Le Forum Catholique

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images/icones/fsspx.gif  ( 725126 )Déclaration à l’occasion du 25e anniversaire des sacres épiscopaux par Ennemond (2013-06-27 12:17:57) 

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1- A l’occasion du 25eanniversaire des sacres, les évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X tiennent à exprimer solennellement leur gratitude à Mgr Marcel Lefebvre et à Mgr Antonio de Castro Mayer pour l’acte héroïque qu’ils n’ont pas craint de poser, le 30 juin 1988. Plus particulièrement, ils veulent manifester leur reconnaissance filiale à l’égard de leur vénéré fondateur qui, après tant d’années au service de l’Eglise et du souverain pontife, pour la sauvegarde de la foi et du sacerdoce catholique, n’a pas hésité à subir l’injuste accusation de désobéissance.

2- Dans la lettre qu’il nous adressa avant les sacres, il écrivait : « Je vous conjure de demeurer attachés au Siège de Pierre, à l’Église romaine, Mère et Maîtresse de toutes les Églises, dans la foi catholique intégrale, exprimée dans les Symboles de la foi, dans le catéchisme du Concile de Trente, conformément à ce qui vous a été enseigné dans votre séminaire. Demeurez fidèles dans la transmission de cette foi pour que le Règne de Notre Seigneur arrive. » C’est bien cette phrase qui exprime la raison profonde de l’acte qu’il allait poser : « pour que le Règne de Notre Seigneur arrive », adveniat regnum tuum !

3- A la suite de Mgr Lefebvre, nous affirmons que la cause des erreurs graves qui sont en train de démolir l’Église ne réside pas dans une mauvaise interprétation des textes conciliaires – une « herméneutique de la rupture » qui s’opposerait à une « herméneutique de la réforme dans la continuité » –, mais bien dans les textes mêmes, en raison du choix inouï opéré par le concile Vatican II. Ce choix se manifeste dans ses documents et son esprit : face à « l’humanisme laïc et profane », face à la « religion (car c’en est une) de l’homme qui se fait Dieu », l’Eglise unique détentrice de la Révélation « du Dieu qui s’est fait homme » a voulu faire connaître son « nouvel humanisme » en disant au monde moderne : « nous aussi, nous plus que quiconque nous avons le culte de l’homme » (Paul VI, Discours de clôture, 7 décembre 1965). Or cette coexistence du culte de Dieu et du culte de l’homme s’oppose radicalement à la foi catholique qui nous apprend à rendre le culte suprême et à donner la primauté exclusivement au seul vrai Dieu et à son Fils unique, Jésus-Christ, en qui « habite corporellement la plénitude de la divinité » (Col 2, 9).

4- Nous sommes bien obligés de constater que ce Concile atypique, qui a voulu n’être que pastoral et non pas dogmatique, a inauguré un nouveau type de magistère, inconnu jusqu’alors dans l’Église, sans racines dans la tradition ; un magistère résolu à concilier la doctrine catholique avec les idées libérales ; un magistère imbu des principes modernistes du subjectivisme, de l’immanentisme et en perpétuelle évolution selon le faux concept de tradition vivante, viciant la nature, le contenu, le rôle et l’exercice du magistère ecclésiastique.

5- Dès lors, le règne du Christ n’est plus la préoccupation des autorités ecclésiastiques, bien que ces paroles du Christ : « tout pouvoir m’a été donné sur la terre et dans le ciel » (Mt 28,18) demeurent une vérité et une réalité absolues. Les nier dans les faits revient à ne plus reconnaître en pratique la divinité de Notre Seigneur. Ainsi à cause du Concile, la royauté du Christ sur les sociétés humaines est simplement ignorée, voire combattue, et l’Eglise est saisie par cet esprit libéral qui se manifeste spécialement dans la liberté religieuse, l’œcuménisme, la collégialité et la nouvelle messe.

