Le Forum Catholique

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images/icones/info3.gif  ( 725207 )Sermon de Mgr Tissier de Mallerais aux ordinations d'Ecône par Ennemond (2013-06-28 11:16:40) 

sermon de Mgr Tissier de Mallerais à Écône ce 28 juin
images/icones/neutre.gif  ( 725214 )Le bon lien par Ennemond (2013-06-28 11:58:43) 
[en réponse à 725207]

sermon
images/icones/hein.gif  ( 725218 )erreur?? par l'abbé Pépino (2013-06-28 12:41:33) 
[en réponse à 725214]

n'est ce pas la voix de Mgr Fellay??? je pense qu'il y a une erreur...
images/icones/fsspx.gif  ( 725222 )Du tout! par Miserere (2013-06-28 13:46:45) 
[en réponse à 725218]


C'est bien la voix Mgr Bernard Tissier de Mallerais.

Bien à vous.

Miserere
images/icones/1i.gif  ( 725224 )alors là je suis.. par l'abbé Pépino (2013-06-28 14:10:32) 
[en réponse à 725222]

confondu.. ce sont des voix très similaires.
images/icones/1e.gif  ( 725227 )M.l'abbé! par Miserere (2013-06-28 14:24:38) 
[en réponse à 725224]


Ils sont trois en un comme la Sainte Trinité.

D'où la confusion.

Bien à vous.

Miserere
images/icones/fleche2.gif  ( 725235 )La voix de Mgr Tissier par Jean-Paul PARFU (2013-06-28 15:14:03) 
[en réponse à 725224]

est pourtant très reconnaissable, Monsieur l'abbé ... !!!
images/icones/1b.gif  ( 725236 )je vieillis !! par l'abbé Pépino (2013-06-28 15:15:58) 
[en réponse à 725235]

et dire que je possède un livre de prière qui lui a appartenu...je suis confus
images/icones/mitre4.png  ( 725237 )Très beau sermon de Mgr Tissier ! par Jean-Paul PARFU (2013-06-28 15:16:46) 
[en réponse à 725235]

Profond et simple, dis à la fois très naturellement et très surnaturellement, par un clerc qui connaît la FSSPX depuis le début et la vie de Mgr Lefebvre sur le bout des doigts !
images/icones/1d.gif  ( 725253 )Magnifique, en effet... par Justin Petipeu (2013-06-28 20:18:07) 
[en réponse à 725237]

"L'Eglise parrallèle, elle est ailleurs... Suivez mon regard !"

Cela ressemble surtout à une fuite en avant.
images/icones/tao.gif  ( 725297 )J'ai du mal avec Mgr Tissier... par Bertrand Decaillet (2013-06-29 12:32:55) 
[en réponse à 725253]

Déjà en 2002!! Le sermon des ordinations avait été décisif pour moi...

En 2002, sauf erreur de ma part ,cher Justin, nous devions nous retrouver avec quelques liseurs après les ordinations, près de la tente à saucisses ... et moi, le sermon m'étant resté en travers de la gorge en raison de ses nuances coupées à la hache..., je ne me suis pas rendu au rdv, foutant le camp au plus vite de la prairie d'Ecône, afin de tâcher de préserver la Foi et retrouver la Paix. Il faut parfois savoir fuir..., surtout lorsqu'on se sait faible. A cause de cela, nous ne nous sommes donc jamais rencontrés

Ce sermon était proprement bête et polémique, voire scandaleux à bien des égards, parce que simplement séparé des nuances. Ce sermon sonnait comme un programme politique, non comme un sermon auquel la sainte liturgie fait l'aumône condescendante d'accorder place au sein des sancta. Ce qui est outré et tranché dans des formules "flash", est emporté par le goût de l'effet, non celui de la vérité et encore moins le souci des âmes. Or dans un contexte aussi délicat que le nôtre, ce genre d'attitude fait d'immense dégats... dans les coeurs.

Il y a quelques mois, à Ecône, lors de la dernière messe de Mgr Tissier avant son départ aux EU, nous avons eu droit à un sermon de la même veine, plus scandaleux encore, dans la mesure où il critiquait, l'air de ne pas y toucher, Mgr Fellay, notamment à travers une formule précise que Mgr Fellay avait prononcée lors du sermons des ordination 2012. Evidemment, Mgr Tissier s'est gardé de dire que la formul incriminée de "l'un de mes confrères" était de son Supérieur Général. A la sortie de la messe, je me suis senti le devoir d'aller dire mon trouble à Mgr Tissier et de désavouer clairement ses dires contre Mgr Fellay, et d'exprimer d'une manière plus large le scandale que ce type de discours militant et d'idéologue peut induire dans les fidèles, écartant les âmes - j'en connais - de manière semble-t-il définitive de toute pratique religieuse. Oui, responsabilité aux clercs pourfendeurs de chimères, amoureux de leur "combat" anti-progro avant tout, et vivant dans leur bulle.

