Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=722437
images/icones/carnet.gif  ( 722437 )Réflexion autour du suicide de M. Venner par XA (2013-05-23 11:06:29) 

Je publie ici, avec son aimable autorisation, une réflexion de M. l'abbé Jean-Marie Robinne faisant suite au suicide de M. Dominique Venner en la cathédrale Notre Dame de Paris.


Il est étonnant de lire depuis hier des commentaires quasi laudatifs au sujet du suicide de Dominique Venner, y compris de la part de prêtres. Ceux-ci sans pour autant justifier son acte essaient d’en comprendre la portée, au moins compte tenu de l’orientation philosophique et historique de Venner. Si l’on se doit d’éprouver de la compassion pour sa famille et espérer que Dieu lui fasse miséricorde, il faut en revanche regarder son acte comme ce qu’il est. Une double profanation, qui du fait de la dimension politique voulue par Venner lui-même, doit être encore plus fortement condamnée.

Je m’explique. Supposer qu’en choisissant Notre Dame il ne connaissait pas la portée de son acte et l’aspect profanatoire de ce dernier serait faire injure à son intelligence et à sa culture. Prétendre qu’il voulait, en choisissant ce lieu, passer une dernière fois par l’Eglise sans se renier semble relever du fantasme. Dans l’explication de son acte, il parle de ce lieu qui a été choisi en rapport avec les rites immémoriaux symboles d’une civilisation. Il semblerait plus que douteux que ces rites soient ceux de l’Eglise catholique puisque son geste lui-même ferait offense à ce qu’il prétendait honorer. Mais passons, n’essayons pas d’analyser ce qui relève du secret des coeurs et que Dieu seul connait. En revanche ce que nous pouvons analyser et ce que nous devons analyser c’est l’acte lui-même.

Acte de profanation d’un lieu sacré, dont bon nombre de catholiques semblent s'accomoder alors qu’ils s’insurgent, à juste titre, de celle commise par une femen dans le même lieu le lendemain du suicide. Comme si la ligne de pensée de Venner justifiait ou excusait tout.
Profanation à l’égard de la vie, dont nous ne sommes que dépositaires et non maîtres. Nous combattons avec acharnement le suicide médicalement assisté et nous serions prêt à honorer un «héros des temps modernes» qui se suicide par conviction politique.
Il semblerait que la schizophrénie devienne un sport national quand un homme, proche de nos idées, pose un acte injustifiable.

Je disais plus haut que cet acte devait être encore plus durement condamné car Dominique Venner a voulu lui donner une dimension politique. Or, comme tout acte politique, il est censé avoir une vertu d’exemplarité. Comment pouvons nous, dans ce cas, ne pas condamner avec la plus grande force ce qui se veut être un modèle nécessaire au réveil de la conscience française. Comment prétendre que dans la lignée philosophique qui était la sienne cet acte puisse être compréhensible. Quel que soit le point de vue que l’on choisisse le néantissement est toujours l’aveu d’un échec. Dans la tradition européenne dont il se disait héritier il s’agit d’une fuite du combat, d’un abandon de poste, d’une trahison et non d’un choix héroïque. Vouloir rester maître de sa vie jusqu’au dernier instant et choisir comment se déroulera sa dernière minute ne peut être regardé que comme un acte d’égoïsme. Jusqu’au bout je me choisis. De ce fait je ne vois pas bien comment concilier l’abnégation que nécessite tout combat et le choix délibéré de rester maître de sa vie.

images/icones/carnet.gif  ( 722442 )L'éditorial de Jeanne Smits dans le "Présent" de ce jour par Jean-Paul PARFU (2013-05-23 11:17:46) 
[en réponse à 722437]

sur le suicide de Dominique Venner, n'est pas mal non plus.

Peut-être pourrait-il être mis en ligne ici même avec l'autorisation de Jeanne ?
images/icones/bravo.gif  ( 722449 )L'article est accessible sur son blog par XA (2013-05-23 11:32:46) 
[en réponse à 722442]

A lire en cliquant ici.
images/icones/carnet.gif  ( 722444 )Addendum par XA (2013-05-23 11:22:01) 
[en réponse à 722437]

Dans le prolongement du précédent message, et du même auteur :

Je viens de découvrir la réponse que l’abbé de Tanoüarn a faite suite à un de mes posts publié sur Facebook. S’il répond à certains points que j’ai pu soulever précédemment, il en est un qui demeure cependant : la portée politique de l’acte. Je comprends tout à fait l’empathie que l’abbé de Tanoüarn peut éprouver à l’égard de Dominique Venner, cela est même une vertu essentielle à un Pasteur. Cependant, il nous faut non pas juger le pécheur mais l’acte. Et cet acte, comme je l’ai déjà signifié, est éminemment politique. Cela serait faire offense à son intelligence de considérer qu’il n’ait pas eu la pleine conscience que son suicide constituait une profanation. Je ne peux, comme l’abbé de Tanoüarn le suggère dans sa réponse, scruter les raisons profondes de son acte. Encore une fois, le secret des coeurs ne regarde que Dieu. Les conséquences de l’acte, en revanche, me regardent en tant que pasteur. De ce fait je le redis, bien que la démarche de l’abbé de Tanoüarn respire la volonté charitable de diminuer la portée de l’acte de Dominique Venner et de ne pas le charger d’une faute dont Notre Seigneur, nous l’espérons, aura miséricordieusement diminué le poids. La portée politique, en revanche, voulue volontairement par Venner nécessite une condamnation ferme, claire et nette. Quant à la peur, la seule qui me hante en ce moment tient simplement au fait que n’étant pas assez condamnée mais même parfois exaltée, cette action ne tente des esprits faibles et que par la suite nous ayons bien plus à pleurer qu’un simple suicide inutile et profanatoire.
images/icones/neutre.gif  ( 722450 )Dominique Venner par Arnold (2013-05-23 11:36:04) 
[en réponse à 722444]

se plaçait dans l'héritage du paganisme, il n'avait donc pas de considération sur l'aspect profanatoire de son suicide. Le choix du lieu semble lié à sa symbolique européenne plus que chrétienne.

