Le Forum Catholique

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images/icones/fsspx.gif  ( 724164 )Observations métaphysiques et juridiques sur l'abdication du Pape, par don Mauro Tranquillo par La Porte Latine (2013-06-13 11:35:23) 

Observations métaphysiques et juridiques sur l'abdication du Pape, par don Mauro Tranquillo



On a discuté dernièrement de la possibilité métaphysique, et non pas seulement juridique, qu’aurait un Pape d’abdiquer de sa charge.

D’aucuns ont prétendu que cela soit simplement impossible, en niant donc la bonté morale et l’efficacité de la norme canonique, et ils ont prévu que le Conclave aurait nécessairement élu un antipape. Est-ce que ces raisonnements auraient des fondements ?

Nous allons faire ici quelques observations générales, en faisant abstraction de la question de l’opportunité et de la licéité morale de l’abdication de Benoit XVI, de ses conséquences et du message qu’elle a fait passer (ce que nous avons traité dans un autre article).

Lire cet article de Don Mauro Tranquillo, prêtre de la FSSPX du District d'Italie, ICI
images/icones/hein.gif  ( 724169 )Quand c'est la Porte Latine qui vous le dit... par Candidus (2013-06-13 12:03:54) 
[en réponse à 724164]

"En restant toujours aux arguments d’autorité, et donc tranchants, il faut rappeler que les lois universelles de l’Eglise sont infaillibles, dans les sens qu’elles ne peuvent être en désaccord avec le droit divin ou naturel, ni porter au mal, ni violer la réalité métaphysique. La possibilité de l’abdication papale, tout le monde l’a entendu dire dans les derniers mois, est contenue comme telle dans les lois canoniques depuis des siècles, et est entrée dans le Code de droit canonique de 1917. Elle est donc une loi universelle de l’Eglise, et ne peut pas être considérée comme mauvaise, ou en contraste avec le droit divin ; elle est même l’expression indirecte d’une réalité doctrinale."

Question à l'auteur de l'article :

La règle de l'infaillibilité des lois universelles s'applique-t-elle aussi au Code de droit canonique de 1983 ? Si non, pourquoi ?

(S'il vous plaît, ne me répondez pas : "C'est un mystère"...)
images/icones/musique.gif  ( 724170 )Question déjà posée par Ennemond (2013-06-13 12:14:56) 
[en réponse à 724169]

Par un certain Candidus qui semble rêver la nuit comme le jour de la FSSPX.

Plusieurs personnes, dont Luc Perrin, avaient apporté des réponses. Peut-être auraient-ils le goût de recopier le fil en entier. A eux de voir.
images/icones/1v.gif  ( 724173 )Candidus, comme beaucoup de gens par Jean-Paul PARFU (2013-06-13 12:26:17) 
[en réponse à 724170]

préfère la simplicité manichéenne et "formelle", à la compléxité du monde.

Pour lui, les choses sont simples : si vous êtes le Pape, vous avez toujours raison, et si vous vous opposez à l'une de ses décisions, vous avez donc toujours tort, même si ce Pape raconte exactement l'inverse, y compris de son prédécésseur immédiat. Point barre !

Mais il se trouve que le Pape, ce n'est pas "le vieux de la montagne" et que l'Eglise, ce n'est pas la secte étrange des assassins !

En un mot, le christianisme, ce n'est pas l'islam et Candidus devrait y réfléchir !
images/icones/1e.gif  ( 724171 )C'est un mystère... par Etienne (2013-06-13 12:16:34) 
[en réponse à 724169]

(et je voulais vous répondre en ces termes avant de lire votre dernière phrase).
Vous trouverez plus probablement, en plus de l'argument joker ci-dessus, une façon de justifier l'injustifiable en trouvant dans la formule de promulgation du code de 1983 une virgule mal placée, dénotant "clairement" l'intention biaisée de Jean-Paul II de promouvoir ledit code au rang de loi universelle de l'Eglise.

Plus serieusement, privatim, les piédistes serieux reconnaissent au code de 1983 son caractère universel et donc le fait qu'il ne puisse être intrinsèquement mauvais.