Il serait bon que les clercs réfléchissent à cette terrible tentation, et sortent de l'ornière idéologisante du "combat" lorsqu'ils y sont tombés, afin de rester - oui simplement rester - dans la vérité et, précisément, dans le "bon" combat, non dans des chimères à effet de manche (ou de serre, car ce zèle-là s'auto-réchauffe, s'auto-exemplarise, s'auto-nourrit...)

A fortiori lorsque ces clercs sont évêques.


Je me permets d'écrire ceci sciemment ici, car il me semble qu'il y a là une matière très grave pour les âmes, et que nous, fidèles appartenant pleinement à l'Eglise et profitant avec une immense reconnaissance du ministère de nécessité de la FSSPX, nous ne devons pas donner le petit doigt à tout ce qui caricature la critique - néanmoins nécessaire - de la REALITE du modernisme qui assiège l'Eglise. Il y a les faits, et il y a les effets de manche. Les faits sont assez affligeants sans forcer le trait, voir le fausser.



En contraste et pour que mon propos ne soit pas, lui non plus, interprété contre la FSSPX, quel ton, quel contenu, quel sens surnaturel dans les sermons de Mgr Fellay! Voilà un grand évêque qui, à chaque sermon, vous redonne le zèle de la sainteté, même lorsqu'il évoque le triste Concile, le modernisme et autres sujets nécessaires... mais non premiers dans son coeur.
Il est le magnifique héritier de l'âme de Mgr Lefebvre, en cela certainement: le zèle brulant des âmes! Et si combat il y a, c'est ensuite, pour cela justement, pour les âmes, pour les préserver, pour les conduire à Dieu.
Deo gratias, pour un tel pasteur!
images/icones/4b.gif  ( 725312 )Dans quelle bulle vit Monseigneur ? par Semetipsum (2013-06-29 18:33:14) 
[en réponse à 725214]

Oui, dans quel nuage vit il?
Je le cite :

« Car la messe est vraiment la passion de Jésus, sacramentellement présente. De là découle l’esprit chrétien. Communier, c’est communier à l’esprit de sacrifice de Jésus. Célébrer, c’est s’unir personnellement au sacrifice de Notre Seigneur Jésus Christ. L’esprit catholique n’est que l’esprit de sacrifice qui est complètement perdu dans l’Eglise Conciliaire. » Mgr Tissier de Mallerai



De quelle Eglise Conciliaire parle-t-il ? voir DICI abbé Gleize et DICI

Cette "Eglise Conciliaire" produit récemment une nouvelle édition du DIRECTOIRE POUR LE MINISTÈRE ET LA VIE DES PRÊTRES

J'en cite quelques extraits ci dessous :


« Ce Directoire est un document d’édification et de sanctification pour les prêtres qui vivent dans un monde en grande partie sécularisé et indifférent. Ce texte est avant tout destiné, par le biais des évêques, aux prêtres de l’Église latine, même si nombre de ses contenus peuvent s’avérer bénéfiques à ceux qui appartiennent à d’autres rites. Ses directives s’adressent en particulier aux prêtres du clergé séculier diocésain, bien que, nombre d’entre elles doivent être tenues en compte avec les adaptations nécessaires, par les prêtres membres des Instituts religieux et des Sociétés de vie apostolique. » (…)




« Agissant in persona Christi Capitis, le prêtre devient le ministre des actions salvifiques essentielles ; il transmet les vérités nécessaires au salut et fait paître le Peuple de Dieu, en le conduisant vers la sainteté.[33]
La configuration du prêtre au Christ ne s’opère pas uniquement par l’activité évangélisatrice, sacramentelle et pastorale. Elle se vérifie également dans l’oblation de soi et dans l’expiation, autrement dit, en acceptant avec amour les souffrances et les sacrifices propres au ministère sacerdotal.[34]L’apôtre saint Paul a exprimé cette dimension qualifiante du ministère avec cette célèbre expression : « Je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu’il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l’accomplis dans ma propre chair, pour son corps qui est l’Église » (Col 1, 24). » (…)




