Le Forum Catholique

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images/icones/3f.gif  ( 725022 )Premier abandon... Jacques Bompard ! par Anne Charlotte Lundi (2013-06-26 10:28:15) 

On croit rêver...
Premier « mariage » homosexuel à Orange
Jacques Bompard n’aura pas tenu longtemps. La menace des amendes et, qui sait, de la prison, a eu raison de son hostilité au « mariage » homosexuel : deux femmes se sont unies lundi devant un conseiller municipal de sa majorité à Orange. C’était le premier « mariage » gay du Vaucluse. La presse locale est hystérique de plaisir. Les photos de l’événement font la une des quotidiens, les journalistes se félicitent d’un moment historique : Stéphanie et Aurélie, « ce sont tout simplement deux femmes qui s’aiment et qui veulent se construire un avenir ensemble. Quoi de plus naturel ? », demande Vaucluse matin. On voit aussi Nina, deux mois, la petite fille de la couple. C’est pour elle que les deux femmes, ensemble depuis huit ans, déjà pacsées en 2011, se sont « mariées » : Stéphanie veut l’adopter, lui donner son nom comme elle l’a aussi donné à sa compagne.

Qui est le papa ? Aurélie a-t-elle bénéficié d’une fécondation in vitro, ou d’une insémination artificielle et...
Article de Présent en libre accès.
images/icones/fleche2.gif  ( 725029 )Droit de réponse de Jacques Bompard par XA (2013-06-26 11:28:46) 
[en réponse à 725022]

Droit de réponse de Jacques Bompard

Jacques Bompard réaffirme son opposition ferme et déterminée à la loi Taubira, ainsi que son refus de célébrer le mariage de personnes de même sexe. Depuis neuf mois, Jacques Bompard réclame la mise en place d’une clause de conscience pour les élus qui estiment que procéder à de tels mariages irait à l’encontre de leur conscience. Cette liberté de conscience que je réclame s’applique bien évidemment aux élus de ma majorité qui souhaiteraient appliquer la loi Taubira et célébrer ces parodies de mariage. A Orange, un des adjoints a ainsi choisi, en conscience, et « sans aucune pression particulière », d’appliquer cette loi inique. Jacques Bompard respecte ce choix, qu’il n’aurait lui-même pas fait mais rappelle qu’il n’est pas en mesure de faire obstacle à l’application de la loi dans la commune dont il est le maire. Depuis 18 ans qu’il est maire d’Orange, il a eu à plusieurs reprises, en tant que représentant de l’Etat, à appliquer des lois qu’il n’a eu de cesse de combattre politiquement. A la différence de certains députés-maires qui ont voté contre la loi mais président en grande pompe des parodies de mariage, Jacques Bompard rappelle que, personnellement, il continuera à refuser de l’appliquer mais ne peut pas faire obstacle à son application par ceux qui ne partagent pas son choix.

A ce jour, il n’y a eu aucune autre demande de mariage entre personnes de même sexe dans la commune d’Orange, contrairement à ce qui est annoncé par le journal Présent.

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• Nous publions bien volontiers le « droit de réponse » ci-dessus qui apporte des éléments sur l’attitude personnelle du maire d’Orange qui estime n’avoir pas de responsabilité dans la décision d’un de ses adjoints de célébrer.

Une longue conversation téléphonique avec Jacques Bompard, mardi soir, a permis à Présent d’échanger davantage avec lui sur la situation dont les réseaux sociaux montrent qu’elle déçoit nombre de personnes qui se sont mobilisées tout au long de cette dernière année contre la loi Taubira.