Il faudrait comprendre pourquoi à un moment de sa vie il s'est mis à rejeter le catholicisme. Ne serait ce pas en raison d'une collaboration objective de ces prêtres porteurs de valise du FLN et autres pourritures progressistes qui ont contribué largement à la décadence française et à la déliquescence de l'Eglise lièe au funeste concile VII, dont le nom n'est pas sans évoquer les fusées inventées par von Braun "Vergeltungswaffen2" ?
images/icones/neutre.gif  ( 722452 )Ca veut dire quoi ? par Meneau (2013-05-23 11:47:16) 
[en réponse à 722450]


il n'avait donc pas de considération sur l'aspect profanatoire de son suicide



Que signifie votre phrase, qu'entendez-vous par "considération". Vous dites un peu plus loin qu'"il s'est mis à rejeter le catholicisme". Il a donc été catholique mais n'aurait eu aucune idée de l'aspect profanatoire de son suicide ?

Ou bien vous voulez dire qu'il ne voulait pas prendre cet aspect en considération ? Est-ce mieux ?

Cordialement
Meneau
images/icones/iphone.jpg  ( 722488 )Je crois que ce qu'Arnold veut dire par Vincent F (2013-05-23 13:47:52) 
[en réponse à 722452]

Ce n'est pas que DV n'aurait pas eu l'idée due l'aspect profanatoire de son acte, mais que cet aspect lui aurait été indiffèrent, ne croyant pas en l'existence de Dieu, il n'aurait pas craint de l'offenser.

Pour ma part, je crois que ce choix n'a rien d'innocent. Sa lettre laissant même penser que pour lui les idoles païennes avaient, par antériorité plus droit de cité si l'Eglise.
images/icones/heho.gif  ( 722463 )L'argument des prêtres progressistes par Nemo (2013-05-23 12:20:30) 
[en réponse à 722450]

Je n'arrive pas à comprendre pourquoi, pour justifier l'acte intolérable de Monsieur Venner, on veut lui en retirer la pleine connaissance de sa gravité et de ses conséquences.

C'est ajouter une insulte à son intelligence. Cette action avait été minutieusement préparée et préméditée. Certes il n'était plus chrétien mais il connaissait parfaitement l'Eglise qu'il ne rechignait pas à attaquer de front. De plus il était parfaitement capable de faire la différence entre la grande tradition de l'Eglise et le progressisme. Son combat n'était pas contre le progressisme de l'Eglise.

Quant à la justification de l'abbé de Tanoüarn, elle est trop forte pour moi, je n'y ai rien compris, elle ne rassure pas mes craintes en effet, ni sur l'acte, si sur le jugement de l'abbé !
images/icones/1i.gif  ( 722489 )ben à vrai dire par jejomau (2013-05-23 13:48:33) 
[en réponse à 722463]

Je ne vois pas ce qui permet de dire que ce Mr Verner connaissait aussi bien l'Eglise catholique ?

S'il la connaissait aussi bien, il l'aurait évidemment aimé . Et l'ayant aimé : il n'aurait pas fait ce qu'il a fait devant l'autel de Son Rédempteur...

On peut être très intelligent, connaître beaucoup de choses et cependant ne pas avoir la pleine conscience de l'horreur d'un sacrilège.

images/icones/1a.gif  ( 722555 )Oui bien sûr... par Nemo (2013-05-23 19:18:27) 
[en réponse à 722489]

On peut dire aussi que Lucifer ne connaissait pas bien Dieu sinon il l'aurait aimé...
Raisonnement spécieux.
Ce Monsieur était loin d'être un imbécile et il avait reçu une éducation chrétienne à une époque où ça signifiait encore quelque chose.
Je ne pense pas non plus qu'il ait été du genre à juger sans connaître.
images/icones/neutre.gif  ( 722560 )Et encore... par Abbé Jean Marie Robinne (2013-05-23 19:53:38) 
[en réponse à 722555]

la réponse est soft, mon cher Némo...je vous ai connu plus prolixe.
images/icones/neutre.gif  ( 722470 )Merci encore par Ritter (2013-05-23 12:48:28) 
[en réponse à 722444]

Monsieur l'abbé de Tanouarn pour votre réponse.
images/icones/tao.gif  ( 722445 )Fascination ... par Adso (2013-05-23 11:29:59) 
[en réponse à 722437]

Dominique Venner, historien classé à droite, dans la mouvance dite « néo païenne » (encore qu’on ne sache pas trop à quoi correspond cette étiquette) et athée, s’est suicidé devant l’autel de Notre Dame de Paris.
Au-delà des motifs, sur lesquels je ne reviens pas, les journaux (et ici même, les liseurs) y ont fait écho, analysant sa lettre « testament ».
Depuis, le forum est en ébullition, entre ceux qui tentent de comprendre sans justifier, mais quand même en justifiant, ceux qui sont horrifiés (tous j’espère) mais qui cherchent dans son athéisme des justifications plus ou moins obscures…
Reste un élément dont on n’a pas parlé, c’est la fascination inconsciente que certains peuvent avoir pour ce qu’a fait Dominique Venner !
Je ne parle pas du suicide en lui-même (le fait d’appuyer sur la détente), et j’espère que cela ne fascine personne !
Je parle ici de ce qu’il représente ! Le suicide est en soit un défi lancé à Dieu ! Il est ici encore plus un défi, car Dominique est venu défier Dieu sous son toit ! Je ne dis pas qu’elle est à entretenir, cette fascination, ni même à louer, mais elle existe chez certains (surtout chez les pêcheurs les plus endurcis)
Cette fascination inconsciente n’est pas nouvelle ! Elle renvoi à l’ange déchu, qui a voulu être comme Dieu… On pourrait en disserter pendant des heures !
A-t-il vraiment voulu défier Dieu, qui pour lui n’existe pas !
On pourrait essayer d’analyser le geste, encore que nous ne sachions jamais ce qui lui est vraiment passé par la tête !
Je n’en dirais donc rien. Il n’empêche, certains resteront fascinés par ce geste d’un athée qui sonne comme le défi d’un ange maudit qui refuse de connaitre la miséricorde d’un Dieu qu’il n’estimait pas être fait pour lui…
images/icones/fleche3.gif  ( 722492 )L'idée du défi par jejomau (2013-05-23 13:55:28) 
[en réponse à 722445]

m'intéresse car j'y ai également pensé hier alors que je songeai à cet homme.

