15) 
[en réponse à 726859]

Je commençais à me demander jusqu'où on allait pouvoir aller dans les "réalités surnaturelles" et les "réalités sacramentelles", après avoir eu la preuve par neuf que la barrette était une réalité surnaturelle et sacramentelle d'institution divine.

Il me reste juste un doute, c'est de savoir si saint Pie V avait rendu obligatoires les prières de Léon XIII.
images/icones/1e.gif  ( 726881 )Ah bon par abbé F.H. (2013-07-18 14:22:09) 
[en réponse à 726877]

Où avez-vous trouvé

la preuve par neuf que la barrette était une réalité surnaturelle et sacramentelle d'institution divine.



ça m'intéresse
images/icones/5b.gif  ( 726883 )Excusez-moi. par Yves Daoudal (2013-07-18 14:30:53) 
[en réponse à 726881]

Je ne voulais pas vous peiner, c'est pourquoi je n'ai pas pris part à l'interminable fil sur la barrette. Mais je dois avouer que ces pinaillages extrême-occidentaux me gonflent... (Quand je pense que c'est les byzantins que l'on accuse de discuter du sexe des anges...)
images/icones/1d.gif  ( 726884 )Je sais bien par abbé F.H. (2013-07-18 14:37:55) 
[en réponse à 726883]

Mais je dois dire que je préfère pinailler sur ces sujets que sur les déclarations doctrinales de Mentzingen ou sur les homélies quotidiennes de François... surtout avec cette canicule (vivement la neige)

Si vous saviez les nuits blanches passer à pinailler au séminaire, ça forme à la disputatio même sur les sujets les plus insignifiants...
images/icones/1e.gif  ( 726886 )Je suis bien d'accord mais quand même ça fait un peu... par Yves Daoudal (2013-07-18 14:45:03) 
[en réponse à 726884]



Et pourtant ils ont des chapeaux ronds...

Et pourtant ils ne sont pas bretons...
images/icones/5b.gif  ( 726887 )J'ai toujours été tenté par abbé F.H. (2013-07-18 14:55:18) 
[en réponse à 726886]

de mettre le kalymmafchion qu'on m'a offert en Grèce à la place de la barrette pendant la semaine de l'unité des chrétiens... mais je n'ai jamais osé!

images/icones/1b.gif  ( 726900 )C'est vrai Monsieur l'abbé par Jean-Paul PARFU (2013-07-18 16:20:51) 
[en réponse à 726887]

que cette coiffe "décoiffe" pas mal aussi !

Vous me comprenez alors ?!!!

Ah, ah, ah !!!

Cette coiffe ressemble d'ailleurs beaucoup à l'ancienne "toque" (chapeau) du costume des avocats.

Heureusement que je n'ai jamais dû la porter !
images/icones/1n.gif  ( 726902 )Dans le cadre du dialogue inter-religieux par Jean-Paul PARFU (2013-07-18 16:29:56) 
[en réponse à 726900]

Il y a aussi le fez et la chechia ici
images/icones/1n.gif  ( 726904 )Euh non... par abbé F.H. (2013-07-18 16:43:39) 
[en réponse à 726900]

je ne vous toujours comprends pas, vous vous méprenez

le kalymmafchion n'est en rien ridicule et je l'ai porté en Grèce... avec la barbe je passais inaperçu.

si je n'ai jamais osé le mettre, c'est simplement parce que le Missel prescrit la barrette et rien d'autre!!!

et je n'ai pas à imposer cela aux fidèles, mais simplement pour eux, à faire ce que l’Église me dit de faire, c'est à dire à m'en tenir à la barrette... obligatoire!
images/icones/5b.gif  ( 726905 )oups par abbé F.H. (2013-07-18 16:44:37) 
[en réponse à 726904]

il faut lire: "je ne vous comprends toujours pas"

il fait vraiment trop chaud...
images/icones/fleche2.gif  ( 726906 )Venez chez moi M. l'abbé par Alonié de Lestre (2013-07-18 17:08:43) 
[en réponse à 726905]

J'ai l'air climatisé.
images/icones/1d.gif  ( 726882 )Excellent cher Daoudal ! par Jean-Paul PARFU (2013-07-18 14:24:28) 
[en réponse à 726877]

Tout est dans le titre !
images/icones/heho.gif  ( 726891 )Sous diaconat, Ministeria Quaedam, Dom Botte par Praecantor (2013-07-18 15:16:32) 
[en réponse à 726859]

D'une fiction juridique à l'autre. La question du sous-diaconat depuis Ministeria Quaedam. C'est un peu "trash", mais instructif...