Mais j'attends tout de même, avec une impatience non feinte, l'argumentaire de Me Parfu & co sur la question. Je sens qu'il y a matière à franche rigolade.
images/icones/neutre.gif  ( 724181 )Argumentaire attendu par Ritter (2013-06-13 15:17:18) 
[en réponse à 724171]




Candidus, comme beaucoup de gens préfère la simplicité manichéenne et "formelle", à la compléxité du monde



Pas assez complexe, pour mériter l'intérêt. Toute opposition sera celle d'un esprit simple.

Pourtant on n'appliquera pas le principe de complexité au texte magistériel, dés qu'il semblera y avoir apparence de contradiction.
On ira au plus simple.

On ira aussi à la manœuvre avec le code qui s'adapte le mieux à la situation que l'on veut voir tourner à son avantage.


Les termes plutôt durs de 'lobby gay', 'corruption dans la curie', 'dérives traditionalistes', 'courant gnostique', 'new age', utilisés par le pape François n'avaient pas manqué de susciter un certain émoi à Rome et au-delà.




Source
images/icones/1j.gif  ( 724200 )Ils ont aussi l'argument "impéditiste" par Candidus (2013-06-13 20:11:17) 
[en réponse à 724181]

Le pape actuel serait "empêché" par une maladie mentale d'exercer son infaillibilité.

Cette maladie consisterait en ce que le pape serait convaincu que la vérité est le produit de l'adéquation de l'objet au sujet et non le contraire comme l'enseigne la philosophie scolastique ("Veritas est adequatio rei et intellectus").

En quelques mots, le pape étant selon eux subjectiviste, il ne pourrait pas avoir l'obligation de définir une réalité objective et serait donc dans l'impossibilité psychiatrique d'énoncer un enseignement infaillible...

Mgr Wiliamson est friand de cet argument. Je crois me souvenir que Mgr Tissier l'a aussi utilisé.

Notons en passant que les sédévacantistes ont beau jeu de leur répliquer que la théologie traditionnelle a toujours enseigné qu'un pape qui serait frappé de démence serait déchu de sa charge...

Plût à Dieu que les membres de la FSSPX utilisent le centième de l'énergie qu'ils dépensent dans ces contorsions intellectuelles pour développer une herméneutique traditionnelle de Vatican II...
images/icones/3f.gif  ( 724219 )Pauvre Candidus ! par Jean-Paul PARFU (2013-06-14 07:40:29) 
[en réponse à 724200]

Si je comprends bien, le Pape serait un producteur habituel et continuel d'infaillibilité et Candidus croit encore qu'une interprétation traditionnelle de Vatican II serait possible.

Et tout ça au fond, pour être toujours avec le plus fort et justifier l'autorité en place !
images/icones/1e.gif  ( 724222 )Cher Maître vous qui aimez à évoquer par Ritter (2013-06-14 08:25:08) 
[en réponse à 724219]

La complexité, pourquoi n'acceptez donc vous pas, un peu de complexité dans l'interprétation et la démonstration des textes du Magistère pouvant les rendre alors conforme à vos désirs, à votre volonté traditionnels.
Ainsi l’église par le truchement de cette démonstration, fine, complexe, (permettant de dire que finalement tout est plus compliqué que cela, que ce n'est pas aussi simple,) et la Tradition sortiraient par le haut de la Crise.

Bon en patientant, après cette démonstration théologique, car pour le moment elle n'est pas faite, soit de la rupture, soit de la continuité.

Il ne nous reste que la Foi, dans les paroles de Notre Seigneur, finalement la continuité c'est parfois si simple.

images/icones/heho.gif  ( 724395 )avez-vous lu ce que vous ne soulignez pas ? par jl d'André (2013-06-17 18:06:33) 
[en réponse à 724169]