« 66. Si le service de la Parole est l’élément fondamental du ministère du prêtre, le cœur et le centre vital en est constitué sans aucun doute par l’Eucharistie qui est surtout la présence réelle dans le temps de l’unique et éternel sacrifice du Christ.[281]
Mémorial sacramentel de la mort et de la résurrection du Christ, représentation réelle et efficace de l’unique Sacrifice rédempteur, source et sommet de la vie chrétienne et de toute évangélisation,[282] l’Eucharistie est principe, moyen et fin du ministère sacerdotal, puisque « tous les ministères ecclésiaux et les tâches apostoliques sont étroitement liés à l’Eucharistie et ordonnés à elle ».[283] Consacré pour perpétuer le Saint Sacrifice, le prêtre manifeste ainsi de la manière la plus évidente son identité.[284]
En effet, il existe une connexion intime entre la centralité de l’Eucharistie, la charité pastorale et l’unité de vie du prêtre.[285] Dans cette connexion, il trouve les indications décisives pour l’itinéraire de sainteté auquel il est spécifiquement appelé.
Puisque le ministre prête au Christ, Prêtre Souverain et Éternel, son intelligence, sa volonté, sa voix et ses mains afin qu’à travers son ministère, Il puisse offrir au Père le sacrifice sacramentel de la rédemption, il devra aussi faire siennes les dispositions du Maître et, comme Lui, vivre comme don pour ses frères. Il devra par conséquent apprendre à s’unir intimement à l’offrande, déposant sur l’autel du sacrifice sa vie entière, comme signe de l’amour gratuit et prévenant de Dieu. »




« Comme Abraham, le prêtre devient également « le père d’un grand nombre de peuples » (Rm 4, 18) et découvre dans la croissance chrétienne qui fleurit autour de lui, la récompense pour les fatigues et les souffrances de son service quotidien. » (…)




« Aussi le prêtre devra agir dans un esprit d’accueil et de joie, fruit de son union avec Dieu dans la prière et le sacrifice, élément essentiel de sa mission évangélisatrice, et se faire tout à tous (cf. 1Co 9, 19-23) afin de les gagner au Christ. » (…)




« 48. Il est encourageant de remarquer aujourd’hui qu’une immense majorité de prêtres de tous les âges exercent leur ministère sacré dans un engagement plein de joie, souvent fruit d’un héroïsme silencieux, travaillant jusqu’au bout de leurs forces et sans voir parfois les fruits de leur labeur. » (…)




« La prière même de Jésus à Gethsémani (cf. Mt 26, 36-44), tendue vers le sacrifice sacerdotal du Golgotha, nous donne l’exemple de la manière dont « notre sacerdoce doit être profondément lié à la prière: enraciné dans la prière ».[197]
Nés de ces prières et appelés à renouveler de manière sacramentelle et sans effusion de sang un sacrifice qui en est inséparable, les prêtres maintiendront vivant leur ministère par une vie spirituelle à laquelle ils accorderont une prééminence absolue, en évitant de la négliger du fait de leurs activités. » (…)




« Les prêtres réaliseront cette unité de vie en s’unissant au Christ dans la découverte de la volonté du Père, et dans le don d’eux-mêmes pour le troupeau qui leur est confié. Assumant ainsi le rôle du Bon Pasteur, ils trouveront dans l’exercice de la charité pastorale le lien de la perfection sacerdotale qui assure l’unité de leur vie et de leur action » (…)
« Il est donc nécessaire que le prêtre organise sa vie de prière pour que n’y manque jamais: la célébration eucharistique quotidienne,[200]unie à une préparation et une action de grâces adéquates; la confession fréquente[201]et la direction spirituelle déjà pratiquée au séminaire ; et souvent auparavant[202]la célébration complète et fervente de la Liturgie des Heures,[203]à laquelle il est quotidiennement tenu ;[204]l’examen de conscience ;[205]l’oraison mentale proprement dite ;[206]la lectio divina ;[207]des moments prolongés de silence et de colloque divin, principalement durant les exercices spirituels et les récollections périodiques ;[208]les expressions précieuses de la dévotion mariale comme le chapelet ;[209]le chemin de Croix et les autres exercices de piété ;[210]la fructueuse lecture hagiographique[211]etc. La bonne organisation de son temps, pour l’amour de Dieu et de l’Église, permettra certainement au prêtre de conserver une solide vie de prière. En effet, on conseille au prêtre, avec l’aide de son directeur spirituel, de respecter avec constance ce programme de vie qui lui permettra de grandir intérieurement dans un contexte où les nombreuses exigences de la vie pourraient l’induire fréquemment à l’activisme et à négliger la dimension spirituelle. »