Tiré de de dom Bernard Botte, Le Mouvement liturgique, Témoignage et souvenirs, Desclée, 1973, avec quelques commentaires.

Une fois réglé le problème des ordres majeurs, il fallut bien aborder celui des ordres mineurs. On m’avait empêché d’en parler dans mon premier rapport, mais rien ne m’empêchait de poser le problème, à titre privé, dans un article de revue. J’exposai donc ma position dans les Questions liturgiques. Je prévins loyalement mon supérieur, dom Baudouin de Bie, que cet article serait probablement mal accueilli à Rome et qu’il risquait d’avoir quelque difficulté. Mais il m’approuva sans réserve. Mon opinion était – et est toujours – que les ordres mineurs ne répondent plus aujourd’hui à une réalité et qu’ils ne sont plus qu’une fiction juridique.
[Dom Botte parle bien sûr de l'époque précédant la réforme des ordres mineurs, dans l'intervalle entre la promulgation de la constitution sur la liturgie de Vatican II et le Motu Proprio de Paul VI, 1964-1972]
L’office de portier n’est plus exercé par des clercs et les exorcistes ne peuvent exorciser rien ni personne. L’office de lecteur répond encore à un usage vivant et on peut le maintenir, mais il faut alors conférer cet ordre à ceux qui l’exercent réellement dans la plupart des églises et non aux clercs qui restent dans leur séminaire.
[rappelons cependant qu'à l'époque, le lecteur ne lisait pas à la messe, puisque c'était le sous-diacre qui en était chargé...]
Enfin l’ordre d’acolyte est exercé depuis des siècles par des jeunes gens ou de jeunes enfants. Il est ridicule de le conférer à des séminaristes au moment où ils vont cesser de l’exercer, à la veille du sous-diaconat, alors qu’ils ont servi la messe depuis de longues années. Il y a divorce entre les fonctions et les ordres.
[Notons également que la le Concile Vatican II, dans Sacrosanctum Concilium, au numéro 28 précise : 28. In celebrationibus liturgicis quisque, sive minister sive fidelis, munere suo fungens, solum et totum id agat, quod ad ipsum ex rei natura et normis liturgicis pertinet. Dans les célébrations liturgiques, chacun, ministre ou fidèle, en s’acquittant de sa fonction, fera seulement et totalement ce qui lui revient en vertu de la nature de la chose et des normes liturgiques. Ce divorce entre fonctions et ordres, que l'on souligne aujourd'hui comme résolu par la réforme des ordres, nous le verrons, est loin d'être réglé...]
Quant aux raisons invoquées pour le maintien des ordres mineurs, elles ne résistent pas à un examen sérieux. On parle d’une tradition vénérable qui remonterait aux premiers siècles de l’Église. C’est faux. Toute cette législation repose sur un document apocryphe, une fausse décrétale du VIIIè siècle, attribuée au Pape Caius du IIIè siècle. Les Pères du concile de Trente croyaient encore à son authenticité, mais ce n’est plus possible au temps de Vatican II. Les documents authentiques donnent une autre image. Les ordres mineurs répondaient à des fonctions réelles, utiles à la communauté, sans que les titulaires aspirent au sacerdoce. Il est vrai qu’avant d’accéder au sacerdoce, il fallait passer par l’un ou l’autre degré inférieur. Mais c’étaient des stages effectifs dans des fonctions réelles, et non un passage fictif dans tous les ordres. Il est probable d’ailleurs que les ordres de portier et d’exorciste étaient tombés en désuétude à Rome après le Vè siècle. Un autre argument en faveur des ordres mineurs était qu’ils constituaient une bonne préparation au sacerdoce. C’était peut-être vrai il y a 50 ans, ce ne l’est plus aujourd’hui. Les jeunes sont plus exigeants que nous l’étions à leur âge, et ils ont raison. Ils n’acceptent pas volontiers des usages qui ne leur paraissent pas authentiques et qui sentent la fiction. Et ils sont bien dans l’esprit de Vatican II qui nous a demandé de rendre aux rites leur vérité. En publiant cet article, j’espérais susciter une discussion qui fit avancer le problème.