Jacques Bompard a donc réitéré son refus personnel de célébrer ces parodies de mariage et à ma question de savoir si les deux femmes qui ont bénéficié d’une cérémonie à la mairie d’Orange lundi étaient mariées, il m’a répondu : « Non, elles ne sont pas mariées. Ce n’était pas un mariage. Un mariage, c’est entre un homme et une femme. »

Il a également confirmé qu’il avait refusé de donner une délégation personnelle à une conseillère municipale de l’opposition parce qu’elle aurait célébré le « mariage » au nom du maire, engageant pleinement la responsabilité de celui-ci dans l’acte, ce qu’il ne voulait en aucun cas, pour des motifs de foi et de conscience.

Jacques Bompard a précisé qu’il n’avait pas à en empêcher un autre conseiller municipal – en l’occurrence Denis Sabon – qui s’était porté volontaire pour célébrer l’union des deux femmes. Il a confirmé qu’il avait demandé à son conseil municipal si quelqu’un voulait célébrer ces « mariages ». Pour la raison évoquée plus haut, il a renoncé à donner une délégation personnelle à l’élue EELV Anne Marie Hautant comme cela avait été envisagé.

Au cours de notre conversation, Jacques Bompard a déclaré à plusieurs reprises avoir « fait ce qu’il devait » : d’une part, ne pas prendre personnellement la responsabilité de la célébration, d’autre part, respecter la loi démocratiquement votée par le Parlement, sans cesser de la combattre pour autant. « Je me disqualifie », m’a-t-il dit, en cas d’obstruction à l’application de la loi.

Il souhaite que l’on comprenne « l’intelligence politique » qui l’oblige à ne pas opposer une résistance absolue et de principe, au plan de la mairie d’Orange dans son ensemble, à une loi qui ne relève pas de « cas limites » comme était, m’a-t-il dit, celui que j’avais suggéré – celui d’un remake de 1793 où la Convention ordonnait et organisait le génocide vendéen à travers des ordres applicables par les autorités locales.

Jacques Bompard estime qu’un refus frontal d’appliquer la loi Taubira aboutirait à l’obligation pour lui de quitter ses mandats à la mairie d’Orange et en tant que député, ce qui l’empêcherait d’y accomplir l’œuvre que nous connaissons, l’enlèverait de sa position où il peut efficacement lutter pour l’avenir en vue d’obtenir l’abrogation de la loi Taubira ou à tout le moins le droit d’objection de conscience, et ravirait ses adversaires, à commencer par cette dernière qui rêve de voir son départ…

A ma question de savoir s’il pensait que le refus collectif d’une équipe municipale de célébrer un « mariage de couple de même sexe » entraînerait effectivement amendes et prison pour le maire récalcitrant il m’a répondu positivement, ajoutant en substance : les pouvoirs publics sont disposés à aller jusqu’au bout dans ces affaires notamment pour se débarrasser des vrais adversaires politiques.

Au moment où je lui parlais, Jacques Bompard revenait de la prison de Fleury-Mérogis où il voulait voir Nicolas Bernard-Busse, le jeune homme condamné « pour des raisons politiques » à deux mois de prison ferme pour « rébellion » à l’occasion d’une interpellation illégale, l’assurer de son soutien et prendre connaissance de ses conditions de détention. Dans un communiqué, le député-maire a précisé :

« La direction de la prison a refusé au motif que le dossier de Nicolas était “en cours d’instruction” et qu’il était “au secret”. Jacques Bompard s’étonne de cette réponse, alors même que Nicolas a été condamné mercredi dernier à quatre mois de prison dont deux mois fermes avec mandat de dépôt.

« Par ailleurs, Nicolas était détenu jusqu’alors dans le bâtiment D4 de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, bâtiment qui est très vétuste et insalubre. Il ne disposait ni de savon, ni de papier toilette, n’avait pas pu se doucher depuis le début de sa garde à vue il y a neuf jours et n’avait droit à aucune promenade alors que le Code de procédure pénale prévoit une promenade quotidienne d’une heure. Avant la visite du député, Nicolas a été transféré dans le bâtiment D3 qui est neuf et dans lequel chaque cellule dispose d’une douche. Les conditions de détention de Nicolas devraient donc s’améliorer et tel était le but de la visite. »