6- La liberté religieuse exposée par Dignitatis humanae et son application pratique depuis cinquante ans, conduisent logiquement à demander au Dieu fait homme de renoncer à régner sur l’homme qui se fait Dieu, ce qui équivaut à dissoudre le Christ. Au lieu d’une conduite inspirée par une foi solide dans le pouvoir réel de Notre-Seigneur Jésus-Christ, nous voyons l’Eglise honteusement guidée par la prudence humaine et doutant tellement d’elle-même qu’elle ne demande plus rien d’autre aux Etats que ce que les loges maçonniques veulent bien lui concéder : le droit commun, au milieu et au même rang que les autres religions qu’elle n’ose plus appeler fausses.
7- Au nom d’un œcuménisme omniprésent (Unitatis redintegratio) et d’un vain dialogue interreligieux (Nostra Aetate), la vérité sur l’unique Eglise est tue ; aussi une grande partie des pasteurs et des fidèles ne voyant plus en Notre Seigneur et en l’Église catholique l’unique voie de salut ont renoncé à convertir les adeptes des fausses religions, les laissant dans l’ignorance de l’unique Vérité. Cet œcuménisme a ainsi littéralement tué l’esprit missionnaire par la recherche d’une fausse unité, réduisant trop souvent la mission de l’Eglise à la délivrance d’un message de paix purement terrestre et à un rôle humanitaire de soulagement de la misère dans le monde, se mettant ainsi à la remorque des organisations internationales.
8- L’affaiblissement de la foi en la divinité de Notre Seigneur favorise une dissolution de l’unité de l’autorité dans l’Eglise, en y introduisant un esprit collégial, égalitaire et démocratique (cf. Lumen Gentium). Le Christ n’est plus le chef d’où tout découle, en particulier l’exercice de l’autorité. Le Souverain Pontife qui n’exerce plus effectivement la plénitude de son autorité, ainsi que les évêques qui – contrairement à l’enseignement de Vatican I – pensent pouvoir de façon habituelle partager collégialement la plénitude du pouvoir suprême, se mettent désormais, avec les prêtres, à l’écoute et à la suite du « peuple de Dieu », nouveau souverain. C’est la destruction de l’autorité et en conséquence la ruine des institutions chrétiennes : familles, séminaires, instituts religieux.
9- La nouvelle messe, promulguée en 1969, amoindrit l’affirmation du règne du Christ par la Croix (« regnavit a ligno Deus»). En effet son rite lui-même estompe et obscurcit la nature sacrificielle et propitiatoire du sacrifice eucharistique. Sous-jacente à ce nouveau rite se trouve la nouvelle et fausse théologie du mystère pascal. L’un et l’autre détruisent la spiritualité catholique fondée sur le sacrifice de Notre Seigneur au Calvaire. Cette messe est pénétrée d’un esprit œcuménique et protestant, démocratique et humaniste qui évacue le sacrifice de la Croix. Elle illustre la nouvelle conception du « sacerdoce commun des baptisés » qui escamote le sacerdoce sacramentel du prêtre.

10- Cinquante ans après le Concile, les causes subsistent et engendrent toujours les mêmes effets. En sorte qu’aujourd’hui les sacres conservent toute leur justification. C’est l’amour de l’Eglise qui a guidé Mgr Lefebvre et qui guide ses fils. C’est le même désir de « transmettre le sacerdoce catholique dans toute sa pureté doctrinale et sa charité missionnaire » (Mgr Lefebvre, Itinéraire spirituel) qui anime la Fraternité Saint-Pie X au service de l’Eglise, lorsqu’elle demande avec instance aux autorités romaines de reprendre le trésor de la Tradition doctrinale, morale et liturgique.

11- Cet amour de l’Eglise explique la règle que Mgr Lefebvre a toujours observée : suivre la Providence en toutes circonstances, sans jamais se permettre de la devancer. Nous entendons faire de même, soit que Rome revienne bientôt à la Tradition et à la foi de toujours – ce qui rétablira l’ordre dans l’Eglise –, soit qu’elle nous reconnaisse explicitement le droit de professer intégralement la foi et de rejeter les erreurs qui lui sont contraires, avec le droit et le devoir de nous opposer publiquement aux erreurs et aux fauteurs de ces erreurs, quels qu’ils soient – ce qui permettra un début de rétablissement de l’ordre. En attendant, face à cette crise qui continue ses ravages dans l’Église, nous persévérons dans la défense de la Tradition catholique et notre espérance demeure entière, car nous savons de foi certaine que « les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » (Mt 16, 18).

12- Nous entendons bien suivre l’injonction de notre cher et vénéré père dans l’épiscopat : « Bien chers amis, soyez ma consolation dans le Christ, demeurez forts dans la foi, fidèles au vrai sacrifice de la messe, au vrai et saint sacerdoce de Notre Seigneur, pour le triomphe et la gloire de Jésus au ciel et sur la terre » (Lettre aux évêques). Daigne la Trinité Sainte, par l’intercession de Cœur Immaculé de Marie, nous accorder la grâce de la fidélité à l’épiscopat que nous avons reçu et que nous voulons exercer pour l’honneur de Dieu, le triomphe de l’Eglise et le salut des âmes.