D. Verner était finalement plutôt pénétré de la grandeur de la civilisation Française comme nationaliste. Il est possible qu'il ait voulu "réveiller" Dieu en provoquant librement sa mort devant Lui dans un geste désespéré pour lui dire qu'il refusait le monde qui se préparait à advenir et en même temps pour Lui dire de venir à l'aide de la France et de ses enfants... Lui, le Christ, dont tout le génie de la France se réclame depuis 2000 ans... Non ?
images/icones/neutre.gif  ( 722514 )On ne pourra par Adso (2013-05-23 15:11:23) 
[en réponse à 722492]

jamais le savoir, mais je pense que c'est un raisonnement de cet ordre !
images/icones/bravo.gif  ( 722446 )Du bon sens. par FilsDeMarie (2013-05-23 11:30:00) 
[en réponse à 722437]

La réflexion de cet abbé est pleine de bon sens. En effet, l'acte désespéré de cet homme en ce lieu ne peut être justifié. Le suicide est un acte criminel qui relève parfois de la psychiatrie. C'est aussi un acte d’échec et d'abandon qui est en totale opposition avec la foi en un Dieu tout Puissant qui gère avec amour et justice sa création et ses créatures, même si cela nous échappe bien souvent.

Personne ne peut s'auto-martyrisé. Aucun chrétien, aucun saint, n'est mort de manière volontaire. L'acte de cet homme est hautement condamnable et relève maintenant de la justice et de la miséricorde infinie de notre Sauveur.
images/icones/neutre.gif  ( 722451 )Monsieur l'Abbé par Ritter (2013-05-23 11:44:50) 
[en réponse à 722437]

Vous nous rappelez qu'il s'agit d'une profanation, et vous faites votre travail de prêtre catholique, d'autre en plus de la profanation ont évoqué, double péché mortel et sacrilège.


Mais passons, n’essayons pas d’analyser ce qui relève du secret des coeurs et que Dieu seul connait. En revanche ce que nous pouvons analyser et ce que nous devons analyser c’est l’acte lui-même.



Vous ne voulez pas analyser le secret des coeurs, mais vous dites analyser l'acte.

La question qui me taraude, est la suivante:

Si un hâtée venait vous trouver en vous disant qu'il va se suicider demain dans une Église. Que lui diriez vous?
images/icones/neutre.gif  ( 722454 )Vous voulez en venir où ? par Meneau (2013-05-23 11:53:37) 
[en réponse à 722451]

La question ne m'est pas adressée, mais j'avoue avoir du mal à comprendre le rapport qu'il y a entre :

- un acte posé qu'on analyse objectivemenent (moralité objective de l'acte) sans porter de jugement sur la conscience de l'individu qui l'a (déjà) posé et donc sur l'imputabilité subjective de la faute commise.

- un acte prévu mais pas encore posé, pour lequel il conviendra bien entendu de se pencher sur les motivations du sujet pour essayer de l'en dissuader.

Un prêtre est aussi directeur de conscience non ? Directeur de conscience ne veut pas dire Souverain Juge.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 722457 )Mais vous n'êtes pas prêtre non plus. par Ritter (2013-05-23 11:55:55) 
[en réponse à 722454]

Je vous la pose à vous aussi donc cette question.
Un haté vient vous voir et vous dit qu'il va se suicider que lui répondez vous?
images/icones/neutre.gif  ( 722460 )quelle question provocatrice ! par FilsDeMarie (2013-05-23 12:02:41) 
[en réponse à 722457]

et inutile. Il va se soit que l'abbé le découragerait et informerait les autorités concernées.
images/icones/neutre.gif  ( 722461 )Ah ok par Meneau (2013-05-23 12:06:23) 
[en réponse à 722457]

Vous cherchez quels arguments on peut avancer face à un athée qui veut se suicider pour le dissuader de le faire ? Arguments non religieux donc ?

Ai-je bien lu votre question ?

Si oui, je dirais que la réponse est éminemment personnelle. Donc que la discussion dépend des motivations et des arguments de l'autre. Et puis pourquoi pas quand même un peu de religion là-dedans (il semble que l'individu en question ait été par le passé catholique).

Une réponse toute faite "non-religieuse" et qui conviendrait à tous les cas me semble donc difficile. Cela relève de la psychologie, domaine éminemment subjectif.

Mais, je réitère, une chose est d'aider un potentiel suicidé en se penchant sur ses motivations, et en essayant d'infléchir sa décision, autre chose est de jutifier voire encenser a posteriori son acte. Un acte objectivement moralement mauvais reste objectivement mauvais quelles que soient les motivations.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 722464 )C'est exactement cela par Ritter (2013-05-23 12:21:41) 
[en réponse à 722461]

Maintenant imaginez vous que ce Monsieur soit venu vous voir, et vous ait confié ses intentions, (chose qu'il ne semble pas avoir faite à ses proches relations qui avaient déjeuné avec lui )
Que lui auriez vous répondu, à lui Monsieur DV?


Mais, je réitère, une chose est d'aider un potentiel suicidé en se penchant sur ses motivations, et en essayant d'infléchir sa décision, autre chose est de jutifier voire encenser a posteriori son acte. Un acte objectivement moralement mauvais reste objectivement mauvais quelles que soient les motivations.



Je ne comprends peut-être pas, ou peut-être c'est parce que j'essaye de comprendre, mais je n'ai pas lu d'article justifiant, encensant. L'interprétation faite, de certains écrits ne me semblent pas adéquates.

Si vous trouvez un article encensant, justifiant l'acte du point de vue chrétien, fait par un chrétien, je veux bien le lire ou le relire.

Cordialement.
images/icones/neutre.gif  ( 722561 )S'il le dit... c'est qu'il ne le fera pas par Anne Charlotte Lundi (2013-05-23 19:55:35) 
[en réponse à 722457]

en général ceux qui veulent se suicider, ne vont pas le crier sur les toits.

Si ce n'est certainement, pour attirer l'attention ! un cri d'alarme.
images/icones/1n.gif  ( 722467 )Pour ma part, "si un hâtée" venait me trouver... par l'Hermitte (2013-05-23 12:35:16) 
[en réponse à 722451]

...je lui dirais de ralentir... surtout dans cette voie...
images/icones/attention.gif  ( 722468 )Il vous répondrait que c'est ainsi par Ritter (2013-05-23 12:45:51) 
[en réponse à 722467]

qu'il l'entend, qu'il allait ralentir sa vie surtout dans cette voie.
images/icones/1b.gif  ( 722575 )D'etre par Bertrand (2013-05-23 20:52:04) 
[en réponse à 722451]

un peu moins pressé!!!
images/icones/1g.gif  ( 722456 )Très bon texte... par Le souricier (2013-05-23 11:54:44) 
[en réponse à 722437]

... du padre Jean-Marie, toujours pertinent.