« 67. Le prêtre est appelé à célébrer le saint sacrifice eucharistique, à méditer constamment sur ce qu’il signifie et à transformer sa vie en une eucharistie qui se manifeste par son amour du sacrifice quotidien, surtout dans l’accomplissement de ses devoirs d’état. L’amour pour la croix conduit le prêtre à devenir lui-même une offrande agréable au Père par le Christ (cf. Rm 12, 1). Aimer la croix dans une société hédoniste est un scandale ; toutefois, dans une perspective de foi cela devient une source de vie intérieure. Le prêtre doit prêcher la valeur rédemptrice de la croix par son style de vie.
Il est nécessaire de rappeler la valeur irremplaçable qu’a pour le prêtre la célébration quotidienne de la Messe, - « source et sommet »[286] de la vie sacerdotale, même sans le concours des fidèles.[287] À ce propos, Benoît XVI enseigne : « Je recommande aux prêtres, avec les Pères du Synode, “la célébration quotidienne de la Messe, même sans la participation de fidèles”. Cette recommandation correspond avant tout à la valeur objectivement infinie de chaque célébration eucharistique ; elle en tire ensuite motif pour une efficacité spirituelle particulière, parce que, si elle est vécue avec attention et avec foi, la Messe est formatrice dans le sens le plus profond du terme, en tant qu’elle promeut la conformation au Christ et qu’elle affermit le prêtre dans sa vocation ».[288]
Il la vivra comme le moment central de sa journée et de son ministère quotidien, fruit d’un désir sincère et occasion d’une rencontre profonde et efficace avec le Christ. Dans l’Eucharistie, le prêtre apprend à se donner chaque jour, non seulement dans les moments de grande difficulté, mais également dans les petites contrariétés quotidiennes. Cet apprentissage se reflète dans l’amour qu’il met à se préparer au Saint Sacrifice pour le vivre avec piété, sans hâte et dans le respect des normes liturgiques et des rubriques afin que les fidèles en reçoivent une authentique catéchèse.[289] »



Pas question de sacrifice à l'autel et du prêtre lui même ?
Mais dans quelle bulle vit il ? Allo, quoi! Allo?

Le mensonge est le mensonge: d'où qu'il vienne!
images/icones/fleche2.gif  ( 725316 )Le document que vous citez Semetipsum par Jean-Paul PARFU (2013-06-29 19:35:10) 
[en réponse à 725312]

1) a été rédigé tout à fait à la fin du Pontificat précédent ;

2) il m'étonnerait fort que le Pape actuel aurait pu l'écrire et voudra le promouvoir ;

3) il a été rédigé, sans doute en partie grâce à la pression exercée par la FSSPX et précisément parce que tous ces points ne vont plus de soi dans l'Eglise ;

4) des textes comme celui-là, il y en a eu d'autres, mais dans les faits, dans la pratique, rien n'a changé parce que c'est la nouvelle messe qui est en cause, et qu'il faudrait la modifier ou la supprimer, ce qui n'est pas à l'ordre du jour, vous vous en doutez.

Le sermon de Mgr Tissier est donc tout à fait en ordre et correspond à la triste réalité !
images/icones/hum2.gif  ( 725319 )Réédition d'un document de 1994 par Semetipsum (2013-06-29 19:51:35) 
[en réponse à 725316]

Ce document est la réédition mise à jour et améliorée d'un précédent de 1994.
Il ne s'agit pas de la Rome éternelle qui est dans les nuages mais de la Rome d'aujourd'hui : La fameuse Eglise Conciliaire qui, tant que celà reste une formule de style est un terme facile pour résumer une situation.
Mais celà devient grave quand un esprit tourmenté en fait l'Eglise parallèle de laquelle la FSSPX est en exil portant la vraie Eglise... "suivez mon regard" comme dirait l'autre!
On est dans le délire sédévac!
images/icones/1a.gif  ( 725420 )Rectifications ! par jl d'André (2013-06-30 22:19:16) 
[en réponse à 725319]

Ce "DIRECTOIRE POUR LE MINISTÈRE ET LA VIE DES PRÊTRES" avait été très élogieusement salué par la FSSPX, de même que, autant qu'il m'en souvienne, le premier document de 1994 dont il est la réédition améliorée avait en son temps déjà été salué par la FSSPX.
Mais la Rome éternelle n'est pas dans les nuages, c'est la Rome d'aujourd'hui avec les mêmes personnes que la Rome modernistes qui peuvent agir tantôt selon l'esprit de l'Eglise et tantôt selon l'esprit du monde. Voir à ce sujet la précision que Mgr Lefebvre avait apporté à sa déclaration de 1974 lors de sa lettre à l'abbé de Nantes en 1975 et intitulé "si un évêque rompt avec Rome, ce ne sera pas moi !" (l'abbé de Nantes, à l'époque poussait Mgr Lefebvre à rompre avec Rome).
La Rome éternelle suit toujours la tradition de l'Eglise, tandis que la Rome conciliaire se réclame du dernier concile. Mais pas bien évidement dans ce que le dernier concile a pu garder de traditionnel, auquel cas elle ne différerait en rien de la Rome éternelle. Non, la Rome conciliaire se réclame du dernier concile en ce qu'il rompt radicalement avec toute la tradition de l'Eglise et c'est à cela qu'on la reconnait.
Et donc, le texte que vous citez émane de la seule Rome éternelle et pas du tout de la Rome conciliaire, aussi les critiques de Mgr Tissier de Mallerais conservent toute leur pertinence !
images/icones/1n.gif  ( 725517 )Pouvez-vous développer???? par azur (2013-07-01 22:30:24) 
[en réponse à 725420]

Voir à ce sujet la précision que Mgr Lefebvre avait apporté à sa déclaration de 1974 lors de sa lettre à l'abbé de Nantes en 1975 et intitulé "si un évêque rompt avec Rome, ce ne sera pas moi !" (l'abbé de Nantes, à l'époque poussait Mgr Lefebvre à rompre avec Rome).