Ecône, le 27 juin 2013, en la fête de Notre-Dame du Perpétuel Secours

Mgr Bernard Fellay
Mgr Bernard Tissier de Mallerais
Mgr Alfonso de Galarreta

SOURCE

images/icones/info3.gif  ( 725128 )Ainsi que le sermon de Mgr Fellay à l'occasion de cet anniversaire par Ennemond (2013-06-27 12:22:09) 
[en réponse à 725126]

Sermon de Mgr Fellay à l’occasion du 25e anniversaire des sacres épiscopaux


images/icones/fleche2.gif  ( 725147 )Evêques héroïques ! par Jean-Paul PARFU (2013-06-27 17:52:15) 
[en réponse à 725128]

Evêques calomniés, y compris sur ce Forum !

"Heureux serez-vous qand on dira sur vous toutes sortes de choses fausses à cause de moi !"
images/icones/neutre.gif  ( 725154 )On ne dira jamais assez merci.... par Pol (2013-06-27 19:01:12) 
[en réponse à 725147]

....a Mgr Lefebvre et a son compagnon d'armes, Mgr de Castro-Mayer, pour l'action heroique de 1988 : ils ont ce jour-la sauvé la messe et sauvé le sacerdoce Catholique. Merci a la Fsspx et a ses vaillants pretres, ses religieux et religieuses. Nous sommes fiers de vous, nous prions pour vous quotidiennement.
L'arbre est jugé par ses fruits.
images/icones/nul.gif  ( 725134 )Evêques menteurs ! par Ion (2013-06-27 14:30:40) 
[en réponse à 725126]

Cette déclaration, pleine d’autosatisfaction quand elle aurait dû faire amende honorable illustre la dialectique mensongère des évêques de la FSSPX.

Prenons ne serait-ce que le premier sujet abordé, celui du soi-disant déplacement que l’Eglise aurait opéré de Dieu vers l’homme. La déclaration affirme que l’Eglise fait coexister deux cultes. Je cite « cette coexistence du culte de Dieu et du culte de l’homme s’oppose radicalement à la foi catholique (Les 3 évêques) ». Affirmer que le culte de l’homme coexiste avec celui de Dieu est tout simplement un mensonge. Car la citation de Paul VI, sortie bien sûr de son contexte, veut dire tout sauf ce que ces évêques veulent lui faire dire. Il suffit pour s’en convaincre de lire honnêtement tout le discours de Paul VI pour comprendre que loin de faire coexister deux cultes, Paul VI ramène bien évidemment tout à Dieu ; je cite Paul VI dans ce même discours de clôture du Concile : « pour connaître l'homme, l'homme vrai, l'homme tout entier, il faut connaître Dieu », ou encore « notre humanisme devient christianisme, et notre christianisme se fait théocentrique »

Paul VI était intelligent, qualité qu’on a du mal à attribuer à notre trio épiscopal, tant le niveau théologique de leurs écrits est affligeant. C’est d’ailleurs peut-être leur seule excuse, leur naïveté et le culte aveugle qu’ils vouent à leur vénéré fondateur : ils ont été si mal formés au séminaire, en tout cas pas à réfléchir.

Evêques naïfs et menteurs, mais qu'on peut heureusement si facilement démasquer.

Ion
images/icones/fleche2.gif  ( 725136 )Des faits, rien que des faits pour vous répondre par Mistral (2013-06-27 14:48:28) 
[en réponse à 725134]

Les aberrations liturgiques et doctrinales depuis le concile Vatican II que l'on peut trouver sur ce site.
images/icones/bravo.gif  ( 725140 )Menteurs, vraiment ? par jl d'André (2013-06-27 16:27:44) 
[en réponse à 725134]