Il n’en fut rien. Les partisans des ordres mineurs ne répondirent pas, sans doute parce qu’ils n’avaient pas grand-chose à répondre, et ceux qui partageaient mon opinion gardèrent un silence prudent. Quand le problème se posa devant le Conseil, on se trouva dans une situation délicate. Normalement, la question relevait de la compétence du groupe dont j’étais relator. Mais j’avais pris position publiquement et on ne pouvait s’attendre à ce que je change d’opinion. D’autre part, si je présentais un rapport dans le même sens que mon article, je me heurterais au même veto qui avait arrêté mon premier rapport. Pour sortir d’embarras, on créa une nouvelle commission présidée par l’évêque de Livourne. On m’invita à en faire partie, mais je refusai. Je savais d’avance qu’on rechercherait une de ces solutions diplomatiques qui sont censées satisfaire tout le monde et qui ne satisfont personne.

Il y a quatre ordres mineurs. Certains veulent les garder, les autres les supprimer. On coupe la poire en deux : on en supprime deux, on en garde deux. C’est bien ce qui arriva. On proposa de garder deux ordres, celui de portier qui serait conféré aux sacristains et celui d’acolyte pour les séminaristes. Quand on présenta ce projet au Conseil, je me permis de demander aux évêques présents s’ils étaient disposés à conférer l’ordre de portier aux sacristains dans leur diocèse. Ma question souleva un rire qui suffit à montrer l’irréalisme de ce projet. On en resta là.
[Notons aussi que dans ce premier projet... On avait une disparition du lecteur ! ]
Il y a quelques années, je reçus une lettre du cardinal Samoré, Préfet de la Congrégation des Sacrements. Il me demandait mon avis sur un problème qui lui était posé par une lettre du Secrétariat du Pape, dont il me donnait une copie. L’évêque de Rottenburg devait ordonner onze diacres mariés et il avait demandé au Pape la dispense de la tonsure, des ordres mineurs et du sous-diaconat. Vu l’urgence, le Pape avait accordé la dispense par télégramme, mais il demandait au Cardinal de lui fournir un rapport sur ce qu’il fallait faire dans des cas semblables. Dans sa lettre, le cardinal Samoré me faisait savoir que la Congrégation des Sacrements ne voyait aucun inconvénient à l’abrogation des ordres mineurs, qui ne représentaient plus aucun intérêt pour la vie de l’Église. J’envoyai donc au Cardinal un rapport dans lequel je proposais de garder comme seul ordre mineur le sous-diaconat. Il avait été exclu, par la Constitution apostolique Pontificalis Romani, de la liste des ordres majeurs et, par le fait même, il n’engageait plus au célibat. D’autre part, cet ordre est universel et il a des fonctions liturgiques propres. Je reçus les remerciements du cardinal Samoré avec un chèque de 10 000 lires, puis ce fut le silence pendant un certain temps. Un beau jour, je reçus un projet de décret. L’essentiel peut être résumé en peu de mots. Les ordres de portier et d’exorciste seraient abolis. Les ordres de lecteur et d’acolyte seraient maintenus, mais ils ne pourraient être conférés qu’à ceux qui se préparent au sacerdoce. Le sous-diaconat serait supprimé, mais les fonctions du sous-diacre seraient remplies par l’acolyte, «comme on le fait depuis longtemps en Orient». C’est évidemment une solution diplomatique analogue à celle qui avait été proposée au Conseil.
[Avec le recul, 50 ans après nous nous rendons bien compte que c'est en fait le 2ème projet, qui au final ne sera pas non plus retenu par Paul VI, et qui suscite l'ire de dom Botte, qui est en fait mis en oeuvre aujourd'hui en France !]
La suppression du portier et de l’exorciste s’imposait, et on s’étonne qu’il ait fallu attendre si longtemps pour qu’on s’en aperçoive. Le maintien du lecteur se justifierait si cet ordre pouvait être conféré à ceux qui en remplissent habituellement les fonctions. Mais si on réserve l’ordination de lecteur aux clercs enfermés dans leur séminaire, nous retombons dans la pure fiction. Il en est de même de l’acolytat. Il est évident que les fonctions propres de l’acolyte continueront à être exercées par des enfants ou des jeunes gens. Mais ce qui me dépasse, c’est ce qui est dit du sous-diaconat, C’est un ordre ancien et universel. Le sous-diacre a un vêtement propre, la tunique, et des fonctions bien définies : il lit l’épître à la messe solennelle, il assiste le prêtre à l’autel, il porte la croix en procession. Ces fonctions subsistent, mais l’ordre est supprimé et les fonctions sont transférées à l’acolyte, qui devient ainsi une sorte d’homme-orchestre, chargé de missions incompatibles entre elles. Mais le comble, c’est l’appel qui est fait à l’usage oriental. Il est impossible que les fonctions du sous-diacre soient confiées à l’acolyte en Orient, pour la bonne raison qu’il n’y a pas d’ordre d’acolyte.Ce qui est vrai, c’est que le sous-diaconat y est resté ordre mineur.