Affirmation pour le moins surprenante quand on connait les positions que chacun a tenu par la suite... quelques précisions seraient bienvenues!
images/icones/fleche2.gif  ( 725519 )Erreur en effet par Romanus (2013-07-01 22:39:49) 
[en réponse à 725517]

Bonsoir Azur

Je pense comme vous que JL d'André a commis une erreur.
L'abbé de Nantes accusait mgr Lefebvre de prendre le risque d'une séparation menant au schisme. Mgr Lefebvre lui répondait que là n'était nullement son intention et qu'un refus de la réforme, y compris dans ses aspects pratiques et notamment liturgiques, ne correspondait pas à une rupture avec Rome.

Romanus
images/icones/fleche3.gif  ( 725609 )Jugez par vous-même ! par jl d'André (2013-07-02 16:20:13) 
[en réponse à 725519]

Voici ce qu'écrivait l'abbé de Nantes en février 1975 dans un éditorial intitulé "Frappe à la tête" et auquel Mgr Lefebvre a répondu dans sa lettre à l'abbé de Nantes "Si un évêques rompt avec Rome ce ne sera pas moi".

Il était à prévoir que capituleraient à la première injonction de l’Autorité supérieure, tous ceux qui juraient de résister à l’emprise du MASDU, de rester fidèles à l’Église de leur baptême, à la Messe de leur ordination, au Credo de Nicée… mais “ en parfaite communion avec le Souverain Pontife ”, dans “ une soumission totale à ses volontés ”. (…) Alors demeure l’ultime remède, l’héroïque, le seul que craigne Celui qui a sciemment et opiniâtrement inverti le sens de sa mission divine et apostolique. Il faut qu’un évêque, lui aussi successeur des Apôtres, membre de l’Église enseignante, collègue de l’Évêque de Rome et comme lui ordonné au bien commun de l’Église, rompe sa communion avec lui tant qu’il n’aura pas fait la preuve de sa fidélité aux charges de son suprême pontificat.


Mais cela ne gêna pas l'abbé de Nantes pour prétendre ensuite qu'il n'avait jamais demandé à Mgr Lefebvre de rompre avec Rome.
images/icones/fleche2.gif  ( 725619 )Merci de ces précisions par Romanus (2013-07-02 19:37:14) 
[en réponse à 725609]

Merci de ces éléments intéressants. J'avais pourtant lu ces échanges il y a longtemps mais avais oublié ces détails.
images/icones/neutre.gif  ( 725620 )Pour être précis... par azur (2013-07-02 20:08:01) 
[en réponse à 725609]

Mais cela ne gêna pas l'abbé de Nantes pour prétendre ensuite qu'il n'avait jamais demandé à Mgr Lefebvre de rompre avec Rome.


Pour être totalement exact, il ne demande pas nommément à Mgr Lefebvre de rompre avec Rome... et force est de constater que, si la rupture eu lieu, ce fut initialement pour un motif disciplinaire et non doctrinal.
images/icones/neutre.gif  ( 725643 )mais c'est bien ce que dit mgr Lefebvre ! par jl d'André (2013-07-02 22:41:38) 
[en réponse à 725620]

Reportez-vous à sa lettre à l'abbé de Nantes :

Le premier avait trait à la rupture, estimée par vous souhaitable, d’un Évêque avec Rome. Sans doute aucune allusion explicite n’était faite. Cependant dans les lignes qui suivaient vous citiez mon nom à l’occasion du pèlerinage du Credo.
Les lecteurs peu avertis ont immédiatement fait le rapprochement entre celui que vous nommiez et les lignes qui précédaient. Ce procédé est odieux. Sachez que si un Évêque rompt avec Rome ce ne sera pas moi. Ma « Déclaration » le dit assez explicitement et fortement.