Si l'on peut saluer l'héroïsme passé de l'homme, son courage politique et son immense culture - hélas dévoyée -, je ne supportait pas sa croisade personnelle et obsessionnelle contre le christianisme.

Dans son dérisoire "testament" et les quelques ultimes écrits qu'il laisse, cette haine s'exprime encore.

Comme dit l'autre, de grandes qualités, telles que furent les siennes, entraînent de grands devoirs.

Son dernier acte aura du reste été de souiller de son sang profanatoire l'autel de Notre-Dame... Oui, tristement vain et dérisoire...

Que Dieu ait pitié de cet Orgueilleux... RIP.

LS

images/icones/fleche3.gif  ( 722462 )ne pas mélanger deux choses par jejomau (2013-05-23 12:12:30) 
[en réponse à 722437]

En lisant les considérations et les remarques sur ces considérations je pense qu'on mélange deux choses. En tout cas pour un certain nombre.

1)Il y a d'une part la portée politique du geste. Il y a le geste aussi en tant que tel, profanatoire de l'individu...

2)Et il y a la charité qui doit - me semble-t-il - simplement nous porter à prier pour le Salut de l'âme en la remettant dans les mains de Dieu.

Or ce qui surprend donc - pour reprendre maintenant les commentaires ainsi que les réactions sur les commentaires - c'est qu'il me semble qu'on mélange allègrement les deux . Conclusion ?

Conclusion, si vous n'appréciez pas l'homme pour ce qu'il représentait (Droite païenne) vous le condamnez immédiatement à l'enfer... Et vice-versa....

Bon c'est un point de vue personnel. Je ne sais pas ce qu'il vaut. Mais c'est l'impression que parfois j'en retire vu de l'extérieur...
images/icones/4b.gif  ( 722469 )Entre l'abbé Robinne et l'abbé de Tanouärn... par Sursum corda (2013-05-23 12:46:29) 
[en réponse à 722437]

Il y a une immense différence : celle de l'expérience.
L'abbé de Tanouärn est prêtre depuis bien plus longtemps, et cela se ressent à la lecture de sa réaction tellement plus "tendre" envers le pécheur (qu'il ne confond pas, cependant, avec le péché commis).

Je précise que je "suis" FSSP et ne peux donc être soupçonnée de favoritisme.


SC
images/icones/nul.gif  ( 722525 )Pas du tout d'accord par Clovis (2013-05-23 16:01:56) 
[en réponse à 722469]

la tendresse n'a rien à voir là dedans. Ni l'expérience.
Il s'agit d'avoir une position claire et si l'Eglise a toujours été très sévère par rapport au suicide (n'oublios pas que le suicidé a longtemps été privé de funérailles catholiques) c'est qu'ik y a une RAISON!
images/icones/1f.gif  ( 722551 )Oh là là ! par Sursum corda (2013-05-23 18:51:17) 
[en réponse à 722525]


"Il s'agit d'avoir une position claire et si l'Eglise a toujours été très sévère par rapport au suicide (n'oublios pas que le suicidé a longtemps été privé de funérailles catholiques) c'est qu'ik y a une RAISON!"


Ne vous énervez pas comme ça ! Bien sûr que le suicide est très grave, puisque notre vie ne nous appartient pas et que nous ne pouvons donc pas en disposer à notre gré. Je n'ai rien écrit là contre !
Mais permettez-moi de vous faire remarquer que votre argument, écrit comme vous l'avez fait, peut se retourner dans le mauvais sens : si, en effet, "le suicidé a longtemps été privé de funérailles catholiques", alors que doit-on penser aujourd'hui que cet "interdit" a été supprimé ? Que s'il n'y a plus de RAISON pour priver un suicidé de funérailles catholiques, cela signifie que le suicide n'est plus gravissime ?

L’Église a une position très claire à ce sujet, et justement, dans sa sagesse, et dans sa tendresse (eh si !) pour les pauvres hommes pécheurs et malheureux que nous sommes, elle permet dorénavant des funérailles catholiques à un catholique qui s'est suicidé -ce qui ne veut évidemment pas dire qu'elle approuve le suicide, mais qu'elle laisse au Bon Dieu le soin de juger Lui-même ceux qui lui arrivent avant leur heure.


la tendresse n'a rien à voir là dedans. Ni l'expérience.


Pour la tendresse, voyez mon paragraphe plus haut. Et pour l'expérience, bien sûr que si, elle compte : pour éviter tout jugement trop hâtif ou trop entier sur un pécheur, car, à moins de vivre dans un cabanon à l'extrême nord du Canada (par exemple), on en a vu et entendu beaucoup plus à 60 ans qu'à 35, et on a appris à se défier des jugements téméraires -même et surtout vis-à-vis de gens qu'on croyait bien connaître.

SC

images/icones/neutre.gif  ( 722472 )Réponse générique et générale. par Abbé Jean Marie Robinne (2013-05-23 13:10:32) 
[en réponse à 722437]

N'étant pas en permanence connecté, je ne vois que maintenant les diverses réponses faites à ma réaction.

Permettez-moi de répondre en un seul post aux diverses personnes.

Pour Ritter : Si un athée venait me trouver, j'essaierai d'adapter ma réponse à sa personne ne pouvant par définition m'appuyer sur les concepts chrétiens. Il s'agirait donc d'une réponse circonstanciée et subjective comme le préconisait Meneau.

Pour Jejomeau... ben je ne sais pas trop que répondre, ne sachant pas si votre intervention nécessite une réponse.