Je ne puis expliquer cette singulière mesure que par une confusion. Le sous-diaconat est lié, dans l’usage latin, à l’engagement dans le célibat. Le rédacteur du projet a sans doute voulu éviter d’engager prématurément des jeunes gens dans l’obligation du célibat, mais il n’a pas vu que cette obligation n’existe plus. C’est peut-être un peu de ma faute. Dans la rédaction de la Constitution Pontificalis Romani – que j’ai préparée avec le Père Lécuyer -, nous avons estompé la réduction du sous-diaconat au rang d’ordre mineur et ses conséquences canoniques. Nous n’avons pas parlé explicitement du sous-diaconat, mais simplement déclaré que désormais ne seraient plus considérés comme ordres majeurs que l’épiscopat, la prêtrise et le diaconat. Canoniquement, c’est parfaitement clair : il est évident que le sous-diaconat n’est plus ordre majeur; par le fait même, l’obligation du célibat tombe, car il n’était imposé, aux termes du droit, que parce que le sous-diaconat était inclus dans les ordres majeurs. Mais un lecteur superficiel pouvait ne pas s’en apercevoir. Ce projet de décret fut envoyé aux Conférences épiscopales pour information. Je ne crois pas qu’il ait soulevé beaucoup d’enthousiasme. J’avais écrit ce qui précède le 9 septembre 1972. images Le 11 du même mois, je reçus une lettre du cardinal Samoré accompagnant un document pontifical qui devait être promulgué le 14. C’était un Motu proprio de Paul VI, réglant le problème des ordres mineurs.
[Il s'agit de Ministeria Quaedam]
Ce n’est pas sans quelque appréhension que j’en pris connaissance, mais je fus vite rassuré. La perspective a complètement changé; On est enfin sorti de la fiction juridique pour revenir à la vie de l’Église et à la pastorale. Il n’y a plus, au sens propre, d’ordres mineurs. Ceux de portier, d’exorciste et de sous-diacre sont abolis. Quant au lecteur et à l’acolyte, ils sont maintenus, mais ils ne sont plus comptés parmi les ordres cléricaux. Ce sont simplement des ministères, c’est-à-dire des services, qui peuvent être confiés normalement à des laïcs qui n’aspirent pas au sacerdoce. Il conviendra sans doute que les séminaristes s’acquittent également de ces services, mais c’est accidentel. Ces services ont une valeur en eux-mêmes, pour la vie de chaque Église, et leurs fonctions ont été élargies : le lecteur devient l’animateur de l’assemblée, l’acolyte remplit les fonctions du sous-diacre et devient le ministre extraordinaire de la communion. On voit le parti que pourront tirer de ces nouvelles dispositions les curés des paroisses. Je n’ai qu’un regret : c’est qu’on ait préféré l’appellation d’acolyte à celle de sous-diacre. Car, contrairement à l’acolytat, le sous-diaconat apparaît comme universel, aussi bien en Orient qu’en Occident. Mais ce n’est, somme toute, qu’une question de mots.
[Le texte de dom Botte s'arrête là ; mais on voit bien qu'en réalité, il regrette de façon profonde qu'on n'ait pas tenu compte de ses remarques. Il insiste sur l'idée que ce ne sont que des mots. L'acolyte dans Ministeria quaedam, doit être lu comme "sous-diacre" ; mais nous en avons déjà parlé dans nos pages... Et par ailleurs, comme déjà souligné, dom Botte a beau se réjouir du "changement complet de perspective" par rapport au 2ème projet qu'il qualifie de "fiction juridique", c'est bien ce projet là qui en réalité est mis en oeuvre jusqu'à aujourd'hui, a minima en France, et rappelons le contre le Motu Proprio de Paul VI et les avis d'un des plus brillants promoteurs du mouvement liturgique...]