Mentir, c'est affirmer quelque chose que l'on sait faux avec l'intention de tromper ! Comment oser juger de l'intention d'autrui surtout lorsqu'il ne la manifeste pas explicitement ? C'est pour le moins un jugement téméraire !
De plus, même si les 3 évêques se trompaient, ce pourrait être de bonne foi croyant effectivement être dans le vrai ! Là encore, comment oser prétendre le contraire sans tomber dans le jugement téméraire !
Enfin, il n'est même pas établi que les 3 évêques aient pu se tromper ! Car ils n'affirment évidemment pas que cette coexistence du culte de l'homme et du culte de Dieu aurait été voulu par Paul VI, ni même qu'il s'en satisferait, mais seulement qu'il ne s'y est pas farouchement opposé comme l'exigerait le devoir de sa charge et ainsi qu'il le reconnaît explicitement lui-même dans la phrase citée qui même replacée dans son contexte exprime bien une non opposition (ou du moins une opposition fort peu virulente) au culte de l'homme.
images/icones/4c.gif  ( 725142 )Vous plaisantez Ion ? par Jean-Paul PARFU (2013-06-27 16:48:14) 
[en réponse à 725140]

Vous voulez nous énerver pour le plaisir de nous énerver, vous êtes aveugle ou vous êtes le menteur dans l'histoire, Ion ?

Car enfin, vous pouvez retrouver, notamment certains de mes posts sur le sujet, qui confirment en tout l'appréciation des évêques de la FSSPX, par exemple :

ici

Et ici

Et n'est-ce pas l'abbé de Nantes qui parlait dès 1964 d'une Eglise qu'il voyait prendre la tête du "MASDU" : le "Mouvement pour l'Animation Spirituelle de la Démocratie Universelle ?
images/icones/1d.gif  ( 725148 )Mais le problème est ... par Ion (2013-06-27 17:52:32) 
[en réponse à 725142]

... qu'avant de faire leur déclaration, les évêques de la FSSPX n'ont pas cité vos posts qui confirment en tout leur appréciation. Ils auraient vraiment dû le faire car alors j'aurais réfléchi à deux fois avant d'émettre un doute sur une appréciation revêtue d'une telle autorité !

Désolé
images/icones/1y.gif  ( 725149 )C'est ce que disent les posts qui est important par Jean-Paul PARFU (2013-06-27 17:56:53) 
[en réponse à 725148]

et non le fait qu'ils viennent de moi, sachant d'ailleurs que mes posts citent d'autres auteurs.

Au lieu de vous en prendre à moi sur la forme, vous feriez mieux, Ion, de vous expliquer sur le fond !
images/icones/fleche2.gif  ( 725153 )Sur le fond ? par Ion (2013-06-27 18:25:46) 
[en réponse à 725149]

Très simplement donc, voici :

1- Vos 3 évêques affirment que les erreurs qui démolissent l'Eglise viennent non pas de l'interprétation du Concile mais des textes eux-mêmes.
2- Leur premier exemple nous présente une Eglise qui aurait juxtaposé le culte de l'homme au culte de Dieu, contredisant ainsi catégoriquement la religion catholique.
3- Pour prouver cette affirmation plus que téméraire, ils citent un discours bien connu de Paul VI.
4- Or, si vous lisez Paul VI honnêtement, dans le même discours incriminé, vous comprenez de manière évidente et lumineuse ce que ce dernier entend par culte de l'homme à travers cette nouvelle religion (attention à bien comprendre le terme de nouvelle) qu'est le christianisme qui nous révèle un Dieu fait homme pour nous ramener ... à Dieu. Bref, une religion ... théocentrique, c'est-à-dire tout sauf ce que le fameux trio épiscopal y a vu, par aveuglement ou volonté de nuire ?

Alors mensonge ou naïveté de leur part ? A vous de choisir.

C'est clair, cette fois ?

Ion
images/icones/1w.gif  ( 725163 )Vous ne citez pas par Jean-Paul PARFU (2013-06-27 21:15:19) 
[en réponse à 725153]

les points évoqués par les 3 évêques, Ion. Vous citez seulement leur critique de la fameuse phrase de Paul VI, laquelle, malheureusement, quoique vous disiez, veut bien dire ce qu'elle veut dire.

Les exemples cités par moi sont également frappants, mais vous ne les commentez pas non plus.

Pourquoi des Francs-Maçons ont-ils approuvé l'humanisme de Jean Paul II au point de vouloir le décorer, ce qui a embarrasé le Vatican ; pourquoi construire (place des droits de l'homme en plus) une cathédrale en forme de colonne tronquée, ce qui est un symbole maçonnique bien connu ?
images/icones/fleche3.gif  ( 725165 )Ce n'est pas vraiment cela ! par jl d'André (2013-06-27 21:38:36) 
[en réponse à 725153]

Vous dites:

Leur premier exemple nous présente une Eglise qui aurait juxtaposé le culte de l'homme au culte de Dieu, contredisant ainsi catégoriquement la religion catholique.