Pour Sursum, comment vous dire... Certes l'abbé de Tanoüarn a bien plus d'expérience que moi (surtout si l'on considère que je me suis à de nombreuses reprises confessé à lui lors de mon adolescence) mais je ne vois pas en quoi cela est un argument d'autorité. La tendresse, n'a rien à faire dans la direction spirituelle, la Vérité et la Charité quand à elles si. Pierre Bergé est certes un homme d'expérience souscrivez vous pour autant à tous ses dires ? Quand à la douceur nécessaire au pasteur elle s'acquiert plus par les épreuves que par les années.
images/icones/1h.gif  ( 722484 )Pas d'accord. par Sursum corda (2013-05-23 13:44:42) 
[en réponse à 722472]

Cher Monsieur l'abbé, désolée, mais votre réponse confirme ma réaction : vous ne comprenez pas la notion de "tendresse pour le pécheur" dont je parle, pas plus que ce que signifie l'expérience d'un "vieux" prêtre -rien à voir avec l'autorité (dont je ne parle d'ailleurs pas).

Le nombre d'heures passées à écouter les confessions et les confidences est beaucoup plus grand, en principe, chez un "vieux" que chez un "jeune" prêtre (je parle d'un prêtre tradi, évidemment), et rien que cela établit une grande différence entre l'expérience de l'un et de l'autre.

Attention : je ne dis pas que ce que vous écrivez dans le texte posté par XA est faux.

Je dis qu'il est DUR. SEC.

Et je maintiens que celui de l'abbé de Tanouärn est beaucoup plus près du regard de Jésus sur nous. Aimer le pécheur, haïr le péché. Aimer le pécheur comme un père aime son fils, et de la même façon. Surtout qu'ici, en plus, il est question d'un mort, pas d'une personne vivante que vous pourriez -devriez- réprimander pour un acte très grave.


SC

images/icones/neutre.gif  ( 722494 )Cher Sursum, par Abbé Jean Marie Robinne (2013-05-23 13:59:41) 
[en réponse à 722484]

Au nombre d'heures passées au confessionnal, effectivement je n'oserai m'opposer à l'abbé de Tanoüarn, mais Dieu merci, la vérité n'attend pas les heures de confessionnal. Mon post vous semble dur et sec ? J'en suis désolé. Dur, certes et je l'assume, mais l'acte posé le mérite. Sec, je ne le pense pas. J'ai tenté dans mon post de bien différencier le pécheur du péché. Mais visiblement cela ne suffit pas. Vous voulez tomber dans le pathos ? je connais Dominique Venner depuis que j'ai 17ans, j'ai dû, à de nombreuses reprises, affronter son néo-paganisme. Cela fut souvent de manière passionnée, toujours de manière argumentée. Quand je dis que son choix n'était pas innocent, je sais de quoi je parle et pourtant j'espère que dans l'ultime instant il ait pu avoir ce mouvement d'âme nécessaire à la conversion ultime dont parle mon saint patron. Vous voulez parler de douceur ? Celle-ci est celle du confessionnal et non pas des débats ayant lieu sur internet. Je préfère vous paraitre sec sur le net et être miséricordieux au confessionnal que l'inverse. Comme disait saint François de Salles, soyez des agneaux au confessionnal et des loups en chaire.
images/icones/1g.gif  ( 722507 )Hem, hem... par Sursum corda (2013-05-23 14:49:19) 
[en réponse à 722494]


je connais Dominique Venner depuis que j'ai 17ans


Il en avait 59 alors...


j'ai dû, à de nombreuses reprises, affronter son néo-paganisme. Cela fut souvent de manière passionnée, toujours de manière argumentée.


Je veux bien vous croire, malgré la différence d'âge... et d'expérience.


Quand je dis que son choix n'était pas innocent, je sais de quoi je parle


Ah bon. N'est-ce pas un peu prétentieux de votre part ? Seul Dieu sonde les reins et les cœurs... Non ?


Comme disait saint François de Salles, soyez des agneaux au confessionnal et des loups en chaire.


Exactement. Mais cela n'a rien à voir avec mon propos. Vous n'êtes pas en chaire. Vous êtes sur Internet. Comme l'abbé de Tanouärn qui, lui, en a peut-être davantage conscience.

Bref, je continue à penser comme je l'ai écrit dans mes posts précédents. Vous me faites peur.


SC
PS François de Sales s'écrit avec un seul "l"...
images/icones/neutre.gif  ( 722512 )Il avait l'âge... par Abbé Jean Marie Robinne (2013-05-23 15:06:22) 
[en réponse à 722507]

suffisant pour argumenter face à un jeune et parfois l'autorité nécessaire pour entrainer à sa suite d'autres jeunes. Le débat à l'époque fut bien réel et cela est à porter à son crédit. Contrairement à certains, il n'estimait pas que notre jeune âge constituait un obstacle à la réflexion. Au contraire, il nous a toujours encouragé à réfléchir par nous-même. Sans l'appuie et le témoignage de mon père je ne sais si je serai devenu prêtre.

En ce qui concerne son choix, mis à part le secret des coeurs, le choix de la cathédrale n'a pas été innocent vous en conviendrez. Une cathédrale est un lieu hautement visible donc à portée hautement politique. Dire que ce choix est innocent relève du dénis d'intelligence. Ce que l'on ne peut imposer à Dominique Venner. Tout mais pas cela. Ou alors cela serait pour celui qui a toujours fait primer l'intelligence sur la réussite, l'ultime reniement.
images/icones/coeur.gif  ( 722526 )M L'Abbé, par Clovis (2013-05-23 16:05:17) 
[en réponse à 722512]

vous avez raison et à travers vous l'Eglise qui ne peut ni se tromper ni nous tromper.
images/icones/1a.gif  ( 722616 )Monsieur l'abbé par La mère Castor (2013-05-24 01:30:55) 
[en réponse à 722494]

Il semble que saint François de Sales (dont le nom effectivement ne prend qu'un l) évoque des "lions" en chaire et non des "loups". Ce qui vous en conviendrez sans doute, paraît moins mal-sonnant pour le troupeau. D'autre part je vous ai répondu sous mon nom sur votre page FB, là où vous avez cru bon d'épingler l'abbé de Tanoüarn et où il n'a pas accès. Tout à fait certaine que vous aurez à coeur d'exporter sa réponse en ces lieux, je me confie à votre prière.
images/icones/1b.gif  ( 722485 )Eh bien, en effet par jejomau (2013-05-23 13:44:59) 
[en réponse à 722472]

il n'y a rien à me répondre. Mon propos est une réflexion d'ordre générale que je me suis faite et ne vous concerne pas spécialement

J'ai été surpris des réactions qu'entraînait la mort de cet homme. Je ne connaissais pas Dominique Verner et j'ai appris qu'il était damné en direct sur BFM TV avec l'abbé de la Morandais. Enfin, çà n'était pas dit comme çà mais il était évident que n'étant pas "politiquement correct", il était manifeste que pour cet homme la prière était superfétatoire...

