Bonsoir et bon dimanche, Luc Perrin.
Vous le savez sans doute, il existe un site internet intitulé "Reopen 911". C'est une mine d'informations, que je vous recommande, à toutes fins utiles.
Je ne sais pas s'il y aura un jour un site internet qui s'appellera, par exemple, Reopen 211, puisque Benoît XVI a rendu publique sa démission le 11 février 2013.
Compte tenu du fait que l'on ne comprend au moins une partie des origines "non improbables les plus lointaines" du 11 septembre 2001 qu'en remontant au tout début du XX° siècle, je n'exclus qu'il faille également remonter jusqu'au début du XX° siècle pour comprendre les origines "non improbables les plus lointaines" du 11 février 2013.
Il est tout à fait possible
a) que des raisons comparables à deux épées de Damoclès,
- des raisons bancaires ou financières,
- des raisons pénales ou judiciaires,
b) que des raisons qui relèvent, comme on le dit aujourd'hui, de la gouvernance du Vatican,
aient motivé sa décision, ce qui n'exclut pas que ces raisons complètent les raisons officielles, plus qu'elles ne se substituent à elles.
Mais j'envisage une autre raison, plus fondamentale, plus magistérielle, peut-être aussi plus annonciatrice, pour son successeur, d'une confrontation à des difficultés, au contact de certains sujets ou thèmes.
Je peux me tromper, bien sûr, car, d'une part, je ne suis pas dans le secret des serviteurs de Dieu, et, d'autre part, j'ai l'impression d'enfoncer une porte ouverte en écrivant ce qui suit, mais enfin, je me "risque".
Je suis convaincu que globalement, le "recentrage ratzingérien" n'est ni connu, ni compris, ni, surtout, AIME, à sa juste valeur, comme il devrait pouvoir l'être, au sein et autour du Saint Siège ; je pense que c'est cela, au moins autant que le reste, "le fond du problème".
La question n'est pas avant tout de savoir ce que Benoît XVI aurait fait, s'il était resté en fonctions, puisqu'il semblait de plus en plus enfermé à l'intérieur d'un réseau de contraintes, internes et externes.
La question est peut-être plutôt de savoir ce que l'on aurait commencé à l'obliger à faire, notamment contre son jugement, ou contre sa volonté, ou contre le bien ou les intérêts légitimes de l'Eglise, s'il était resté, certes, en fonctions, mais aussi assujetti ou vassalisé.
Pour bien comprendre au moins une partie des éléments d'ordre factuel qui se sont déroulés le mardi 11 septembre 2001, il faut bien comprendre, entre autres choses, ce qui s'est produit dans les jours qui ont précédé, y compris le lundi 10 septembre, à Washington.
Pour bien comprendre au moins une partie des éléments d'ordre factuel qui se sont déroulés le lundi 11 septembre 2013, ne faut-il pas bien comprendre, entre autres choses, ce qui s'est produit dans les jours qui ont précédé, y compris le dimanche 10 février, au Vatican ?
Car enfin, il a bien fallu qu'une décision en entraîne une autre, ou plutôt rende possible la publication d'une autre, celle de la démission de Benoît XVI, notamment dans ce contexte :
Début janvier 2013.
Aduno 1.
Aduno 2.
Bonne nuit et à bientôt.
Scrutator.