
( 726752 )
Les récalcitrants s' inventent un nouveau état de necéssité par Alanian (2013-07-17 06:26:03)
Je savais bien que l' on arriverait à ce stade de
confusion depuis mes premières interventions dans le Forum ou j' essayais une définition de l' état de necéssité de Mons. Lefebvre, bien avant les "discussions romaines" et la parution de la soi disante "résistance". A cette date je précisais que l' état de nécessité de Mons. Lefebvre avait consisté en
l' absence d' un ou plusieurs Evêques traditionnels à juridiction intérnationale à fin de poursuivre la Tradition. Ni plus ni moins.
Ni plus (comme prétendent les récalcitrants): ni "conversion de Rome" (dans les années soixante dix et premières années quatre-vingts Rome était loin d' être convertie et cependant Mons. Lefebvre à attendu 1988 pour consacrer des Evêques sans mandat du Pape), ni solution des problèmes doctrinaux (puisque la FSSPX possède déjà la bonne doctrine), ni même la "Messe pour tous" (puisque la FSSPX célèbre déjà cette Messe et en outre il ne fallait pas mettre en danger le 'lex orandi, lex credendi' comme il a été, hélas,le cas...), etc
Ni moins (comme c'est le cas de certains groupes traditionnels): renoncer à avoir un Evêque traditionnel propre et prévoir sa succession, se contenter d' une circonscription du type diocêse pour la Tradition, renoncer à la critique des erreurs conciliaires, etc.

( 726858 )
Aucun gradualisme ne semble envisageable à leurs yeux. par Scrutator Sapientiæ (2013-07-17 22:41:21)
[en réponse à 726752]
Bonsoir Alanian,
J'ai l'impression suivante, après avoir lu le texte en date du 14 juillet 2013 qui figure sur le site "Avec l'Immaculée".
1. Les auteurs de ce texte ne semblent plus avoir la moindre confiance a priori en qui que ce soit, à propos de quoi que ce soit ; je suppose que cela nuit quelque peu, dans leur esprit, à la légitimité ou à la possibilité d'une communication dépourvue d'appréhension rancunière ou soupçonneuse, que ce soit au sein de la FSSPX, ou entre celle-ci et Rome.
2. Les mêmes auteurs semblent aussi connaître à l'avance les éléments de réponse ou les intentions de réponse de leurs contradicteurs, situés à distance, au contact de chacune de leurs questions.
3. L'élément ou l'intention de réponse qu'ils prêtent ainsi par avance à des personnes, qui ne sont pas présentes, à proximité, pour pouvoir aussitôt confirmer ou démentir, est presque toujours considéré comme un argument "à charge" supplémentaire.
4. Il y a aussi à la fois
- une dogmatisation rétrospective de prises de positions passées, notamment et surtout celles de Mgr LEFEBVRE, ou de celles de Mgr FELLAY qui sont considérées comme ayant été en communion avec ces prises de positions passées,
et
- une diabolisation par anticipation de (futures) prises de position apparemment jugées équivoques ou hérétiques, car (tenues pour) divergentes des précédentes, alors que les signes annonciateurs de ces positions ne sont encore qu'esquissés, ou sont déjà formulés, en partie, notamment et surtout par Mgr FELLAY.
5. Le plus grave est peut-être ailleurs, d'où le titre de cette tentative d'analyse : aucun gradualisme ne semble envisageable à leurs yeux ; cela ressemble un peu au mode de raisonnement suivant : "tout, tout de suite, ou rien du tout, jamais".
- "Tout, tout de suite" : cela ressemble à une exigence de mise en oeuvre immédiate de "la conversion de Rome", au contact et au moyen de "la Tradition de toujours", comme préalable, non négociable, à quoi que ce soit d'autre,
ou
- "Rien du tout, jamais" : ceal ressemble à un refus d'accord, entre la FSSPX et Rome, sur quoi que ce soit de plus imparfait ou incomplet, de plus limité ou modeste, de moins immédiatement et intégralement "restaurateur", donc "satisfaisant".
6. J'ajoute ici le point suivant, déjà relevé : je suis toujours impressionné, au contact de ces textes, par un potentiel, quasiment sans limites,
- de réalimentation permanente de la succession des interprétations du passé, du présent, de l'avenir, au contact du moindre micro-événement qui vient s'intercaler, entre le point de départ et le point d'arrivée du raisonnement tenu ; la moindre anecdote, confidence, demi-aveu, ou dénégation, a valeur de consolidation du fil conducteur de l'argumentaire mis en avant, sans que l'on comprenne toujours facilement qui a quelle connaissance certaine de quoi pour attester ou contester, confirmer ou démentir, mettre en cause ou hors de cause ;
- de sur-polarisation, de sur-investissement, à l'intérieur d'un discours auto-centré, auto-référencé, dont la compréhension pleine et entière ne peut être que le fait des principaux protagonistes, de quelques initiés, ou de personnes particulièrement attentives et persévérantes, qui veulent vraiment savoir et comprendre de quoi il s'agit, dans les grandes lignes, AVANT d'aller éventuellement plus loin, en direction d'une appréciation du bien-fondé de telle ou telle position, incrimination ou interprétation, présente dans le texte.
Tout ce dont il est question, au coeur du texte concerné, me donne l'impression d'un immense gâchis, mais aussi d'une démobilisation de certains coeurs et d'une désorientation de certains esprits.
Je maintiens pour ma part que quand on consacre beaucoup trop de temps, d'énergie, de fermeté, à se positionner d'une certaine manière, au point de donner l'impression de se définir prioritairement, voire exclusivement, si j'ose dire
- avant tout en fonction de ce que l'on réprouve ou soupçonne négativement,
et non
- avant tout en fonction de ce que l'on annonce et approuve positivement,
on s'expose au risque de ne plus pouvoir, savoir, ou vouloir, se positionner autrement, d'une manière plus a priori bienveillante, pour les raisons et avec les conséquences intellectuelles, relationnelles, psychologiques, que l'on peut comprendre.
Je prie tout lecteur de ce qui précède de bien vouloir m'excuser, si jamais j'ai recouru à telle ou telle expression inappropriée ; volontairement, je ne me prononce pas sur le fond, mais, encore une fois, après d'autres et moins bien qu'eux, je déplore tout ce qui a pu conduire à une telle situation.
Bonne nuit et à bientôt.
Scrutator.