Donc en regardant d'autres commentaires et en particulier les réactions à ces commentaires je me faisais la réflexion écrite précédemment...

images/icones/neutre.gif  ( 722500 )Cher Monsieur l'abbé par Ritter (2013-05-23 14:17:43) 
[en réponse à 722472]


Pour Ritter : Si un athée venait me trouver, j'essaierai d'adapter ma réponse à sa personne ne pouvant par définition m'appuyer sur les concepts chrétiens. Il s'agirait donc d'une réponse circonstanciée et subjective comme le préconisait Meneau.



Mais il semble que vous auriez la même attitude que celle qui semble vous déranger chez l'abbé de Tarnouarn , et chez ceux qui essayent de comprendre.

Vous ne pourriez juger de l'acte qui va se commettre, car il n'est pas encore commis, vous seriez bien obligé d'essayer de comprendre, et vous devriez essayer de sonder les coeurs.

Votre confrère que certains ne comprennent pas essaye simplement de faire a postériori, ce que vous devriez faire à priori devant un personnage qui se confierez à vous.

Il est facile de condamner l'acte au travers de l'enseignement.
Mais essayez de comprendre est plus difficile.
Aussi le débat est public peut-être avez vous raison de le regretter, c'est qu'au formalisme des uns, s'oppose la tentative de compréhension des autres.


Si vous avez quelques prières pour un pauvre pécheur.

images/icones/neutre.gif  ( 722515 )Différence... par Abbé Jean Marie Robinne (2013-05-23 15:11:58) 
[en réponse à 722500]

Il y a une différence entre le suicide (ou la menace) privé et l'acte publique à portée politique. Si une personne à tendance suicidaire venait me voir, mon action serait orientée vers l'arrêt de son geste. Donc une attitude plus psychologique que pastorale. Il s'agirait de limiter les débats. Ici il s'agit de parler d'un acte commis, d'un acte à portée exemplaire par la volonté de celui qui l'a commise. Comprenez vous?
images/icones/neutre.gif  ( 722475 )Merci M l'abbé par Marek (2013-05-23 13:19:16) 
[en réponse à 722437]

Le panégyrique fait par votre confrère m'avait laissé comme un goût de cendres. Autre contrariété : le crépuscule des dieux sur radio courtoisie. Coïncidence? C'était le bicentenaire de la naissance de Wagner, et Arte, hier soir, nous a donné une émission sur ce compositeur. Descendus en flammes, Richard et Cosima, pour cause d'antisémitisme. Il a fallu attendre longtemps avant que l'orchestre du festpielhaus ne nous donne la mort de Siegfried. Superbe. Mais quel rapport entre le héros germanique, qui combat les faux dieux, fout le feu à leur walhalla, et finit assassiné lâchement d'un coup de lance dans le dos, et l' "essayiste d'extrême-droite" qui se suicide en profanant l'autel où se renouvelle le sacrifice non sanglant de NSJC?
Le copinage c'est bien, mais la Vérité c'est mieux.
images/icones/neutre.gif  ( 722478 )Tout à fait d'accord. par Abbé Jean Marie Robinne (2013-05-23 13:28:24) 
[en réponse à 722475]

Même dans une perspective néo-païenne je n'arrive pas à saisir quelle portée son acte peut avoir. Ce qui est certain, c'est qu'en tant que prêtre, je ne peux qu'y voir un acte désespéré. Un acte ultime d'une âme criant vers le ciel mais en aucun cas un acte louable ou "montrable" ou même encore explicable sur internet.
images/icones/1g.gif  ( 722481 )soyons claires, succints et limpides! par Semper parati (2013-05-23 13:35:52) 
[en réponse à 722478]

sans faire de longs articles :

1) rien ne permet et justifie le suicide ( je parle pour des êtres prétendument équilibrés)

2) encore moins une profanation ( volontaire et en pleine conscience, cela semble être le cas)

3) les deux associés me paraissent terribles pour lui, Dieu est miséricordieux...nous le croyons,certes, mais faut pas pousser mémère...!

SP ( inscrit sur un forum CATHOLIQUE)
images/icones/neutre.gif  ( 722487 )Cher semper, par Abbé Jean Marie Robinne (2013-05-23 13:46:29) 
[en réponse à 722481]

pour faire court, j'adhère. Pour faire un peu plus long je vais dire qu'il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages.
images/icones/1d.gif  ( 722490 )j'adhère également par Semper parati (2013-05-23 13:49:20) 
[en réponse à 722487]

à vos propos,cher Monsieur l'abbé.
images/icones/neutre.gif  ( 722497 )Bon... par Abbé Jean Marie Robinne (2013-05-23 14:03:19) 
[en réponse à 722490]

ben je n'ai plus qu'à me taire et prier pour vous jusqu'à ce que l'on se revoit...si je comprends bien.
images/icones/neutre.gif  ( 722498 )Vous ne pouvez tout de même pas par Ritter (2013-05-23 14:10:06) 
[en réponse à 722475]

Comparer un héros imaginaire Siegfried

Au Xrist et à l'essayiste d'extrême droite.