Sur le dernier point du « droit de réponse », à propos des « cinq dossiers » déposés par des couples homosexuels à la mairie d’Orange, nous avions répercuté une information donnée la veille par une station de radio locale – de mémoire, France Bleu Vaucluse. Nous prenons donc acte du démenti de Jacques Bompard, ainsi que de son projet, si une demande de mariage devait être déposée par des couples homosexuelles, de rencontrer personnellement les impétrants ou impétrantes et de leur faire part de son opposition personnelle à cette démarche, et des raisons de cette opposition.

L’avenir dira ce qu’il en est.

JEANNE SMITS

Article extrait du n° 7882 de Présent du Jeudi 27 juin 2013
images/icones/2a.gif  ( 725032 )Abandon par Rikiki (2013-06-26 11:34:24) 
[en réponse à 725022]

Cela me paraît un peu facile, derrière son petit clavier, de juger à l'emporte pièce des élus locaux bien désemparés face aux demandes d'application d'une loi qu'ils réprouvent. On assiste à une variété de comportements, et je crois que les élus font un peu comme ils peuvent. Je suis comme vous, il y a des attitudes qui me plaisent plus que d'autres, mais je me garderais bien de m'en prendre vivement à ceux qui "abandonnent", comme vous dites.

Mais je compte sur vous qui semblez aimer la prison pour vous présenter aux municipales et tenir bon sans ciller face à la sanction pénale.
images/icones/1b.gif  ( 725033 )"Derrière son petit clavier..." par Anne Charlotte Lundi (2013-06-26 11:49:49) 
[en réponse à 725032]

Oui, j'ai bien ri... Rikiki !
Avec plus de 40 ans de militantisme,combat du livre, combat politique, je peux dire ce que je pense sans rougir, derrière mon petit clavier !

Vous voulez venir voir la vitrine de la librairie une nouvelle fois taguée ? et entendre les injures quotidiennes ? et voir l'autocollant de ma voiture : Le visage de la Vierge -médaille miraculeuse-, a été brulé à la cigarette...
images/icones/1v.gif  ( 725037 )J'étais sûr... par Rikiki (2013-06-26 12:01:03) 
[en réponse à 725033]

...que vous me répondriez à peu près cela!
images/icones/1g.gif  ( 725034 )Oui c'est dommage, mais... par von Loustique (2013-06-26 11:54:05) 
[en réponse à 725022]

... il faut bien se rendre compte que lorsqu'un adjoint (qui est officier d'état civil de fait) veut procéder à un mariage, le maire est légalement impuissant à l'empêcher.

Reste l'autorité naturelle dont le maire dispose - ou pas - auprès de ses adjoints.

Dans le cas d'espèce c'est infiniment moins grave qu'une délégation à un conseiller, ce que le maire d'Orange a bien compris.

Maintenant a t il volontairement recherché cette solution du mariage réalisé par un adjoint? Ou l'adjoint a t il agit de son propre chef? comment en être certain?

La situation aurait été plus claire si l'adjoint avait été désavoué publiquement.

Enfin j'ajoute que 5 ans de prison et 70K€ d'amende c'est facile à envisager derrière son ordinateur, un peu moins quand on est un élu, chargé de famille en plus!

La démission est aussi une possibilité, mais elle revient à "refiler la patate chaude" à un autre ce qui n'est pas très moral non plus. Reste la démission en bloc qui s'apparente à l'abandon pur et simple du terrain à l'ennemi...

Alors certes ce qui s'est passé à Orange est bien regrettable, compte tenu des positions du maire sur le sujet. Surtout au moment ou d'autres maintiennent des positions très fermes! Mais je peux vous assurer que le problème est bien plus complexe que les "faucon et les yaka"...
Il faut espérer que le maire d'Orange a été pris au dépourvu et qu'il saura trouver, à l'avenir, des solutions plus conformes à ses idées... Que celui qui n'a jamais péché -par faiblesse passagère- lui jette la première pierre!