Quand au fait que le motif de la rupture soit disciplinaire et non doctrinal cela découle de la nature du concile Vatican II pastoral et non doctrinal.
Concile pastoral, cela signifie que la doctrine n'a pas changée, c'est sa formulation qui est nouvelle. Or cette formulation destinée à s'ouvrir au monde, à ne pas le heurter afin qu'il ne persécute plus l'Eglise et qu'elle puisse mieux évangéliser sans contrainte avait le grand inconvénient de paraître édulcorer la doctrine et donc de dérouter les fidèles entrainant perte de la foi, etc. Refuser cette nouvelle orientation pastorale, comme le fait Mgr Lefebvre est bien une question de discipline, même si le motif de ce refus est doctrinal.
images/icones/1a.gif  ( 725569 )Voici donc le texte de sa lettre ! par jl d'André (2013-07-02 09:53:53) 
[en réponse à 725517]


Réponse
par Mgr Marcel Lefebvre
Mgr Marcel Lefebvre a décidé de faire à M. l’abbé de Nantes une seule réponse, et seulement publique, par l’intermédiaire d’ « Itinéraires ».
Cher Monsieur l’Abbé,
Vous reconnaîtrez, je pense, que ce n’est pas moi qui ai souhaité que nous échangions des lettres qui deviennent publiques. Je vous l’ai déjà écrit. Les débats de ce genre ne font qu’affaiblir les forces spirituelles dont nous avons besoin pour combattre l’erreur et l’hérésie.
L’indélicatesse de votre procédé est telle que je serais demeuré silencieux si vous n’aviez pas dans vos deux dernières publications écrit des articles très insidieux et pouvant me causer préjudice.
Le premier avait trait à la rupture, estimée par vous souhaitable, d’un Évêque avec Rome. Sans doute aucune allusion explicite n’était faite. Cependant dans les lignes qui suivaient vous citiez mon nom à l’occasion du pèlerinage du Credo.
Les lecteurs peu avertis ont immédiatement fait le rapprochement entre celui que vous nommiez et les lignes qui précédaient. Ce procédé est odieux. Sachez que si un Évêque rompt avec Rome ce ne sera pas moi. Ma « Déclaration » le dit assez explicitement et fortement.
Et c’est à son propos que je dois vous dire aussi mon entier désaccord avec les commentaires que vous y avez joints dans votre dernier numéro, qui expriment ce que vous souhaitez, ce que vous voudriez y voir, mais non ce qui est.
Nous pensons que lorsque l’Apôtre Paul a adressé des reproches à Pierre il a gardé et même manifesté envers le chef de l’Église l’affection et le respect qui lui sont dus. Saint Paul était, en même temps, « avec » Pierre chef de l’Église qui au Concile de Jérusalem avait donné des prescriptions claires, et « contre » Pierre qui dans la pratique agissait à l’opposé de ses propres instructions. Ne sommes-nous pas tentés d’éprouver ces sentiments aujourd’hui, en maintes occasions ? Mais cela ne nous autorise pas à mépriser le successeur de Pierre, et doit nous inciter à prier pour lui avec une ferveur toujours plus grande.
Avec le Pape Paul VI nous dénonçons le néo modernisme, l’auto-démolition de l’Église, la fumée de Satan dans l’Église et en conséquence nous refusons de coopérer à la destruction de l’Église par la propagation du modernisme et du protestantisme en entrant dans les réformes qui en sont inspirées même si elles nous viennent de Rome.
Comme j’ai eu l’occasion de le dire récemment à Rome à propos du Concile Vatican II : le Libéralisme a été condamné pendant un siècle et demi par l’Église. Il est entré dans l’Église à la faveur du Concile. L’Église se meurt des conséquences pratiques de ce libéralisme. Nous devons donc tout faire pour aider l’Église et ceux qui la gouvernent à se dégager de cette emprise satanique.
Voilà le sens de ma « Déclaration ».
Quant à vos illogismes et au fait que vous ne m’ayez pas rencontré à Écône, je n’en parlerai pas, ce sont des vétilles à côté du problème capital que je viens d’évoquer.
Veuillez agréer, cher Monsieur l’Abbé, mes sentiments respectueux et cordialement dévoués in Christo et Maria.
Marcel Lefebvre,
le 19 mars 1975
en la fête de saint Joseph.


C'est effectivement surprenant quand on connaît les positions que chacun a tenu par la suite ! Mais le fait est là : l'abbé de Nantes poussait Mgr Lefèbvre à rompre avec Rome en s'appuyant sur sa déclaration de 1974 faussement interprétée dans le même sens que ceux qui cherchaient un prétexte à le condamner.
C'est d'ailleurs pourquoi, nous avons tous ressenti comme un coup de poignard dans le dos, le fait qu'ensuite le même abbé de Nantes ait reproché à Mgr Lefèbvre de ne pas s'être soumis lorsqu'il fut injustement et illicitement condamné.
images/icones/neutre.gif  ( 725621 )Quelques nuances... par azur (2013-07-02 20:20:58) 
[en réponse à 725569]

C'est d'ailleurs pourquoi, nous avons tous ressenti comme un coup de poignard dans le dos, le fait qu'ensuite le même abbé de Nantes ait reproché à Mgr Lefèbvre de ne pas s'être soumis lorsqu'il fut injustement et illicitement condamné.