Ajoutons une chose : si on lit bien Ministeria Quaedam, en fait, le sous-diacre est mentionné.
IV.


Les ministères qui doivent être maintenus dans toute l'Église latine, d'une manière adaptée aux nécessités d'aujourd'hui, sont au nombre de deux : celui du Lecteur et celui de l'Acolyte. Les fonctions qui étaient jusqu'à présent attribuées au sous-diacre sont confiées au lecteur et à l'acolyte et par suite, dans l'Église latine, l'ordre majeur du sous-diaconat n'existe plus. Rien n'empêche cependant qu'au jugement des Conférences épiscopales, l'acolyte puisse, en certains lieux, porter le nom de sous-diacre.


Il est même mis en oeuvre en dehors dans le cadre de ce Motu proprio en certains endroits (c'est à dire hors forme extraordinaire) :

Les reubriques du Missel de 1970 mentionnent évidemment le sous-diacre, puisqu'à cette époque il n'y avait pas encore le Motu proprio de Paul VI.

34. (...) subdiaconus vero vel lector legat alias lectiones. (...)


Bref ça en dit long sur certaines choses qui ont été faite vite et mal par la commission de réforme de la liturgie romaine après Vatican II (le Consilium). On avait déjà des éléments décoiffants de la part du P. Bouyer, mais là, de la part de dom Botte, ça vaut son pesant de cacahuètes.
images/icones/1i.gif  ( 726934 )Dévoiement du Mouvement Liturgique par Quaerere Deum (2013-07-18 21:55:28) 
[en réponse à 726891]

L'existence antique des ordres mineurs justifiait à elle seule leur maintien. D'ailleurs, leur suppression répondait-elle à quel problème ?

En réalité, aucun. Au XXème siècle, la liturgie a été passée au crible du rationalisme : il fallait supprimer tout ce dont on ne voyait pas l'utilité, quitte à rompre avec une tradition multiséculaire. Outre la suppression du sous-diaconat, l'écrémage des saints du calendrier, et puis la réforme liturgique de Paul VI.

Le pire a été de faire tout cela sous couvert du Mouvement Liturgique : une véritable trahison. Le but du Mouvement Liturgique n'a jamais été que le retour de la liturgie au coeur de la vie des fidèles. Pas des réformes de rites. Dom Guéranger en retournerait dans sa tombe !
images/icones/bravo.gif  ( 726939 )Merci par Alexandre (2013-07-18 22:10:59) 
[en réponse à 726891]

C'est très intéressant, tout cela !

Bien à vous.
images/icones/ancre2.gif  ( 726940 ) Valeur spirituelle du lectorat et de l'acolytat par Paterculus (2013-07-18 22:11:50) 
[en réponse à 726891]

Merci cher Praecantor pour ce texte fort instructif.