Certes pour certains le Xrist est un personnage de légende.
images/icones/2e.gif  ( 722499 )Dites par Le Webmestre (2013-05-23 14:11:47) 
[en réponse à 722498]

Cela vous arracherait un doigt d'écrire Christ correctement ?
images/icones/neutre.gif  ( 722563 )Explication de texte par Marek (2013-05-23 20:04:16) 
[en réponse à 722498]

C'est M de Lesquen et Radio Courtoisie qui ont comparé, implicitement, Venner à Sigfried, en diffusant à sa mémoire le passage du "Crépuscule des Dieux" de Wagner, intitulé "la mort de Siegfried". Jeanne Smits l'a relevé elle aussi dans son blog : allez voir. Elle a trouvé cela à côté de la plaque; moi aussi. Wagner est un personnage mythique pour la nouvelle droite païenne. Alain de Benoist, un de ses gourous, ami de Venner, lui a consacré un chapitre dans sa compilation "Vu de droite". La collection "Qui suis-je?" lui a consacré un ouvrage. Consultez ces bouquins si cela vous chante. Moi j'aime Wagner, ou du moins ses opéras, pour des raisons non politiques et non philosophiques. Maintenant, le Xrist, comme vous dites. Pour moi, c'est le Fils de Dieu, Dieu lui-même. Pour Venner, c'était un personnage de légende, très inférieur à l'idée qu'il se faisait du héros, germanique, scandinave ou romain. Ce n'est pas ma faute si ce pauvre Venner, la tête remplie d'idées fausses, pompées dans Nietzsche ou ailleurs, a trouvé utile de se tirer une balle dans la tête au pied de l'autel ou le Christ se laisse immoler sans fin. Pour ressusciter aussitôt à chaque fois. Ce qui sera aussi le cas de Venner, mais, à mon avis, il a sérieusement hypothéqué la suite.
images/icones/neutre.gif  ( 722501 )Il ne pouvait pas mourir autrement par Anne Charlotte Lundi (2013-05-23 14:29:06) 
[en réponse à 722437]

Sur Radio Courtooisie, en ce moment, avec Anne Brassié, (pré-enregistré) écoutez Dominique Venner,"mystique de la politique".. ou "chevalier médiéval" ou héros païen qui a achevé sa vie à l'heure qu'il a choisit, sans concéder une seconde à Dieu.

Il ferraille dans cette émission avec Anne Brassié sur bien des thèmes : l'Europe, sa naissance, sa transformation, sa culture et sa permanence à travers le temps.. La tradition, le nihilisme, le monde de l'Illiade, ce monde de la chevalerie... Jünger...
Mais Dieu dans tout ça ? Passionnant débat ! J'ai beaucoup aimé Venner, ses livres, son style, ses envols, ses émotions, son gout de l'absolu, mais sachant lire et trier !
Dominique Venner ne pouvait pas mourir autrement...! Il est allé jusqu'au bout de sa pensée... Thulé ?
C'est terrible et me glace le sang.

images/icones/croix_byzantine.png  ( 722505 )le terme de suicide à vocation par blamont (2013-05-23 14:48:31) 
[en réponse à 722501]

exemplaire( pour le héros qui devient aussi héraut des valeurs de la civilisation), se place en contraste avec ce qu'il récuse avec force à savoir le suicide ignoré et destructeur de la société que sont les guerres civiles européennes fondées en partie sur la négation de l'héritage des anciens, le refus de procréer, l'avachissement de ceux qui ont soumis leurs talents aux forces destructrices.

Dominique Venner dans un de ses derniers messages indique qu'il respecte le génie de chaque peuple dans sa société organisée.

Le lieutenant Pol Lapeyre se faisant sauter dans son poste avec ses hommes et des assaillants au lieu de capituler s'est-il suicidé?
images/icones/bulle.gif  ( 722509 )Très bonne question par jejomau (2013-05-23 14:59:59) 
[en réponse à 722505]

le vrai suicide c'est bien la personne qui s'ôte la vie (dont elle ne dispose pas) parce qu'elle ne veut plus vivre, n'ayant plus le courage d'affronter le quotidien que lui offre la Providence Divine.

Il y a aussi ceux dont on peut croire qu'ils se sont suicidé parce qu'ils ont perdu la vie pour (ou "dans")un combat qu'ils mènent. Est-ce un suicide ?
images/icones/neutre.gif  ( 722513 )Pol Lapeyre par Anne Charlotte Lundi (2013-05-23 15:10:09) 
[en réponse à 722505]

Cet officier, avait une mission ! On ne peut comparer Venner et Lapeyre !!!!!

Debout, calme et confiant face à l’ennemi
Dans le glorieux Panache de votre Sacrifice
C’est la voie de l’Honneur que vous avez choisie
Offrant votre jeunesse pour la France et ses Fils
Sous-Lieutenant Pol Lapeyre.
Fidèles à votre esprit donnez-nous votre Foi
Redites-nous votre ordre, qu’il nous montre la voie
« Plutôt Mourir ».

C’est alors qu’Abd-El-Krim surgissant du Djebel
Attaque la garnison avec deux mille rebelles
Transmettant à vos hommes le calme des héros
Ils tiennent bon malgré la fureur des assauts.
Quand dans les barbelés, les ruines des bâtiments
Il ne reste plus qu’une poignée de survivants
Une gerbe de feu s’élève vers le Ciel
La garnison invaincue monte vers le soleil.

Mais votre Sacrifice n’est pas désesperé
La France émerveillée écoute enfin Lyautey
Et votre âme sublime voit le chef insoumis
Plier le genou devant votre Chère Patrie.
Exemple magnifique d’une jeunesse debout
Apprenez-nous Parrain, à marcher jusqu’au bout
Transmettez-nous la flamme qui vous animait
Faites de nous des Hommes prêts à se sacrifier.


images/icones/neutre.gif  ( 722516 )Oui.... par Abbé Jean Marie Robinne (2013-05-23 15:16:31) 
[en réponse à 722501]

Il ne pouvait, dans sa logique de rejet de la grâce, mourir autrement. Et pourtant tel est mon espoir et mon rejet. Espoir que cet homme que j'ai apprécié se convertisse à l'ultime seconde, rejet face à ces catholiques qui montent au pinacle l'acte d'un païen convaincu.
images/icones/hein.gif  ( 722518 )Non je ne comprends pas. par Ritter (2013-05-23 15:25:44) 
[en réponse à 722516]

Dans son monde (athée) il semble que c'est nous qui nous suicidions, et lui le combattant.
L'arme de notre suicide c'est notre tiédeur.

(il ne s'agit pas de faire l'éloge de son acte)


face à ces catholiques qui montent au pinacle l'acte d'un païen convaincu.



Mais quel catholique et dans quel propos mais son acte au pinacle?
J'ai demandé à Meneau à d'autres de nous donner les textes de catholiques qui mettaient son acte au Pinacle, j'attends toujours.
images/icones/4a.gif  ( 722523 )Réflexion par Clovis (2013-05-23 15:56:59) 
[en réponse à 722518]

le dernier paragraphe de l'article de M L'Abbé de Tanouarn m'a beaucoup troublé.

Ce ne sont pas à mes yeux les mots qui devraient être dits par un prêtre qui plus est de manière publique.