Reste à entendre cet adjoint s'exprimer... c'est désolant! à tous points de vue.


von Loustique, premier édile de sa commune.
images/icones/1f.gif  ( 725041 )Déception ne veut pas dire par Anne Charlotte Lundi (2013-06-26 12:48:44) 
[en réponse à 725034]

condamnation !
L'exercice du pouvoir est difficile !
Que ce soit le gouvernement de l'Eglise, ou notre combat politique...
Jusqu'où peut aller le dialogue sans tomber dans la compromission ?
Etre dans le système ? opposé au système ? rejeter le système ?
Il n'y a pas de mode d'emploi... sachant qu'il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes...
Le temps est venu des héros et des saints....
images/icones/fleur.gif  ( 725049 )Bien d'accord... par von Loustique (2013-06-26 14:18:54) 
[en réponse à 725041]

...avec vous, toutes les questions que vous posez sont très justes!

Ma précédente réponse était rédigée:

principalement, face aux réactions des réseaux sociaux suite à l'article que vous citez et de quelques autres... Réactions qui me semblaient manquer de nuances et faisaient parfois preuve d'un réel manque de connaissance du fonctionnement des municipalités...

et dans une moindre mesure, face à l'aspect un peu réducteur de votre titre pour décrire une situation complexe.

images/icones/1z.gif  ( 725058 )Ah gna-gna-gna... par Yves Daoudal (2013-06-26 15:15:46) 
[en réponse à 725034]

Merde, à la fin !

NOUS SOMMES L'EGLISE DES MARTYRS.

Tous les jours l'Eglise nous donne en exemple des gens qui sont morts pour rester fidèles à la foi.

Et ici il n'est pas question de mourir, mais simplement de peut-être s'exposer à quelques désagréments.

C'est ahurissant. Et en outre c'est insultant pour ceux qui s'exposent à la répression.

Finalement il vaut mieux accepter des lois contre-nature pour sauver ce qui peut l'être et continuer notre bon travail... C'est l'attitude qu'ont eue au VIIe siècle des milliers de responsables chrétiens, en Syrie, en Egypte, et dans tous les autres pays de la conquête islamique. Tandis que leurs frères mouraient en martyrs, eux restaient à leur poste pour sauver ce qui pouvait l'être. Et rien ne fut sauvé, bien évidemment. Sauf leur petite vie, pendant quelques années, à plat ventre devant la dictature...
images/icones/neutre.gif  ( 725060 )Pas trop de sévérité! par Marc B. (2013-06-26 15:33:57) 
[en réponse à 725058]

deux réflexions:
1. pour très bien connaitre l'un des deux maires qui refusent le pseudo mariage (celui de Mésanger), je sais ce qu'il souffre, les menaces, les pressions, les audits brutalement programmés. Il ne vit plus, insulté,.... Je ne crois pas qu'on puisse juger qui que ce soit. On peut regretter, mais pas juger.
2. juridiquement, la situation n'est pas forcément claire. Il y a le refus et l'acte positif.
le refus: c'est dire je ne le ferai pas et ne ferai rien pour le permettre (délégation, ou autre moyen).
L'acte positif: j'agis pour empêcher. C'est à dire par exemple: je retire lé délégation qu'a mon maire adjoint (en tant que maire adjoint) afin de l'empêcher de procéder au truc.

Les deux choses sont très différentes et n'ont pas les mêmes conséquences.
images/icones/livre.gif  ( 725063 )Sauf erreur... par von Loustique (2013-06-26 16:03:18) 
[en réponse à 725060]

... de ma part, l'adjoint est officier d'état civil de fait et non par délégation. Les délégations concernent les autres pouvoirs du maire transmis à des adjoints.

Autrement votre distinction "refus/action positive" me parait tout à fait opportune!