On demeure stupéfait de constater que dom Botte ne voit aucune valeur spirituelle dans la réception des fonctions de lecteur et d'acolyte.
Quand je rencontre un séminariste qui va les recevoir, je lui expose qu'il doit pour le lectorat s'y préparer en examinant son rapport à la Bible, spécialement dans son insertion dans la liturgie, et pour l'acolytat, en examinant son rapport à l'eucharistie.

Ces ministères donnent en effet des grâces pour qui se prépare à monter à l'autel, de proximité à la Parole de Dieu et d'intimité avec l'eucharistie.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleche3.gif  ( 726964 )Valeur ? par Praecantor (2013-07-19 08:59:48) 
[en réponse à 726940]

Cher M. l'abbé,
Je ne vois pas le texte comme vous. Je ne crois pas qu'il veuille dénier en quoi que ce soit la valeur spirituelle du lectorat et de l'acolytat. Simplement il dit que c'est un sacramental pas un sacrement.
Je trouve au contraire que son souci de donner à la fonction sa véritable place au regard de la tradition est tout à fait bienvenue, et le fait même qu'il milite pour le maintien du sous-diaconat non pas comme sacrement mais comme ministère liturgique devrait justement faire réfléchir nos évêques sur un certain nombre de choses qui ne sont pas allées dans le bon sens au moment de la réforme liturgique. C'est ce que soulignait à mon sens justement Quaerere Deum.
Evidemment il parle de "fiction juridique", mais pour les ordres mineurs, parce que ces fonctions n'étaient pas vraiment exercées ou suffisamment, et conférées seulement de façon très temporaires aux candidats au sacerdoce ; il souligne ainsi que ce n'est pas conforme à la tradition, ce qui me paraît être un argument valable.
Par ailleurs, je trouve assez intéressant de confronter le texte qu'a fourni Alexandre, le texte de dom Botte, et celui de l'abbé Sébastien Dufour ici :
http://www.salve-regina.com/salve/La_sacramentalit%C3%A9_du_sous-diaconat_et_des_ordres_mineurs
images/icones/ancre2.gif  ( 726988 )Bien d'accord ! par Paterculus (2013-07-19 12:21:02) 
[en réponse à 726964]

Ce à quoi je réagissais c'est à sa façon de parler des séminaristes enfermés dans leur séminaire. Cela n'est pas bienvenu.
Le reste, que les ordres mineurs ou ministères soient reçus dans la vérité, ne peut qu'avoir mon assentiment.
Il y a quand même quelque chose qui me gêne, dans ce texte, du côté de la façon dont c'est formulé : une assurance un peu trop voyante, disons.
VdP
images/icones/neutre.gif  ( 726992 )C'est typique par Quaerere Deum (2013-07-19 12:46:22) 
[en réponse à 726988]

de cette époque, très marquée par l'idéologie du changement, vous en conviendrez.
images/icones/fleche2.gif  ( 727006 )Oui bien sûr par Praecantor (2013-07-19 15:45:35) 
[en réponse à 726940]

C'est une excellente chose que les séminaristes admis aux ordres reçoivent lectorat et acolytat. Et c'est justement leur proximité avec le sacerdoce qui devrait continuer à empêcher les femmes de le recevoir. Or la rumeur enfle... "Place des femmes", CCBF et autre comité de la jupe...
images/icones/ancre2.gif  ( 727013 )Proximité avec l'autel par Paterculus (2013-07-19 17:59:22) 
[en réponse à 727006]

Vous parlez de la proximité avec la réception du sacerdoce, pour la réception des ministères de lecteur et d'acolyte.
Mais pour moi, ce qui doit interdire de conférer ces ministères aux femmes, c'est surtout la proximité qu'ils impliquent avec l'autel lors de la célébration eucharistique.

L'histoire même récente des normes montre que l'Eglise a une réticence à l'admission des femmes auprès de l'autel, très exactement dans le presbyterium, c'est à dire le lieu où se tiennent les prêtres pour le saint Sacrifice. Ainsi les notitiae avaient mentionné une interdiction faite aux femmes de lire la première lecture si l'ambon se trouvait dans le presbyterium : elles pouvaient le faire seulement si l'ambon était hors du presbyterium.
Même si cette interdiction a été rapportée depuis, le fait est que l'Eglise a, dans sa tradition, une réticence par rapport à la présence de femmes dans le presbyterium pendant la messe.