Je remercie M L'Abbé Robinne pour sa réflexion qui replace bien cet acte dans la vision catholique qui doit être transmise par les religieux.

Un prêtre DOIT condamner un acte tel que celui posé par M Dominique Venner.

Ensuite de manière privée, il est possible d'essayer de comprendre, d'expliquer,d'idéaliser...qui sait?

Mais, le plus grave est qu'une âme s'est à priori perdue,damnée.Une ame éclairée puisque come l'écrit M l'Abbé de Tanouarn , M Venner connaissait très bien la religion de ses Pères...

En outre, n'oublions pas qu'en commettant un tel geste devant un public, certainement composé d'enfants,il a donné un exemple grave et blasphématoire.
images/icones/1f.gif  ( 722524 )Merci à M l'Abbé Robine pour ses mots justes par Clovis (2013-05-23 15:58:17) 
[en réponse à 722523]

et digne de sa Fonction.
images/icones/abbe4.gif  ( 722604 )Toujours les mêmes tentations par Chouette (2013-05-23 23:28:30) 
[en réponse à 722524]

Il y a les fascinés des belles intelligences et dans nos rangs de "cathos tradis" oublieux de la réalité qui les fait vivre aujourd'hui et non il y a des décennies, ils sont malheureusement nombreux, trop nombreux....
Et ils deviennent victimes de cette dictature du relativisme dont nous a si bien parlé Benoît XVI : car oui, sous prétexte de l'intelligence qu'avait D. Venner (c'est indéniable), on se met la main devant les yeux pour ne pas voir qu'il ne l'avait pas mis en harmonie avec le Beau, le Bon, le Vrai...

À l'instar de cet ange magnifique, l'ange de lumière "Lucifer", le porteur de lumière, le plus beau, le 1er parmi les anges, qui devient le pire par son "non serviam", DV choisit "l'univers de la révolte plutôt que l'univers du sacré" (cf. Camus) et nous, catholiques, passons plus de temps à commenter cet acte éminemment réprouvable et condamnable, qu'à mettre en exergue les vertus des plus grands saints, exemples les plus parfaits que le Bon Dieu nous donne....Oui, oui, j'entends déjà les critiques, mais tant pis, c'est dit...

Je me souviens d'un jeune prêtre, il y a une trentaine d'années, qui avait dit, peut-être un peu violemment, et du haut d'une chaire célèbre de nos jours, "on ne prie pas en public pour un pêcheur public"... C'était probablement un peu excessif, mais je crois qu'aujourd'hui, avec ce suicide volontaire, prémédité, violent par les circonstances et le cadre dans lequel il s'est fait, il ne faudrait pas dépasser les bornes que notre respiration en Dieu nous donne et nous indique...Car ces bornes, nous savons les "sentir"...

Et, ma chère Jeanne, non je ne peux être d'accord avec la dernière phrase de ton article, je cite : "...C’est tout le paradoxe : il s’est assuré, sans le vouloir, des prières que jamais il n’aurait obtenues en mourant dans son lit."
Elle me choque, car cet homme ne peut être montré en exemple, elle m'agrée parce que nous devons prier pour ceux qui en ont besoin...Elle m'interpelle, car je ne crois pas que nous puissions être aussi affirmatif. Qui peut mesurer cela, sinon Dieu ?...

Quel exemple laisse cet homme ? N'avons-nous pas de belles intelligences, de grands intellectuels à mettre en avant ?
Pour une fois, je suis plus d'accord avec Nemo qu'avec l'abbé de Tanouärn...
images/icones/fleur.gif  ( 722615 )Chère Chouette... par La mère Castor (2013-05-24 01:02:52) 
[en réponse à 722604]

Nous sommes sans doute nombreux, impatients de savoir et de comprendre ce que vous réfutez précisément dans le texte-réponse de l'abbé de Tanoüarn.
Nous comprenons bien que vous êtes pour une fois (ne pas sourire) en désaccord avec lui mais nous ne comprenons toujours pas en quoi et vous vous censurez, allez savoir pourquoi, juste au moment où vous citez son nom en vous en tirant par une allusion à Nemo que tout le monde n'a pas forcément lu.
Pouvez-vous être plus précise.
Vous faites profession d'aimer le concret, pouvez-vous en faire preuve ? Pour l'heure votre texte me paraît bien vague et bien allusif à moins de comprendre que là aussi seul Dieu peut s'y retrouver.
Par exemple voulez-vous dire que les bornes dont vous parlez, celles que "votre respiration en Dieu vous donne et vous indique" sont de nature à vous empêcher de prier en public pour un pécheur public. Dans ce cas pourquoi Dieu vous inspirait-il un tel blocage ? Je cite cet exemple parmi d'autres...et n'ai toujours pas compris ce que vous reprochiez au texte de Jeanne.
Amicalement dans l'impatience de vous lire.
images/icones/fleche3.gif  ( 722659 )Merci Monsieur l'Abbé par N.M. (2013-05-24 11:08:58) 
[en réponse à 722516]

Merci pour votre message qui en quelques mots résume exactement ce qu'il en est.

Pas de complaisance possible pour l'acte de Dominique Venner, qui est non seulement un suicide mais objectivement une profanation et un sacrilège.

Suicide qui n'est malheureusement pas surprenant pour ses lecteurs (Jeanne Smits fait très justement allusion à un éditorial récent de la NRH qui m'avait également frappé).

Espoir malgré tout.

Et j'ajouterais : hommage malgré tout à un écrivain et historien de talent. Ses deux ouvrages sur l'histoire de la Résistance et celle de la Collaboration constituent à mon avis une très riche clef de lecture pour comprendre les années de l'Occupation. Il faudrait également mentionner ses travaux sur la guerre civile russe, sur les corps francs ou sur la guerre de Sécession. Je garde personnellement un très bon souvenir de ma rencontre avec lui. La discussion avait été purement historique. Et très stimulante. Même si, dans d'autres domaines j'avais pu mesurer à quel point cet homme s'était enfermé (comme tant d'autres dans cette même famille de pensée) dans le rejet du christianisme. Un rejet mortifère.

Comme l'a fort bien relevé Taedium, la mort de Dominique Venner est le signe d'un double échec : celui de la Nouvelle Droite et celui du MASDU pré et post conciliaire (voir ici).