Le problème, dans cette histoire, c'est que Mgr Lefebvre refuse catégoriquement, pour des raisons parfaitement droites et valables, de rompre avec Rome, alors même qu'il constate (et l'écrit!) que Rome laisse l’Église être envahie par "les fumées de Satan".
Et finalement, il entre finalement en "rébellion" pour des motifs qui me paraissent plus "futiles" (même si, dans l'absolu, ils sont graves) que la perte de la foi dans l’Église.

Mettre en parallèle 2 déclarations séparées par près de 15 années et faites dans des circonstances très différentes n'est pas très rigoureux.
images/icones/hein.gif  ( 725626 )Je ne suis pas bien par Romanus (2013-07-02 20:47:43) 
[en réponse à 725621]

Bonsoir Azur,

Nous touchons là au vrai mystère de cette crise dans l'Eglise. Les fumées de Satan y sont bien entrées. Ce n'est pas mgr Lefebvre qui le dit mais Paul VI lui-même. En revanche, l'église bénéficie toujours de l'indefectibilité.

En revanche, je ne vous comprends pas par la suite: pour quelle raison sinon pour sauver la vraie Foi, qui se traduit par la Tradition, Mgr Lefebvre serait il entré en rébellion?

Romanus
images/icones/neutre.gif  ( 725639 )Je ne vois pas à quoi vous faites allusion ! par jl d'André (2013-07-02 22:23:45) 
[en réponse à 725621]

Vous dites :

Mettre en parallèle 2 déclarations séparées par près de 15 années et faites dans des circonstances très différentes n'est pas très rigoureux.

De quelles deux déclaration parlez-vous ?
La déclaration de Mgr Lefebvre "Oui à la Rome éternelle, non à la Rome moderniste" est du 21 novembre 1974 ! l'éditorial de l'abbé de Nantes où il l'incite à rompre avec Rome est de février 2015 ! la lettre de Mgr Lefebvre à l'abbé de Nantes où il lui répond "si un évêque rompt avec Rome, ce ne sera pas moi" est du 19 mars 1975 ! Enfin, l'article de la CRC où l'abbé de Nantes reproche à Mgr Lefebvre sa rupture involontaire avec Rome allant même jusqu'à l'accuser d'être schismatique (ce qu'aucune autorité romaine n'avait fait avant lui) est de juillet 1976 ! C'est quand même loin (très loin) de faire 15 ans d'intervalle !
L'expression "fumées de Satan" envahissant l'Eglise est de Paul VI lui-même qui dénonçait le fait (même si on pouvait le juger trop timoré à le combattre) et la perte de la foi dans l'Eglise n'était pas non plus voulu par lui. Il n'y avait donc pas lieu de rompre sa communion avec lui. La rupture fut à l'initiative de Rome et au mépris de toutes les règles du droit. Mgr Lefebvre avait donc raison de refuser de se soumettre et à demander à être traduit devant le tribunal du saint Office. Lorsque 3 ans plus tard Paul VI a enfin fait droit à sa demande, le saint Office n'a effectivement rien trouvé à reprocher à Mgr Lefebvre (mais sans pour autant lever les sanctions dont la nullité éclatait pourtant au grand jour).
images/icones/1e.gif  ( 725641 )Wow ! C'est retour vers le futur !! par Meneau (2013-07-02 22:36:30) 
[en réponse à 725639]

Tout est dans le titre.

Cordialement
Meneau
images/icones/1f.gif  ( 725644 )Oups ! pardon février 1975 ! par jl d'André (2013-07-02 22:44:49) 
[en réponse à 725641]

Et non février 2015 ! j'espère que les liseurs auront rectifié d'eux-mêmes !
images/icones/neutre.gif  ( 725317 )Notre vocation n'est pas d'inoculer un vaccin antimoderniste à l'Eglise Conciliaire par Semetipsum (2013-06-29 19:38:19) 
[en réponse à 725312]


Notre vocation n'est pas d'inoculer un vaccin antimoderniste à l'Eglise Conciliaire ... nous portons l'Eglise.