La raison n'en est plus comprise aujourd'hui parce que nous n'avons perdu le sens des symboles. Pour moi, c'est la pensée symbolique africaine qui m'a permis de le comprendre et de le formuler.
L'autel, vers lequel on va pour se rassembler pour la messe, symbolise le Christ - on oublie trop cette dimension de la messe dans les milieux traditionnels, sans doute parce que l'accent mis par les démolisseurs de la liturgie sur cet aspect en a déformé la perception, mais c'est vrai que la messe, entre autres nombreuses choses, est un rassemblement.

Donc, autour de l'autel qui symbolise le Christ lors de la messe, se trouvent les clercs, avant tout les prêtres, mais aussi ceux qui en raison de leurs ministères ont une proximité au sacerdoce.
Or les prêtres eux-mêmes symbolisent le Christ et agissent "in personna Christi" durant la messe.
Il y a donc un lien à faire entre les deux symboles du Christ.
Et comme le sacerdoce est masculin, l'espace où se tiennent les prêtres autour de l'autel doit rester entièrement masculin, sous peine de rendre inopérante toute la symbolique de l'ensemble.

Donc il faut s'insurger contre l'idée même de l'attribution des ministères de lecteur ou d'acolyte aux femmes.
Et en règle générale, en constatant que notre rationalité occidentale est privée de dimension symbolique, on devrait s'abstenir de toute réforme qui touche aux symboles liturgiques.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 727017 )Dans St Luc cette phrase ... par Glycéra (2013-07-19 19:33:05) 
[en réponse à 727013]


""Le prédicateur part du texte latin de l’évangile de Luc :



« Intravit Jesus in quoddam castellum et mulier quaedam, Martha nomine, exceptit illum in domum suam (Lucae II).

Qu’il traduit ainsi librement :

« Notre Seigneur Jésus-Christ monta dans un petit château fort et y fut reçu par une personne vierge qui était une femme ».
""


Etrangeté pour notre époque...
On retrouve à la fois la chambre de l'Evangile (forte), le château intérieur de Ste Thérèse d'Avila, le lieu secret, le rapport entre le Christ et ses épouses...

Cela semblera à beuacoup n'avoir pas de rapport avec le service sacré, mais je l'y vois comme principe même de la place de chaque âme.


La femme seule peut être épousée, peut épouser Jésus, le Christ.
Tout être humain est partie mâle-partie femme : ainsi de la Genèse : "Homme et femme Il LE créa." (et non "les" comme les traductions remplies de présupposés l'ont trop fait)
Femme, Vierge, elle n'a rien à faire à l'autel, sacrificiel.

Chaque âme peut ainsi accueillir son Dieu.
Les mâles sont appelés, ordonnés, con-sacrés pour le service public. Quel est le problème de n'être pas tous ou toujours aptes à tout faire ?


J'avoue être toujours malade à la nausée quand un clerc vient me chercher : "voulez-vous lire aujourd'hui" (sous-entendu au choeur) et quand je vois tant de mémés en cheveux, et culotte, tourner le dos à l'Orient pour lire d'une voix pas faite pour cela, sauf exception de conformation, dans un pathos inadéquat)

Malade de l'ignorance d'un clerc.
Malade de la contamination de ces pauvres murs sacrés.
Malade des envies égotistes de ces mémés et de la faiblesse des mâles présents qui se croient doux parce que incapables de dire leur fidélité, quoiqu'il en déplaise à des dadames...

Le choeur est mâle.
Et même si j'y ai fait des rangements, des décors floraux, des nettoyages, je suis triste de voir le manque d'hommes pour entrer servir la maison de Dieu.


Merci Sieur Paterculus d'oser le dire.
Les gardiens du Temple sont rares.

On en a besoin !
Tant besoin !

