Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 724524 )Saint Joseph dans les “prex” II, III et IV… par LouisL (2013-06-19 12:55:23) 


Par son décret Novis hisce temporibus du 13 novembre 1962, Jean XXIII faisait inclure saint Joseph au Communicantes du Canon de la Messe (« sed et beati Joseph ejusdem Virginis Sponsi »). Le nouveau missel approuvé le 3 avril 1969 par Paul VI et promulgué le 26 mars de l’année suivante, comporte quatre « prières eucharistiques ». Seule la Prex Eucharistica I, dite aussi seu Canon romanus (ou canon romain), qui est une traduction des prières du Canon du missel dit de Jean XXIII, inclut saint Joseph alors qu’il n’apparaît pas dans les prex II, III et IV. Par décret de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements du 1er mai dernier (fête de saint Joseph artisan), le cardinal préfet Antonio Cañizares Llovera demande que le nom de saint Joseph figure désormais dans les préfaces eucharistiques II, III et IV. Le pape François a approuvé ce décret.


Source : Riposte catholique - Osservatore Vaticano
images/icones/vatican.gif  ( 724580 )Texte intégral du décret par LouisL (2013-06-19 23:37:24) 
[en réponse à 724524]


Placé à la tête de la Famille du Seigneur, saint Joseph de Nazareth a accompli avec générosité la mission reçue de la grâce dans l’économie du salut en tenant lieu de père à Jésus. En adhérant pleinement au mystère salvifique de l’humanité, qui en était à ses débuts, il est devenu un modèle exemplaire de cette généreuse humilité que la foi chrétienne exalte au plus haut point, et un témoin de ces vertus communes, humaines et simples, qui sont nécessaires pour que les hommes deviennent de vertueux et authentiques disciples du Christ. C’est en mettant en œuvre ces mêmes vertus que cet homme juste, qui prit soin de la Mère de Dieu avec amour, et se dédia avec un joyeux dévouement à l’éducation de Jésus Christ, est devenu le gardien des trésors les plus précieux de Dieu le Père, et le soutien du Corps mystique, c’est-à-dire de l’Eglise, lui que le peuple de Dieu n’a cessé de vénérer tout au long des siècles.

Dans l’Eglise catholique, les fidèles ont toujours manifesté d’une manière ininterrompue une grande dévotion envers saint Joseph, honorant solennellement et constamment la mémoire de l’Epoux très chaste de la Mère de Dieu et du Patron céleste de toute l’Eglise, tant et si bien que, durant le très saint Concile Œcuménique Vatican II, le Bienheureux Jean XXIII prit la décision d’ajouter son nom dans le très vénérable Canon Romain. Ayant présent à l’esprit la communion des saints, qui nous accompagnent dans le cours du temps comme pèlerins en ce monde pour nous conduire au Christ et nous unir à lui, le Souverain Pontife Benoît XVI a bien voulu accueillir et approuver les vœux très pieux, formulés par écrit, en provenance de multiples lieux, une décision qui a été confirmée récemment par le Souverain Pontife François.

Ainsi, au vu de ce qui précède, cette Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, en vertu des facultés concédées par le Souverain Pontife FRANÇOIS, décrète très volontiers que le nom de Saint Joseph, Epoux de la Vierge Marie, soit désormais ajouté aux Prières eucharistiques II, III et IV de la troisième édition typique du Missel Romain, après le nom de la Bienheureuse Marie toujours Vierge comme suit : dans la Prière eucharistique II : « ut cum beáta Dei Genetríce Vírgine María, beáto Ioseph, eius Sponso, beátis Apóstolis » ; dans la Prière eucharistique III : « cum beatíssima Vírgine, Dei Genetríce, María, cum beáto Ioseph, eius Sponso, cum beátis Apóstolis » ; dans la Prière eucharistique IV : « cum beáta Vírgine, Dei Genetríce, María, cum beáto Ioseph, eius Sponso, cum Apóstolis ».

Pour les textes rédigés en lange latine, on doit utiliser dès maintenant ceux qui sont mentionnés ci-dessus et font partie dorénavant à l’édition typique. La Congrégation pourvoira dans l’avenir aux traductions dans les langues modernes occidentales les plus répandues; celles qui seront rédigées dans les autres langues devront être préparées, selon les normes du droit, par la Conférence des Evêques, puis approuvées par le Siège Apostolique, c’est-à-dire par ce Dicastère.

Nonobstant toute chose contraire.

Du siège de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, le 1 mai 2013, mémoire de saint Joseph, travailleur.


Source : Radio Vatican
images/icones/heho.gif  ( 724622 )Il y avait quand même une grosse différence ! par jl d'André (2013-06-20 16:13:28) 
[en réponse à 724580]

Les prières eucharistiques II, III et IV invoquent la sainte Vierge, puis globalement, les apôtres et les saints (ou les apôtres, les martyrs et les saints), tandis que la prière eucharistique I qui n'est autre que l'antique canon romain en cite nommément une bonne vingtaine d'entre eux : "les saints Apôtres et martyrs Pierre et Paul, André, Jacques et Jean, Thomas, Jacques et Philippe, Barthélémy et Matthieu, Simon et Jude, Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille et Cyprien, Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Corne et Damien", tandis qu'une quinzaine d'autres étaient encore cités en fin du canon. Avec une telle énumération, l'absence de saint Joseph était tout particulièrement anormale et la réforme de Jean XXIII s'imposait donc, tandis que sa présence s'impose moins dès lors qu'aucun des autres n'est cité.
Bien sûr, il faut se réjouir de cet heureux rajout de saint Joseph dans les 3 autres prières eucharistiques et en remercier le souverain pontife.
Mais pour heureuse qu'elle soit, cette initiative ne suffit évidemment pas à combler les graves lacunes de ces trois prières eucharistiques ! Pourquoi s'obstiner à ne pas citer (ou maintenant à n'en citer qu'un seul) les saints que l'on invoque alors que pendant des siècles on en citait une quarantaine ? Croit-on pouvoir être mieux exaucé de Dieu en limitant ainsi de façon drastique le nombre des intercesseurs invoqués ?