Comme saint Joseph porta Jésus en Egypte

Dans notre exil nous portons l'Eglise
Nous sommes des porteurs de l’Eglise.. Nous ne sommes pas n’importe quoi Nous ne sommes pas une secte, nous ne sommes pas une petite Eglise dont on ne revient jamais à la grande Eglise. Bien sur d’accord nous ne sommes pas cela Nous ne sommes pas une Eglise parallèle, depuis les sacres épiscopaux ; L’Eglise parallèle, elle est ailleurs, suivez mon regard… Nous sommes de l’Eglise Catholique… avec la Rome éternelle…


Autrement dit l'Eglise n'est plus dans l'Eglise.
L'Eglise Conciliaire est une terre sans Eglise et la FSSPX porte la vrai Eglise en exil, en dehors d'elle même, dans les nuées de la Rome éternelle.
C'est beau comme du LHR!
images/icones/1h.gif  ( 725325 )C'est beau comme du LHR ! par Bertrand Decaillet (2013-06-29 20:23:20) 
[en réponse à 725317]


C'est beau comme du LHR!


En effet, Semetipsum, assez d'accord avec votre appréciation. Et en plus, mis à part le jeu sur les formules qui font, certes, leur joli effet, cela ne veut strictement rien dire. C'est du charabia qui enfume, au lieu d'éclairer.

La théologie de l'Eglise - ce qu'elle est et ce qu'elle n'est pas - est tellement plus simple, plus droite, plus franche. Pourquoi alambiquer, pourquoi embrouiller? Pourquoi formuler de telle sorte qu'on laisse entendre ? Pourquoi ne pas le dire franchement, si c'est en effet cela que l'on voulait dire: l'Eglise n'est plus l'Eglise!

est, est, non, non: quod autem his abundantius est, a malo est.

NB. Dans le sermon du 28 juin 2012 (Consécration de l'église d'Ecône) Mgr Fellay a parlé de l'Eglise visible, sainte et visible,... et c'était très clair, très simple, faisant le distinctions utiles, la bonne et simple doctrine catholique de l'Eglise. Un sermon qui éclaire et non qui enfume. J'y étais, je me souviens très bien.
J'ai cherché ce sermon en ligne, mais hélas il n'a pas été archivé sur la Porte Latine. Si qqn l'a, suis preneur.
images/icones/info3.gif  ( 725326 )Sermon du 28 juin 2012 par Ennemond (2013-06-29 20:31:00) 
[en réponse à 725325]

Visiblement, le sermon que vous recherchez est ici.

Bien entendu, l'Eglise a toujours sa tête à Rome. Elle a pour pasteur le pape, comme le disait Mgr Lefebvre.
images/icones/fsspx.gif  ( 725332 )Merci ! par Bertrand Decaillet (2013-06-29 21:08:14) 
[en réponse à 725326]

Oh grand merci, Ennemond!

Je viens de réécouter... et recopie du coup le passage. Monseigneur construit tout son sermon sur la liturgie de la consécration (la liturgie! cela aussi est un signe du bon pasteur...) et trace l'analogie entre l'église de pierre qu'il vient de consacrer, désormais séparé, "terrible", et l'Eglise.


"[…] L’Eglise, ça n’est pas un simple concept en l’air. Dieu est Esprit, il veut des adorateurs en esprit et en vérité. Et nous ayant faits avec un corps et une âme, il veut que sa religion ait quelque chose de sensible, de visible, de tangible. Et c’est ainsi qu’est son Eglise, son Eglise qui sauve, son Eglise surnaturelle, eh bien elle est visible. Elle est visible.
On peut dire l’essentiel n’est pas là, l’essentiel reste du côté de l’invisible, mais néanmoins cet élément, il est là. Nous sommes comme ça. Notre âme c’est l’essentiel en nous, mais on a un corps.
On touche du doigt tout le mystère de l’Eglise. Et cette Eglise, pas seulement comme maison ici, l’Eglise comme telle, il faut l’aimer tout autant. Peut-être même, faut-il dire, plus que le simple lieu physique. Et cette Eglise c’est encore Notre-Seigneur, mais cette fois-ci Notre-Seigneur qui s’est uni , qui s’est incorporé les âmes, par le baptême. Cette église, on y a consacré les piliers, douze piliers, ses apôtres, c’est l’expression de la hiérarchie […]"



Comme cela est dit simplement et clairement ! Voilà le discours que nous avons connu (et reconnu, devrais-je dire, comme les brebis reconnaissent, pour ainsi dire d'instinct, leur pasteur, celui qui a le zèle de leurs âmes) en Monseigneur Lefebvre notamment. C'est simple, c'est clair, et c'est sous-tendu et informé par de la pure doctrine.
images/icones/fleur.gif  ( 725334 )Merci ! par Ennemond (2013-06-29 21:27:22) 
[en réponse à 725332]

Grâce à vous, j'ai réécouté ce magnifique sermon !
images/icones/neutre.gif  ( 725254 )Pourquoi pas une référence aussi au document magistériel par AVV-VVK (2013-06-28 20:26:21) 
[en réponse à 725207]

..."Presbyterorum ordinis"?