Avec mes bonnes salutations
Glycéra

qui aime rester dans le gynécée avec Notre-Dame.
L'imaginerions-nous qui déclame ou processionne comme un nabab ?

images/icones/neutre.gif  ( 727023 )Pourtant par Quaerere Deum (2013-07-19 20:21:39) 
[en réponse à 727013]

Vous me corrigerez mais il me semble qu'aux temps fastes pour l'Eglise, notamment dans les collégiales et cathédrales, toutes les fonctions étaient occupées par le clergé.

Dans les endroits moins fournis en clergé, on pallie le manque par des hommes jeunes ou moins jeunes, par identification au clergé. Et c'est chez les jeunes hommes que peuvent être éveillées des vocations sacerdotales.

En définitive, le point de référence est toujours le sacerdoce, à mon sens.
images/icones/ancre2.gif  ( 727026 )Je ne dis pas le contraire ! par Paterculus (2013-07-19 20:43:20) 
[en réponse à 727023]

Je dis que le sacerdoce est masculin.
Et que l'espace autour de l'autel doit rester masculin pendant la célébration des offices.

Sinon, je ne vois pas d'argument pour contrer la mode des infantes de cheuses, avec son corollaire des l'admission des femmes au lectorat et à l'acolytat.

VdP
images/icones/1f.gif  ( 727027 )Bien d'accord avec vous par Quaerere Deum (2013-07-19 20:46:07) 
[en réponse à 727026]

Je ne sais pas ce qui a pris Jean-Paul II de nous entraîner dans cette voie-là.
Un lobby féministe ?
images/icones/neutre.gif  ( 726874 )Oraisons léonines et FSSP par Eucher (2013-07-18 04:15:53) 
[en réponse à 726857]

Aux USA en tout cas, ells sont toujours de mise. Mais les Français sont une race étrange: pas de barrette, pas de prières léonines... furore francese? qui sait...
images/icones/barbu2.gif  ( 726876 )prières léonines par abbé F.H. (2013-07-18 14:11:21) 
[en réponse à 726854]

Le Motu Proprio rétablit l'usage des livres liturgiques en vigueur en 1962, et uniquement des livres liturgiques.

Les prières léonines n'ont jamais fait partie des livres liturgiques.

Il s'agit de prières impérées; il en va de des prières impérées comme des indulgences: nous devons nous en tenir à la législation des papes.

Le caractère obligatoire de ces prières a bien été supprimé en 1964.

Rien dans les livres liturgiques de 1962 n'impose ces prières (dans ce cas s'appliquerait les règles du MP et de l'instruction de 2011 sur la contradiction entre le droit actuel tel que défini en 1964 pour ces prières et les livres de 1962) puisqu'elles n'existent pas dans le cadre liturgique.

Donc les prières léonines ne sont plus obligatoires.

Je vous rappelle que nous ne vivons pas figés dans la législation de 1960/1962: nous vivons dans celle de 2007/2011. C'est le cadre du droit liturgique actuel pour les célébrations selon les livres de 1962.

Lorsque Mgr Rey tonsure des séminaristes ou ordonne des sous-diacres diocésains, il ne les incardine pas (S'il s'agit de membres de SVA, alors s'applique le droit propre de leurs institut pour l'appartenance à la SVA, mais je ne pense pas, même pour la FSSP, qu'il y a incardination au sous-diaconat)
images/icones/bible.gif  ( 726922 )Et l'office divin ? par Alexandre (2013-07-18 21:04:37) 
[en réponse à 726876]


Je vous rappelle que nous ne vivons pas figés dans la législation de 1960/1962: nous vivons dans celle de 2007/2011.
C'est le cadre du droit liturgique actuel pour les célébrations selon les livres de 1962.



En ce cas, les clercs tenus au bréviaire romain doivent employer le seul bréviaire de 1961...
images/icones/barbu2.gif  ( 726972 )C'est effectivement par abbé F.H. (2013-07-19 09:41:11) 
[en réponse à 726922]

la réponse unanime des canonistes à ce sujet. ceux tenus au bréviaire doivent user de celui de 1961 pour remplir leur obligation.

il n'est pas interdit en revanche par dévotion de compléter en dehors de la récitation du bréviaire par les textes supprimés.