La possibilité de l’abdication papale, tout le monde l’a entendu dire dans les derniers mois, est contenue comme telle dans les lois canoniques depuis des siècles, et est entrée dans le Code de droit canonique de 1917. Elle est donc une loi universelle de l'Église

don Mauro Tranquillo déduit ce caractère de loi universelle de l'Église qu'a cette possibilité de l'abdication papale du fait que le code de droit canonique de 1917 l'a reprise des lois canoniques antérieures depuis des siècles. Cela s'appliquerait donc de la même façon à toutes les dispositions du code de droit canonique de 1983 qui seraient des reprises de dispositions similaires de lois canoniques antérieures depuis des siècles.
En revanche là où le code de 1983 innove par rapport aux dispositions canoniques antérieures, il ne peut prétendre à la même universalité et n'est donc pas infaillible !
images/icones/vatican.gif  ( 724404 )Toutes les lois ont été à une époque donnée des innovations par Candidus (2013-06-17 22:19:45) 
[en réponse à 724395]

Une discipline proposée par le pape à l'Eglise universelle est infaillible per se, indépandamment du fait qu'elle soit la reprise d'une loi plus ancienne ou non. Ces lois séculaires dont vous parlez, lorsqu'elles sont apparues initialement, elles étaient des innovations et pourtant elles n'en étaient pas moins déjà couvertes par l'infaillibilité.

Une illustration de cette affirmation apparaît à l’occasion d’un article de L’Ami du Clergé, (1919, n° 45, pp. 956-958) qui traite de l’infaillibilité du Code de Droit Canonique.

En voici l’essentiel :

Q. — Le Saint-Père, en promulguant le Codex l’a-t-il revêtu de son autorité infaillible ?

[...] Quand ils énumèrent les différents objets sur lesquels peut s’exercer l’infaillibilité de l’Église et du Pape, les théologiens mentionnent les lois universelles de l’Église. D’après les explications qu’ils donnent, il s’agit des lois humaines, n’ayant donc pas de lien nécessaire avec la Révélation que l’Église a mission de garder et d’interpréter ; il s’agit de lois obligeant tous les fidèles, et non pas seulement tel ou tel particulier ou tel groupe de chrétiens. Tel est bien le Code, puisqu’il est le recueil des lois universelles de l’Église. Pour de telles lois, les théologiens ne réclament pas le privilège de la perfection absolue : on peut parfois, disent-ils, en concevoir qui seraient plus prudentes, plus sages ou plus opportunes. Ils ne revendiquent pas non plus le privilège de l’immutabilité : déjà le Pape saint Nicolas Ier, écrivant à l’empereur Michel, en 865, faisait ces réflexions de bon sens : « Nous ne nions pas que le jugement de ce Siège puisse être modifié en mieux lorsque quelque chose lui a échappé, ou que lui-même, compte tenu des circonstances et du moment, ou en raison d’une grave nécessité, avait décidé d’ordonner quelque chose de façon exceptionnelle. » Denzinger n°333. Mais ce que les théologiens affirment, c’est qu’aucune de ces lois imposées par l’autorité suprême à l’Église universelle, ne peut rien contenir qui soit contraire à la foi ou aux moeurs.

L’impossibilité de cette opposition est une conséquence nécessaire des dogmes de l’infaillibilité et de la sainteté de l’Église, et se trouve clairement dans l’Écriture et dans l’enseignement des Conciles et des papes.

L’Église est infaillible dans son enseignement dogmatique et moral. En établissant des lois contraires à la foi et aux moeurs, l’Église inculquerait à tous ses fidèles une erreur pratique [...] Et cette erreur pratique, efficacement suggérée par l’Église à tous ses fidèles, se doublerait d’une erreur théorique de l’autorité ecclésiastique elle-même : car elle ordonnerait au nom de Dieu, du Christ ou des Apôtres, des actes impliquant une doctrine ou une morale que Dieu, le Christ et les Apôtres n’ont ni enseignée, ni prescrite.

Jésus-Christ a voulu que son Église fût sainte : il a demandé à son Père pour ses fidèles « afin qu’eux aussi soient sanctifiés dans la vérité. » Jean xvii, 19. ; il a déclaré que « les Portes de l’Enfer ne prévaudront point » contre l’Église. Mais si celle-ci ordonnait à tous ses fidèles des actes contraires à la foi ou à la morale, sa sainteté serait-elle autre chose qu’une illusion ou un mensonge ? L’Église du Christ ne serait-elle pas passée pratiquement sous le joug du démon ? Et comment pourrait-on dire qu’elle serait demeurée fidèle à la mission que le Christ lui a confiée par ces paroles : « leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé ». Matth. xxviii, 20, alors qu’elle enseignerait aux hommes à observer des lois contraires aux préceptes du Christ ? Aussi saint Augustin donnait-il la même autorité à l’Écriture Sainte et aux pratiques adoptées par l’Église universelle ; mettre celles-ci en question « est d’une folie sans égale » écrit-il.