Or ce n'est pas exactement cela que disent nos 3 évêques : ils parlent bien de cette juxtaposition du culte de l'homme au culte de Dieu qui contredit catégoriquement la religion catholique, mais sans affirmer bien sûr que ce serait l'Eglise qui l'aurait fait. Ce qu'ils reprochent au concile et au pape Paul VI, c'est une trop grande complaisance envers ce culte de l'homme, une trop faible combativité à son encontre ayant entraîné cette juxtaposition dénoncée. Et cette complaisance elle éclate à toutes les lignes du discours de Paul VI !
images/icones/1y.gif  ( 725178 )Les contradictions de Mgr Fellay are back... par Sam Gamegie (2013-06-27 23:00:55) 
[en réponse à 725126]

N'est ce pas lui qui écrivait il y a peu dans sa lettre aux trois évêques:


On est en train de faire des erreurs du Concile des super hérésies, cela devient comme le mal absolu, pire que tout, de la même manière que les libéraux ont dogmatisé ce Concile pastoral [...] Cela est grave parce que cette caricature n’est plus dans la réalité et elle aboutira logiquement dans le futur à un vrai schisme.



Alors, la caricature, c'est la réalité ou ce n'est pas la réalité?
images/icones/1a.gif  ( 725213 )Désolé, mais je ne vois pas où serait la contradiction ! par jl d'André (2013-06-28 11:56:04) 
[en réponse à 725178]

Qu'y a-t-il de contradictoire à vouloir à la fois rester fidèle à la foi catholique dans son intégralité et donc à rejeter toutes les dérives conciliaires, sans pour autant dénier au souverain pontife sa qualité de chef de l'Église visible à laquelle nous appartenons tous ?
Qu'y a-t-il de contradictoire à rejeter une pastorale douteuse et favorisant l'hérésie, à dénoncer cette hérésie que l'on rejette et à dénoncer aussi l'incohérence de la hiérarchie de l'Église à son plus haut niveau qui prétend dénoncer cette même hérésie tout en persévérant dans cette pastorale qui la favorise ?
images/icones/fleche3.gif  ( 725314 )Ni déni ni caricature par Ennemond (2013-06-29 19:28:46) 
[en réponse à 725178]

La citation exacte est celle-ci :


On est en train de faire des erreurs du Concile des super hérésies, cela devient comme le mal absolu, pire que tout de la même manière que les libéraux ont dogmatisé ce concile pastoral. Les maux sont déjà suffisamment dramatiques pour qu’on ne les exagère pas davantage (cf Roberto de Mattei, Une histoire jamais écrite, p. 22; Mgr Gherardini, Un débat à ouvrir, p, 53, etc.,)

Il n’y a plus aucune distinction. Alors que Monseigneur Lefebvre a fait plusieurs fois les distinctions nécessaires au sujet du libéral. Ce manque de distinction conduit l’un ou l’autre d’entre vous à un durcissement « absolu ». Cela est grave parce que cette caricature n’est plus dans la réalité et elle aboutira logiquement dans le futur à un vrai schisme. Et peut-être bien que ce fait est l’un des arguments qui me pousse à ne plus tarder à répondre aux instances romaines.



Pour ma part, je comprends que la caricature serait de ne plus faire de distinctions au sujet du libéral. Par ailleurs, il ne me semble pas contradictoire de dire, d'une part, que bien des maux proviennent des ambigüités introduites dans les textes mêmes du Concile et, d'autre part, que la réponse adéquate ne consiste pas à traiter ces ambigüités comme des hérésies grossières et évidentes. Entre les deux, il faut trouver la réponse adaptée. C'est ce que résumait l'abbé Gleize dans son intervention au dernier Congrès du Courrier de Rome. Il déplorait que certains s'ingénient à vouloir attraper les mouches sur une vitre avec un marteau, qui, non seulement ne les chasseraient pas mais finiraient pas briser la vitre.

Donc, affranchie de la caricature, affranchie du déni, la réalité est entre les deux.


images/icones/fleche3.gif  ( 725188 )Cette déclaration par Alanian (2013-06-28 01:18:16) 
[en réponse à 725126]

devrait a elle seule suffire à ce que les récalcitrants reviennent au berceau de la FSSPX. Mais je me doute qu' ils le fassent à cause de leur orgueil de soi disants "anti libéraux"...
images/icones/fleche2.gif  ( 725315 )Pas certain par Ennemond (2013-06-29 19:31:36) 
[en réponse à 725188]

Souvent, les éloignements masquent des affaires humaines que l'on pare du titre de la défense de la foi.
images/icones/carnet.gif  ( 725313 )L'esprit de la lettre au cardinal Ottaviani par Ennemond (2013-06-29 19:18:55) 
[en réponse à 725126]

Le monde traditionnel et la FSSPX en particulier ont publié beaucoup de textes, déclarations, sermons, aux contextes et tons variés. On trouve dans cette déclaration l'esprit qui animait Mgr Lefebvre lorsqu'il rédigea sa réponse au cardinal Ottaviani le 20 décembre 1966. Le texte ne recèle ni insulte ni acrimonie, mais une présentation réaliste et argumentée qui ne cache pas la source des problèmes.


[...] Alors que le Concile se préparait à être une nuée lumineuse dans le monde d'aujourd'hui si l'on avait utilisé les textes préconciliaires dans lesquels on trouvait une profession solennelle de doctrine sûre au regard des problèmes modernes, on peut et on doit malheureusement affirmer : Que, d'une manière à peu près générale, lorsque le Concile a innové, il a ébranlé la certitude de vérités enseignées par le Magistère authentique de l'Eglise comme appartenant définitivement au trésor de la Tradition.

Qu'il s'agisse de la transmission de la juridiction des évêques, des deux sources de la Révélation, de l'inspiration scripturaire, de la nécessité de la grâce pour la justification, de la nécessité du baptême catholique, de la vie de la grâce chez les hérétiques, schismatiques et païens, des fins du mariage, de la liberté religieuse, des fins dernières, etc... Sur ces points fondamentaux, la doctrine traditionnelle était claire et enseignée unanimement dans les universités catholiques.

Or, de nombreux textes du Concile sur ces vérités permettent désormais d'en douter. Les conséquences en ont été rapidement tirées et appliquées dans la vie de l'Église :

- Les doutes sur la nécessité de l'Église et des sacrements entraînent la disparition des vocations sacerdotales.
- Les doutes sur la nécessité et la nature de la "conversion" de toute âme entraînent la disparition des vocations religieuses, la ruine de la spiritualité traditionnelle dans les noviciats, l'inutilité des missions.
- Les doutes sur la légitimité de l'autorité et l'exigence de l'obéissance provoqués par l'exaltation de la dignité humaine, de l'autonomie de la conscience, de la liberté, ébranlent toutes les sociétés en commençant par l'Église, les sociétés religieuses, les diocèses, la société civile, la famille. L'orgueil a pour suite normale toutes les concupiscences des yeux et de la chair. C'est peut-être une des constatations les plus affreuses de notre époque de voir à quelle déchéance morale sont parvenues la plupart des publications catholiques. On y parle sans aucune retenue de la sexualité, de la limitation des naissances par tous les moyens, de la légitimité du divorce, de l'éducation mixte, du flirt, des bals comme moyens nécessaires de l'éducation chrétienne, du célibat des prêtres, etc.
- Les doutes sur la nécessité de la grâce pour être sauvé provoquent la mésestime du baptême désormais remis à plus tard, l'abandon du sacrement de pénitence. Il s'agit d'ailleurs surtout d'une attitude des prêtres et non des fidèles. Il en est de même pour la présence réelle : ce sont les prêtres qui agissent comme s'ils ne croyaient plus, en cachant la Sainte Réserve, en supprimant toutes les marques de respect envers le Saint Sacrement, et toutes les cérémonies en son honneur.
- Les doutes sur la nécessité de l'Église source unique de salut, sur l'Église catholique seule vraie religion, provenant des déclarations sur l'œcuménisme et la liberté religieuse, détruisent l'autorité du Magistère de l'Eglise. En effet, Rome n'est plus la "Magistra Veritatis" unique et nécessaire.

Il faut donc, acculé par les faits, conclure que le Concile a favorisé d'une manière inconcevable la diffusion des erreurs libérales. La foi, la morale, la discipline ecclésiastique sont ébranlées dans leurs fondements, selon les prédictions de tous les Papes [...].



lettre au cardinal Ottaviani