[Et l’ami du clergé conclut : ]

Il est donc bien établi que le Code, en sa qualité de recueil officiellement promulgué des lois universelles de l’Église, est garanti contre toute erreur par l’autorité infaillible du Pape et de l’Église, en ce sens qu’il ne renferme aucune prescription qui puisse être contraire à la foi ou aux bonnes moeurs.
images/icones/bravo.gif  ( 724441 )L'enseignement du concile Vatican I par jl d'André (2013-06-18 14:19:47) 
[en réponse à 724404]

Le concile Vatican I ne définit l'infaillibilité personnelle du pape que lorsqu'il parle "ex cathedra", ce qui n'est pas le cas de la promulgation du code de droit canonique. L'infaillibilité éventuelle du code de droit canonique ne peut donc que se rattacher à l'autre cas d'infaillibilité également citée par Vatican I qui est le magistère ordinaire et universel.
C'est ce qui explique le soin pris par don Mauro Tranquillo pour établir que cette possibilité de l'abdication papale définie par le code de 1917 était la reprise de dispositions identiques des lois canoniques antérieures depuis des siècles.
Et la position de l'ami du clergé s'explique tout à fait par le fait que l'ensemble du code de 1917 a été élaboré dans la stricte conformité aux lois canoniques antérieurs et en se gardant bien d'innover. Le moins qu'on puisse dire est que le code de 1983 n'a pas vraiment été élaboré dans le même esprit !
Enfin, il ne sert à rien de répéter de façon incantatoire que le code de 1983 ne renferme aucune prescription qui puisse être contraire à la foi ou aux bonnes moeurs, puisque ce n'est évidemment pas cela qui lui est reproché, mais de ne pas être assez strict dans la répression de certaines déviances modernes.
images/icones/neutre.gif  ( 724426 )Oui, bien sûr par Meneau (2013-06-18 10:15:25) 
[en réponse à 724169]

Le Code de Droit canon en tant que loi générale de l'Eglise est couvert par l'assistance prudentielle infaillible promise à l'Eglise.

Mais cette assistance ne garantit pas que les dispositions dudit Droit Canon soit les plus prudentes. Et rien n'empêche donc de se montrer plus prudent. Je m'explique en reprenant un cas concret d' "opposition" de Mgr Lefebvre au Code de 1983 : l'hospitalité eucharistique.

Le Canon 844 n'est pas un canon qui oblige à faire quelque chose, mais un canon qui permet quelque chose sous certaines conditions, après avoir rappelé la règle générale au §1 qui, elle, a priori, interdit ces pratiques.


Can. 844 – § 1. Les ministres catholiques administrent licitement les sacrements aux seuls fidèles catholiques qui, de même, les reçoivent licitement des seuls ministres catholiques, restant sauves les dispositions des §§ 2, 3 et 4 du présent canon et du can. 861, § 2.

§ 2. Chaque fois que la nécessité l’exige ou qu’une vraie utilité spirituelle s’en fait sentir, et à condition d’éviter tout danger d’erreur ou d’indifférentisme, il est permis aux fidèles qui se trouvent dans l’impossibilité physique ou morale d’avoir recours à un ministre catholique, de recevoir les sacrements de pénitence, d’Eucharistie et d’onction des malades de ministres non catholiques, dans l’Église desquels ces sacrements sont valides.

§ 3. Les ministres catholiques administrent licitement les sacrements de pénitence, d’Eucharistie et d’onction des malades aux membres des Églises orientales qui n’ont pas la pleine communion avec l’Église catholique, s’ils le demandent de leur plein gré et s’ils sont dûment disposés ; ceci vaut aussi bien pour les membres d’autres Églises qui, au jugement du Siège Apostolique, se trouvent pour ce qui concerne les sacrements dans la même condition que les Églises orientales susdites.

§ 4. En cas de danger de mort ou si, au jugement de l’Évêque diocésain ou de la conférence des Évêques, une autre grave nécessité se fait pressante, les ministres catholiques peuvent administrer licitement ces mêmes sacrements aussi aux autres chrétiens qui n’ont pas la pleine communion avec l’Église catholique, lorsqu’ils ne peuvent pas avoir recours à un ministre de leur communauté et qu’ils le demandent de leur plein gré, pourvu qu’ils manifestent la foi catholique sur ces sacrements et qu’ils soient dûment disposés.

§ 5. Dans les cas dont il s’agit aux §§ 2, 3 et 4, l’Évêque diocésain ou la conférence des Évêques ne porteront pas de règles générales sans avoir consulté l’autorité compétente, au moins locale, de l’Église ou de la communauté non catholique concernée.



Les conditions sont "grave nécessité pressante", pas de risque d'indifférrentisme, et "manifester la foi catholique sur ces sacrements". On s'en remet pour cela au jugement de l'Evêque diocésain, et on tombe donc maintenant dans le domaine non plus de la loi générale qu'est le droit canon, mais dans le domaine de l'application pratique, qui, elle, n'est pas couverte par cette assistance prudentielle infaillible.

De plus, le § 5 insiste pour qu'il ne soit pas porté de règle générale sans en référer à l'autorité compétente. Et le §1 a rappelé a priori la loi générale qui est une interdiction.

Donc il me paraît tout à fait faisable de s'opposer à ce canon et de ne pas pratiquer l'hospitalité eucharistique, bien qu'elle soit permise par le droit. Et on peut légitimement plaider que ce canon est beaucoup moins prudent que l'équivalent dans le Code de 1917 qui interdisait toujours cette pratique. Mgr Lefebvre parle même de "danger pour la Foi". N'est-ce pas exactement pour la même raison que le code de 1983 précise "à condition d’éviter tout danger d’erreur ou d’indifférentisme" ?

Ensuite on pourrait s'intéresser en détail aux conditions restrictives qui entourent l'hospitalité eucharistique dans le canon 844 du nouveau code :

- le fait de professer la foi catholique sur l'eucharistie (et d'être validement baptisé) ne suffit-il pas effectivement pour recevoir le sacrement ?

- la "grave nécessité qui se fait pressante" et la "vraie utilité spirituelle" n'appartient-elle pas justement à ce que dernier canon du code de 1983 appelle "la loi suprême de l'Eglise" qui doit être le salut des âmes ?

De mémoire, Mgr Lefebvre s'opposait aussi au fait que le code de 1983 n'obligeait plus les époux d'un mariage mixte à s'engager à élever les enfants dans la Foi catholique. Là aussi l'opposition peut à mon sens tout à fait s'exprimer de la même façon que ci-dessus, et un prêtre "plus prudent que le droit canon" pourra quand même exiger cet engagement.

Ensuite, Mgr Lefebvre remettait en cause dans le nouveau droit canon la notion de collégialité comme mettant en exergue "deux pouvoirs" dans l'Eglise. J'avoue ne pas m'être penché sur ce point.

Enfin, Mgr Lefebvre reprochait de façon générale au nouveau droit canon de mettre en oeuvre l'ecclésiologie de Vatican II. Mais il s'agit là d'une remarque de portée générale et non pas d'un refus de soumission à une loi cohercitive.

Je précise que je ne suis ni canoniste ni théologien. Et que sans doute certains membres de la FSSPX me considèrent comme un affreux libéral. Ma position n'engage que moi.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 724428 )Je réponds moi même à une de mes questions par Meneau (2013-06-18 10:22:02) 
[en réponse à 724426]


le fait de professer la foi catholique sur l'eucharistie (et d'être validement baptisé) ne suffit-il pas effectivement pour recevoir le sacrement ?



A la relecture, cette phrase m'apparaît comme une hérésie. En la formulant a contrario cela apparaît plus clairement : quelqu'un qui nie obstinément une vérité de la Foi catholique (ok, autre que celles concernant l'eucharistie) n'est pas catholique et ne peut théoriquement pas recevoir le sacrement de l'eucharistie.

Cordialement
Meneau